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    Remploi et recyclage dans les constructions antiques en terre crue à Nîmes (Gard) entre les IVe siècle av. n. è. et IIe siècle ap. n. è.

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    International audienceNîmes est une agglomération protohistorique implantée dès le VIe s. av. n. è sur les pentes méridionales du Mont Cavalier, sans forcément, pour cette époque ancienne, avoir été enclose dans un mur d’enceinte. Celui-ci ne semble être construit qu’à partir du IVe s. av. n.è. À partir de cet oppidum, la ville s’agrandit amplement vers la plaine et est à nouveau enclose à l’époque augustéenne. Le nouveau périmètre ainsi défini multiplie par quatre la superficie intra-muros, qui n’est toutefois pas urbanisée totalement, certains secteurs restant vierges de constructions.Le centre urbain de Nîmes a fait l’objet de plusieurs fouilles d’ampleur ces vingt dernières années, au cours desquelles des constructions en terre crue avaient pu être brièvement observées (par exemple fouilles du quartier des Bénédictins, publiées sous la direction de Pierre Garmy et Martial Monteil). La thématique de la terre crue n’a cependant été véritablement investie qu’assez récemment à l’aune de découvertes remarquables réalisées dans le cadre d’opérations préventives comme celles de la « rue Rouget de l’Isle » ou de « Cadereau-Jean-Jaurès » (réalisée sous la direction de Ghislain Vincent, Inrap). Ces deux quartiers, mêlant habitats et espaces économiques, sont entièrement construits en terre crue, avec la terre massive comme technique de construction (quasi) exclusive. Ils permettent d’en suivre les développements et variations techniques sur cinq siècles. Plus particulièrement, ils ont permis de mettre en évidence des procédures de recyclage et de remploi et de les contextualiser sur le long terme, pour une période qui s’étend du IVe siècle av. n.è au IIIe siècle ap. n.è. Ainsi, les constructions du Haut-Empire et plus particulièrement celles des années 50 à 200 sont marquées par le recourt systématique au recyclage. Le recyclage/remploi concerne ici autant la réintroduction du matériau terre dans des constructions en terre que l’introduction d’autres matériaux (enduits peints fragmentés, éclats de tailles, etc.) lors de la préparation du matériau ou de la construction du mur. Dans ces exemples, la terre apparaît donc à la fois comme matériau recyclant et étant lui-même recyclé. Le processus du recyclage ou du remploi dans le domaine des constructions en terre crue est à ce jour une thématique émergente qui demande à être encore largement documentée. Les exemples nîmois en proposent les premiers jalons en contexte urbain antique midi-méditerranéen.Intégrer la question du recyclage aux vestiges en terre crue, par ailleurs souvent difficilement lisibles sur le terrain, apparaît aujourd’hui primordiale en ce qui concerne leur identification mais également leur intégration dans l’économie de la récupération. Par ailleurs, la prise en compte de cette thématique dans la chaine opératoire de la terre crue permet, au-delà des seuls aspects de mise en œuvre, d’aborder la complexité du matériau terre, tant d’un point de vue mécanique et structurel, le système socio-économique associé impliquant des questions relatives à la gestion du site et de l’approvisionnement, mais également le sens que porte le recyclage de ce matériau dans ses modalités techniques, réglementaires et temporelles

    Les Joueuses d'osselets d'Alexandros Athenaios Histoire d'un tableau

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    Agnelage d’automne dans le Sud de la France: implications pour l’acquisation et la gestion des ressources au Néolithique

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    International audienceL’organisation des tâches agropastorales et la disponibilité saisonnière des productions animales sont étroitement liées au calendrier de reproduction des troupeaux domestiques. Au Néolithique, les sociétés agropastorales ont dû composer saisonnièrement avec les contraintes environnementales et la physiologie animale. Sous les latitudes tempérées, les brebis alternent annuellement entre une période de fertilité et un repos sexuel, un cycle principalement calé sur la photopériode. Dans le bassin méditerranéen, le cadre climatique, ainsi que l’existence de races ovines méditerranéennes ayant une forte capacité au désaisonnement, ont permis l’émergence de l’agnelage d’automne, contrastant avec le modèle dominant des mises bas printanières en Europe tempérée. Pour reconstuire la saison de naissance des moutons au Néolithique, nous nous appuyons sur l’analyse séquentielle des isotopes stable de l’oxygène (δ18O) dans l’émail dentaire. Des agnelages d’automne ont déjà été observés dès le 6e millénaire avant notre ère dans le sud de la France et en Espagne. Dans le cadre du programme AUTUMN LAMBS, nous élargissons les recherches dans le Sud de la France, tant sur le plan géographique que chronologique afin de mieux comprendre les conditions socio-économiques et paléoenvironnementales ayant conduit à l’émergence et la perduration de ces systèmes d’élevage. Nous présenterons les nouveaux résultats de l’analyse de huit contextes du Sud de la France datés du 6e au 4e millénaires avant notre ère (Montélimar-Daurelle, Grotte Lombard, Les Bréguières, Montou, Mourre de la Barque, Pendimoun, Pertus II, et le Taï), ainsi que de trois contextes d’Europe continentale du 4e millénaires (Arbon Bleiche 3, Chalain 19, Clairvaux XIV). Nos résultats confirment la présence des naissances automnales en Méditerranée dans le Cardial et leur persistance sur la diachronie dans des complexes chronoculturels du VBQ, Chasséen et Ferrières. Ces agnelages d’automne confirment la capacité physiologique des moutons néolithiques au désaisonnement, ainsi que la maîtrise des interactions socio-sexuelles au sein du troupeau par les éleveurs. De plus, ces résultats reflètent un environnement propice, offrant des ressources fourragères suffisantes pour soutenir la lactation en automne, typique du climat méditerranéen. La combinaison d’un agnelage automnal et printanier permettait aux éleveurs de disposer de produits animaux, notamment du lait, sur un temps plus long de l’année, leur offrant ainsi un avantage significatif dans l’acquisition des ressources

