HAL-INRAP
Not a member yet
25817 research outputs found
Sort by
Vivre et mourir à la fin de la Préhistoire à Montagnac : découvertes archéologiques de la ZAC Boutonnet
National audienc
Un fourreau d’épée ficelé à Chens-sur-Léman (Haute-Savoie), pratique funéraire ou fonctionnalité militaire ?
International audienceThe sword scabbards of Late Iron Age are made of metallic plates on which the rust keeps track of surrounding perishable materials. On a funerary site, its analysis helps understanding how the military equipment was put down into the grave. If the presence of a leather belt may be easy to determine, interpreting textile remains may be less obvious and there might be many hypothesis. A grave excavated in the Léchères cemetery (Chens-sur-Léman, France) shows a singular case of a scabbard which plates are wraped with a cord. This particular way of wrapping a scabbard might be done for functional reason. Firstly, it lessens the shocks of the weapon against the warrior’s leg. Then it prevents the scabbard from jingling against other metallic elements. That way, it allows a silent approach and an obvious tactical gain within combat phases built on surprise effect.Les fourreaux d’épée de la fin de l’âge du Fer sont constitués de plaques métalliques dont la corrosion conserve les traces des matériaux périssables environnants. Sur un site funéraire, leur analyse permet de comprendre comment l’équipement militaire a été disposé dans la tombe. Si la présence d’une ceinture en cuir peut être relativement facile à identifier, l’interprétation des vestiges textiles peut être moins évidente et donner lieu à de nombreuses hypothèses. Une tombe fouillée dans la nécropole des Léchères (Chens-sur-Léman, France) présente le cas singulier d’un fourreau dont les plaques sont enveloppées de corde. Cette manière particulière d’envelopper un fourreau pourrait avoir une raison fonctionnelle. Premièrement, cela atténue les chocs de l’arme contre la jambe du guerrier. Ensuite, cela empêche le fourreau de produire un tintement au contact d’autres éléments métalliques. Ainsi, le dispositif permet une approche silencieuse et offre un avantage tactique évident dans des phases de combat basées sur l’effet de surprise
Trois guerres pour une conquête. Traces et répercussions des conflits armés dans le bassin lémaniqueet la haute vallée du Rhône suisse aux IIe et Ier siècles av. n. è.
International audienceIn the 2nd and 1st centuries BC, the Lake Geneva basin and the Lower Valais were at the heart of a zone of Roman-Rheto-Celtic conflict, marked by various campaigns generally attributed to the expansion processes of the late Roman Republic. While historical sources mention several violent episodes and major population movements in this area, from an archaeological point of view, what traces might these wars of conquest have left behind? This article sets out to answer this question with regard to equipment, material culture and territorial organisation, on the basis of published and unpublished data relating to 127 sites. The cross-referencing of primary markers (weapons, fortifications) and secondary markers (territory, cult, economy) outlines a general trend that sees a transition from an ‘elite’ representation of war (warriors’ tombs, aristocrats/equites, heroic cult, etc.) to a war of occupation or position (checkpoints, militaria in urban context, territorial grid, etc.). The interest of the sequences between the major military campaigns, which can leave relevant material clues – such as territorial reorganisations or the parallel economy that adapts to times of crisis – is also highlighted.Aux IIe et Ier siècles av. n. è., le bassin lémanique et le Bas-Valais se situent au centre d’une zone de conflit romano-rhéto-celtique, marquée par diverses campagnes généralement associées aux processus d’expansion de la fin de la République romaine. Bien que les sources historiques évoquent plusieurs épisodes violents et des mouvements de population importants dans cette région, quelles traces archéologiques ont pu laisser ces guerres de conquête ? Cet article tente de répondre à cette question en examinant les équipements, la culture matérielle et l’organisation territoriale, sur la base de données publiées et inédites relatives à 127 sites. Le croisement de marqueurs primaires (armement, fortifications) et secondaires (territoire, culte, économie) esquisse une tendance générale qui voit le passage d’une représentation « élitaire » de la guerre (tombes de guerriers, aristocrates/equites, culte héroïque, etc.) à une guerre d’occupation ou de position (points de contrôle, militaria en contexte urbain, maillage territorial, etc.). L’intérêt des séquences comprises entre les grandes campagnes militaires, qui peuvent laisser des indices matériels pertinents – comme les réorganisations territoriales ou l’économie parallèle qui s’adaptent aux temps de crise – est également relevé
