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The December 2016 extreme weather and particulate matter pollution episode in the Paris region (France)
International audienceHighlights• Study of an intense winter episode of particulate pollution in the Paris region.• Exceptional stagnant conditions explain the highest concentrations.• Organic matter of local origin dominates the chemical composition of the particles with also a strong nitrate component from traffic.• Significant values of oxidative potential are observed
Impacts des produits phytopharmaceutiques sur la biodiversité et les services écosystémiques. Rapport de l’expertise scientifique collective
Chaque année, entre 55 000 et 70 000 tonnes de substances actives phytopharmaceutiques, incluant celles utilisables en agriculture biologique et de biocontrôle, sont vendues sur le territoire français métropolitain et d’outre-mer et sont utilisées pour la protection des cultures ou l’entretien des jardins, espaces végétalisés et infrastructures (JEVI). Dans le même temps, le rapport sur l’évaluation mondiale de la biodiversité et des services écosystémiques établi en 2019 par la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) dresse le bilan alarmant d’une érosion sans précédent de la biodiversité. La pollution chimique générée par les activités humaines, incluant les produits phytopharmaceutiques (PPP), est identifiée parmi les causes de cette érosion. Cette pollution s’ajoute à d’autres pressions, comme les destructions d’habitats causées par l’urbanisation, l’intensification des pratiques agricoles et sylvicoles, et les conséquences du changement climatique. Face à ce constat, la réglementation européenne en matière de mise sur le marché des PPP vise un degré élevé de protection, avec en particulier pour principe d’éviter tout effet inacceptable sur l’environnement. Toutefois, elle ne parvient pas complètement à atteindre cet objectif, en raison notamment d’une prise en compte insuffisante de la diversité des interactions telles qu’elles se produisent dans l’environnement (entre substances, entre organismes, avec une variété de facteurs physico-chimiques, etc.).C’est dans ce contexte que les ministres chargés de l’Environnement, de l’Agriculture et de la Recherche ont sollicité INRAE et l’Ifremer pour réaliser un état des lieux des connaissances scientifiques relatives aux impacts des PPP sur la biodiversité et les services écosystémiques. La précédente expertise scientifique collective (ESCo) portant sur Pesticides, agriculture et environnement avait été réalisée en 2005. Leprésent exercice consiste à en actualiser les résultats, en les élargissant à l’ensemble du continuum terre-mer et en incluant les usages de PPP relevant des zones non agricoles (JEVI). A la différence de celle de 2005, cette ESCo est positionnée en aval de l’utilisation des PPP, pour traiter du devenir et des impacts de ces substances une fois introduites dans l’environnement. Elle ne traite pas des pratiques ou systèmes agricoles permettant de réduire les utilisations de PPP, ni des stratégies préventives de régulation des bioagresseurs. Ces thématiques font l’objet d’autres travaux en cours, notamment une autre ESCo conduite par INRAE sur la gestion des couverts végétaux pour la régulation naturelle des bioagresseurs dont les résultats sont attendus à l’automne 2022. Ces deux exercices s’inscrivent dans le cadre du Plan Ecophyto II+, en complément de l’expertise Pesticides et santé humaine publiée par l’Inserm en 2021.Le périmètre de la présente ESCo couvre les différents milieux (terrestre, atmosphérique, aquatiques continental et marin, à l’exception des eaux souterraines) dans leur continuité, du lieu d’application jusqu’à l’océan, en France métropolitaine et d’outre-mer, à partir de connaissances produites ou transposables dans ce type de contexte (climat, PPP utilisés, biodiversité présente, etc.). Il intègre tous les produits destinés à la protection des cultures ou à l’entretien des JEVI, qu’il s’agisse de PPP conventionnels ou de produits ou agents de biocontrôle, dès lors qu’ils sont susceptibles de se retrouver dans l’environnement du fait d’une utilisation actuelle ou plus ancienne. Le cadre d’analyse mis en place considère la biodiversité dans ses dimensions structurelle et fonctionnelle, et il intègre la question des services écosystémiques. L’attention est ainsi plus particulièrement portée sur des travaux qui documentent la mise en évidence des risques et des effets dans des conditions environnementales réalistes, et à des niveaux d’organisation biologique (ex. individu, population, communauté, écosystème) susceptibles de faciliter le lien à établir avec la biodiversité ainsi qu’avec les fonctions et services écosystémiques
Ultrasound-assisted sample preparation for simultaneous extraction of anionic, cationic and non-ionic surfactants in sediment
