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Exploitation des six premières années de données automatiques du programme CARA (Composition chimique des PM, 2015-2021)
This report summarizes the results obtained from the study of the chemical composition of fine particulate matter (PM) and organic aerosol (OA) sources at 13 French urban sites in the CARA Program of the Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l'Air (LCSQA) for the period 2015-2021. This work was carried out as part of a PhD thesis funded by the LCSQA.Over this period, mean annual PM1 concentrations ranged from 7 (in Rennes) to 16 µg m-3 (in Paris-Boulevard Périphérique Est; BPEst), with a mean level of around 10 (± 8) µg m-3 for the 14 sites studied. The results obtained clearly indicate the dominance of OA (40-60 %) within this size class, particularly for the highest PM1 concentration levels, underlining the influence of biomass combustion during winter pollution episodes, but also the impact of secondary organic aerosol (SOA) formation in summer, especially for sites in central and southern France (Marseille, Poitiers, Talence and Lyon) under the effect of more intense photochemical processes. Conversely, the relative contributions of nitrate (NO3, 25-30 %) are more pronounced at sites in the northern half of France (ATOLL, Creil, Gennevilliers, etc.), due to meteorological conditions more favorable to the maintenance of ammonium nitrate in the particulate phase, which plays an important role during springtime pollution episodes.The analysis of OA sources showed the existence of common factors between the different measurement sites (stations), including primary factors, linked mainly to emissions from traffic and biomass combustion, and secondary oxygenated factors. Other specific factors (e.g. cooking activities, emissions linked to industrial activities and/or shipping) were also identified at certain sites. Generally, oxygenated factors dominate the OA (66 %), confirming the importance of ageing and secondary formation processes. Nevertheless, an increase in the contribution of the factor directly linked to biomass combustion (BBOA) was observed for the highest winter concentrations of OA, also confirming the major role played by this source on PM levels in the urban background.These results can help guide policies aimed at improving air quality, contribute to improving model accuracy, and feed into future epidemiological studies. While automobile exhaust emissions are set to continue falling over the coming years, wood heating is likely to remain a major source of carbonaceous aerosols in France/Europe. The continuation of automatic observations within the CARA program will also provide input for studies aimed at gaining a better understanding of the impacts of climate change on the formation conditions of secondary aerosols (organic and inorganic).Finally, the various French datasets resulting from this work are of great importance to different partner scientific communities sharing the objective of improving air quality and reducing pollutant emissions. In addition to their use in measurement-model comparison exercises, it could be interesting to consider epidemiological studies aimed at quantifying the effects of aerosols on health, also in connection with current work on the oxidizing potential of particulate matter (Daellenbach et al., 2020; Weber et al., 2021). Depending on the size of the agglomerations studied and the nature of the health data that can be compared with atmospheric measurements, time series of the order of 3 years may be sufficient for this type of analysis. In this respect, these data are already being shared and used as part of the European RI-URBANS project (2021-2025), which aims to address the challenges and societal needs associated with air quality in European cities, with a view to reducing air pollution through new strategies for assessing the impact of air pollution on citizens' health (https://riurbans.eu/).Le présent rapport synthétise les résultats obtenus lors de l’étude de la composition chimique des particules fines (PM) et des sources d’aérosol organique (AO) sur 13 sites urbains français du Programme CARA du dispositif national du Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air (LCSQA) pour la période 2015-2021. Ce travail a été réalisé dans le cadre d’une thèse de doctorat financée par le LCSQA.Sur cette période, les concentrations annuelles moyennes de PM1 varient globalement entre 7 (à Rennes) et 16 µg m-3 (à Paris-Boulevard Périphérique Est ; BPEst), avec un niveau moyen de l’ordre de 10 (± 8) µg m-3 pour