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Risques d'exposition aux promesses de guérison sur Internet : le cas des soins alternatifs à destination des patients atteints d'un cancer
In 2022, the World Health Organization (WHO, 2024) reported nearly 10 million deaths caused by cancer worldwide. One in five people would be affected by the disease during their lifetime. In France, in 2023, cancer is "the leading cause of death in men and the second in women," reports Public Health France (Santé Public France, 2024). While the prognosis and progression of the disease vary greatly, patients are treated by the conventional healthcare system through various treatments (National Cancer Institute, 2017) such as surgery, immunotherapy, chemotherapy, radiotherapy, or hormone therapy, to name a few. However, patients are increasingly turning to complementary and alternative methods (CAM), commonly called "gentle medicines" in everyday language, during their care journey. The rate of CAM use by cancer patients varies between 24% and 88% according to different studies (Michalczyk et al., 2021; Philips et al., 2024; Källman et al., 2023). In France, 59% of patients use them (Maraud et al., 2023). The main reasons for this use of CAM are diverse: 1) reducing the side effects of conventional treatment such as fatigue, nausea, and vomiting, 2) improving the proposed treatment and thus being active in their healing, and 3) strengthening their immune defenses. Distrust of drug treatments and the belief that the body harbors untapped forces can also be a driving factor. In rarer cases (up to 3%) (Moodley et al., 2022), patients may refuse the invasive treatments offered to them, such as surgery, to turn exclusively to CAM. Although the most used CAMs vary depending on published studies and the countries considered, vitamin supplements, herbal medicine, and an adapted diet are among the most used. Since these products are not perceived as dangerous, the underlying belief in their use is that they cannot do harm. On the contrary, these products can reduce the effects of conventional treatment to the point of increasing the risk of death and recurrence (Wolf et al., 2022). Knowing that the main sources of information available to patients are other patients, family, and the Internet, we evaluated the risks of exposure to these CAMs by collecting the content of accessible websites and measured whether the dangerousness of CAMs was explicitly presented. These web pages contain both health information and patient comments.En 2022, l'organisation mondiale de la santé (OMS, 2024) recensait près de 10 millions de décès causés par le cancer dans le monde. Une personne sur cinq seraient touchées par la maladie au cours de sa vie. En France, en 2023, le cancer est « la première cause de décès chez l'homme et la deuxième chez la femme » rapporte Santé Public France (Santé Public France, 2024). Si le pronostic et l'évolution de la maladie sont très variables, les patients sont pris en charge par le système conventionnel de santé au moyen de divers traitements (National Cancer Institute, 2017) tels que la chirurgie, l'immunothérapie, la chimiothérapie, la radiothérapie, ou l'hormonothérapie, pour ne citer qu'elles. Cependant, les patients ont de plus en plus recours à des méthodes complémentaires et alternatives (MAC), communément appelées « médecines douces » dans le langage courant, durant leur parcours de soin. Le taux de recours aux MAC par les patients atteints d'un cancer, varie selon les études entre 24% et 88% (Michalczyk et al., 2021 ; Philips et al., 2024 ; Källman et al., 2023). En France, ce sont 59% des patients qui y ont recours (Maraud et al., 2023). Les raisons principales de ce recours aux MAC sont diverses : 1) réduire les effets secondaires du traitement conventionnel tels que la fatigue, les nausées et le vomissement, 2) améliorer le traitement proposé et ainsi être actif dans leur guérison et 3) renforcer leurs défenses immunitaires. La défiance vis-à-vis des traitements médicamenteux et la croyance selon laquelle le corps recèlerait des forces inexploitées peuvent également être un moteur. Dans des cas plus rares (jusqu'à 3%) (Moodley et al., 2022), les patients sont susceptibles de refuser les traitements invasifs qui leur sont proposés, comme la chirurgie, pour se tourner exclusivement vers les MAC. Même si les MAC les plus utilisées varient en fonction des études publiées et des pays considérés, les compléments alimentaires vitaminés, la phytothérapie et un régime alimentaire adapté sont des plus utilisés. Ces produits n'étant pas perçus comme dangereux, la croyance sous-jacente à leur utilisation vise à se dire que cela ne peut pas faire de mal. Au contraire, ces produits peuvent réduire les effets du traitement conventionnel au point d'augmenter les risques de décès et de récidive (Wolf et al., 2022). Sachant que les principales sources d’information à disposition des patients sont les autres patients, la famille et Internet, nous avons évalué les risques d’exposition à ces MAC en collectant le contenu des sites Internet accessibles et mesuré si la dangerosité des MAC y était explicitement présentée. Ces pages web contiennent aussi de l’information sur la santé que des commentaires de patients
Faire carrière dans la haute performance sportive : de la diversité dans les métiers et les carrières ?
