Brock University Open Journal System
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Tracing the “Infectious Criminal”: A Genealogy of HIV Criminalization and Infectious Injustice in Finland
This article examines the junction of state healthcare and punishment through HIV criminalization. By problematizing the application of criminal law to HIV in Finland, the study locates a genealogy of the “infectious criminal” – a figure at the cusp of these two forms of state power. The article traces how this figure, evoked in official debates from the early 20th century onwards, justified punitive measures to control marginalized people, from poor merchants to prisoners-of-war, sex workers, vagrants, and later, migrants. Drawing on parliamentary archives, the article asks how punishment and existing social injustices are narrated, maintained, and connected. Revealing a continuum of punishment and healthcare, HIV criminalization – especially within a nation deemed exceptionally non-punitive and welfare-oriented – is a crucial point from which to examine the connections of social injustice and criminal justice
The Survival of Fransaskois Identity
The term Fransaskois refers to French Canadians living in the province of Saskatchewan. The Fransaskois are a small, declining minority and are, therefore, very much absent from public consciousness. Nevertheless, those who share this Fransaskois identity hold great pride in their belonging and persist in subscribing to this cultural community despite the lack of French culture in the wider society. It is important to study the Fransaskois cultural community to bring awareness to this widely unknown facet of Saskatchewanian and French-Canadian history. This paper argues that despite being dispersed across a vast, rural area and surrounded by Anglo-Canadian culture, Fransaskois identity has been preserved through strong community connections and organizations. The Fransaskois community has fought for cultural survival and control over their affairs through individual political action and unity under organizations and governance structures. First, this paper analyzes the changes in Saskatchewan’s language laws to understand how legislation, in turn, impacts individuals. Next, it examines the creation of unified Fransaskois groups to serve as democratic governing bodies and political negotiators. Finally, this paper focuses on education as one policy area that the Fransaskois have devoted considerable focus to and prioritized as an element of cultural preservation
Toward a Posthumanist Sublime in Jane Austen’s Persuasion: Lyme Regis in the Anthropocene
The sublime is a scale relationship between humans and powerful nonhuman nature. In this brief reflection on Jane Austen’s novel Persuasion, I consider how Austen carefully approached the sublime in her description of the wildness of nature at Lyme Regis, where humans (her characters) and the nonhuman nature meet, within the context of the Anthropocene. Whereas modern humanist conceptualizations of ‘the sublime’ privilege human reason and culture as triumphant forces of transcendence over a violent terrifying nature (see, for example, Kant; Burke), I argue that Austen’s writing in Persuasion (1817) anticipates a posthumanist form of the sublime that attends to an inseparable “naturalcultural” (Barad 2007, 91) or human nonhuman practices. This form of posthumanism, as explained by Ferrando (2013), rethinks “the representationalist [sic] and constructivist radicalizations of late postmodernity, which ... lost track of the material realm” (30)
Raconter la chasse. Territoire et communauté dans La foi du braconnier (2009) de Marc Séguin et La bête lumineuse (1982) de Pierre Perrault
La chasse et la narration sont des activités qui remontent aux origines de l’humanité. Ainsi, on retrouve des récits de chasse aussi loin que la documentation archéologique nous permet de remonter. Or, il est important de souligner que la chasse, dans les arts narratifs, servait souvent à raconter autre chose que la chasse elle-même. La portée symbolique de ses composantes, sa dimension métaphorique, son rapport à l’animal et à la nature ont contribué, au fil des époques, à la structuration de différents discours, qu’ils soient cosmologiques, hiérarchiques ou critiques. À partir de ce puissant maillage historique, cet article vise à cerner comment le roman La foi du braconnier (2009) de Marc Séguin et le long métrage La bête lumineuse (1982) de Pierre Perrault mobilisent la thématique cynégétique, profondément inscrite dans la tradition, afin de mettre en scène différentes problématiques contemporaines, notamment par rapport au territoire et à la communauté
« Autant gibier que chasseur ». Métamorphose(s) et éthique dans Un dieu chasseur (1976) de Jean-Yves Soucy
