Institut de l'Information Scientifique et Technique

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    Tenir la ligne en 2035, entre intelligence humaine et artificielle : quand l’algorithme vacille, l’humain décide [ensosp]

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    Le présent résumé a été réalisé par une intelligence artificielle (ChatGPT). À des fins de démonstration, il n’a fait l’objet d’aucune modification de la part des auteurs de la note.Cette note prospective, rédigée par trois élèves-colonels sapeurs-pompiers, anticipe l’impact de l’intelligence artificielle (IA) dans la gestion des crises de sécurité civile à l’horizon 2035. Dans un monde confronté à l’intensification des risques climatiques, technologiques et sociaux, les auteurs interrogent l’évolution du rôle de l’officier de sécurité civile à l’ère numérique : comment conjuguer innovation, résilience et éthique dans un contexte de haute complexité ?L’étude retrace d’abord l’histoire de l’IA, de ses fondements symboliques aux récents progrès du machine learning, du deep learning et des modèles de langage (LLM). L’essor des IA génératives, telles que ChatGPT, marque une rupture : désormais, l’IA peut produire des textes, images, données et recommandations stratégiques. L’IA dite « générale » reste un horizon lointain, mais les outils actuels modifient déjà profondément les pratiques.Dans le domaine de la sécurité civile, plusieurs usages sont recensés : prédiction des interventions (ex. PredictOps), simulation d’allocation de ressources (OPTeam), entraînements immersifs via la réalité virtuelle, outils d’aide à la décision (ex. WildfireGPT), détection précoce des incendies, analyse automatique des appels d’urgence, etc. La note illustre ces enjeux par deux scénarios contrastés.Scénario 1 : Paris, 2035. L’officière Emma Dubois utilise un ensemble coordonné d’IA pour gérer une crise incendie.Grâce à une interface en réalité augmentée, des drones, des assistants vocaux et des outils prédictifs, elle coordonne l’intervention avec efficacité tout en conservant l’autorité décisionnelle. L’humain reste au centre d’un écosystème technologique performant, capable d’adaptation, d’anticipation et de communication ciblée.Scénario 2 : Marseille, 2035. Une IA centralisée nommée REACT orchestre la réponse à un méga-incendie. Mais une cyberattaque désactive les systèmes automatisés. Le capitaine Ilyas Martin reprend le contrôle manuel des opérations. Sa désobéissance tactique permet de sauver de nombreuses vies. Ce scénario met en évidence les limites de l’automatisation totale : vulnérabilité aux attaques, rigidité des algorithmes, et nécessité de conserver un discernement humain.Ces scénarios montrent que si l’IA permet une efficacité accrue, une meilleure coordination interservices, et un retour d’expérience automatisé, elle n’est pas sans risques : biais des données, atteintes à la vie privée, dépendance aux infrastructures numériques. L’IA ne doit pas supplanter la décision humaine, mais l’éclairer, la soutenir et la sécuriser.Les recommandations sont nombreuses : garantir l’interopérabilité des données entre acteurs, encadrer l’usage de l’IA par un cadre réglementaire renforcé, instaurer un comité d’éthique des secours, former les cadres à l’interaction homme-machine, favoriser la résilience par la simulation et la pratique. La gouvernance de l’IA doit être partagée, transparente et centrée sur l’humain.En conclusion, cette note propose une vision équilibrée d’un futur où l’IA joue un rôle essentiel dans la sécurité civile, à condition qu’elle soit maîtrisée, encadrée, et au service de la mission première des sapeurs-pompiers : protéger les vies humaines

    Gouvernance et incertitude, en 2040 [ensosp]

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    En 2025, au cœur d’une actualité marquée non seulement par l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité, mais également par de nouvelles conflictualités au plan international, les acteurs de la sécurité civile s’interrogent sur les modalités futures de leur gouvernance territoriale. Les incertitudes sont multiples et conduisent à questionner en profondeur l’économie d’ensemble de l’action publique.À cet égard, le « Beauvau de la Sécurité Civile » se révèle être une opportunité nouvelle de reconsidérer le modèle global, dans cet environnement, en valorisant les progrès considérables accomplis lors des trente dernières années.Dès lors, en prospective à l’horizon 2040, comment les services d’incendie et de secours et les acteurs de la sécurité civile pourraient-ils s’adapter ?Dans quelle mesure faire face aux enjeux opérationnels futurs en garantissant un service public durable et de qualité, capable de répondre aux attentes de la population et aux nombreux défis qui s’annoncent ?Les auteurs proposent de mettre en situation Laurent, un directeur de service incendie du sud de la France, dans un monde en transition.À l’heure où la santé mentale est déclarée « grande cause nationale », dans un système visiblement instable et imprévisible, la question des effets des incertitudes multiples sur les cadres dirigeants de la fonction publique accompagne cette étude.En lien avec la thématique « Construire l’action publique face à l’urgence écologique » du tronc commun de l’Institut National du Service Public, la présente note de prospective propose deux scénarios distincts et complémentaires : un tendanciel et l’autre en rupture

    Inclusion des usagers dans les smart buildings universitaires (INCLUNIV): Rapport final