les 14 sites étudiés. Les résultats obtenus indiquent clairement la domination de l’AO (40 à 60 %) au sein de cette classe de taille, en particulier pour les niveaux de concentrations de PM1 les plus élevés, soulignant l’influence de la combustion de la biomasse lors des épisodes de pollution en hiver, mais aussi l’impact de la formation d’aérosols organiques secondaire (AOS) en été, en particulier pour les sites du centre et du sud de la France (Marseille, Poitiers, Talence et Lyon) sous l’effet de processus photochimiques plus intenses. À l’inverse, les contributions relatives de nitrate (NO3, 25-30 %) sont plus prononcées sur les sites de la moitié nord (ATOLL, Creil, Gennevilliers, …), en raison de conditions météorologiques plus favorables au maintien du nitrate d’ammonium en phase particulaire, jouant un rôle important lors des épisodes de pollution printaniers.L'analyse des sources d’AO a montré l'existence de facteurs communs entre les différents sites de mesure (stations), comprenant les facteurs primaires, liés principalement aux émissions du trafic et de la combustion de biomasse, et les facteurs oxygénés secondaires. D’autres facteurs spécifiques (e.g., activités de cuisson, émissions liées aux activités industrielles et/ou au transport maritime) ont pu également être mis en évidence sur certains sites. D’une manière générale, les facteurs oxygénés dominent l’AO (66 %), confirmant l’importance des processus de vieillissement et de formation secondaire. Néanmoins, on observe une augmentation de la contribution du facteur directement lié à la combustion de biomasse (BBOA) pour les plus fortes concentrations hivernales d’AO, confirmant également le rôle majeur joué par cette source sur les niveaux de PM en fond urbain.L’ensemble de ces résultats peut aider à orienter les politiques visant à améliorer la qualité de l'air, contribuer à améliorer la précision des modèles, et alimenter de futures études d’expologie. Alors que la baisse des émissions à l’échappement automobile devrait se poursuivre dans les années à venir, le chauffage au bois restera probablement une source importante d'aérosols carbonés en France/Europe. La poursuite des observations automatiques au sein du programme CARA permettra également d’alimenter les études visant à mieux appréhender les impacts du dérèglement climatique sur les conditions de formation des aérosols secondaires (organiques et inorganiques).Enfin, les différents jeux de données français issus de ce travail revêtent une grande importance pour différentes communautés scientifiques partenaires partageant l'objectif d'améliorer la qualité de l'air et de réduire les émissions de polluants. Outre leur utilisation dans des exercices de comparaison mesures-modèles, il pourrait être intéressant d’envisager la réalisation d’études d’expologie pour quantifier l’exposition des populations aux particules et à leur composition chimique, ce qui permettrait d’alimenter des études épidémiologiques visant à évaluer leurs effets sur la santé, en lien également avec les travaux actuels sur le potentiel oxydant des particules (Daellenbach et al., 2020 ; Weber et al., 2021). Selon la taille des agglomérations étudiées et la nature des données sanitaires pouvant être mises en regard des mesures atmosphériques, des séries temporelles de l’ordre de 3 ans peuvent en effet s’avérer suffisantes à la réalisation de ce genre d’analyse. A ce titre, ces données sont d’ores et déjà partagées et utilisées dans le cadre du projet européen RI-URBANS (2021-2025), qui vise à relever les défis et les besoins sociétaux liés à la qualité de l'air dans les villes européennes afin d’y réduire la pollution de l'air à l’aide de nouvelles stratégies d'évaluation des impacts de la pollution de l'air sur la santé des populations (https://riurbans.eu/)
Qualité de l’air dans la ville Volcanique de Goma, Est de la République Démocratique du Congo
International audienceGoma is a city located in the eastern Democratic Republic of Congo, in the North Kivu province along the border with Rwanda. Goma is situated on the northern shore of Lake Kivu and stands out for its distinctive volcanic environment. The city lies at the base of Mount Nyiragongo and at approximately 20 kilometers southeast of Mount Nyamulagira, the two most active volcanoes in Africa. These volcanoes are open systems, meaning they continuously release into the atmosphere tones of gases and ash that can potentially impact the air quality and, therefore the health of residents in Goma city and the neighboring villages. Despite this, the effects of volcanic emissions on human and environmental