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    Séparation des parents : quel impact sur le niveau de vie des enfants ?

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    L’analyse documente à hauteur d’enfant les conséquences de la rupture à la fois sur leur niveau de vie et sur leurs conditions de logement, l’année de la rupture et jusqu’à plus de 5 ans après la séparation. Une baisse significative et durable de niveau de vie des enfants, un risque de pauvreté qui double La séparation parentale se traduit par une baisse de niveau de vie marquée et durable pour les enfants concernés : 19 % en moyenne l’année de la rupture et toujours 12 % cinq ans après. La baisse initiale est plus forte pour les enfants qui résident principalement avec leur mère, mais il n’y a plus d’écart avec ceux qui vivent avec leur père cinq ans après la séparation. La remise en couple du parent gardien fait disparaître la baisse de niveau de vie, mais elle ne concerne que 30 % des enfants six ans après la séparation. Le taux de pauvreté fait plus que doubler, pour atteindre 29 % l’année de la séparation. Il est toujours de 21 % cinq ans après. Les séparations se traduisent par un risque accru d’entrée en pauvreté, notamment pour les enfants de ménages au niveau de vie intermédiaire avant la séparation. Les taux de pauvreté atteignent des niveaux très élevés pour les enfants de familles nombreuses. Si on compare le niveau de vie des enfants concernés à celui des enfants dont les parents sont restés ensemble, l’écart croît avec le niveau de vie avant séparation : il est de 20 % l’année de la séparation pour les enfants issus du cinquième des ménages les plus aisés, contre 6 % pour les enfants issus du cinquième des ménages les plus modestes. Cet écart diminue mais ne se résorbe pas avec le temps. Un impact sur les conditions de logement des enfants Les séparations entraînent un déménagement pour six enfants sur dix dans les trois ans qui suivent la séparation, dont 38 % l’année de la rupture - des déménagements plus fréquents pour les enfants qui vivent avec leur mère. Après la séparation, moins d’enfants vivent dans un logement dont l’un des parents est propriétaire, et davantage dans un logement social, notamment pour ceux qui vivent avec leur mère. Plusieurs facteurs amortissent la baisse de niveau de vie La baisse de niveau de vie est plus faible que celle qui résulterait des effets mécaniques de la séparation (perte du revenu du conjoint et moindres économies d’échelle), car plusieurs facteurs viennent l’atténuer: les transferts sociaux et fiscaux, qui jouent un rôle d’amortisseur très important, notamment pour les ménages les plus modestes ; les pensions alimentaires versées, en particulier pour les ménages les plus aisés ; mais aussi les reprises d’activité (baisse marquée de l’inactivité des mères gardiennes après la séparation, d’autant plus forte qu’elles sont issues d’un ménage aisé) et les remises en couple. Pour les enfants résidant avec leur mère, la baisse observée est deux fois moindre que la baisse mécanique (et même dix fois moindre pour les enfants issus des ménages les plus modestes)

    Faire les papiers, (dé)faire la famille. Encadrement institutionnel de l'immigration familiale, usages et expériences

