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A Joséphine Bacon
Aurélia Lassaque est poète de langues française et occitane. Elle a consacré sa thèse de doctorat à la dramaturgie occitane du XVIIe siècle. Après avoir enseigné à l’Université Paul-Valéry, présenté des chronique littéraires (« VAP », FR3 Sud), elle a parcouru le monde en poète de l’Europe à la Chine en passant par l’Amérique du Nord et du Sud, la Scandinavie, l’Indonésie et l’Inde pour donner des lectures et spectacles mariant la poésie à la musique, au chant, à la vidéo ou à la danse. Ses recueils Pour que chantent les salamandres (2013) et En quête d’un visage (2017) ont été traduits en plusieurs langues.Aurélia Lassaque est poète de langues française et occitane. Elle a consacré sa thèse de doctorat à la dramaturgie occitane du XVIIe siècle. Après avoir enseigné à l’Université Paul-Valéry, présenté des chronique littéraires (« VAP », FR3 Sud), elle a parcouru le monde en poète de l’Europe à la Chine en passant par l’Amérique du Nord et du Sud, la Scandinavie, l’Indonésie et l’Inde pour donner des lectures et spectacles mariant la poésie à la musique, au chant, à la vidéo ou à la danse. Ses recueils Pour que chantent les salamandres (2013) et En quête d’un visage (2017) ont été traduits en plusieurs langues
Le silence de la femme insulaire dans L’arbre fouet d’Ananda Devi et dans Celles qui attendent de Fatou Diome
Dans L’arbre fouet d’Ananda Devi et Celles qui attendent de Fatou Diome, la violence occupe une place considérable. Et, face à la violence verbale, les personnages féminins observent le silence. Or, la société patriarcale unie à l’espace géographique insulaire rend le silence de la femme double. Dès lors, le rejet du langage, qui se révèle être une stratégie de la part des personnages féminins, indique, non seulement le refus de s’engager dans la violence, mais surtout, le pouvoir que détiennent ces personnages. Les rapports de force sont dès lors inversés. Les « violentées » ne subissent plus la situation, mais la contrôlent. Elles s’approprient le silence à leur avantage. Cet article étudie les lieux du silence où la femme se réapproprie son pouvoir face aux entraves de la société et de l’espace géographique.Dans L’arbre fouet d’Ananda Devi et Celles qui attendent de Fatou Diome, la violence occupe une place considérable. Et, face à la violence verbale, les personnages féminins observent le silence. Or, la société patriarcale unie à l’espace géographique insulaire rend le silence de la femme double. Dès lors, le rejet du langage, qui se révèle être une stratégie de la part des personnages féminins, indique, non seulement le refus de s’engager dans la violence, mais surtout, le pouvoir que détiennent ces personnages. Les rapports de force sont dès lors inversés. Les « violentées » ne subissent plus la situation, mais la contrôlent. Elles s’approprient le silence à leur avantage. Cet article étudie les lieux du silence où la femme se réapproprie son pouvoir face aux entraves de la société et de l’espace géographique
Les rites mortuaires, ou l’art de pleurer un défunt au-delà des mots, dans les chants traditionnels funèbres de balafon des Senoufo-Nafana de Mahadou Siefiguekaha et de Soro Mariam
La tradition orale africaine présente un ensemble de valeurs qui concourent à sa primauté dans les relations sociales. Les rites mortuaires, tout en témoignant des us et coutumes dus au mort, sont une expression non-verbale que compulsent les chansons de deuil. En quoi les rites funéraires s’offrent-ils comme une communication au-delà du mot dans les chansons traditionnelles funèbres ? Il s’agit de déterminer les fondements ancestraux du rituel consacré au défunt, d’analyser ces usages avant d’interpréter la signification que couve la communication non-verbale que restitue cette occurrence culturelle. Au profit de la sociocritique, la psychocritique et la fonction initiatique, il ressort que ces pratiques anciennes montrent un message à la fois social et spirituel visité par l’art oratoire.La tradition orale africaine présente un ensemble de valeurs qui concourent à sa primauté dans les relations sociales. Les rites mortuaires, tout en témoignant des us et coutumes dus au mort, sont une expression non-verbale que compulsent les chansons de deuil. En quoi les rites funéraires s’offrent-ils comme une communication au-delà du mot dans les chansons traditionnelles funèbres ? Il s’agit de déterminer les fondements ancestraux du rituel consacré au défunt, d’analyser ces usages avant d’interpréter la signification que couve la communication non-verbale que restitue cette occurrence culturelle. Au profit de la sociocritique, la psychocritique et la fonction initiatique, il ressort que ces pratiques anciennes montrent un message à la fois social et spirituel visité par l’art oratoire
Un tour d’horizon de la vitalité de la bande dessinée à Québec. Témoignage
Mira Falardeau, autrice de bandes dessinées féministes dans les années 70, avant de se tourner vers la recherche, de publier de nombreux livres et de diriger des expositions sur la bande dessinée québécoise, présente ses mémoires de la vie du monde de la bande dessinée dans la ville de Québec, capitale de la province mais ville périphérique par rapport à Montréal.Mira Falardeau, autrice de bandes dessinées féministes dans les années 70, avant de se tourner vers la recherche, de publier de nombreux livres et de diriger des expositions sur la bande dessinée québécoise, présente ses mémoires de la vie du monde de la bande dessinée dans la ville de Québec, capitale de la province mais ville périphérique par rapport à Montréal