health remain overlooked in Goma, where volcanic hazards are primarily associated with lava flows. This study presents the findings of a preliminary gas measurement campaign conducted in Goma city between March and October 2020, offering an assessment of the city’s air quality. The initial results reveal average concentrations of 380 ppm for CO₂, 0.4 ppm for SO₂, and of 0.14 ppm for H₂S levels that do not exceed the established short- or long-term exposure limits for humans. However, the recorded maximum concentrations of 5335.19 ppm for CO₂, 0.72 ppm for SO₂, and 1.67 ppm for H₂S, along with their spatial and temporal variations, emphasize the urgent need for a real-time air quality monitoring in Goma city. In fact, any changes in the activities of Nyiragongo or Nyamulagira and unfavorable weather conditions could cause a rapid decline in air quality, posing serious risks to the city and its surroundings. Therefore, the implementation of an air quality alert system is essential.Goma est une ville située à l'Est de la République Démocratique du Congo, dans la province du Nord-Kivu, à la frontière avec le Rwanda. Goma est construit sur la rive nord du lac Kivu et se distingue entre autres par son contexte volcanique unique, la ville est en effet construite au pied du volcan Nyiragongo et à quelque 20 km au Sud-Est du volcan Nyamulagira, les deux volcans les plus actifs d'Afrique. Ces deux volcans sont à systèmes ouverts caractérisés par des émissions continues des gaz et des cendres qui pourraient potentiellement affectés la qualité de l’air, et donc la santé des populations de la ville de Goma et celles des villages voisins. Ces types d’effets des produits volcaniques sur la santé humaine et même environnementale sont négligés dans le contexte de Goma, où les risques volcaniques sont souvent ramenés au seul risque lié aux coulées des laves. Le présent ouvrage présente les résultats d’une étude préliminaire de mesure des gaz dans la ville de Goma entre mars et octobre 2020, et en déduit la qualité de l'air dans cette ville volcanique. Les données préliminaires révèlent des concentrations moyennes de 380 ppm pour le CO₂, 0,4 ppm pour le SO₂ et 0,14 ppm pour le H₂S ; des valeurs ne dépassant pas les limites d’exposition humaine à court et long termes. Par ailleurs, les concentrations maximales enregistrées de l’ordre de 5335,19 ppm pour le CO₂, 0,72 ppm pour le SO₂ et 1,67 ppm pour le H₂S ainsi que leurs variations spatiales et temporelles soulignent la nécessité d’un suivi de la qualité de l’air en temps réel. En effet, une variation de l’activité des volcans Nyiragongo et Nyamulagira et des conditions météorologiques défavorables pourraient conduire à une détérioration soudaine de la qualité de l’air dans la ville et ses environs, un système d’alerte est donc plus qu’une nécessité
Rapport d'étude exploratoire COMMONS 2023-2024
Rapport d'étude exploratoire, focalisée sur une partie du terrain COMMONS menée au sein de l'Observatoire des usages COMMONS. Il s’agit de deux revues (Hommes & migrations, La Revue de la BNU) et trois collections de la maison d’édition UGA Éditions, ayant fait l’objet d’un changement de modalité d’accès sur les plateformes OpenEdition Journals et OpenEdition Books. Le travail a débuté en mars 2023 et s’est poursuivi jusqu’au début de janvier 2025
Research Project Report University of Granada and Autonomous City of Ceuta, Spain (Reference CE-02-UGR24)
The binomial university education-professional ethics has in recent years aroused a great amount of research interest both nationally and internationally. The findings of these studies have contributed to the understanding of the relationship between personal ethics and deontological leadership and demonstrated that personal ethics is an essential precursor to ethical leadership in institutions. These studies have likewise appealed for the need to incorporate the teaching of ethics in academic curricula so as to form responsible professionals, an unavoidable element imperative to the construction of a more just, equitable, and inclusive society. With its focus on teaching professionals, the UNESCO set the goal of achieving quality education (SDG 4), which implies counting on prepared and committed professionals. Hence, the ethical performance of teachers –and student teachers– should be in the spotlight of the scientific community and should be accompanied not only by a growing awareness of the importance of professional ethics in higher education, but the need for a more systematic and in-depth approach to imparting it. This research project, which has been funded by the University of Granada and the Autonomous City of Ceuta in Spain (Reference CE-02-UGR24), aims to contribute to this academic debate
