Archivaria - the journal of the Association of Canadian Archivists (ACA)
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Shrouded History: The Canadian Film and Photo Unit, Records Creation, Reuse, and the Recontextualizing of "Lost" Audiovisual Heritage
This article provides a history of the record created by the film unit of the Canadian Army during the Second World War. Through a reading of the records (photos, textual records, etc.), the author rebuilds the context of creation of the audiovisual records, their custodial history after the war, and their postcustodial experience. The contextualizing postcustodial history is relevant to understanding not only the Canadian Film and Photo Unit heritage, but also other aspects of Canada’s audiovisual history. Canada’s early audiovisual historical record is very much affected by its later custodians and archives. As such, this article is a history of the making of a historical record during the Second World War as well as a history of recordkeeping after the war. RÉSUMÉCet article présente un historique des documents d’archives créés par l’unité de film et de photographie de l’Armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale. En examinant les documents d’archives (photos, documents textuels, etc.), l’auteure rétablit le contexte de création des documents audio-visuels, l’historique de leur conservation après la guerre et celle de leur « post-conservation » (« postcustodial experience »). L’historique du contexte de « post-conservation » (« contextualizing postcustodial history ») est pertinent afin de comprendre non seulement le patrimoine de l’Unité de film et de photographie de l’Armée canadienne, mais aussi d’autres aspects de l’histoire audio-visuelle canadienne. Les archives des premiers documents audio-visuels du Canada ont été très affectées par leurs conservateurs et leurs centres d’archives. Ainsi, cet article se veut l’histoire de la création d’archives historiques pendant la Seconde Guerre mondiale, aussi bien que l’histoire de la tenue de documents dans l’après-guerre
Historians and Web Archives
Since the 1990s, the Web has increasingly become the location where we carry out our activities and generate primary and secondary records. Increasingly, such records exist only on the Web, with no complementary or supplementary records available elsewhere. While web archives began to preserve this legacy in 1991, web history has not yet emerged as a fully developed field. One explanation may be historians’ concerns that they will not be able to replicate their historical research process when using web archives, and may not find essential and authoritative records. The article’s first section proposes a thought experiment in which a future historian in 2050 wants to research web history using web archives as they existed in 2015. She relies on the customary historical research process through which historians choose topics and search, browse, and contextualize sources in depth and iteratively. The experiment fails when our historian is unable to locate appropriate repositories and authoritative records without resorting to the live Web of 2015. The second section then analyzes 21 eminent web archives in 2015 and issues that may have an impact on historical research. Most web archives are apparently akin to libraries of information resources. Archivists and historians, however, need web repositories to contain and make accessible essential web records of enduring cultural, historical, and evidentiary value. The article suggests that historians may once again prove invaluable in figuring out basic archival issues related to web records and archives, just as they helped shape archival policies a couple of centuries ago. RÉSUMÉDepuis les années 1990, le web comme lieu où nous menons nos activités et générons nos documents de source primaire et secondaire a pris une importance croissante. De plus en plus, de tels documents existent seulement sur le web, sans qu’aucun autre document complémentaire ou supplémentaire ne soit disponible ailleurs. Alors que les archives du web ont commencé à conserver ce patrimoine en 1991, l’histoire du web comme discipline bien établie n’a pas encore vu le jour. Une explication possible pourrait être l’inquiétude qu’ont les historiens qu’ils/elles ne pourront pas reproduire leur méthode de recherche historique en se servant des archives du web, et ne pourront pas trouver les documents essentiels et qui font autorité. La première partie de l’article propose d’imaginer une historienne en 2050 qui veut chercher l’histoire du web en se servant des archives de l’Internet telles qu’elles existaient en 2015. Elle se sert de la méthode de recherche historique habituelle à partir de laquelle les historiens choisissent un sujet et effectuent leur recherche, furètent et contextualisent leurs sources de façon itérative et poussée. L’expérience connaît un échec quand l’historienne est incapable de repérer les dépôts d’archives appropriés et les documents qui font autorité sans avoir recours au web tel qu’il existait en 2015. La deuxième partie analyse vingt-et-une archives du web en 2015 et les enjeux qui pourraient avoir un impact sur la recherche historique. La plupart des archives sur le web sont, de toute apparence, semblables aux bibliothèques de ressources d’information. Les archivistes et les historiens, cependant, ont besoin de dépôts qui contiennent et qui rendent accessibles les documents essentiels du web qui ont une valeur durable culturelle, historique et de preuve. Cet article suggère que les historiens pourraient encore une fois être indispensables pour déterminer les questions archivistiques de base liées aux documents et archives du web, tout comme ils ont aidé à façonner les politiques archivistiques d’il y a quelques siècles
