Canadian Journal of Nonprofit and Social Economy Research / Revue canadienne de recherche sur les OSBL et l’économie sociale (ANSERJ)
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Advocacy Limitations on Gender and Sexually Diverse Activist Organizations in Canada’s Voluntary Sector
ABSTRACT Registered charities are restricted when engaging in advocacy, whereas Canadian nonprofits face a far more difficult time when fundraising. The impact of such limitations on Canadian gender and sexually diverse1 activist organizations is one example of the implications on Canada\u27s democratization process. Despite the efforts of the Voluntary Sector Initiative (VSI), and updated political activity policies, Canada lags behind both the U.K. and U.S. in recognizing and legitimizing advocacy as an important contribution to its democratic process. An organized challenge of the system at the political and legal level is called for to address this issue. RÉSUMÉ Les organismes de bienfaisance enregistrés font face à des contraintes lorsqu\u27ils défendent une cause, tandis que les organismes sans but lucratif rencontrent de nombreuses difficultés pour amasser des fonds. L\u27impact de ces contraintes sur les organisations militantes de genre et de sexualité diversifiés n\u27est qu\u27un exemple de répercussion sur le procédé de démocratisation du Canada. Malgré les efforts déployés par l\u27Initiative sur le secteur bénévole et communautaire (ISBC) et malgré la mise à jour de politiques sur l\u27activité politique, le gouvernement du Canada a du retard par rapport à ceux du Royaume-Uni et des États-Unis en matière de reconnaissance et de légitimation de la défense de causes en tant que contribution importante à son processus démocratique. Pour aborder cette question, nous sommes amenés à remettre en question le système de façon méthodique sur les plans politique et juridique.  
Cooperative Development Gap in Québec and Saskatchewan 1980 to 2010: A Tale of Two Movements
ABSTRACTThis study uses Gramscian hegemony theory and the social movement approach to cooperative development to investigate the cooperative development gap that opened up between the provinces of Québec and Saskatchewan from 1980 to 2010. First, provincial sector growth is compared across several indices to establish this gap’s empirical scope and scale. Second, historical research and fieldwork findings are used to illuminate the gap’s origins and its historical significance. The article concludes that the development gap has been largely driven by bloc formation and dissolution—the historic erosion of Saskatchewan’s traditional, agrarian-cooperative bloc and the renewal and expansion of Québec’s social economy bloc.RÉSUMÉCette étude utilise la théorie de l’hégémonie de Gramsci et la méthode par le mouvement social pour le développement des coopératives afin d’enquêter sur l’écart qui s’est creusé entre les provinces du Québec et de la Saskatchewan de 1980 à 2010 en ce qui a trait au développement des coopératives. Tout d’abord, pour établir la portée et l’échelle empiriques de cet écart, cette étude compare la croissance de ce secteur entre les deux provinces. Ensuite, l’origine de l’écart et sa signification historique sont mis en lumière grâce aux recherches historiques et aux conclusions tirées de l’étude sur le terrain. Finalement, il est conclut dans cet article que l’écart de développement a été majoritairement créé par la formation et la dissolution de blocs – l’érosion par le temps du bloc coopératif agraire traditionnel de la Saskatchewan ainsi que le renouveau et l’expansion du bloc d’économie sociale du Québec
Measuring Performance for Accountability of a Small Social Economy Organization: The Case of an Independent School
ABSTRACT This article is a result of a joint project in social economy research between a community partner-an independent school-and academic partners. The school is a democratic organization, run by teachers and parents. The goal of the project was to find ways to improve communication and reporting about general performance of the school as part of the school\u27s accountability to its members. Starting from lessons of the balanced scorecard approach for non-profits, we describe the process of development of survey-based measures for the particular organization. The direction of the tool development and subsequent organizational changes were carried out in a participatory process between the school\u27s staff, the parents, and the board. We identify the limitations and challenges of this process, and outline its successes to draw lessons for other similar democratic organizations. RÉSUMÉ Cet article est le produit d\u27un projet conjoint de recherche sur l\u27économie sociale entre un partenaire communautaire-une école privée-et des partenaires académiques. L\u27école est une organisation démocratique dirigée par des enseignants et des parents. Le but de ce projet était de trouver des façons d\u27améliorer la communication et la reddition de compte en ce qui a trait au rendement général de l\u27école comme faisant partie de la responsabilité de l\u27école envers ses membres. En commençant par des leçons sur l\u27approche de tableau de bord équilibré pour les organismes sans but lucratif, nous abordons le processus de l\u27élaboration de mesures fondées sur des enquêtes pour l\u27organisation particulière. L\u27orientation du développement d\u27outils et des changements organisationnels subséquents ont été déterminés lors d\u27un processus participatif entre le personnel de l\u27école, les parents et la direction. Nous établissons les limites et les défis de cette façon de procéder et en soulignons les réussites pour tirer des leçons qui serviront à d\u27autres organisations démocratiques comparables
Cooperatives and the State: The Case of Ontario
