Institut de l'Information Scientifique et Technique
Portail HAL-LARA (Libre accès aux rapports scientifiques et techniques)Not a member yet
78443 research outputs found
Sort by
Innovations de transports et mobilité dans les villes des Suds, source d’inspiration pour les Nords. Rapport Amérique Latine
Faire face aux enjeux de la transition écologique et sociale des transports et de la mobilité impose de penser des changements plus ou moins radicaux dans la façon de planifier et d’habiter les territoires, de gérer l’offre de transports et d’organiser les mobilités. Dans la continuité de la réflexion engagée par le Forum Vies Mobiles dans sa rubrique « Carnet des Suds » , cette étude propose d’explorer dans quelle mesure les expériences dans les Suds peuvent être source d’inspiration dans les Nords, en particulier dans le contexte français. Elle s’intéresse aux innovations en termes d’offre de transport et de mobilité ; d’urbanisme ; et de participation citoyenne et d’inclusion. Cinq études de cas sont développées et montrent l’inventivité des solutions mises en œuvre en Amérique Latine pour faire face à des difficultés structurelles dans un contexte de ressources limitées
Rapport de l’opération de terrain à La Chaise-de-Vouthon 2025: La Chaise-de-Vouthon: géoarchéologie du massif karstique et reprise des fouilles de l'abri Bourgeois-Delaunay (rapport intermédiaire)
Changement climatique et phénomènes rocheux : note de synthèse sur l'état des connaissances
Évaluation des dégâts agricoles causés par les vertébrés exotiques dans le nord de la Martinique
A survey was conducted among farmers in Martinique by the French Office for Biodiversity (Office Français de la Biodiversité) with the aim of assessing the extent of crop damage caused by invasive alien vertebrates in northern Martinique.This work resulted in 75 interviews with farm operators across 13 municipalities. The results show that 83% of respondents experience crop damage caused by exotic vertebrates, mainly attributable to four species: the feral pig, the rose-ringed parakeet, the raccoon, and rodents.The distribution and intensity of the damage are highly contrasted. Feral pigs cause damage to crops for 25% of respondents, with particularly severe consequences, as the average losses reported by affected farmers for vulnerable crops reached 71% of total yield. The most impacted areas are located along the western and northern coasts (municipalities of Le Prêcheur, Saint-Pierre, and Grand’Rivière).The rose-ringed parakeet also causes substantial damage, with 15% of farmers reporting losses and average estimated yield losses of 65% on susceptible crops, mainly fruit tree plantations, particularly in the northeastern municipalities (Macouba, Basse-Pointe).Damage caused by these two species frequently leads farmers to modify their agricultural practices and, in some cases, to abandon crops considered too vulnerable.Raccoons cause damage of variable magnitude depending on the parcels (23% of farmers affected, with an average estimated loss of 46%), mainly impacting fruit trees and vegetable crops. Rodents affect 56% of farmers but generate lower average losses (21%), notably due to the use of chemical control measures.In response to this situation, farmers have tested various control methods to limit losses, but these solutions often remain insufficient given the scale of the problem. Farmers now express a strong need for support and guidance to address this issue, which is perceived as increasingly severe.Current regulations allow population control of the rose-ringed parakeet, raccoon, and rodents, all of which are listed as invasive alien species. In contrast, the feral pig is considered a domestic species, and there is currently no legal framework allowing effective management