Treasures and Tales: Queen’s Early Collections, AGNES ETHERINGTON ART CENTRE, KINGSTON
Treasures and Tales: Queen’s Early Collections. AGNES ETHERINGTON ART CENTRE, QUEEN’S UNIVERSITY, KINGSTON, ON
27 August–4 December 2016. Curated by ALICIA BOUTILIER and DEIRDRE BRYDEN
KATHERINE BIBER and TRISH LUKER, eds., Evidence and the Archive: Ethics, Aesthetics and Emotion
Evidence and the Archive: Ethics, Aesthetics and Emotion. KATHERINE BIBER and TRISH LUKER, eds. London and New York: Routledge, 2017. x, 168 pp. ISBN: 978-1-138-21032-
Arresting Images: Mug Shots from the OPP Museum. PETERBOROUGH MUSEUM & ARCHIVES
Arresting Images: Mug Shots from the OPP Museum. PETERBOROUGH MUSEUM & ARCHIVES, PETERBOROUGH, ONTARIO
17 December 2016–19 March 2017. Curated by KIM REID
The Meaning of Publication in Canadian Copyright Law: An Archival Perspective
Publication has been the neglected child in Canadian intellectual property law. It has rarely been addressed in jurisprudence, and the standard treatises do not go beyond traditional views of the topic, despite the disruption posed by the digital environment. Traditionally, publication has involved making physical copies available to the public; however, digital copies can now be made available via the Internet. In Canada, it is the communication right, rather than the right to publish, that applies to Internet dissemination. Recent Canadian jurisprudence that looked at the communication right in relation to downloading video games and music raises questions about the relationship between downloading, communicating, and publishing. Furthermore, recent amendments to the Copyright Act added new rights of distribution and making available. Our understanding of the meaning of publication and the scope of the right to publish, particularly in this digital age, is no longer clear. This article explores these issues from an archival perspective as archives embrace new technologies to make their holdings available online. The article first considers the importance of publication, before examining the link between the right to publish and the definition of publication, and the ways in which publication status affects the operation of the Copyright Act. The article then analyzes the definition of publication and applies the analysis to certain questions about archival practices that may implicate publication in the context of Canadian copyright law. While the concept of publication continues to be ambiguous, uncertainty about its meaning does not change the need for archival practices to seize the opportunities offered by the digital environment. RÉSUMÉLa publication a été l’enfant oublié du droit canadien de la propriété intellectuelle. Elle a rarement été discutée dans la jurisprudence, et les traités classiques ne vont pas au-delà des avis traditionnels sur ce sujet, malgré la perturbation occasionnée par l’environnement numérique. Traditionnellement, la publication impliquait de mettre à la disposition du public des copies physiques; cependant, des copies numériques peuvent maintenant être disponibles via Internet. Au Canada, c’est le droit à la communication plutôt que le droit à la publication qui s’applique à la diffusion sur Internet. La jurisprudence canadienne récente qui s’est penchée sur le droit à la communication par rapport au téléchargement de jeux vidéo et de la musique a suscité des questions au sujet des rapports entre le téléchargement, la communication et la publication. De plus, des amendements récents à la Loi sur le droit d’auteur ont ajouté de nouveaux droits de distribution et de mise en disponibilité. Notre compréhension du sens de la publication et de la portée du droit de publier, en particulier à l’ère du numérique, n’est plus claire. Cet article explore ces questions à partir d’une perspective archivistique, alors que les archives adoptent de nouvelles technologies pour rendre leur contenu disponible en ligne. Cet article examine d’abord l’importance de la publication avant d’aborder le lien entre le droit de publier et la définition de la publication, et les façons dont le statut de publication affecte le fonctionnement de la Loi sur le droit d’auteur. Ensuite, cet article analyse la définition de la publication et applique cette analyse à certaines questions au sujet des pratiques archivistiques qui peuvent impliquer la publication dans le contexte du droit canadien sur le droit d’auteur. Alors que le concept de la publication continue à être ambigu, l’incertitude de son sens n’a pas d’incidence sur le besoin pour les pratiques archivistiques de profiter pleinement des occasions offertes par l’environnement numérique
Everything Old Is New Again: The Evolution of Generic Appraisal at Library and Archives Canada