En 1976, Jean-Yves Soucy, alors « inconnu pour les lettres québécoises » (Poulin), reçoit le prix de la revue Études françaises pour son premier roman, Un dieu chasseur. Alors que les productions littéraires s’étaient graduellement tournées vers la ville depuis le milieu du siècle, le roman de Soucy se présente à sa publication comme un « anachronisme » pour une partie de la critique, puisque celui-ci met en scène Mathieu Bouchard, un chasseur aguerri vivant seul avec ses chiens dans la forêt, au Nord de Mont-Laurier. Dans le même temps, dans sa pratique quasi-quotidienne de la chasse, le protagoniste de Soucy partage certaines réflexions éthiques sur le rapport de l’homme à l’altérité animale pouvant être considérées comme avant-gardistes au milieu des années 1970. D’un point de vue historico-littéraire, le roman de Soucy se lit donc à la fois comme une possible résurgence du terroir québécois et un précurseur du récent regain d’intérêt pour le récit de chasse.En 1976, Jean-Yves Soucy, alors « inconnu pour les lettres québécoises » (Poulin), reçoit le prix de la revue Études françaises pour son premier roman, Un dieu chasseur. Alors que les productions littéraires s’étaient graduellement tournées vers la ville depuis le milieu du siècle, le roman de Soucy se présente à sa publication comme un « anachronisme » pour une partie de la critique, puisque celui-ci met en scène Mathieu Bouchard, un chasseur aguerri vivant seul avec ses chiens dans la forêt, au Nord de Mont-Laurier. Dans le même temps, dans sa pratique quasi-quotidienne de la chasse, le protagoniste de Soucy partage certaines réflexions éthiques sur le rapport de l’homme à l’altérité animale pouvant être considérées comme avant-gardistes au milieu des années 1970. D’un point de vue historico-littéraire, le roman de Soucy se lit donc à la fois comme une possible résurgence du terroir québécois et un précurseur du récent regain d’intérêt pour le récit de chasse
Repenser l’éthique de la chasse à l’aune des pratiques autochtones dans deux récits de Julien Gravelle
Cet article présente la perspective ambivalente sur la chasse qui ressort des textes littéraires de Julien Gravelle. Dans Musher (2014), un conducteur de traîneau à neige prône une pratique cynégétique éthique pour le bien-être des animaux, humains et non humains. Tout en décriant les maux de l’élevage industriel, le musher propose que le respect des animaux dans le monde occidental passe par un retour à la chasse. Son argument s’appuie sur des perceptions exogènes communes de la pratique cynégétique chez les Autochtones du Québec. En parallèle, sur le registre de l’ironie, le cas de Musher ainsi que la nouvelle « L’homme de vers » (2015) dramatisent la putative invraisemblance d’un retour à une culture fondée sur la chasse dans le monde occidental, d’autant plus qu’aux yeux des narrateurs les cultures autochtones sont elles-mêmes vouées à l’extinction. Alors que l’écrivain d’origine française souscrit au mythe de « la disparition de l’Indien », un dialogue entre Blancs et Autochtones sur l’importance du rôle de la chasse pour l’avenir des rapports éthiques entre les humains et l’écosystème – rôle prématurément exclu dans les textes de Gravelle – se développe par d’autres auteurs contemporains, blancs et autochtones, européens et québécois
Animalité et entre-soi dans La héronnière et L’habitude des bêtes de Lise Tremblay
Cet article se penche sur les notions d’animalité et d’entre-soi dans La héronnière (2003) et L’habitude des bêtes (2017) de Lise Tremblay, deux textes dont les narrateurs sont soumis aux ragots du village. Dans ces villages isolés, la chasse affirme un désir de violence masculin, entre protection des siens et défense de l’honneur. Les femmes gravitent autour des chasseurs sans être totalement considérées comme des partenaires égales dans l’organisation de la vie rurale, ce qui précipite leur départ volontaire. Prisonniers du calendrier de la chasse, les animaux qui surgissent dans ces textes révèlent l’impossible dialogue entre les sexes et jouent le rôle de médiateurs dans les relations tendues entre hommes et femmes
« Il y a une très grande douceur dans la chasse ». Entretien avec Mireille Gagné sur Le lièvre d’Amérique (2020)
Romancière, nouvelliste et poète, Mireille Gagné est née à l’Isle-aux-Grues et vit à Québec. Elle a publié cinq recueils de poésie et deux recueils de nouvelles. Grâce à son premier roman Le lièvre d’Amérique (La Peuplade, 2020), elle est notamment lauréate d’« Une ville, un livre » 2021, lauréate du Prix de création littéraire 2021 du Salon international du livre de Québec et de la Ville de Québec, finaliste du Prix Les Inrockuptibles catégorie « Premier roman », finaliste du Prix Wepler – Fondation La Poste, première sélection 2021 du Prix des libraires du Québec et Mention spéciale du jury du Prix Senghor. Elle vient de publier un second roman intitulé Frappabord (La Peuplade, 2024).