Narbonne-Plage : une odyssée balnéaire à travers les archives
Submission of a Research Report Featuring a Comprehensive Analysis of the Progressive Tourist Development of a European Seaside Resort: The Case of Narbonne from Antiquity to the Present Day. At the Municipal Archives. On the occasion of the transformation of the resort, the Municipal Archives offer a unique journey through the historical evolution of Narbonne-Plage, tracing its trajectory from its official inception in the 1930s to the present. This exhibition casts new light on the multiple phases of its coastal development by drawing upon a rich array of archival materials—photographs, documents, and personal testimonies generously shared by local residents and beachgoers alike. Through a mosaic of images and anecdotes, visitors are invited to rediscover the earliest seaside villas, the symbolic significance of the Brossolette monument, the construction of the port and early campgrounds, as well as the pioneering activities of the first shopkeepers and tourism stakeholders. Above all, the exhibition evokes the spirit of holidaymaking as it once was, captured between the sea and the rugged hills of the Clape. The display further explores the spatial planning, urban design, and the gradual implementation of municipal marketing strategies, positioning Narbonne-Plage as a key player in the regional tourism landscape of Occitanie. This research sheds light on the interplay between heritage, landscape transformation, and local identity in shaping the modern seaside experience.Remise d’un rapport de recherche présentant une analyse approfondie des différentes phases de la mise en tourisme d’une station balnéaire européenne : le cas de Narbonne, de l’Antiquité à nos jours. Pour les archives municipales. À l’occasion de la transformation contemporaine de la station, les Archives municipales proposent un parcours inédit retraçant l’histoire de Narbonne-Plage, depuis sa création officielle dans les années 1930 jusqu’à aujourd’hui. Cette exposition met en lumière les étapes successives du développement touristique littoral, à travers une riche documentation constituée de photographies d’époque, d’archives administratives et de souvenirs personnels confiés par les habitants et les fidèles de la plage. Au fil des images et des récits, le visiteur redécouvre les premières villas balnéaires, l’histoire symbolique du monument Brossolette, l’édification du port et des premiers campings, ainsi que l’essor du commerce local porté par les pionniers du tourisme. L’exposition restitue également l’atmosphère des vacances d’autrefois, dans un cadre naturel singulier, entre mer Méditerranée et massif de la Clape. L’ensemble s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’aménagement du territoire, l’urbanisme balnéaire, ainsi que le développement progressif d’un marketing municipal orienté vers une stratégie de positionnement régional en Occitanie. Ce travail de recherche éclaire les interactions entre patrimoine, transformation des paysages et affirmation d’une identité littorale propre à Narbonne-Plage
Avis de l'Anses relatif à une évaluation des risques sanitaires liés aux prions pour les consommateurs humains d’eau destinée à la consommation humaine en provenance de la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne
Citation suggérée : Anses. (2025) Avis de l'Anses relatif à une évaluation des risques sanitaires liés aux prions pour les consommateurs humains d’eau destinée à la consommation humaine en provenance de la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne. (saisine 2024-AST-0062). Maisons-Alfort : Anses, 85 p.L’Anses a été saisie le 13 mai 2024 (saisine datée du 19 avril 2024) par la Direction générale de la santé (DGS), la Direction générale de la prévention des risques (DGPR) et la Direction générale de l’alimentation (DGAl) pour la réalisation de l’expertise suivante : « Demande d’appui scientifique et technique au sujet des risques sanitaires liés aux prions dans le département du Lot-et-Garonne ».CONTEXTE ET OBJET DE LA SAISINEL’Anses a été saisie à plusieurs reprises par plusieurs ministères pour statuer sur le risque sanitaire associé aux prions [2] susceptibles d’être présents dans les effluents des installations traitant des sous-produits animaux, dont les établissements d’équarrissage. Ces saisines ont donné lieu à des avis de l’Agence (Afssa 2003 2010; Anses 2014a, 2014b).Un établissement d'équarrissage transforme les sous-produits animaux