25817 research outputs found

    On the road again… analysis of multi-frequency FD-EMI in a volcanic environment

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    International audienceGPR and EMI surveys were done on a Gallo-Roman road in a volcanic mountain area'; GPR delivers a detailed picture of the archaeological remains; multi-frequency FD-EMI allows for multi-depth electrical conductivity sounding

    De la stéréophotométrie au relevé archéologique : une nouvelle chaîne opératoire pour la lecture du relief de surface

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    International audienceSuite à plusieurs programmes de recherche portés par l'Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT), nous proposons une nouvelle chaîne opératoire destinée aux archéologues, qui vise à la numérisation du relief de surface. Grâce aux outils de l’IA, cette contribution implique des changements concernant la prise de vue sur le terrain, le traitement des données 2D ou 3D ainsi que l’aide au relevé.La lecture fine du relief est une étape cruciale dans la détection d’information pour la compréhension d’un vestige. Dans le cas des gravures sur une paroi ou un objet, les archéologues utilisent traditionnellement la lumière rasante. Or, la reconstruction 3D par photogrammétrie n’est pas suffisamment résolue pour la détection et l’interprétation de celles-ci. La stéréophotométrie (PS), méthode de reconstruction 3D qui lie le niveau de gris d'une image à l'orientation de la surface observée, trouve alors toute sa pertinence.Sur le terrain, les acquisitions stéréophotométriques consistent à photographier un objet depuis un point de vue fixe, mais en faisant varier l'éclairage. Proche de la technique de RTI (reflectance transformation imaging), elle est plus modulable et peut être combinée à une acquisition photogrammétrique pour le recalage spatial. De plus, la multiplication des points de vue permet d’envisager une reconstruction 3D à la fois complète et plus précise.Le traitement des données de la chaîne opératoire proposée peut être entièrement réalisé avec des outils d’IA. La résolution classique de la PS est possible après estimation des éclairages, soit à l’aide d’un système étalonné, soit par une connaissance a priori du relief. Cependant, les méthodes de PS dites "universelles”, qui fonctionnent par apprentissage, permettent d’estimer l'orientation locale de la surface sans connaissance de l’éclairage. La force de ces méthodes est leur capacité à traiter des matériaux complexes.Le résultat de la PS est un "champ de normales" représentatif de l’état de surface, ainsi qu’une carte d’albédo, qui correspond à la couleur de la surface débarrassée de l'ombrage. Cette séparation de la géométrie et de la couleur permet de constituer une base d’apprentissage non biaisée par les conditions d’éclairage au moment de la prise de vue ou par une erreur dans la reconstruction 3D. Pour les gravures de notre corpus, nous avons pu entraîner un réseau de type U-Net qui reçoit en entrée un champ de normales. Selon une typologie du vestige déterminée (os, roche, paroi), il permet la détection des gravures.Cette chaîne opératoire a pour but d'apporter une aide aux spécialistes de la lecture des gravures. Elle doit offrir à la fois un gain en temps de traitement des données et un gain en précision du relevé. L’étape suivante de la caractérisation sémantique ou de l'interprétation n’a pas été intégrée dans notre processus. Celle-ci appartient à chaque archéologue et la méthodologie lui est propre. En revanche, nous souhaitons développer la reproductibilité de la méthode, grâce au logiciel open source AliceVision Meshroom. En effet, la version 2025 a intégré les outils de PS et permet l’ajout d’extensions appelant des codes externes, comme cela pourra être le cas de notre méthode de détection des gravures

    De la détection au relevé : une simple question d’apprentissage ?