of its populations.Une enquête a été menée auprès des agriculteurs martiniquais par l’Office Français de la Biodiversité dans le but d’évaluer l’ampleur des dégâts causés par les vertébrés exotiques envahissants sur les cultures dans le nord de la Martinique. Ce travail a donné lieu à la réalisation de 75 entretiens d’exploitants répartis sur 13 communes. Les résultats révèlent que 83% des répondants subissent des dégâts sur leurs cultures causés par les vertébrés exotiques qui sont en grande majorité le fait de quatre espèces : le porc féral, la perruche à collier, le raton laveur et les rongeurs. La distribution et l'intensité des nuisances générées sont très contrastées. Le porc féral engendre des dégâts chez 25 % des répondants avec des conséquences importantes puisque les pertes moyennes rapportées par les agriculteurs touchés pour les cultures vulnérables atteignaient 71 % de la récolte. Les secteurs les plus impactés se situent sur la côte ouest et nord (communes du Prêcheur, Saint Pierre et Grand'Rivière). La perruche à collier cause également des nuisances importantes avec 15% des exploitants déclarant des dégâts et des pertes moyennes estimées à 65% sur les cultures sensibles, principalement sur l'arboriculture fruitière et dans les communes du nord-est (Macouba, Basse-Pointe). Les dégâts causés par ces deux animaux incitent fréquemment les agriculteurs à modifier leurs pratiques et dans certains cas à abandonner des cultures jugées trop vulnérables. Le raton laveur occasionne des dégâts d'ampleur variable selon les parcelles (23 % des agriculteurs touchés, en moyenne 46% de pertes estimées), affectant principalement les fruitiers et les cultures maraîchères. Les rongeurs occasionnent des dégâts chez 56% des agriculteurs mais génèrent des pertes plus faibles (21%), notamment grâce à de la lutte chimique.Face à cette situation, les agriculteurs ont testé divers moyens de lutte pour limiter les pertes, mais ces solutions restent souvent insuffisantes face à l'ampleur du problème. Ils expriment aujourd'hui un besoin de soutien et d'accompagnement face à cette problématique d’ampleur croissante. La réglementation actuelle permet la régulation pour la perruche à collier, le raton laveur et les rongeurs qui sont tous inscrits sur la liste des espèces exotiques envahissantes. Pour le porc féral, qui est considéré comme une espèce domestique, il n’existe en revanche pour le moment pas de cadre légal permettant d’exercer une gestion efficace des effectifs
Amaranthus palmeri S.Watson risque d’introduction et de dissémination en France : avis de l’Anses : rapport d’expertise collective
Avis de l’Anses : saisine n° « 2024-AUTO-0072 Amaranthus palmeri »International audienceAmaranthus palmeri S.Watson, de la famille des Amaranthaceae, est une adventice annuelle estivale dioïque (individus mâles et individus femelles distincts) à feuilles larges qui se caractérise par une croissance rapide, une très forte production de graines (jusqu’à 600 000 graines par individu femelle), une utilisation efficace des ressources et une adaptabilité à divers environnements naturels et divers systèmes de culture. Les semences peuvent être produites par fécondation ou par apomixie2 (Ribeiro et al., 2014), cette apomixie facultative permettant aux pieds femelles de se reproduire indépendamment de la présence de pieds mâles. A partir des années 2000, A. palmeri est devenue la principale adventice des cultures OGM de maïs et soja aux États-Unis, où les populations résistantes au glyphosate sont déjà présentes dans 28 états et couvrent plusieurs centaines de milliers d’hectares. Le sex-ratio des populations est estimé à 50/50, cependant le déterminisme du sexe d’un individu demeure inconnu (génétique, environnemental, structure de population). (...