non destinés à la consommation en matières valorisables. En fonction du degré de risque qu’ils présentent, ces sous-produits animaux sont classés en trois catégories [3] (C1, C2, C3) définies dans les articles 8 à 10 du règlement (CE) n°1069/2009. Le règlement (UE) n°142/2011 prévoit des méthodes normalisées de transformation de sous-produits animaux, pour lesquelles des couples temps/température, voire des conditions de pression, ainsi qu’une taille maximale des particules de sous-produits animaux à transformer sont à respecter [4]. Sauf si l’autorité compétente impose la méthode 1 (aussi appelée « stérilisation sous pression » dans le règlement) pour la transformation des sous-produits d’animaux, les matières de catégorie C1 doivent être transformées conformément à l’une des méthodes 2, 3, 4 ou 5 du règlement. Les principaux paramètres considérés par les méthodes 1 à 5 sont décrits à l’annexe 3. Parmi ces méthodes, seule la méthode 1 (133 °C / 3 bars / 20 min pour des particules ne dépassant pas 50 mm) est considérée comme efficace pour réduire significativement l’infectiosité associée aux prions (Afssa 2010; Giles et al. 2008; Taylor 2000).Les effluents liquides issus du processus d’équarrissage contiennent des matières organiques dissoutes et particulaires, dont des graisses et des protéines. Ils sont envoyés vers une station de traitement des eaux usées (STEU) dédiée qui est dimensionnée à cet effet.L’obligation d’un autoclavage à 133 °C pendant 20 minutes sous une pression de 3 bars des effluents liquides des équarrissages avait été instaurée en 2003. En 2008, une modification de la réglementation nationale des installations classées a levé l’obligation du traitement thermique (133 C / 3 bars / 20 min) des effluents liquides des établissements d’équarrissage.Ultérieurement, l’Afssa (2010) a recommandé de réintroduire ce traitement thermique pour les effluents issus d’installations traitant des sous-produits de catégories C1/C2 si ces effluents sont utilisés pour l’irrigation de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale. En effet, dans cet avis de 2010, la persistance des prions dans les effluents traités et épandus a été illustrée par une modélisation du devenir de l’infectiosité d’un encéphale de petit ruminant infecté par la tremblante [5] au cours des différentes étapes du procédé employé dans les établissements traitant des sous-produits animaux de catégorie C1. Cette simulation aboutissait à des différences significatives d’infectiosité résiduelle entre les effluents liquides ayant ou non fait l’objet d’un traitement thermique spécifique du prion (133 °C / 3 bars / 20 min).À la suite des recommandations de cet avis, l’obligation du traitement thermique des effluents liquides, issus d’installations traitant des sous-produits de catégories C1/C2 et utilisés pour l’irrigation des cultures et des espaces verts, a été de nouveau instaurée. Dans un avis complémentaire sur l’usage des boues générées par les STEU d’établissements transformant des matières de catégorie C1, l’Anses (2014) rappelle que les boues de ces STEU peuvent présenter une infectiosité supérieure à celle des effluents liquides par effet de concentration et qu’elles devraient être détruites comme des matières de catégorie C1 ou, a minima, subir le même traitement thermique que celui recommandé pour les effluents liquides (133 °C / 3 bars / 20 min).Au regard de l’augmentation des besoins en eau de l'agglomération d'Agen et de la région de l'Albret, et de la baisse régulière du niveau de la nappe actuellement utilisée pour leur alimentation en EDCH, la prise d’eau superficielle de Sérignac-sur-Garonne pour produire de l’EDCH est en cours de réhabilitation. En 2024, compte tenu de l'implantation de cette prise d’eau à sept kilomètres en aval des rejets d’une STEU d’un établissement d’équarrissagemanipulant des sous-produits animaux de catégories C1, C2 et C3, l’Anses a été saisie sur ce projet local (cf. annexe 2) pour l’interroger sur les risques sanitaires pour les consommateurs d’eau destinée à la consommation humaine (EDCH) qui seraient liés à une éventuelle présence de prions. À ce jour, la STEU ne met pas en œuvre de traitement thermique de ses effluents (133°C/3 bars/20 min) avant rejet dans le milieu. Les services locaux de l’État, aprèsavoir examiné les avis relatifs aux prions issus de l’Agence et du Conseil supérieur des installations classées (CSIC), n’ont pas pu statuer quant à l'existence ou non d’un risque sanitaire pour les futurs consommateurs d’EDCH en provenance de la prise d’eau de Sérignac-sur-Garonne. Ce constat a conduit le Préfet du Lot-et-Garonne