Construction du personnage exilique et métaphore de l’errance dans quelques récits de la migrance : utopies de l’itinérance et de la sédentarité
À la lumière de quelques récits dévolus à l’immigration, cette réflexion établit que, chez Tahar Ben Jelloun, Fawzia Zouari et Fatou Diome, la construction du personnage exilique contribue à la manifestation du sens de l’errance à travers l’itinérance et la sédentarité des différents protagonistes mis en mobilité dans l’espace narratif. Cette construction induit l’idée que l’errance du personnage exilique est plus solidaire aux conditions de départ qu’aux conditions d’accueil dans le pays de refuge. À travers leurs différents parcours, ces personnages vulnérables donnent le ton d’une reconstruction identitaire et statutaire en capitalisant leurs rapports à l’altérité pour réussir leur intégration. L’exil est donc manifeste, voire envahissant, puisqu’il ravage les personnages aussi bien sur le plan physique que psychologique. Leurs différents témoignages de parcours saturent le récit, structurent les mémoires et les identités et rendent compte des prétentions de sédentarité qui traverse tout exilé au terme d’une itinérance plus ou moins douloureuse.À la lumière de quelques récits dévolus à l’immigration, cette réflexion établit que, chez Tahar Ben Jelloun, Fawzia Zouari et Fatou Diome, la construction du personnage exilique contribue à la manifestation du sens de l’errance à travers l’itinérance et la sédentarité des différents protagonistes mis en mobilité dans l’espace narratif. Cette construction induit l’idée que l’errance du personnage exilique est plus solidaire aux conditions de départ qu’aux conditions d’accueil dans le pays de refuge. À travers leurs différents parcours, ces personnages vulnérables donnent le ton d’une reconstruction identitaire et statutaire en capitalisant leurs rapports à l’altérité pour réussir leur intégration. L’exil est donc manifeste, voire envahissant, puisqu’il ravage les personnages aussi bien sur le plan physique que psychologique. Leurs différents témoignages de parcours saturent le récit, structurent les mémoires et les identités et rendent compte des prétentions de sédentarité qui traverse tout exilé au terme d’une itinérance plus ou moins douloureuse
#ActuallyAutistic: Using Twitter to Construct Individual and Collective Identity Narratives
Employing Critical Autism Studies and Narrative Analysis, this project examines how autistic Twitter users engage in narrative meaning-making through social media. By analyzing the hashtags #ActuallyAutistic and #AskingAutistics this project broadly explores how individuals construct identity when lacking access to positive representations and identity communities. Answering the research question, “How do autistic people construct individual and collective identity narratives through Twitter?,” findings indicate that autistic Twitter users use their social media presence to build virtual learning communities. Common knowledge about autism is often oversimplified and highly medicalized. Therefore, autistics use Twitter to make meaning of their experiences that are not represented within cultural notions of what it means to be autistic. Autistic Twitter users reject medicalized narratives by contesting stereotypes, flipping negative narratives into positive stories, re-inscribing “deficiencies” as beneficial, and resisting rehabilitation and “cure.” Users do important social activist work by building strong autistic communities in ways that counter current negative representation, constructing positive self-affirming individual and community identities and resisting eugenic notions that autistic people are “less valuable.
Public Criminology and Media Debates Over Policing
Public criminology is concerned with public understandings of crime and policing and public discussions of such matters by criminologists and allied social scientists. For the purposes of this paper, these professionals are individuals identified by journalists on the basis of academic credentials or university affiliation as those who can speak to crime matters. This qualitative study investigates media statements made by criminologists and allied social scientists following the 2020 murder of George Floyd with two questions in mind: How have they responded to debates over reforming, defunding, and abolishing police? What insight can these responses provide about public criminology more generally? I analyze statements offered by criminologists in news reports and on Twitter using Qualitative Media Analysis, an approach that emphasizes the processes through which discourse is presented to audiences. I argue that recent criminological debates in the media concerning the future of policing have exposed unresolvable tensions among scholars who engage in the practice of public criminology, suggesting that the public is not receiving coherent, authoritative messages about these issues. The findings also raise questions about public criminology and illuminate new concerns regarding scholarly expertise related to knowledge claims and credibility relative to social justice