Ce rapport de recherche s'inscrit dans le cadre d’une Convention Industrielle de Formation par la Recherche (CIFRE) et résulte d’une collaboration entre la Fédération Nationale Profession Sport et Loisirs (FNPSL), les laboratoires de recherche Sport, Expertise et Performance (SEP) de l’Institut National du Sport, de l’Expertise et de la Performance (INSEP) et le Centre de Recherche Bretonne et Celtique (CRBC) de l’Université de Bretagne Occidentale (UBO).L’objectif est d’étudier les trajectoires professionnelles des femmes et des hommes dans la haute performance sportive. La première phase d’enquête qualitative, menée en 2024, a impliqué 24 professionnel.les de la HPS issus de divers secteurs d’activité (entraînement, (para)-médical, sciences du sport, accompagnement et formation, etc.). Les résultats, présentés dans ce rapport de recherche intermédiaire, ont été présentés lors d’un comité de pilotage intermédiaire en décembre 2024, rassemblant des partenaires étatiques, institutionnels et fédéraux. Ce projet de recherche, prévu jusqu’en novembre 2026, entre désormais dans une phase approfondie avec plusieurs axes de développement. L'ensemble de ces axes vise à approfondir la compréhension des dynamiques professionnelles dans la HPS et à fournir des outils d’aide à la décision pour les acteurs du secteur. Les collaborations engagées avec les partenaires académiques et professionnels seront déterminantes pour enrichir les analyses et maximiser les retombées de cette thèse.Les données issues de cette recherche sont directement intégrées aux actions de la FNPSL : 1) Mieux comprendre les trajectoires professionnelles dans les métiers du sport en identifiant des étapes clés et les déterminants de la mobilité professionnelle ;et 2) favoriser les opportunités d'emploi et de développement professionnel au sein du secteur sportif
Rapport annuel du Réseau Ours Brun Ours 2024
The Pyrenean brown bear is annually monitored by cross-border wildlife services involving Andorran, Spanish andFrench teams. In France, the OFB, through the Brown Bear Network (ROB), is in charge of this task.In 2024, 3,593 indirect bear signs were collected as part of this cross-border monitoring programme, allowing theestimation of the brown bear distribution range over the entire Pyrenean massif at 7,200km², that is 100km² more than in2023 and 1,500km² more than in 2022. Despite numerous fluctuations since the first translocations in 1996, the general trend ofthe distribution area is still upwards.All these different signs of presence, combined with the genetic analysis of 881 of them (hair and scat samples), madeit possible to identify 96 different individuals in the Pyrenees and to detect a minimum of 13 litters totalling 22 cubs of the year.2024 is thus the year in which the highest number of females with cubs of the year has been observed since the firsttranslocations in 1996. At least 9 of the 16 cubs born and detected in 2023 were detected alive in 2024, giving a provisionalsurvival rate of 56.25%. 13 individuals detected in 2023 were not detected in 2024 but are not considered as disappeared fornow. In contrast, 5 bears are considered disappeared in 2024.The detection of 7 bears in 2024 (5 adult females and 2 sub-adult females), not detected in 2023, means that 7individuals can be added to the Minimum detected size of 2023, giving a Minimum retained size (MRS) for 2023 of 90 bearsacross the Pyrenees. Based on the MRS, the average annual growth rate between 2006 and 2023 is estimated at+11.12% for the whole Pyrenees range.In 2024, the CMR (Capture-marked-recapture) method estimates the population size at 104 individuals, with acredibility interval ranging from 97 to 123 individuals. Demographically, the population is continuing to increase steadily.However, a demo-genetic study is currently underway to quantify the effects of inbreeding on the demography of the Pyreneanbrown bear population.La población de oso pardo en los Pirineos es objeto de un seguimiento transfronterizo anual en el que participan lasadministraciones andorranas, españolas y francesas. En Francia, la OFB, a través de la Red Oso Pardo (ROB), se encarga de estatarea.En 2024, los 3.593 indicios