Canadian Jewish Studies / Études juives canadiennes
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Shuchat, Wilfred. The Gate of Heaven: The Story of Congregation Shaar Hashomayim in Montreal, 1846- 1996
Weinfeld, Morton. Like Everyone Else . . . But Different: The Paradoxical Success of Canadian Jews
De telles matières dont sont faits les rêves de la diaspora: Birobizhan et l’imagination communiste des Juifs-Canadiens
This article examines the history of two organizations whose
main aim was to provide support for the Soviet project to establish
a Jewish socialist republic, the official language of which
was to be Yiddish, in the Birobidzhan region of the USSR.
ICOR was founded in 1924 and was active within the Jewish,
immigrant, working-class milieu; Ambijan, in Canada called
the Canadian Birobidjan Committee, was formed in the United
States in 1934. Both groups were ideologically and organizationally
tied to the Communist Party of Canada and operated
for some three decades. They became ideologically marginal
and politically irrelevant during the Cold War, especially after
the Birobidzhan project was exposed as largely fraudulent.
Both groups disbanded in the 1950s.Cet article examine l’histoire de deux organisations dont le but
central était de soutenir le projet soviétique qui visait à établir
dans la région de Birobidzhan de l’URSS une république
socialiste juive dont la langue officielle devait être le yiddish.
ICOR a été fondé en 1924 et était actif dans le milieu de la
classe ouvrière des immigrants juifs; Ambijan, connu au Canada
sous le nom de Comité canadien de Birobidjan, a été établi aux
Etats-Unis en 1934. Les deux groupes étaient liés par idéologie
et par organisation au parti communiste du Canada et ont opéré
pendant environ une trentaine d’années.Ils sont devenus marginaux
en termes d’idéologie et, pendant la Guerre Froide, non-pertinents
en termes de politique, surtout après que le projet Birobidzhan
a été exposé comme étant largement frauduleux. Les deux
groupes ont cessé de fonctionner au cours des années 1950
En haut pour l’hébreu, en bas pour l’anglais: la communauté juive de Ste-Sophie, Québec et des stratégies pour l’éducation publique, 1914-1952
In general, Jews were outsiders with regard to Quebec’s public
school system until the 1960s. Few were hired as teachers
before the mid-twentieth century, and they could not be elected to
school boards. For some years at the beginning of the century,
even the very right to schooling was in question for Jewish children.
An exception to this outsider status was the rural
community of Ste-Sophie. There Jews, who comprised the
majority of the non-Catholic residents, succeeded in forming
the separate (“Protestant”) school board which maintained just
one two-room school that catered to the special needs of Jewish
children. The board also looked after other aspects of Jewish
life in the community. This paper outlines the history of the
school and analyzes the developments that led to its establishment.En général, avant les années 1960 les Juifs étaient “outsiders”
au système d’éducation publique au Québec. Très peu de Juifs
étaient instituteurs pendant la première moitié du 20e siècle, et
ceux qui l’étaient ne pouvaient pas être élus aux commissions
scolaires. Pendant plusieurs années au début du siècle, même
le droit à l’éducation était en question pour les enfants juifs.