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    International audienceL’expertise des acteurs du patrimoine pour l’étude des vestiges peut assurément être apprise par les outils de l'IA. Pour une mosaïque antique, pour des pétroglyphes ou des gravures du Paléolithique, sommes-nous capables de réaliser un relevé archéologique à partir de photographies ? Nous proposons un retour d’expérience fondé sur le travail d’étudiants en informatique qui ont tenté de répondre à des besoins de chercheurs et de restaurateurs du patrimoine. Pour le premier cas d'étude, l'objectif est de comptabiliser et vectoriser les tesselles présentes sur la mosaïque des Saisons de Saint-Romain-en-Gal, afin de réaliser une cartographie pour le suivi sanitaire. Deux outils d'IA ont été utilisés. Le premier est SAM, un outil générique de segmentation proposé par Meta. Après une réduction de la taille des images en entrée, nous avons réussi à contourner le découpage sémantique lié à la figuration des scènes. Le deuxième outil est un réseau de type U-Net, qui nécessite une base d’apprentissage. Cependant, pour cet objet relativement simple, seules 200 tesselles sur un total de 453530 ont servi à la discrimination.Pour le deuxième cas d'étude, nous avons spécialisé le réseau générique YOLO V9, en nous appuyant sur les relevés vectoriels réalisés par une archéologue sur des photographies. Même en disposant de centaines de figures d'entraînement, une augmentation des données a été nécessaire pour améliorer la détection. Le résultat est satisfaisant et nécessite peu de retouches manuelles, mais cette segmentation sémantique est sensible à la typologie chrono-culturelle des pétroglyphes.Pour le troisième cas d'étude, nous avons préféré une segmentation binaire des gravures, en ignorant délibérément la sémantique de la scène. Dans le cadre de l’étude de la grotte du Mas d’Azil (Ariège) et de son art mobilier, nous avons choisi de détecter les gravures, afin de préparer le travail de relevé de l’archéologue. Le relief de surface porteuse de gravures est estimé par une technique photographique appelée stéréophotométrie. De nouveau, la plus grande difficulté a été de réunir suffisamment de données d’apprentissage requises par le réseau U-Net.L’intérêt principal de l’IA est le gain de temps pour des tâches répétitives comme la vectorisation de vestiges à partir d'images. Cependant, son utilité est à mettre en regard de la constitution de corpus de données exploitables, de l’énergie dépensée pour l'apprentissage d'une expertise, de l’intelligibilité des résultats et de leur accessibilité aux chercheurs du patrimoine

    9, place du Castet. Réaménagement du passage de l’aile sud de l’ancien cloître. Occitanie, Hautes-Pyrénées, Saint-Savin

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    L’église paroissiale de Saint-Savin correspond à l’ancienne abbatiale d’un établissement bénédictin attesté dès l’époque carolingienne, dissout à la Révolution et transformé en établissement scolaire et en logements. Hormis la salle capitulaire et une partie de l’aile nord, ses bâtiments conventuels ont intégralement disparu. En 1976 et 1991, plusieurs sondages ont été effectués à l’emplacement du cloître, amenant au dégagement du mur-bahut oriental et à l’évocation de la galerie est. Cependant, la mise en valeur du site demeure imparfaite, avec un passage étriqué au sud, le long de la nef de l’église.Le chantier de restauration de l’abbatiale et de son trésor, confié par la commune de Saint-Savin, propriétaire du site, au groupement TRATTEGGIO Architecture, est l’occasion de proposer une nouvelle évocation de l’emplacement du mur-bahut sud, en élargissant le passage actuel et en nivelant les terres du jardin à cet endroit. Ce projet motive donc la prescription d’un diagnostic archéologique préventif (arrêté no 76-2023-0439 du 9 mai 2023), confié à l’Inrap et réalisé sous la responsabilité de Mélanie Chaillou (réalisé du 3 au 5 février 2025).Compte tenu de l’espace disponible, du fait de la proximité des travaux et de la présence d’éclairage par le sol, un unique sondage de 12,04 m² et profond de 0,85 m a été réalisé, couvrant 33,44 % de la surface prescrite (36 m²). Sa grande surface est due à son agrandissement progressif du fait de la mise au jour d’aménagements contemporains qui traversent toute la stratigraphie et en perturbent grandement la lecture.Malgré ces réaménagements invasifs, les vestiges de l’arase de la fondation du mur-bahut sud du cloître, distant d’environ 3,60 m du mur-gouttereau de la nef, ont été découverts autour de 0,80 m de profondeur (autour de 543,40 m NGF). Il est bordé du côté de la galerie par une calade ornementale (à 0,65 m de profondeur, environ 543,60 m) et, du côté du préau, par au moins une tombe, mise au jour à 0,85 m de profondeur (autour de 543,45 m). Il est par ailleurs probable qu’une autre sépulture apparaisse dans la berme orientale, dès 0,50 m de profondeur.Aucun élément de mobilier ne permet de préciser la datation des vestiges et l’analyse au radiocarbone de l’inhumation primaire a livré quatre plagesétonnamment hautes, entre le premier tiers du VIIe siècle et le dernier tiers du VIIIe siècle (échantillon Beta-736262). Si celle-ci était confirmée, elle pourrait faire remonter les origines admises de l’abbaye et interrogerait sur une structuration très précoce de son cloître. D’autant plus que l’abondance d’ossements humains dans les remblais, y compris ceux antérieurs ou contemporains de cette tombe, témoigne d’une aire sépulcrale dense dans ou à proximité du préau, sans doute très perturbée lors de l’utilisation séculière du site