indirectos de oso recogidos en el marco de este programa de seguimiento transfronterizopermiten estimar el área de distribución del oso en todo el macizo pirenaico en 7.200 km², lo que supone un aumento de 100km² con respecto a 2023 y de 1.500 km² con respecto a 2022. A pesar de las numerosas fluctuaciones desde las primerasreintroducciones en 1996, la tendencia general del área de distribución sigue siendo al alza.Todos estos diferentes indicios de presencia, combinados con el análisis genético de 881 de ellos (muestras de pelo yexcrementos) permiten identificar 96 individuos diferentes y detectar un mínimo de 13 camadas que totalizan 22 oseznos delaño. Esto convierte a 2024 en el año en que se ha observado el mayor número de hembras con crías del año desde lasprimeras reintroducciones en 1996. Al menos 9 de las 16 crías nacidas y detectadas en 2023 fueron detectadas vivas en 2024, loque arroja una tasa provisional de supervivencia del 56,25%. 13 individuos detectados en 2023 no fueron detectados en 2024,pero no se consideran desaparecidos por el momento. Sin embargo, 5 osos se consideran desaparecidos en 2024.La detección de 7 osos en 2024 (5 hembras adultas y 2 hembras subadultas), no detectados en 2023, significa quepueden añadirse 7 individuos al Efectivo mínimo detectado (EMD) en 2023, lo que da un Efectivo mínimo retenido (EMR) para2023 de 90 osos en todos los Pirineos. Sobre la base del EMR, la tasa media de crecimiento anual entre 2006 y 2023 se estimaen +11,12% para todos los Pirineos.En 2024, el método CMR (Captura-marcaje-recaptura) estima la población en 104 individuos, con un intervalo decredibilidad de entre 97 y 123 individuos. Demográficamente, la población sigue aumentando de forma constante. Sinembargo, actualmente se está realizando un estudio demogenético para cuantificar los efectos de la endogamia, observada enlos últimos años, sobre la demografía de los osos en los Pirineos.La population d’Ours brun présente dans les Pyrénées fait l’objet d’un suivi annuel transfrontalier impliquant les services andorrans, espagnols et français. En France, l’OFB, par le biais du réseau Ours Brun (ROB), est chargé de cette mission. En 2024, les 3 593 indices indirects d’ours collectés dans le cadre de ce suivi transfrontalier permettent d’estimer l’aire de répartition de l’ours sur l’ensemble du massif Pyrénéen à 7 200 km², soit une augmentation de 100 km² par rapport à 2023 et de 1 500km² par rapport à 2022. Malgré de nombreuses fluctuations depuis les premières réintroductions en 1996, la tendance générale de l’aire de répartition est toujours à l’augmentation. L’ensemble de ces différents indices de présence, associé à l’analyse génétique de 881 d’entre eux (échantillons de poils et de crottes) permet d’identifier 96 individus différents et de détecter un minimum de 13 portées totalisant 22 oursons de l’année. 2024 devient ainsi l’année où est observé le plus grand nombre de femelles suitées depuis les premières réintroductions de 1996. Au moins 9 individus sur 16, nés et détectés en 2023, ont été repérés vivants en 2024, soit un taux de survie provisoire de 56,25%. 13 individus détectés en 2023 n’ont pas été repérés en 2024 mais ne sont pour autant considérés disparus pour l’instant. En revanche, 5 ours sont considérés disparus en 2024. La détection de 7 ours en 2024 (5 femelles adultes et 2 femelles subadultes), non repérés en 2023, permet donc d’ajouter 7 individus à l’Effectif minimal détecté (EMD) de 2023 et d’obtenir ainsi un Effectif minimal retenu (EMR) pour 2023 de 90 ours sur l’ensemble de la chaîne des Pyrénées. Sur la base de l’EMR, le taux d’accroissement moyen annuel entre 2006 et 2023 est estimé à +11,12% pour l’ensemble des Pyrénées. En 2024, la méthode CMR (Capture-marquage-recapture) évalue la population à 104 individus, avec un intervalle de crédibilité compris entre 97 et 123 individus. Sur le plan démographique, la population continue ainsi d’augmenter progressivement. Une étude démo-génétique en cours permettra néanmoins de quantifier les effets de la consanguinité, constatée ces dernières années, sur la démographie des ours des Pyrénées
Le Golfe de Larchant : dalles de grès superposées, développement des chaos et altérations cryogéniques