    A closer look at the orientation and seasonal rhythms of sheep economies in the early Neolithic of the Adriatic

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    International audienceThe strategic relevance of the Adriatic region in the Neolithization of the central and western Mediterranean is reflected in the prominent presence of the 'maritime stream', associated with the Impressa pottery complex. This stream indicates a remarkable cultural unity between both Adriatic coasts, sustained by continuous interactions, as evidenced by elements of material culture. Economically, both regions share an emphasis on sheep herding and barley cultivation, although they differ in their use of wild resources, reflecting both local adaptations and cultural preferences. However, knowledge about livestock practices remains limited, particularly regarding animal management and exploitation.This study aims to characterize livestock practices in the Adriatic during the early Neolithic, focusing on sheep, the predominant species. Mortality profiles from sites on both coasts will be analyzed to reconstruct the orientation of the production, inferred from herds demographic management. Additionally, pastoral calendars will be investigated at Tinj and Crno Vrilo (Dalmatia) and at Trasano and Rendina (southern Italy) with special attention to the timing of sheep birthing in the annual cycle, in order to reflect potential zootechnical strategies for deseasoning lambing in autumn, as is currently practised in the Mediterranean region.The results are expected to provide a more comprehensive understanding of animal management strategies and the socio-economic organisation of these agropastoral communities, revealing patterns that highlight the role of the Adriatic as a strategic hub in the spread of the Neolithic and the development of early agropastoral economies in the Mediterranean

    Multi-method dating (¹⁰Be, ³⁶Cl, and ¹⁴C) of the Ossau Valley moraine complex (Pyrenees, France). A new stronghold of asynchronous glacier maximum advance relative to the global LGM falls.

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    International audienceThe Last Glacial Maximum (LGM) refers to the most recent time interval during which the global volume of continental ice reached its maximum extent, resulting in the lowest global sea level. This event occurred between 19 and 24–26 ka cal BP, as evidenced from U-Th and radiocarbon dating of coral reefs associated with the last major sea-level lowstand. In the Pyrenees, the LLGM (i.e. Local Last Glacial Maximum of the Late Pleistocene glaciation) occurred during MIS 4, i.e. earlier than the LGM interval, whereas glacier positions during the LGM interval are unequally documented. Based on Pyrenees-wide available data, LGM glaciers seem to have extended as far as their earlier LLGM positions in the eastern valleys but were substantially shorter farther west. These differences along the strike of the mountain range have been interpreted (i) as a possible indicator of an increasing precipitation gradient from the Atlantic Ocean towards the Mediterranean Sea, or alternatively, (ii) as an artifact of the dating methods applied so far. Here we test these two hypotheses in the poorly documented northwesternmost part of the Pyrenees by providing a new series of 33 10Be and 36Cl surface exposure ages from the terminal LLGM moraines of the Gave d’Ossau. These combined exposure-age results are discussed in light of previously acquired ¹⁴C ages from the ice-marginal Estarrès glaciolacustrine sequence, and from Late Pleistocene archaeological sites. The evidence allows the reconstruction of a four-step scenario detailing glacier fluctuations during the Late Pleistocene: (i) a first glacial advance occurred during MIS 4 / MIS 3; (ii) between 34–30 ka and 31–27 ka, the Ossau glacier receded by at least 2 to 3 km but the precise extent of this recession remains uncertain; (iii) during the LGM interval, the Ossau glacier readvanced, leading to the formation of LLGM moraines around 27–24 ka, followed by post-LLGM recessional moraines 2 km upstream around 22–19 ka; (iv) from 20 to 19 ka, the Ossau glacier retreated extremely rapidly more than 30 km from its LLGM terminal morainic complex