à saisir la DGS, la DGPR et la DGAl, le 9 février 2024, afin de disposer d’éléments d’appréciation lui permettant de signer l’arrêté préfectoral de mise à disposition de l’eau en vue de la consommation humaine. Ces directions ont ensuite saisi l’Anses pour évaluer la situation rencontrée localement, en formulant les questions suivantes :1. « Au regard du comportement des prions dans l’environnement, est-il scientifiquement correct de considérer que le rejet des eaux issues de la STEU de l’entreprise d’équarrissage dans la Garonne génère une dilution qui conduit à une réduction du risque encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) ? Si oui, à quelle hauteur ?2. À l’instar de ce qui est allégué pour les effluents de STEU, peut-on considérer que l’étape de clarification réalisée en tête de station de production d’eau potable permet d’abattre l’infectiosité des EST de l’ordre de 99% ? En est-il de même pour les contacteurs à charbon actif mis en œuvre sur la filière de traitement ?3. La note d’appui scientifique et technique du 25 mai 2018 mentionne que certains produits biocides (ozone, chlore voire hydroxyde de sodium), qui sont mis en œuvre sur la station de traitement d’eau potable, sont réputés réduire de plusieurs log10 le titre ,infectieux des EST. Leurs conditions de mise en œuvre au sein des stations de traitement d’eau potable sont-elles de nature à permettre un abattement de cette ,infectiosité ? Si oui, à quelle hauteur ?4. Au regard des réponses apportées aux questions 1, 2 et 3, une estimation du risque, basée sur l’adaptation de la méthodologie proposée dans l’avis du 19 mai 2010 (pages 22 à 25, méthodologie pour l’estimation du risque associé à l’épandage des effluents issus de STEU d’équarrissage), prenant en compte l’abattement réalisé au droit de laSTEU de l’équarrisseur, l’effet éventuel de la dilution du rejet dans la Garonne et ,l’abattement produit par les différentes étapes de traitement mises en œuvre au sein de la station de production de Sérignac pourrait-elle être réalisée par l’Agence ?5. Dans l’hypothèse où l’estimation du risque visée à la question 4 ne conclurait pas à un risque négligeable, quelles seraient les méthodes de traitement des eaux résiduaires de l’équarrisseur susceptibles de répondre de façon satisfaisante aux exigences de nsécurité sanitaire ? »[1] Annule et remplace l’avis du 8 janvier 2025 ; les modifications apportées au texte sont décrites dans le tableau de l’annexe 14.[2] Prions : acronyme de « PROteinaceous INfectious particle », agents pathogènes de nature exclusivement protéique responsables des encéphalopathies spongiformes transmissibles.[3] Catégories de sous-produits animaux définies dans les articles 8 à 10 du règlement (CE) n°1069/2009.C1 : matières présentant un risque vis-à-vis des encéphalopathies spongiformes transmissibles, dites EST(matériels à risque spécifiés – MRS – et les animaux suspectés ou déclarés atteints d’EST) ou vis à vis desubstances interdites (hormones) ou dangereuses pour l’environnement (dioxines)).C2 : matières présentant un risque sanitaire vis-à-vis des maladies animales autres que les EST (cela comprendles denrées saisies pour motif sanitaire et les animaux morts autrement que par abattage), ou vis à vis des résidusde médicaments vétérinaires.C3 : matières provenant d’animaux dont les carcasses ont été déclarées propres à la consommation humaine aprèsinspection sanitaire.[4] à l’exception de la méthode 7.[5] Tremblante : encéphalopathie spongiforme transmissible (EST) affectant les ovins et les caprins
Une approche multi-niveau du travail détaché: De la Commission européenne au plombier polonais
Posting of workers is a major socioeconomic and legal phenomenon at the heart of current debates on the crisis in the construction of the European Union (EU). The term is commonly used to describe the temporary transfer of a worker from an enterprise in one Member State to an enterprise in another Member State, while the worker remains covered by the social security system of the country of origin. This research takes a multi-level approach to the regulation of the posting of workers as an essential and controversial form of Europeanization of the labour market. It first traces the evolution of the European legal framework for the posting of workers since the 1990s, which has been strengthened as the EU has expanded eastward. These reforms in favour of the application of the host country’s labour law are binding on the Member States, whether their governments have supported, as is the case in France, or have opposed them in the name of the freedom to