The field trip has two objectives: (1) to dissect the geomorphology and the mutual relationships between the superimposed quartzitic sandstone slabs to seat their formation in a spatial dynamic; (2) to try to make a distinction between sandstone megaclatsts recently released from the escarpments and those which have been intensely weathered and which could possibly be chronological witnesses of the landscape evolution.La sortie a deux objectifs : (1) décortiquer les caractéristiques géomorphologiques et les relations mutuelles entre les dalles superposées pour replacer leur formation dans une dynamique spatiale ; (2) essayer de faire une distinction entre blocs de grès libérés récemment des escarpements et les blocs qui ont été profondément altérés par exposition aux intempéries et qui pourraient éventuellement être des témoins chronologique de l'évolution des paysages. Le livret d'accompagnement débute par le rappel de notions qui seront mises en avant pour argumenter les observations et leurs interprétations
Étude d'impact JOP baignabilité de la Seine
L’objectif du Projet est de décrire les politiques spécifiques conduites en Ile de France pour améliorer la qualité de l’eau de la Seine à Paris pendant la période 2017-2024, en particulier d’un point de vue bactériologique et en lien avec la tenue d’épreuves en Seine durant les JOP 2024, de mesurer objectivement si ces politiques, par les moyens déployés et par la nature des réalisations, ont connu une accélération par rapport aux périodes antérieures, et de quantifier leur impact de moyen terme sur la qualité effective de l’eau du fleuve, qualité qui pourra être appréciée non seulement selon les critères de baignabilité de la directive baignade et des fédérations internationales mais également l’amélioration globale de la qualité de l’eau au titre de la directive cadre sur l’eau (DCE). Les limites des moyens développés seront aussi analysées
Le trumpisme à la française
Le trumpisme est devenu en quelques semaines le modèle d’une nouvelle forme de pouvoir politique, une forme originale qui n’a pas de précédent dans l’histoire politique moderne. Si la fascination à l’égard du trumpisme s’inscrit dans un cadre institutionnel et une histoire politique qui ne sont pas ceux des États-Unis, elle vient néanmoins à la rencontre d’attentes assez fortement présentes dans l’électorat français. Parmi ces attentes, on peut remarquer une critique de la justice, une remise en cause du personnel politique traditionnel au nom de l’efficacité, une forte association entre libéralisme économique et demande d’autorité, tout comme une volonté de séparer ce qui appartient à la sphère publique et ce qui appartient à la sphère privée, qu’il s’agisse de défendre ses intérêts ou bien ses opinions. La question reste alors de savoir si cette nouvelle formule politique reste confinée à la droite et à l’extrême-droite françaises ou bien si elle ne les a pas déjà débordées pour devenir un arrière-fond commun à de nombreux électeurs. L’analyse est faite à partir de la vague 16 du Baromètre de la confiance politique du Cevipof menée en janvier 2025
Évaluation des enseignants-chercheurs, des chercheurs, de leurs équipes et de leurs projets scientifiques dans le contexte de la science ouverte
The sharing of scientific advances and research products (publications, data, software, protocols, etc.) guarantees better dissemination of discoveries, more quickly and to the greatest number of people. By subjecting scientific results and data to the discussion and criticism of a wider and more varied audience, this sharing guarantees more rigour and ethics in research. The scientific community is therefore generally very much in favor of the principle of open science, which offers free and open access to research results. However, an important obstacle to its deployment today lies in evaluation practices. A change in these practices appears necessary, in line with the recommendations of the founding international texts, such as the DORA declaration signed by numerous institutions, including the french Academy of Sciences.In this rapidly changing context, it is legitimate for researchers, who