    Patrimoine géologique et politiques publiques : apports et perspectives de l’INPG

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    International audienceAu début des années 2000, la France a mis en place l'Inventaire National du Patrimoine Géologique (INPG) en l’inscrivant dans son Code de l’environnement. À l'approche de son vingtième anniversaire, les résultats de l'INPG sont utilisés pour appliquer et piloter, les politiques publiques liées à la protection de la nature.L'évaluation quantitative des sites géologiques inscrits et diffusés dans le cadre de ce programme repose sur deux notes : l'une qualifie la valeur patrimoniale du site sur la base de ses valeur scientifique, pédagogique et historique, l'autre évalue la nécessité de sa protection en tenant compte de sa vulnérabilité naturelle, de son exposition aux menaces anthropiques et des dispositifs de protection déjà en place. Sur la base de ces deux notes, il est possible de fournir des outils simples et faciles à utiliser pour aider à la géoconservation, tels que des cartes qui classent par ordre de priorité les sites nécessitant une protection aux échelles nationale ou régionale. Ces ressources contribuent aussi à intégrer le patrimoine géologique dans la politique de la stratégie nationale de protection de la nature (SNAP 2030). Cette politique vise notamment à protéger 30 % du territoire national (terrestre et maritime) d'ici 2030, dont 10 % sous protection forte.Les données de l’'inventaire peuvent également être utilisées pour des investigations relatives à la gestion et le suivi des sites. Par exemple, en croisant les cartes des sites géologiques avec les zones protégées et conservées existantes, il est possible d'évaluer l'état actuel de la protection et de la gestion du patrimoine géologique français. Ces évaluations peuvent être thématiques (par exemple, étudier comment les sites d'importance paléontologique ou géomorphologique sont gérés ou protégés) ou liées à des outils de protection spécifiques (par exemple, les sites de l'INPG situés dans des zones protégées sont-ils moins menacés que ceux qui ne le sont pas). En effet, une étude menée sur les sites de l'INPG au sein des géoparcs français met en évidence une plus faible intensité des menaces anthropiques et naturelles des géosites situés dans le périmètre des géoparcs que sur le reste du territoire. Même si les géoparcs ne sont pas obligatoirement des espaces naturels à protection forte, ceci montre l’importance des actions de sensibilisation qui y sont menées.La base de données de l'INPG qui compte plus de 4 000 sites géologiques est toujours en progression. Aujourd’hui elle couvre tout le territoire métropolitain et ultramarin et peut pleinement être exploitée à différentes échelles pour améliorer la géoconservation des sites en faisant tout à la fois mieux connaître le patrimoine géologique au sein de la société (tous les publics) et mieux prendre en compte les menaces qui pèsent sur les sites afin de mieux protéger la nature dans toute sa diversité

    Quelle mobilisation des données du passé pour penser le futur des forêts ?: Etat des lieux et expérimentation inter- et transdisciplinaire au sein du FORESTT-HUB (PEPR FORESTT)

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    International audienceLes forêts sont des socio-écosystèmes façonnés par une longue coévolution avec les sociétés humaines. En les replaçant dans ce temps long, les sciences du passé (histoire environnementale, écologie historique, paléoécologie, archéologie, génétique) sont pertinentes pour éclairer leur fonctionnement actuel et accompagner les choix de gestion. Leurs apports sont multiples : soutien à la biologie de la conservation et à l’écologie de la restauration, participation aux changements de paradigmes, et mise en perspective des enjeux écologiques via l’histoire longue de la réflexivité environnementale et des controverses. De même, les modélisations climatiques et environnementales et les prospectives se nourrissent des données historiques pour construire une gamme de scénarii futurs et aider à la prise de décision. Pourtant, la pertinence des données passées et les modalités selon lesquelles elles sont mobilisées pour penser les forêts de demain ont peu été explorées.Cette communication questionne la place des données du passé dans la construction de récits du futur (modélisations, prospectives…) en identifiant pourquoi, comment, pour qui et par qui celles-ci sont mobilisées. Elle s’intéresse aux différences épistémologiques entre les récits de trajectoires et controverses passées étayés sur une analyse critique de données, et les récits rétrospectifs servant de base à la construction de prospectives. Elle s’interroge sur le rôle du chercheur en sciences du passé dans la mobilisation de ces données (simple passeur de savoir ou implication active à la prospective) et sur son positionnement vis-à vis de l’action. Nous nous appuierons sur les recherches inter- et transdisciplinaires du FOREST-HUB pour explorer l’hypothèse selon laquelle les récits sur les trajectoires socio-écologiques et les controverses passées peuvent favoriser le dialogue entre chercheurs et acteurs forestiers (propriétaires, gestionnaires, usagers), contribuer à dépasser certains blocages, modifier des perceptions, fournir de nouveaux leviers et innover pour penser d’autres futurs pour les forêts

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