Le rôle des Caisses de dépôt dans la mobilisation des ressources privées nationales pour le financement du développement
La Fondation pour les études et recherches sur le développement international (Ferdi) publie un rapport consacré au potentiel des Caisses de dépôt dans la mobilisation des ressources privées nationales pour financer le développement durable en Afrique. Le rapport a été présenté le 2 décembre 2025 en Mauritanie lors de la 8e Conférence internationale du Forum des Caisses de dépôt.Cette étude a été réalisée à l’initiative de la Caisse des Dépôts (France) et avec la contribution des CDC membres du Forum pour soutenir la réflexion stratégique sur l’essor de ces institutions sur le continent africain.Dans un contexte où la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD) se heurte à des besoins de financement colossaux — 200 milliards de dollars par an en Afrique subsaharienne (7% du PIB régional) —, les sources de financement extérieures montrent leurs limites. Le rapport rappelle que les ressources privées domestiques représentent un levier encore sous-exploité, mais crucial pour réduire la dépendance aux devises étrangères et renforcer la souveraineté des priorités nationales
Élément sculpté de la fosse FS1036: in Guerrero Ylis, Las Taillades, Pailhès, Nîmes, Inrap Midi-Méditerranée
Objectiver une démarche de recherche participative et ses points-clefs: Retours d’apprentissages du projet ClimOliveMed pour une oléiculture méditerranéenne durable face aux changements climatiques | 2021-2025
Face aux incertitudes liées aux changements globaux et au besoin de produire des connaissances rapidement mobilisables, les chercheurs endossent de plus en plus un rôle de facilitateurs entre savoirs académiques et non-académiques. Le projet ClimOliveMed (2021-2025), consacré à l’adaptation de l’oléiculture méditerranéenne au changement climatique, a servi de terrain d’expérimentation pour une recherche participative impliquant 17 partenaires français et marocains issus de la recherche, de l’enseignement supérieur et du monde agricole et environnemental.Ce travail vise à formaliser les apprentissages tirés de cette démarche en examinant ses conditions de réussite : qualité du partenariat, modalités d’implication des acteurs non-académiques, gestion des asymétries Nord-Sud et effets sur les pratiques des partenaires et acteurs territoriaux. La méthodologie repose sur une démarche réflexive intégrée au projet, mêlant entretiens, focus groups et analyse de « moments d’inflexion » révélant des évolutions dans les connaissances, les motivations ou les interactions. Trois dimensions structurent l’analyse : partenariat, intermédiation, produits et effets. La méthode ImpresS ex ante a également permis de construire une théorie du changement. Les résultats montrent qu’un partenariat équitable exige une complémentarité stratégique et un fort ancrage territorial, soutenus par une gouvernance adaptative. Les difficultés rencontrées ont généré des apprentissages lorsqu’elles ont pu être discutées ouvertement. La fonction d’intermédiation s’est révélée essentielle pour faire émerger des activités nouvelles, faciliter la co-construction de connaissances et renforcer la légitimité des savoirs mobilisés. Le projet a ainsi produit des connaissances actionnables, des transformations individuelles et collectives et des effets relationnels durables. L'analyse révèle que la part de connaissances strictement co-produites reste limitée par rapport à l'ensemble des productions du projet, questionnant ainsi la place des chercheurs dans les processus de transition. Cependant, les effets du dispositif participatif sur la transformation des collectifs, la légitimation de pratiques existantes et la facilitation de l'action collective constituent des résultats substantiels. La démarche montre qu'il est nécessaire de concevoir les recherches participatives davantage comme « soin des choses » que comme entreprise de co-production stricte. Ce rapport, conçu comme un retour d’expérience, met en avant l’importance d’une gouvernance adaptable, d’un investissement dans l’intermédiation et d’une évaluation continue. Les enseignements de ClimOliveMed montrent qu’une recherche participative de qualité requiert du temps, des moyens dédiés, une attention aux asymétries de pouvoir et une capacité collective à transformer les difficultés en opportunités d’apprentissage
Report on technological obstacles and drivers
This brief report explores the technological and technical dimensions of coastal rewilding, emphasizing the historical, cultural, and technical factors shaping coastal intertidal environments. Technology is defined not only as applied scientific knowledge but also as a sociotechnical system embedded in cultural and management contexts. Historically, European coastlines have been transformed through extensive engineering – such as dike construction, drainage, and land reclamation – illustrating how technology shaped intertidal ecosystems mostly from the 16th and 17th centuries until nowadays. Examples like Dutch hydraulic engineering and Acadian polderization in Nova Scotia demonstrate transnational knowledge transfer. Coastal rewilding, considered as the reverse of reclamation, represents a new technological