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    À la fois lieu de travail, de formation et d’échanges, les universités peuvent jouer un rôle clé dans la transition écologique, énergétique et sociale en mobilisant des acteurs variés (personnels, enseignants-chercheurs, étudiants). Conscientes de ces enjeux, de plus en plus d’universités font le choix de construire ou de rénover leurs bâtiments en smart building. L’objectif du projet INCLUNIV est de questionner les déploiements techniques de ce type de bâtiment au sein des universités, pour comprendre dans quelle mesure ces bâtiments sont inclusifs au sens large, c’est-à-dire permettent de s’approprier les enjeux de la transition écologique et énergétique (à l’université et au-delà), et de mobiliser les usagers sur ces enjeux. Il compare quatre bâtiments et institutions d’enseignement supérieur de la région lilloise, dont trois ont fait le choix de smart buildings (Université Catholique de Lille, JUNIA, IUT Roubaix) et une d’une rénovation HQE (Science Po Lille). Les méthodes utilisées sont qualitatives (sociologiques et ethnographiques) et participatives (co-design).À partir de l’hypothèse de départ – qui est que l’appropriation des enjeux énergétiques et écologiques passe par l’appropriation technique et l’inclusion des usagers dans et à travers les systèmes techniques – plusieurs échelles de participation, mobilisation et appropriation des usagers ont été questionnées : dans le choix de ces systèmes techniques (rénovation ou construction de bâtiments smart), dans leur usage quotidien, et dans la co-construction de solutions (ateliers de co-design et créathon).Ce projet propose plusieurs pistes pour penser l’inclusion technique de l’usager et son rôle dans la transition énergétique et écologique, quitte à revenir sur certaines délégations au système technique et automatisations

    L’eau en France : trop, trop peu, pas d’eau - Tome II. Agriculture et Industrie

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    La présente étude fait l’objet de deux volumes qu’accompagnent plusieurs annexes.Le premier volume est dédié à l’analyse de la gouvernance et des régulations locales à l’instar des SAGE (schémas d’aménagement et de gestion de l’eau).Le second volume, à celle des milieux humides, de l’agriculture et de l’industrie.A l’exception de la première partie dans laquelle se trouvent fournies les principales données de l’eau depuis 2022 (chap. 1) ainsi que le cadre théorique de l’étude (chap. 2 et 3), cette dernière se fonde massivement sur des enquêtes empiriques. Autrement dit, elle repose sur l’analyse d’un grand nombre de cas, une trentaine environ, pour lesquels des entretiens approfondis ont été conduits. Par terrain d’étude, en moyenne, quinze à vingt acteurs ont accepté de nous recevoir, parfois davantage – qui, d’administration régionale, qui d’agences publiques, qui de syndicats de rivières (dit encore « gemapiens »), qui d’instances politiques tant régionales, que départementales ou encore communales. Quelques entretiens ont été conduits en distanciel, la plus grande partie en présentiel pour une durée à chaque fois d’1.30’ environ. Certains acteurs ont été rencontrés à plusieurs reprises

    Igue du Gral, Rapport de projet collectif de recherches 2025

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    Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’environnement des Hommes Préhistoriques a été défini à partir des seuls sites archéologiques. La faune chassée était assimilée à l’environnement local disponible. De leur côté les pièges à faunes ou accumulations naturelles n’étaient utilisés que dans une perspective paléontologique stricte c’est-à-dire dans le but de documenter l’évolution des espèces et des populations animales en fonction de leur environnement. Depuis la fin du XXe siècle, divers champs de recherche ont renouvelé notre approche.La découverte de l’Igue du Gral (Sauliac-sur-Célé, Lot) à la fin de 1998 est venue donner corps à un projet de confrontation entre accumulations naturelles et le résultat des activités humaines que ce soit dans les sites d’habitats ou dans les grottes ornées à une échelle locale élargie et pour une période couvrant 20 millénaires (Castel et al. 2001, 2008).Au terme de quatre triennales de fouille dans l’aven (2001-2011 puis 2021-2023), et maintenant que le premier volume monographique du site est publié (numéro spécial de la Revue de Paléobiologie, hal-05368505), l’équipe a décidé de poursuivre les recherches dans le cadre d’un PCR en 2024 puis 2025. Ces deux années de recherche collective ont permis la réalisation/finalisation d’actions importante et de faire naitre une nouvelle dynamique de recherche autour de ce terrain . En 2025, plusieurs études ont pu être complétées notamment sur les éléments lithiques (C. Renard & S. Ducasse), sur les bois de cervidés (C. Bémilli, N. Goutas & F.-X. Chauvière) et sur les chevaux (O. Bignon-Lau). L’étude géoarchéologique menée jusqu’à présent par L. Sitzia a été poursuivie par M. Bosq et de nouvelles approches ont été développées autour de l’étude des rennes(M. Pelletier) et des loups (C. Lefèvre) afin de valoriser tout le potentiel informatif de ces taxons piégés sur le temps long pour ce qui concerne le renne ou, pour le loup documentant une population clé précédant de quelques siècles, les premières expériences de domestication

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