provide services, as is the case in the main labour-exporting countries. While the legal fiction that posted workers are external to national labour markets is maintained, the analysis of the legal and regulatory provisions enacted in France, as well as the legal foundations of national jurisprudence, shows that different levels of regulation are intertwined. The systematic study of political debates on posted work reveals multiple scales of representation at the European, national and local levels, as well as the impact of territorialized socio-economic interests, whether in parliamentary arenas or in the media. In France, posted work has moved from the diplomatic columns to localized news as it has intensified and been placed on the institutional agenda, then trivialized in the regions most affected. An analysis of the design and implementation of control and anti-fraud policies shows that the French government’s policy of controlling and combating fraud is aimed not only at protecting employee rights, but also national employment. However, despite being a national priority, their implementation has done little to curb the growing use of posting by French companies. As a result, administrative and social bodies, not to mention trade-unions, struggle to protect posted workers’ rights, whether regarding working conditions, remuneration or social protection. Finally, this research underlines the diversity of French companies’ use of posted workers, mobilizing legal and market intermediaries to take advantage of the complexity of regulations, or even to circumvent them. The reforms implemented in France have a limited effect in terms of managing flows and illegalities, and refract this diversity, indirectly reinforcing inequalities between posted workers.Le travail détaché est un enjeu socioéconomique et juridique d’ampleur au cœur des débats contemporains sur la crise de la construction de l’Union européenne (UE). Cette expression désigne communément le détachement d’un salarié d’une entreprise d’un État membre vers une entreprise d’un autre État membre, lequel demeure affilié au régime de sécurité sociale du pays d’origine. Cette recherche déploie une approche multi-niveau de la régulation du détachement de salarié, forme majeure et controversée d’européanisation du marché du travail.Elle retrace d’abord l’évolution du cadre juridique européen du détachement depuis les années 1990, renforcé au fur et à mesure de son intensification liée aux élargissements à l’Est de l’UE. Les réformes en faveur de l’application du droit du travail du pays d’accueil s’imposent aux États membres, que leurs gouvernements les soutiennent, comme en France, ou s’y opposent au nom de la liberté de prestation de services, comme dans les principaux pays exportateurs de main-d’œuvre. Si la fiction juridique de l’extériorité des salariés détachés aux marchés du travail nationaux se perpétue, l’analyse des dispositions légales et réglementaires et de la jurisprudence en France montre l’imbrication de normes nationales et européennes.L’exploration systématique des débats politiques sur le travail détaché révèle par ailleurs de multiples échelles de représentations européennes, nationales et locales, ainsi que la prégnance d’intérêts socio-économiques territorialisés, que ce soit dans les arènes parlementaires ou dans l’espace médiatique. En France, le travail détaché évolue de la rubrique diplomatique des quotidiens généralistes aux faits divers localisés, au gré de son intensification et de sa mise sur agenda institutionnel, puis de sa banalisation dans les régions les plus concernées.Les politiques de contrôle et de lutte contre la fraude au détachement, érigées en priorité par le gouvernement français, visent non seulement la défense des droits des salariés, mais aussi celle de l’emploi national. L’étude de la conception et de la mise en œuvre des politiques concernés montre cependant qu’elles n’entament guère l’essor du recours au travail détaché des entreprises françaises. Malgré la création d’une Autorité européenne du travail et des collaborations transnationales, l’administration et les organismes sociaux parviennent difficilement à protéger les droits des salariés détachés, qu’il s’agisse de leurs conditions de travail, de leur rémunération ou de leur protection sociale.Cette recherche souligne enfin la diversité du recours au travail détaché des entreprises françaises, qui mobilisent des intermédiaires du droit et du marché du travail européen tirant profit de la complexité des réglementations, voire de leur contournement. Les réformes mises en œuvre en France présentent non seulement un effet limité en termes de gestion des flux et des illégalismes, mais réfractent cette diversité et renforcent indirectement certaines inégalités entre salariés