rightly want their research activities to be recognized at the national and international level, to question the way in which their scientific work and projects are evaluated. Their questions relate in particular to (i) the concrete criteria that will be used by their universities and research organizations for appointments or promotions, (ii) the new rules concerning the evaluation of research projects by national or European funding agencies, or (iii) the criteria for the awarding of scientific prizes.This report aims to suggest a number of ways to improve the quality of the evaluation of researchers, their scientific projects, teams and research units. The potential abuses of commercial scientific publishing are highlighted and explained. The report also explains why qualitative evaluation should be systematically favored over the indiscriminate and non-contextualized use of bibliometrics. It also emphasizes the need to diversify the evaluation criteria and the profiles of the members of the dedicated committees. The question of harmonizing evaluation criteria at the international level, with the aim of promoting the mobility of scientists and the development of collaborations, is also addressed, taking into account the diversity of needs specific to different countries and scientific disciplines. Finally, the report recommends reducing bureaucracy and providing adequate human and financial resources to carry out quality expert assessments whenever necessary. The conclusion of the report opens with four concrete recommendations for the attention of the scientific community.Le partage des avancées de la science et produits de la recherche (publications, données, logiciels, protocoles, etc.) garantit une meilleure diffusion des découvertes, plus rapidement et au plus grand nombre. En soumettant les résultats et les données scientifiques à la discussion et à la critique d’un public plus large et varié, ce partage garantit plus de rigueur et d’éthique à la recherche. La communauté des scientifiques est ainsi généralement très favorable au principe de la science ouverte, qui offre un accès gratuit et libre aux résultats de la recherche. Cependant, un frein important à son déploiement réside aujourd’hui dans les pratiques de l'évaluation. Une évolution de celles-ci apparaît nécessaire, à l’image de ce que préconisent des textes internationaux fondateurs, comme la déclaration DORA signée par de nombreuses institutions, dont l’Académie des sciences.Dans ce contexte en pleine évolution, il est légitime que les chercheurs - qui souhaitent, à juste titre, que leurs activités de recherche soient reconnues au niveau national et international - s’interrogent sur les modalités de l’évaluation de leurs travaux et projets scientifiques. Leurs questions concernent notamment (i) les critères concrets qui seront utilisés par leurs universités et organismes de recherche pour une nomination ou une promotion, (ii) les nouvelles règles concernant l’évaluation des projets de recherche par les agences de financement nationales ou européennes ou, encore, (iii) les critères d’attribution de prix scientifiques.Ce rapport s’attache à suggérer un certain nombre de pistes pour améliorer la qualité de l’évaluation des chercheurs, de leurs projets scientifiques ainsi que des équipes et des unités de recherche. Les dérives potentielles de l’édition scientifique commerciale sont mises en évidence et expliquées. Le rapport explicite aussi les raisons pour lesquelles l’évaluation qualitative doit être systématiquement privilégiée à une utilisation aveugle et non contextualisée de la bibliométrie. Il insiste par ailleurs sur la nécessité de diversifier les critères d’évaluation ainsi que les profils des membres des comités dédiés. L’enjeu de l’harmonisation des critères d’évaluation au niveau international, visant à favoriser la mobilité des scientifiques et le développement des collaborations, est également discuté en tenant compte de la diversité des besoins spécifiques aux différents pays et disciplines scientifiques. Le rapport préconise, enfin, de réduire la bureaucratie et de donner les moyens humains et financiers adéquats pour réaliser des expertises de qualité dès lors qu’elles sont nécessaires. La conclusion du rapport s’ouvre sur 4 recommandations concrètes proposées à la communauté scientifique