L’entretien ici transcrit et édité a été réalisé le 8 novembre 2023 à Québec, dans le cadre du projet de recherche « Éthique et esthétique dans le récit de chasse québécois contemporain (2000-présent) », financé par une subvention de développement Savoir (#430-2022-0435) du Conseil de Recherche en Sciences Humaines (CRSH). Nous remercions l’assistant de recherche James Brennan qui a préparé les recherches en amont de cet entretien et assuré le soutien technique permettant son bon déroulement.Romancière, nouvelliste et poète, Mireille Gagné est née à l’Isle-aux-Grues et vit à Québec. Elle a publié cinq recueils de poésie et deux recueils de nouvelles. Grâce à son premier roman Le lièvre d’Amérique (La Peuplade, 2020), elle est notamment lauréate d’« Une ville, un livre » 2021, lauréate du Prix de création littéraire 2021 du Salon international du livre de Québec et de la Ville de Québec, finaliste du Prix Les Inrockuptibles catégorie « Premier roman », finaliste du Prix Wepler – Fondation La Poste, première sélection 2021 du Prix des libraires du Québec et Mention spéciale du jury du Prix Senghor. Elle vient de publier un second roman intitulé Frappabord (La Peuplade, 2024).
L’entretien ici transcrit et édité a été réalisé le 8 novembre 2023 à Québec, dans le cadre du projet de recherche « Éthique et esthétique dans le récit de chasse québécois contemporain (2000-présent) », financé par une subvention de développement Savoir (#430-2022-0435) du Conseil de Recherche en Sciences Humaines (CRSH). Nous remercions l’assistant de recherche James Brennan qui a préparé les recherches en amont de cet entretien et assuré le soutien technique permettant son bon déroulement
Making Multiple Deaf Worlds Intelligible: A Posthumanist Arts-based Cartography of Apple Time
In this paper, I provide an arts-based posthumanist cartography of a theatre play, Apple Time performed by deaf youth in Regina, Saskatchewan. This play was co-constructed by deaf youth performers, two deaf adults, a hearing teacher, and a hearing director. Apple Time premiered in Regina, Saskatchewan on June 2, 2018, and was remounted again at the Globe Theatre (Regina) in February 2019 and again at the SoundOff Festival in Edmonton, Alberta. The arts-based cartography examines intelligibility as a methodological problem as posited by Graif (2018), in which the actions of deaf children and youth often remain invisible due to the ontological position that perception of the world is predicated upon the ability to hear. Intelligibility as a methodological problem poses a challenge to the deficit perspective commonly held by families and service providers working with deaf children and youth (Glickman & Hall, 2019). The performers in this play were able to re-align audience perceptions through the presentation of their inner worlds and preoccupations, thereby making their multiple deaf worlds more intelligible
Trafficking on Trial: The Judge, the Pimp and the Victim
Based on an ethnography of French trials for trafficking in human beings and aggravated procuring, this article seeks to contribute to the analysis of the reframing, in penal terms, of the struggles engaged in the name of social justice and women’s rights, of which anti-trafficking policies are particularly emblematic. Studying the judging practices and logics at stake during trials reveals how fantasized representations of the pimp and the victim take on substance. In particular, I argue that judges invoke a set of gendered, sexualized and racialized extra-legal norms, which, along with their legal foundations, constitute their knowledge base and impose a moral and penal hierarchy among litigants. Therefore, not only does this analysis contribute to defining the contours of the elusive figures of the pimp and the victim in the penal arena, it also exposes how maintaining public order is based on the perpetuation of a gendered and sexual national order in the name of gender justice