and ecological paradigm, ranging from passive recovery, trophic rewilding to active rewilding strongly embedded with managed realignment. These approaches differ in technical intensity, from low-tech natural regeneration to highly engineered restoration. Nevertheless, all kind of practices face site-dependent challenges related to erosion, sediment dynamics, and legacy infrastructures. Coastal rewilding thus embodies both technological and socio-ecological experimentation, seeking to balance human intervention with natural processes. Such rewilding practices and projects must often address the “coastal squeeze,” a climate-induced constraint on habitat migration caused by sea defenses and shoreline artificialization, underscoring the intertwined histories of technology, ecology, and adaptation.This report will thus examine the relationship between coastal rewilding and managed realignment as complementary strategies for reducing shoreline artificialization and adapting to climate change. Managed realignment – defined as the deliberate repositioning or removal of coastal defenses – has evolved since the 1980s into a key soft-engineering and nature-based solution across Europe. Although terminology and objectives vary by country, it generally aims to restore intertidal habitats, enhance flood resilience, and compensate for historical habitat loss. The RECOSEA database identifies 277 European projects illustrating a wide spectrum of technical interventions, from controlled tidal exchange and partial dike breaching to complete defense removal and inland retreat (Andreu-Boussut and Chadenas, 2025). These practices collectively represent gradients of active coastal rewilding, encompassing both technical and ecological complexity. While over 60,000 hectares of intertidal habitats have been restored for the eight investigated European countries, this remains marginal compared to past reclamation losses. Remaining challenges concern balancing habitat restoration with freshwater wetland preservation, ensuring social acceptability, and integrating diverse conservation, engineering, and adaptation objectives in various and heterogeneous European contexts. This section of the report has been extensively published beyond the only technical aspects in de la Vega-Leinert et al. (2025, in press)The final section applies the Technology Readiness Level (TRL) framework to assess the maturity of coastal rewilding practices across REWRITE’s eight European Demonstrator Sites. Adapted from the EU Horizon scale, the TRL approach measures progress from conceptual development (TRL 1–3) to operational implementation and scaling-up (TRL 7–9). Coastal rewilding maturity depends on the extent of scientific understanding, the number and scale of demonstration projects, and institutional recognition of benefits associated to such practices. The analysis reveals varying readiness levels: high in the Essex Estuaries Complex (DM3) and Scheldt Estuary (DM5) (TRL 7–8), medium in Gyldensteen Coastal Lagoon (DM1) and the Wadden Sea (DM2) (6–7), and lower in southern and Atlantic sites (4–5) in Loire Estuary (DM6), Ria de Aveiro (DM7) and Cadiz Bay (DM8). Despite increasing implementation, rewilding faces technical obstacles such as sediment deficits, dike constraints, agricultural legacies, and vegetation recovery capabilities. However, drivers including sediment nourishment, adaptive dike management, low-intensity grazing, and species reintroduction foster ecosystem recovery. The TRL framework thus provides a structured tool to monitor progress and guide future coastal restoration strategies
Une approche minimax pour la robustificationdes algorithmes d’apprentissage statistique
In this paper, we address the challenge of learning models that stay reliable under distribution shifts when only finite training data is available. A novel training-dependent minimax problem is proposed to design learning algorithms that are robust to the worst-case datagenerating distribution. For the ambiguity sets, we construct Kullback-Leibler (KL) divergence neighborhoods on both model and data distributions. We obtain an analytical solution to this minimax problem, referred to as the robust learner. We show that the robust learner follows a Gibbs distribution, in which the prior can be chosen as any baseline learning algorithm to be robustified. Such a robust learner minimizes the worst-case generalization gap within a KL-divergence neighbourhood of unseen new data and it provides a smaller generalization error compared with the baseline learning algorithm Q. Under certain conditions, the robust learner also guarantees a smaller expected testing error than Q. We also provide a training-dependent PAC-Bayes bound on the robust learner's performance on unseen data. Closed-form expressions for generalization error and expected loss of the robust learner are given in terms of mutual information, lautum information, and KL-divergence. As a by-product, we show that the proposed minimax problem admits a two-player zero-sum game formulation, for which a unique Nash equilibrium exists. This enhances our understanding of learning algorithm robustification. Numerical experiments validate the applicability of the results and the benefits of robustification