    Le village. Église Saint-Barthélemy. Occitanie, Haute-Garonne, Savères

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    L’église paroissiale Saint-Barthélemy de la petite commune de Savères (Haute-Garonne) présente de graves désordres architecturaux. Afin de sauvegarder cet édifice inscrit au titre des monuments historiques, la commune, propriétaire du site, a missionné le cabinet Le Pavillon Architectures, représenté par M. Julien Tajan (architecte du patrimoine, DPLG), pour élaborer un projet de restauration. Celui-ci inclut des recherches de fondation qui ont motivé une prescription de diagnostic archéologique préventif (arrêté no 76-2024-0603 du 20 mai 2024). Cette opération, confiée à l’Inrap, a été réalisée sous la responsabilité de Mélanie Chaillou, du 21 au 24 janvier 2025.Les sondages, effectués avec une mini-pelle mécanique de 5 T, avaient pour objectif de se substituer aux affouillements envisagés par la société SAGE Ingénierie. Ils ont donc été implantés en concertation avec le géotechnicien qui est venu en fin de diagnostic faire ses propres observations etprélever des échantillons de sédiment. L’emplacement de ces fenêtres de fouilles, contraint par la présence de réseaux électriques et d’eaux pluviales, a conduit au déplacement de l’une d’entre elles, amenant à cinq le nombre de sondages (contre quatre prévus initialement). Par ailleurs, conformément à la prescription, aucune analyse des élévations (au demeurant enduites) n’a été réalisée : la chronologie de l’édifice repose donc sur celle proposée par le cabinet d’architectes.Les seuls vestiges mis au jour l’ont été au sud de l’église, à proximité du mur-gouttereau (sondage 2). Il s’agit du fond d’une tranchée indéterminée d’axe est-ouest, creusée aux dépens d’une fosse, elle aussi écrêtée, qui contenait les seuls éléments de mobilier découverts – des tessons de céramique datables des XIIIe-XVe siècles.Selon l’analyse du Pavillon Architectures, l’église pourrait, dans ses phases les plus anciennes, remonter aux XIVe-XVe siècles ; ce qui paraît confirmé par une datation au radiocarbone du XVe siècle des fondations du mur sud de la nef (analyses Beta Analytic ; Beta – 734341). Les chapelles relèvent quant à elles d’agrandissements successifs entre le XVIIe et le XIXe siècle, avec d’importantes modifications opérées à la fin des années 1850. Un terrassement partiel du terrain à cette époque (s’il n’est pas contemporain de la construction de la nef) pourrait ainsi être envisagé, ce qui expliquerait l’absence quasi totale de vestiges autour de l’édifice. Enfin, chaque fondation mise au jour est différente : avec ou sans ressaut, en briques ou en galets, implantée profondément ou non dans la molasse. Ceci n’est peut-être pas étranger à la fragilité du monument, dont certaines élévations pourraient relever de réparations anciennes