L’occupation protohistorique de la Viaube 2 à Jaunay-Clan (Vienne). Évolution d’un terroir agricole entre l’âge du Bronze ancien et le premier âge du Fer
International audienceCarrying out a new preventive archeology excavation on the late prehistoric site of la Viaube provided the opportunity to study a rural landscape occupied over several millennia. The surveyed land covers an area of 7 000 m², north of Poitiers, in the alluvial plain bordering the left bank of the Clain river. The first traces of occupation of this sector date from the beginning of the Bronze Age. They are mainly characterised by numerous storage pits linked to a much larger occupation that probably covered several hectares. The carpological analysis of the pit fills point to the collection of acorns and the cultivation of emmer, einkorn, spelt, wheat and barley. Other pits contained human and animal remains. The numerous artifacts from these features (pottery, lithics, macro tools) help to define the Early Bronze Age material cultures in west-central France. After a chronological hiatus of several centuries, the site is reoccupied at the end of the Bronze Age. This phase is marked by the construction of two quadrangular buildings on planted posts, one with a supporting module, the other with a row of ridge-bearing posts. Three storage pits, a large polylobed pit intended for the extraction of building earth and a combustion structure interpreted as a possible oven, provide abundant pottery ensuring occupation of this territory during the Late Bronze IIIa. The Early Iron Age occupation is only represented by two excavated storage features that yielded many different plant taxa (barley, common millet, emmer, einkorn and spelled among others) and Hallstatt D2/D3 pottery. Finally, a few scattered features bear witness to the occupation of the site, always for agricultural purposes, during the Middle Ages.La réalisation d’une nouvelle fouille d’archéologie préventive sur le site protohistorique de la Viaube a été l’occasion d’étudier un territoire rural occupé durant plusieurs millénaires. Les terrains concernés représentent une superficie de 7 000 m², au nord de l’agglomération de Poitiers (Vienne), dans un contexte de plaine alluviale bordant la rive gauche du Clain. Les premières traces d’occupation de ce secteur datent du début de l’âge du Bronze. Elles se caractérisent notamment par de nombreuses fosses de stockage se rattachant à une occupation beaucoup plus vaste, couvrant vraisemblablement plusieurs hectares. L’analyse carpologique des comblements atteste la collecte de glands et la culture de l’amidonnier, de l’engrain, de l’épeautre, du blé et de l’orge. D’autres fosses ont livré des rejets singuliers : corps humain et squelettes d’animaux. Les nombreux artéfacts provenant de ces structures (mobilier céramique, industrie lithique, macro-outillage) complètent avantageusement les informations sur la définition des cultures matérielles du Bronze ancien dans le centre-ouest de la France. Après un hiatus chronologique de plusieurs siècles, le site est réoccupé à la fin de l’âge du Bronze. Cette phase est marquée par la construction de deux bâtiments quadrangulaires sur poteaux plantés, l’un à module porteur, l’autre à file de poteaux porteurs de faîtière. Trois silos, une grande fosse polylobée destinée à l’extraction de terre à bâtir et une structure de combustion interprétée comme un possible four délivrent un abondant mobilier céramique assurant une occupation de ce territoire au cours du Bronze final IIIa. L’occupation du premier âge du Fer n’est représentée que par deux structures de stockage excavées ayant livré de nombreux taxons végétaux différents (entre autres de l’orge vêtue, du millet commun, de l’amidonnier, de l’engrain et de l’épeautre) et un corpus céramique du Hallstatt D2-D3. Enfin, quelques structures en creux dispersées sur l’ensemble de l’emprise témoignent d’une occupation du site, toujours à des fins agricoles, au cours du Moyen Âge
Lussac-les-Églises, Saint-Martin-le-Mault, Le Couret, Communal de la Chaume (87), rapport de diagnostic archéologique
Retour sur la Rencontre Inter-Labos « Archéos en Transitions »
https://bioarcheo.hypotheses.org/388
Implantation et archéologie du site de « l’ancienne abbaye d’Écurey »
International audienc