The concept of “generic appraisal” was part of the original conceptualization of macroappraisal as it was developed at the thenNational Archives of Canada (now Library and Archives Canada) in 1990. This hypothesis, that cross-institutional functional patterns and areas where institutions shared common characteristics could support its implementation, was never fully put into practice. In response to a new focus on recordkeeping in 2009, archivists developed tools based on common activities performed by many or all government institutions. This enabled a re-examination of generic appraisal in more depth. Over the next five years, generic appraisal grew to inform and fully support the new approach to government records disposition at Library and Archives Canada (LAC). This article provides an account of the evolution of generic appraisal at LAC, and of how it facilitated the redesign of a disposition program that puts macroappraisal theory into practice in a more effective, efficient, and accountable manner.RÉSUMÉLe concept de « l’évaluation générique » faisait partie de la conceptualisation d’origine de la macro-évaluation telle qu’elle a été développée aux anciennes Archives nationales du Canada (maintenant Bibliothèque et Archives Canada) en 1990. Cette hypothèse – que des courants fonctionnels pan-institutionnels et des domaines où des institutions partagent des caractéristiques communes peuvent appuyer sa réalisation – n’a jamais été entièrement mise en pratique. Lorsque l’accent a été placé sur la tenue de documents, en 2009, les archivistes ont développé des outils basés sur les activités communes réalisées par la plupart ou par toutes les institutions gouvernementales. Ceci a permis un réexamen plus approfondi de l’évaluation générique. Au courant des cinq années suivantes, l’évaluation générique s’est étendue pour influencer et appuyer pleinement la nouvelle approche de disposition des documents gouvernementaux à Bibliothèque et Archives Canada (BAC). Cet article fournit un compte rendu de l’évolution de l’évaluation générique à BAC, et de la façon dont elle a facilité la reconceptualisation du programme de disposition qui met la théorie de la macro-évaluation en pratique d’une manière plus efficace, efficiente et responsable
Meaning-Making and Memory-Making in the Archives: Oral History Interviews with Archives Donors
This article explores the processes, practices, and relationships that contribute to how meanings and memories are generated through archives. In the context of a pilot project to develop a methodology for integrating donor interviews into archival practice, I set out to identify existing or potential initiatives by drawing on archival theory, oral history, exchanges with archivists, and two audio-recorded interviews. The first interview – with Shirley Gyles, who donated the Negro Community Centre’s archives to Concordia University in Montreal – is important for its connection to Montreal’s Black community and Concordia’s Special Collections, where the above methodology is now being implemented. The second interview – with Susan Hart, an archivist who donated historian Peter Hart’s archives to the Memorial University of Newfoundland – is of interest for the interviewee’s different perspectives as a family member, archivist, and archives donor. Shifting the focus from static records to archivist-donor (and, eventually, end-user) relations, this study highlights archivists’ mediating roles as well as certain tensions – between evidence versus memory and between theory versus practice. It is argued that oral history interviews with archives donors can serve dual purposes: to provide valuable contextual information in a way that respects and enriches the concept of provenance and archival description while, at the same time, shedding light on the relationship between the donor and the institution and on archival practice itself, thus fostering support and dialogue between mainstream archives and communities, and encouraging self-reflexive, innovative, and participatory practices.RÉSUMÉCet article explore les processus, les pratiques et les liens qui contribuent aux façons dont les significations et les souvenirs sont générés par les archives. Dans le contexte d’un projet-pilote pour développer une méthodologie afin d’intégrer les entrevues avec les donateurs dans la pratique archivistique, je me suis mise à la recherche d’initiatives existantes ou potentielles en me servant de la théorie archivistique, de l’histoire orale, des échanges avec des archivistes et de deux entrevues sous forme d’enregistrement sonore. La première entrevue – avec Shirley Gyles, qui a fait don des archives du Negro Community Centre à l’université Concordia à Montréal – est importante pour ses liens avec la communauté noire de Montréal, ainsi qu’avec les collections spéciales de Concordia, où la méthodologie citée ci-haut est présentement mise en application. La deuxième entrevue – avec Susan Hart, une archiviste qui a fait don des archives de l’historien Peter Hart à l’université Memorial de Terre-Neuve – est intéressante pour les différentes perspectives du sujet de l’entrevue en tant que membre de la famille, archiviste et donatrice. En déplaçant le centre d’attention des documents statiques aux rapports entre archiviste et donateur (et éventuellement avec l'utilisateur), cette étude met en évidence le rôle médiateur des archivistes, aussi bien que certaines tensions – entre la preuve et la mémoire, et entre la théorie et la pratique. J’affirme que les entrevues d’histoire orale avec les donateurs des archives joueraient un double rôle : fournir de l’information contextuelle de grande valeur d’une façon qui respecte et enrichit le concept de provenance et de description archivistique, tout en éclairant la relation entre le donateur et l’institution ou la pratique archivistique elle-même, permettant ainsi le soutien et le dialogue entre les grands centres d’archives et les communautés, et encourageant des pratiques introspectives, innovantes et participatives