In the early 2000s, the cooperative movement in Ontario came together in order to lobby its provincial government for active cooperative development support programs. Momentum was building for these types of programs. Already, many provincial governments had implemented active support programs in their jurisdiction. Despite having one of the largest cooperative sectors in Canada, Ontario was lagging behind. This article assesses the progress of the efforts of the Ontario cooperative movement to date. It details how the Ontario cooperative movement developed a sectoral identity for itself and framed its objectives in an effort to strengthen its relationship with the Ontario government.RÉSUMÉLe mouvement coopératif en Ontario s\u27est rassemblé au début des années 2000 afin de faire pression sur le gouvernement provincial pour qu\u27il développe des programmes de soutient actif pour coopératives. Déjà plusieurs gouvernements provinciaux avaient mis en place de telles politiques. L\u27Ontario tardait malgré le fait qu\u27il avait un des plus grands secteurs coopératifs au Canada. Cet article examine le progrès qu\u27a connu le mouvement coopératif en Ontario dans ses efforts. Il décrit comment le mouvement coopératif a construit une identité sectorielle autour de laquelle il a pu ancrer ses demandes auprès du gouvernement ontarien
Entreprenariat social et entreprenariat collectif : synthèse et constats
RÉSUMÉL’article présente les résultats d’une recherche portant sur les notions d’entrepreneur social et d’entrepreneur collectif. Après avoir défini le concept d’entrepreneur, nous voyons comment les qualitatifs « social » et « collectif » transforment l’idée d’entreprendre en un projet plus intégré où les objectifs sociaux, politiques et économiques sont « harmonieusement » agencés. La recherche repose essentiellement sur la réalisation d’une revue de littérature de textes clés produits en langue française et anglaise en Amérique du Nord et en Europe. L’analyse des données recueillies nous permet de présenter des critères simples pour proposer une définition de ces notions qui devrait rendre compte de la réalité des pratiques rencontrées sur le terrain et des contributions théoriques et critiques faites par les auteurs et travaux consultés. Elle permet aussi de présenter une dizaine de constats qui illustrent tant les points de convergence que les divergences observées entre les types d’entreprenariat étudiés.ABSTRACTThis article presents the results of a study bearing on the notions of social entrepreneur and collectiveentrepreneur. After defining the concept of entrepreneur, I look at how the adjectives “social” and “collective” transform the project of being an entrepreneur into a more integrated one where the social, political and economic objectives are “harmoniously” organized. The study is essentially based on a literature review of key English- and French-language texts written in North America and in Europe. The analysis of the collected data allows me to present simple criteria for proposing a definition of these notions that should take into account both the reality of the practices encountered in the field and the theoretical and critical contributions made by the authors and the texts that I consulted. It also enables me to present ten observations that illustrate both the points of convergence and divergence between the types of entrepreneurship that I studied
The Role of Community Organizations in the Transformation of the Social Development Model in Quebec
ABSTRACT Community organizations have played a major role in the delivery of social services in Québec since the 1970s. Their activities aimed to provide an alternative to the heteronomous, bureaucratic practices of the public sector. But their desire to move away from the public sector did not prevent them from demanding financial support from the state. Historically, these associations\u27 struggles have led to the establishment of an original partnership and a funding mode whereby they could retain their organizations\u27 autonomy. This autonomy was the guarantee of both their specificity and their ability to innovate in terms of social practices. While this state recognition certainly remains in some respects ambivalent, it is nonetheless undeniable that these associations today constitute a significant component of the Québec model of social development. RÉSUMÉ Les organismes communautaires jouent un rôle important dans la prestation de services sociaux au Québec depuis les années 1970. Leurs activités se sont développées dans l\u27optique d\u27apporter une alternative aux pratiques hétéronomes et bureaucratiques du secteur public. Cette volonté de se distancier du secteur public ne les a toutefois pas empêchés de revendiquer le soutien financier de l\u27État. Historiquement, les luttes menées par ces associations se sont donc traduites par la mise en place d\u27un partenariat original et l\u27établissement d\u27une mode de financement qui leur permet de préserver l\u27autonomie de leur organisation. Cette autonomie est le gage de leur spécificité et de leur capacité d\u27innover sur le plan des pratiques sociales. Certes, cette reconnaissance étatique demeure à certains égards ambiguë. Néanmoins, il est indéniable que ces associations constituent aujourd\u27hui un élément important du modèle québécois du développement social
Multi-stakeholder Governance in Cooperative Organizations: Toward a New Framework for Research?
ABSTRACTDespite the increasing popularity of multi-stakeholder cooperatives, social-economy researchers largely predict that these organizations will fail. Using a “cost of decision-making” approach, these researchers conclude that the governance structure of multi-stakeholder cooperatives makes this organizational model fundamentally untenable. In this paper, we review the empirical evidence available on multi-stakeholder cooperatives, which suggests that different groups of actors are able to govern themselves successfully. Consequently, we argue that the literature that has focused on the management of common pool resources by self-organized groups may be an appropriate body of literature in which to root a research program on these social-economy organizations.RÉSUMÉMalgré la popularité grandissante des coopératives à multiples intervenants, les chercheurs en économie sociale prédisent que ces organisations essuieront un échec. Grâce à une méthode des coûts pour la prise de décisions, ces chercheurs en viennent à la conclusion que la structure de gouvernance des coopératives à multiples intervenants, par sa nature, en fait un modèle organisationnel indéfendable. Dans cet article, nous examinons les éléments de preuve empiriques disponibles sur les coopératives à multiples intervenants, qui suggèrent que différents groups d’actants peuvent réussir à s’autogérer. Par conséquent, nous discutons du fait que la documentation qui porte sur la gestion des ressources communes par les groupes autogérés pourrait constituer un corpus approprié pour établir un programme de recherche sur ces organisations d’économie sociale.