International audienceDespite their very wide use in various fields, knowledge concerning surfactants in environmental solid matrices is generally poor. One of the difficulties encountered in the analysis of surfactants is their very diverse physicochemical properties which require different extraction techniques.The objective of this work was therefore to develop an extraction method in sediments that allows the simultaneous analysis of anionic, cationic and non-ionic surfactants. Different extraction techniques (salting-out, ultrasound), solvents and additives were compared. The optimized method, followed by analysis by coupling liquid chromatography with tandem mass spectrometry, was then validated and applied to real samples in which the analytes were quantified by matrix matched calibration.Optimization of the extraction parameters showed different trends depending on the surfactant family. However, ultrasound assisted extraction with a 90/10 acetonitrile/water mixture at 1% acetic acid and 0.1 M EDTA showed the best results overall. The quantification limits obtained, between 6.4 μg/kg for linear alkylbenzene sulfonate (LAS) C10 and 158 μg/kg for 1-laureth sulfate, allow the analysis of traces in sediments. Eighteen of the 27 targeted surfactants were thus detected. The highest concentrations were found for LAS and quaternary ammoniums. Strong correlations between concentrations of different homologues of the same families of surfactants were observed
Finding a way through the “misty” evaluation of the flammability and explosivity of kerosene aerosols
International audienceIn the context of assessing hydrocarbon mist ignition sensitivity and explosion severity, an original test method is proposed, focusing on kerosene JetA1 mists but is applicable to other hydrocarbons. Experiments were carried out in a modified apparatus based on the 20L explosion sphere. Fine control of the gas/liquid ratio and flow rates, the mist concentration, and the ignition energy and duration, was ensured by a specifically customized control system guaranteeing the flexibility and compliance of the test apparatus. The droplet size distribution (DSD) and the level of turbulence of the JetA1 mist cloud were first determined by an in-situ laser diffraction sensor and by Particle Image Velocimetry, respectively. The lower explosive limit (LEL), the minimum ignition energy (MIE), the limiting oxygen concentration (LOC), the maximum explosion overpressure (Pmax), and the maximum rate of pressure rise (dP/dtmax) were then determined for different mist concentrations, ambient temperatures, initial turbulence levels, energies, and DSD.Tests showed that the LELmist of JetA1 mists of an average diameter of 8 µm is around 94 g/m3, a value which increases to 220 g/m3 with increasing DSD. This value also tends to decrease considerably with increasing temperatures. Moreover, at a JetA1 concentration of 125 g/m3, Pmax and dP/dtmax as high as 6 bar and 192 bar/s respectively were reached, the latter increasing to about 480 bar/s at T = 60 °C. These mists were shown to be ignitable using energies as low as 200 mJ, which is lower than that of vapors at low temperatures, and a limiting concentration of oxygen of 15.8 %v/v. The potential presence of hydrocarbon mist should therefore be an element that requires reconsidering the classification of hazardous areas. Finally, to stress the influence of the vapor-liquid ratio present in the cloud before ignition on the combustion kinetics, an evaporation model based on the d2-law was developed estimating the evaporation time and the vapor quantity at different initial temperatures or droplet diameters.Findings were shown to be well coherent allowing the proposition of a new technique for determining hydrocarbon mist safety criteria. Finally, results have shown that JetA1 mists can ignite at temperatures below the liquid’s flashpoint under varying turbulence levels and droplet size distributions
Corrigendum to "Exposure of the population of southern France to air pollutants in future climate case studies" [Atmos. Environ. 234 (2021) 118689]
International audienceThe authors regret the wrong highlights were published for the paper. The corrected highlight section should be: •Several future test cases have been explored for the south-eastern Mediterranean coasts of France
Note d’appui scientifique et technique de l’Anses relatif à la recommandation de valeurs biologiques pour la surveillance des expositions professionnelles concernant le méthyl tert-butyl éther (MTBE) (CAS n° 1634-04-4)