Rapport concernant la stratégie de bascule de la Ciivise dans le droit commun
Proposition 1 Conserver la forme institutionnelle actuelle de la CIIVISE jusqu'à octobre 2026, en donnant des moyens véritables à la commission .</div
Note méthodologique : Inférence et chiffrage des principaux usages des pesticides à travers le recours à une clé de regroupement: Cas d’étude avec la lambda-cyhalothrine (pyréthrinoïdes)
European regulations on pesticides require the quantities consumed to be monitored. In France, it is done by recording pesticide sales through the BNV-D. However, when re-evaluating a pesticide, it is not the quantities consumed but the specific regulatory uses that are considered, which are currently not recorded. This methodological note proposes to fill this gap by breaking down active substances’ quantities by regulatory use, which enables a better assessment of the challenges of reducing pesticide use, particularly for those covering several pests and crops. The breakdown of quantities by regulatory use is based on pest risk data provided by the Bulletins de Santé du Végétal (Plant Health Bulletins) and the quantities of pesticide products used per crop from the Agreste crop surveys. This report describes the methodology and sources used, illustrated by the example of the insecticide active substance lambda-cyhalothrin, a representative case with over 200 different regulatory uses. This approach seems to be of general interest and has been used as part of INRAE’s comparative evaluation report on lambda-cyhalothrin, which aims to assess the technical and economic impact of using alternatives for the various regulatory uses of the active substance. It was thus possible to identify the proportion of lambda-cyhalothrin quantities analyzed by the report according to the regulatory uses selected for the study.La réglementation européenne sur les pesticides impose un suivi des quantités utilisées. En France, cela se fait par l’enregistrement des ventes de pesticides au travers de la BNV-D. Toutefois, pour réévaluer un pesticide, ce ne sont pas les quantités consommées mais les usages spécifiques qui sont pris en compte, et ces derniers ne sont pas enregistrés. Cette note méthodologique propose de combler ce manque en cherchant à répartir les quantités de substance active par usage, une démarche qui permet de mieux évaluer les enjeux d’économie d’usage en particulier pour les pesticides couvrant plusieurs ravageurs et cultures. La répartition des quantités par usage s’appuie sur les données de risque liées aux ravageurs, fournies par les bilans des Bulletins de Santé du Végétal ainsi que les quantités de produits pesticides employés par culture issues des enquêtes pratiques culturales d’Agreste. Ce rapport décrit la méthodologie et les sources utilisées, illustrées par l'exemple de l'insecticide lambda-cyhalothrine, un cas représentatif avec plus de 200 usages différents. Cette démarche nous semble présenter un intérêt général et a été mobilisée dans le cadre du rapport évaluation comparative INRAE qui vise à évaluer l’impact technico-économique de la mobilisation des alternatives sur les différents usages de la substance active. Il a ainsi pu être possible d’identifier la part des quantités de lambda-cyhalothrine concernée par le rapport selon les usages sélectionnés pour l’étude
La ville face au changement climatique
International audienceLe Vietnam figure parmi les pays qui subiront les conséquences les plus graves du changement climatique. Les villes, espaces polluants et énergivores, doivent désormais s'adapter. L'heure est aux actions ambitieuses et concrètes afin que chacun puisse avoir droit à une qualité de vie durable et respirer un air sain. Pour les villes vietnamiennes, quelles sont les solutions à mettre en œuvre? L'objectif de cet ouvrage est de faciliter le partage d'expérience sur la thématique du développement urbain face à l'urgence climatique, afin de favoriser le dialogue et l'appropriation par tous les acteurs participants à la construction de la ville de demain