    Étude morphométrique externe et interne des restes dentaires d’individus présumés esclavisés du cimetière d’Anse Bellay (Anses-d’Arlet, Martinique, XVIIIe siècle)

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    International audienceDepuis les années 2000, une quinzaine de cimetières d’époque coloniale d’individus présumés esclavisés ont été mis au jour dans les Antilles françaises, dont la très grande majorité se situent en Guadeloupe. Celui de l’Anse Bellay est le deuxième découvert à ce jour sur l’île de la Martinique. Le travail présenté visait à appréhender l’identité des individus inhumés dans ce cimetière (homogénéité du groupe et affinités populationnelles), par le prisme de l’étude morphométrique de leurs restes dentaires. L’échantillon étudié est composé de 291 dents, représentant 31 individus et 7 unités stratigraphiques du site. Un sous-échantillon de 81 dents ont par ailleurs été microscannées pour en étudier des paramètres morphométriques internes. L’étude a consisté en l’analyse des usures occlusales et des modifications dentaires intentionnelles, qui sont les meilleures variables pour répondre aux questionnements sur les modes de vie de ces individus, ainsi que des variables morphométriques externes et internes pour aborder les affinités populationnelles. Les résultats obtenus mettent en évidence plusieurs indices d’une ancestralité africaine, et plus précisément des indices d’ascendances géographiques multiples à l’échelle du continent. Ils appuient ainsi l’hypothèse première d’un cimetière d’esclaves. Ils rendent également compte d’une forte hétérogénéité entre les individus au sein de l’échantillon étudié, qui restera à expliquer grâce à de nouvelles études d’échantillons issus d’autres sites antillais et de l’implémentation d’autres méthodes (par exemple, analyses par morphométrie géométrique de la jonction émail-dentine)

    Cardiopulmonary Hemodynamic Determinants of Long-Term Survival in Sickle Cell Disease: Insights from the ETENDARD Study

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    International audiencePulmonary hypertension (PH) is a serious cardiopulmonary complication of sickle cell disease (SCD), but the prognostic impact of hemodynamic parameters remains poorly defined

    L'église Sainte-Marie-des-Camp (Passa, 66) et les collégiales du diocèse d'Elne

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    International audienc

    Jusqu’aux glaciers : nouvelles données sur l’altitude et la distribution de Platycoelia parva Kirsch, 1885, dans les Andes équatoriales (Coleoptera, Scarabaeidae, Rutelinae)

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    International audiencePlatycoelia parva Kirsch, 1885 (Coleoptera: Scarabaeidae: Rutelinae: Anoplognathini: Platycoelina) is a species associated with montane grasslands in the Ecuadorian Andes, mostly above 2,500 m. Adults are traditionally consumed by local populations during the emergence period. This article presents new data on the distribution of this species in Ecuador and southern Colombia. It has been recently observed as high as 4,980 m in the cryosphere of the Antisana volcano, and an adult has been found in its pupal chamber at 4,860 m, which represents a record elevation for Scarabaeidae in the tropical Andes.Platycoelia parva Kirsch, 1885 (Coleoptera : Scarabaeidae : Rutelinae : Anoplognathini : Platycoeliina) est une espèce de Rutelinae inféodée aux prairies d’altitude des Andes équatoriales, au-dessus de 2500 m. Les adultes sont consommés par les populations locales en période d’émergence. Cet article présente des données nouvelles sur la distribution de cette espèce en Équateur et dans le sud de la Colombie. Elle a été récemment observée à 4980 m sur le glacier du volcan Antisana, et un adulte a été trouvé dans sa loge nymphale à 4860 m, ce qui constitue une altitude record pour les Scarabaeidae dans les Andes tropicales

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