Caractérisation des géomatériaux, in EDME Anne-Laure, "Un édifice de spectacle romain en territoire rème": Boult-sur-Suippe (51), Théâtre antique 2022
Le lot étudié est composé d’une part de gros éléments lithiques ou lapidaires parfois de très grandes dimensions et d’autre part de petits fragments isolés ou en groupes.Au sein des roches caractérisées la présence de grès et de calcaires dominent. Les calcaires correspondent à la fois aux gros éléments architecturaux mais aussi à de nombreux fragments de taille. Les grès sont plutôt des éléments non mis en forme et même des blocs résiduels possédant leur cortex d’altération géologique. Le corpus est composé par ailleurs d’un nombre limité de petits blocs de craie, silex et de meulières.L’étude plus précise des faciès des grès et des calcaires permet d’envisager les stratégies d’approvisionnement utilisées, avec notamment l'emploi de deux faciès de calcaires (tendres et plus durs), probablement originaires des plateaux du Soissonnais/Laonnois
Décryptage du Web sémantique : perspectives intégrées sur les ontologies, les applications de données liées et la transformation des données ouvertes (2009-2025)
This wrap-up paper synthesizes findings from a collection of my research works from 2009 to 2025 exploring the multifaceted landscape of Semantic Web (SW) technologies, artifacts, methods, and tools. More specifically, by examining the role and application of ontologies in various domains including business models, predictive maintenance, and manufacturing, the cohabitation and conversion between relational databases and ontologies, techniques for natural language to SPARQL query translation, and the exploitation of Linked Data for sample web applications, as well as approaches for transforming Open Government Data (OGD) into Linked Open Data (LOD) to exploit its potential fully, this paper identifies key trends, limitations, and potential synergies. Through a deep analysis of existing methodologies and frameworks, we aim to provide new insights into the integrated application of these technologies to enhance data interoperability, knowledge representation, and intelligent information retrieval, ultimately contributing to the evolution of the Semantic Web. We propose a classification of crucial covered domains in the semantic web context, highlighting each work's contributions, challenges, and limitations, as well as a framework for delimiting the dimensions of these studies. Additionally, we outline KPIs to enhance the practicability and adoption of semantic web technologies, artifacts, methods, and tools. This paper has been written with the assistance of notebookLM and Quillbot to summarize the paper's content.Cet article de synthèse synthétise les résultats d'un ensemble de mes travaux de recherche menés de 2009 à 2025, explorant le paysage multiforme des technologies, artefacts, méthodes et outils du Web sémantique (SW). Plus précisément, en examinant le rôle et l'application des ontologies dans divers domaines, notamment les modèles économiques, la maintenance prédictive et l'industrie manufacturière, la cohabitation et la conversion entre bases de données relationnelles et ontologies, les techniques de traduction de requêtes en langage naturel vers SPARQL et l'exploitation des données liées pour des exemples d'applications web, ainsi que les approches permettant de transformer les données gouvernementales ouvertes (OGD) en données ouvertes liées (LOD) afin d'exploiter pleinement leur potentiel, cet article identifie les principales tendances, limites et synergies potentielles. Grâce à une analyse approfondie des méthodologies et cadres existants, nous souhaitons apporter de nouvelles perspectives sur l'application intégrée de ces technologies afin d'améliorer l'interopérabilité des données, la représentation des connaissances et la recherche intelligente d'informations, contribuant ainsi à l'évolution du Web sémantique. Nous proposons une classification des domaines clés couverts dans le contexte du Web sémantique, soulignant les contributions, les défis et les limites de chaque travail, ainsi qu'un cadre permettant de délimiter les dimensions de ces études. De plus, nous présentons des indicateurs clés de performance (KPI) pour améliorer la praticabilité et l'adoption des technologies, artefacts, méthodes et outils du Web sémantique. Cet article a été rédigé avec l'aide de notebookLM et Quillbot pour en résumer le contenu