Citation suggérée : Anses. (2022).Note d’appui scientifique et technique de l’Anses relatif à la recommandation de valeurs biologiques pour la surveillance des expositions professionnelles concernant le méthyl tert-butyl éther (MTBE) (CAS n° 1634-04-4). (saisine 2019-SA-0215). Maisons-Alfort : Anses, 37 p.Dans le cadre du protocole d’accord entre l'Anses et le ministère du travail pour la mise en œuvre du programme de travail d'expertise scientifique en matière de valeurs limites atmosphériques et biologiques pour les expositions professionnelles (VLEP), établi en juillet 2018, la direction générale du travail (DGT) a saisi l’Anses pour qu’elle identifie des indicateurs biologiques d’exposition (IBE) et des valeurs biologiques pour le suivi des expositions professionnelles au méthyl tert-butyl éther (MTBE). La surveillance biologique et la métrologie atmosphérique sont deux approches complémentaires pour évaluer les niveaux d’exposition des professionnels à des substances. La surveillance biologique permet d’évaluer l’exposition d’un travailleur à un agent donné en intégrant toutes les voies de pénétration de l’agent chimique dans l’organisme (poumon, peau, tube digestif). Elle est plus particulièrement intéressante lorsque les substances ont un effet systémique et/ou lorsque : - l’agent chimique considéré et/ou ses métabolites s’accumulent, en cas d’exposition répétée ;- les conditions de travail (port d’équipement de protection individuelle (EPI)) ou les facteurs interindividuels génèrent une variabilité importante des doses internes qui n’est pas prise en compte par la métrologie atmosphérique. Ces considérations conditionnent les approches privilégiées par le groupe de travail « Indicateurs biologiques d’exposition » (GT IBE) pour le choix des indicateurs biologiques d’effet et d’exposition et la construction de valeurs limites biologiques (VLB) et valeurs biologiques de référence (VBR).La dérivation des VLB repose sur la méthodologie décrite dans le document de référence pour l’élaboration de valeurs limites d’exposition à des agents chimiques en milieu professionnel (ANSES 2017). La VLB est définie comme la valeur limite des indicateurs biologiques pertinents pour une exposition à une substance chimique donnée. Tout comme la VLEP-8h (Valeur Limite d’Exposition Professionnelle moyennée sur 8 heures) recommandée par l’Anses, elle vise à protéger des effets néfastes liés à l’exposition à moyen et long termes les travailleurs exposés à la substance chimique considérée régulièrement et pendant la durée d’une vie de travail. En fonction des données disponibles, les valeurs limites biologiques recommandées n’ont pas la même signification : - si le corpus de données scientifiques est suffisant pour quantifier avec certitude une relation dose/réponse, les valeurs limites biologiques (VLB) seront construites sur la base de données sanitaires (absence d’effet, pour les substances présentant des effets à seuil, ou niveaux de risque, pour les substances présentant des effets sans seuil) ;- en l’absence de telles données, pour les substances à seuil d’effet, la VLB sera calculée sur la base des relations entre l’exposition externe et l’IBE et correspondra à la concentration attendue de l’IBE lorsque le travailleur est exposé à la VLEP-8h. - pour les substances cancérogènes, en l’absence de données quantitatives suffisantes, c’est sur la base d’un autre effet qu’une valeur limite biologique sera calculée (VLB pragmatique). Ces dernières valeurs ne garantissent pas l’absence d’effets sanitaires, mais visent à limiter les expositions à ces substances sur les lieux de travail.Lorsque cela est possible, des valeurs biologiques de référence (VBR) peuvent être recommandées. Elles correspondent à des concentrations mesurées dans une population générale d’adultes dont les caractéristiques sont proches de celles de la population française. Ces VBR ne peuvent être considérées comme protectrices de l’apparition d’effets sanitaires ; elles permettent cependant une comparaison avec les concentrations d’indicateurs biologiques d’exposition mesurées chez des professionnels exposés. Ces valeurs sont particulièrement intéressantes dans les cas où il n’est pas possible d’élaborer une VLB (ANSES, 2017)
Optical properties of fresh and coated combustion aerosol investigated during MORE-RAINI campaign
International audienc
Estimations de l’exposition foetale aux pyréthrinoïdes à partir de biomarqueurs urinaires maternels grâce à la modélisation p-PBPK (toxicocinétique basée sur la physiologie de la femme enceinte)
National audienc
La sécurité des installations dangereuses transitoires : « sous les radars » du document unique et du risque majeur
National audienc
Enjeux réglementaires de la maîtrise des risques liés aux nouvelles technologies de l’hydrogène
National audienceL’hydrogène en tant que vecteur énergétique est identifié comme une brique technologique pour la transition vers une énergie à faible émission de carbone. Le nombre des installations mettant en œuvre l’hydrogène et des véhicules utilisant ce gaz comme carburant est appelé à augmenter. Leur diversité devrait également s’accroître. La réglementation va devoir accompagner ces évolutions. Nous présentons dans cet article le cadre réglementaire général applicable aux technologies de l’hydrogène et quelques-uns des enjeux et défis de l’adaptation de ces réglementations pour favoriser l’essor des installations et composants nécessaires à la production de ce gaz et de ses nouvelles applications en matière de mobilité