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    En France, le regroupement familial s’est imposé dans les années 1970 comme une procédure centrale des politiques migratoires et un des principaux moyens à la disposition des migrant·es pour faire venir leur famille depuis l’étranger. Depuis, les politiques de régulation de l’immigration familiale se sont multipliées et métamorphosées et d'autres procédures se sont ajoutées au « regroupement familial » stricto sensu. L’immigration familiale est devenue de plus en plus sélective, en particulier parce qu’elle est soupçonnée d’être une « immigration subie », peu qualifiée, peu intégrée, « traditionnelle », par opposition, trait pour trait, à ce que serait à une « immigration choisie ». Cette recherche vise à étudier comment les familles immigrées s’accommodent des injonctions, normes et contraintes que ces diverses formes légales leur imposent, et comment la sphère institutionnelle pénètre la sphère privée et domestique au cours des trajectoires migratoires. Afin d’étudier la manière dont les migrant·es familiaux se saisissent des catégories administratives qui encadrent leur droit au séjour, la recherche combine une analyse d’un corpus de textes juridiques et de jurisprudence, des exploitations statistiques de données administratives et de données d'enquête et plusieurs terrains ethnographiques et biographiques. La thèse montre que les politiques d’immigration familiale sont des politiques normatives et sélectives, qui définissent les contours de la « morale familiale » attendue des immigré·es, hommes et femmes, laquelle est adossée à un ordre social et racial. Là où les liens juridiques et biologiques d’alliance et de filiation sont centraux dans l’obtention d’un droit au séjour pour raison familiale, le travail des papiers qui accompagne une demande met en jeu une multiplicité d’actrices et d’acteurs familiaux. En outre, les capacités à faire valoir ses droits à l’immigration familiale ne sont pas également réparties : à l’échelle familiale, les critères des politiques laissent en marge les familles immigrées les plus précaires, tandis qu’à l’échelle individuelle les dispositions à « faire les papiers » sont fortement différenciées selon les ressources scolaires, linguistiques, genrées, et le calendrier migratoire. Alors que le droit fait de l’égalité entre les membres de la famille un « principe essentiel de la République », et consacre le « droit à une vie familiale normale », des inégalités de statut et des arrangements familiaux inégalitaires entre générations, au sein des adelphies, et des couples, découlent de ce cadre juridique contraignant. Ces inégalités viennent souvent renforcer et légitimer, parfois recomposer, et plus rarement atténuer, les rapports de pouvoir au sein de la famille et entre les familles, à l'articulation des rapports de classe, de race, et de genre

    Accumulated reproductive life histories and grip strength in Indonesia: a life course latent class analysis approach

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    There is a growing need to understand the impact of the cumulative burden of reproductive lives on women’s health later in life in the global South where populations are ageing fast while maternal mortality and morbidity are still high and the level of resources chronically low for decades. We don’t know how adverse reproductive events such as unplanned high fertility, unsafe abortions, stillbirths and terminations might affect physical functioning and muscle strength later in life. Grip strength has been widely recognised as a suitable objective measure of health deterioration but so far there are only few studies in low-resource countries and none linked to reproductive histories. Using a three-step latent class modelling to analyse the Indonesian Family Life Survey (IFLS) the aim of this study is to understand the impact of cumulative reproductive histories on ageing, through grip strength later in life. Results show a two-class classification with women in one class showing the positive impact of low parity on grip strengths, the negative impact of child death in the other class and in both classes the negative impact of stillbirths. Early childbearing (before age 18) and pre-menopause also show a negative impact on grip strength. This study demonstrates the need to undertake research in this field and it is set within the greater need to understand how high fertility might affect the ageing process of women in a low-income setting. This is crucial for health systems readiness and to pave the way to appropriate health and social care reforms

    HIV self-testing positivity rate and linkage to confirmatory testing and care: a telephone survey in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal

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    HIV self-testing (HIVST) empowers individuals to decide when and where to test and with whom to share their results. From 2019 to 2022, the ATLAS program distributed ∼ 400 000 HIVST kits in Côte d’Ivoire, Mali, and Senegal. It prioritised key populations, including female sex workers and men who have sex with men, and encouraged secondary distribution of HIVST to their partners, peers and clients. To preserve the confidential nature of HIVST, use of kits and their results were not systematically tracked. Instead, an anonymous phone survey was carried out in two phases during 2021 to estimate HIVST positivity rates (phase 1) and linkage to confirmatory testing (phase 2). Initially, participants were recruited via leaflets from March to June and completed a sociobehavioural questionnaire. In the second phase (September-October), participants who had reported two lines or who reported a reactive result were recontacted to complete another questionnaire. Of the 2 615 initial participants, 89.7% reported a consistent response between the number of lines on the HIVST and their interpretation of the result (i.e., ‘non-reactive’ for 1 line, ‘reactive’ for 2 lines). Overall positivity rate based on self-interpreted HIVST results was 2.5% considering complete responses, and could have ranged from 2.4% to 9.1% depending on the interpretation of incomplete responses. Using the reported number of lines, this rate was estimated at 4.5% (ranging from 4.4% to 7.2%). Positivity rates were significantly lower only among respondents with higher education. No significant difference was observed by age, key population profile, country or history of HIV testing. The second phase saw 78 out of 126 eligible participants complete the questionnaire. Of the 27 who reported a consistent reactive response in the first phase, 15 (56%, 95%CI: 36 to 74%) underwent confirmatory HIV testing, with 12 (80%) confirmed as HIV-positive, all of whom began antiretroviral treatment. The confirmation rate of HIVST results was fast, with 53% doing so within a week and 91% within three months of self-testing. Two-thirds (65%) went to a general public facility, and one-third to a facility dedicated to key populations. The ATLAS HIVST distribution strategy reached people living with HIV in West Africa. Linkage to confirmatory testing following a reactive HIVST remained relatively low in these first years of HIVST implementation. However, if confirmed HIV-positive, almost all initiated treatment. HIVST constitutes a relevant complementary tool to existing screening services

    How to Survey 18-29-Year-Olds about Their Intimate Relationships

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    The period of youth has undergone profound changes in recent decades. First of all, it has been prolonged under the influence of longer schooling. It has also become more precarious, due to the difficulties of job market integration and insecurity. Finally, it has become diversified as the stages of entry into adult life have become less synchronized and more reversible. These changes have been well documented in the fields of work, housing and resources. Much less attention has been paid to changes in intimate life. Yet the socio-economic transformations affecting young people coincide with profound modifications of their sexual and relational lives. One major change is the postponement of couple and family formation. In France, as in other European countries, since the 1960s, the age at first sexual intercourse has been decreasing, especially for women, while the age at first cohabitation has been postponed (Bajos et al., 2016). In between these two events, we see the emergence of a period of sexual experimentation, as both women and men have multiple partners (Toulemon, 2008). The survey on the affective life of young adults (the ENVIE survey in French) was conducted in 2022-2023 by the French Institute for Demographic Studies (INED). The project is part of LifeObs , the French Life History Observatory. This is the first French survey to focus specifically on the sexuality and conjugality of young people between the ages of 18 and 29. Its objective is to capture the diversity of relational and sexual experiences during youth. Except from the first sexual partner and the first spouse, little is known about young people’s relationships that are more or less lasting and more or less institutionalized. The survey includes questions on 4 types of relationships in the last 12 months: couples, ‘one-night stands’, other intimate relationships, and interests. People are also asked about their experiences over the course of their lives

    Maternal diet quality with child allergic and respiratory multimorbidity in the Elfe birth cohort

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    Evidence linking maternal diet during pregnancy to allergic or respiratory diseases in children remains sparse, and outcomes were mainly studied separately. We aim to investigate these associations by considering clusters of allergic and respiratory multimorbidity among 9679 mother–child pairs from the Elfe birth cohort. Maternal diet quality was evaluated using a food-based score (Diet Quality score), a nutrient-based score (PANDiet score) and food group intakes. Adjusted multinomial logistic regressions on allergic and respiratory multimorbidity clusters up to 5.5 years were performed. Child allergic and respiratory diseases were described through five clusters: “asymptomatic” (43%, reference), “early wheeze without asthma” (34%), “asthma only” (7%), “allergies without asthma” (7%), “multi-allergic” (9%). A higher PANDiet score and an increased legume consumption were associated with a reduced risk of belonging to the “early wheeze without asthma” cluster. A U-shaped relationship was observed between maternal fish consumption and the “allergies without asthma” cluster. To conclude, adequate nutrient intake during pregnancy was weakly associated with a lower risk of “early wheeze without asthma” in children. No association was found with food groups, considered jointly or separately, except for legumes and fish, suggesting that maternal adherence to nutritional guidelines might be beneficial for allergic and respiratory diseases prevention

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