Une exception à ce statut d’étrangers était la communauté
rurale de Ste-Sophie. Là, les Juifs qui constituaient la majorité
des résidents non-catholiques, avaient réussi à former la
commission scolaire séparée (“protestante”) qui maintenait
seulement une école de deux salles de classe, école qui s’occupait
des besoins spéciaux des enfants juifs. La commission
s’occupait aussi de certains autres aspects de la vie juive dans
la communauté. Cet article expose dans ses grandes lignes
l’histoire de l’école et fait l’analyse des développements qui ont
mené à son établissement
La négociation de l’ethnicité, du régionalisme et de l’historiographie: Arthur A. Chiel et les Juifs du Manitoba: Une histoire sociale
In this paper, Richard Menkis analyzes the production and
reception of the earliest scholarly monograph in Canadian
Jewish history. By examining Chiel’s intellectual formation,
Menkis suggests that in his early communal work Chiel
consciously chose a positive attitude which sought to combat
despair, and that he brought that sensibility to his historical
writing. Menkis also examines the context of the production of
the narrative, namely the re-conception of Manitoba as a polyethnic
society and the interest in ethnic histories at the
Manitoba Historical Society. One of the major emphases in the
Society was to show the “contributions” of the ethnic
groups, which reinforced Chiel’s inclination to ignore unhappy
subjects, such as antisemitism. Although Chiel studied a
number of factors in the development of the Jewish community,
he also reproduced some of the “blind-spots” of other histories,
especially the role of left-wing politics. Not surprisingly, he
was harshly criticized by those who had been excised from the
history. Chiel’s work is thus also a product of a postwar climate
in which the government began to encourage the engagement of
ethnic groups with the society at large, but on certain conditions.Dans cet article, Richard Menkis analyse la production et
la réception de la monographie savante la plus ancienne de
l’histoire des Juifs canadiens. En examinant la formation intellectuelle
de Chiel, Menkis suggère que dans ses premiers travaux
communautaires Chiel a volontairement choisi d’adopter
une attitude positive qui cherchait à combattre le
désespoir, et explique qu’il a incorporé cette sensibilité à ses
écrits historiques. Menkis examine aussi le contexte de la
production de la narration, c’est à dire la re-conception du
Manitoba comme société polyethnique et l’intérêt dans les
histoires dans la Société manitobaine de l’histoire. Un des
éléments importants pour la Société était de mettre à jour les
“contributions” des groupes ethniques, ce qui a renforcé la
tendance de Chiel à ignorer des sujets malheureux, tels que
l’antisémitisme. Bien que Chiel ait étudié un nombre de
facteurs dans le développement de la communauté juive, il a
aussi reproduit certains des endroits où d’autres récits
historiques ne voyaient pas clair, surtout en ce qui concerne le
rôle de la politique de gauche. Il n’est donc pas surprenant qu’il
ait été sévèrement critiqué par ceux qui avaient été retranchés
de l’histoire. Ainsi, le travail de Chiel est aussi un produit du
climat de l’après-guerre dans lequel le gouvernement a
commencé à encourager l’engagement de groupes ethniques
avec la société en général, mais sous certaines conditions
La Radiodiffusion des “Entreprises en Citoyenneté” de la CBC du 9 novembre 1938 (Kristallnacht)
By coincidence, on the evening of 9 November 1938,
Kristallnacht, the Canadian Broadcasting Corporation broadcast
from Winnipeg, as part of its “Ventures in Citizenship”
series, a programme celebrating the contributions of Jews to
Canadian life. “Ventures in Citizenship” was the brainchild of
Robert England, a prominent Great War veteran and writer on
Canadian ethnic diversity, who was alarmed by the rise of Nazi
Germany and sought to promote good inter-group relations in
Canada and to prepare for the stresses of war. The broadcast
highlighted the career of Lieutenant Myer Tutzer Cohen, who
was killed in action in November 1917 and was awarded the
Military Cross.Par coïncidence, le soir du 9 novembre 1938, Kristallnacht, la
Corporation de la Radiodiffusion du Canada a diffusé de
Winnipeg, comme partie de sa série “Entreprises en
Citoyenneté”, un programme qui célébrait les contributions des
Juifs à la vie au Canada. “Entreprises en Citoyenneté” était
l’idée originale de Robert England, un vétéran éminent de la
Grande Guerre et un écrivain sur la diversité ethnique au
Canada, qui s’alarmait de l’essor de l’Allemagne nazie et qui
cherchait à encourager de bonnes relations entre les divers
groupes au Canada et à se préparer pour les périodes de trouble
et d’agitation de la guerre. La radiodiffusion a mis en vedette la
carrière du lieutenant Myer Tutzer Cohen qui a été tué au feu en
novembre 1917 et à qui on a conféré la Croix Militaire
Elazar, Daniel J., Michael Brown and Ira Robinson, editors. Not Written in Stone: Jews, Constitutions and Constitutionalism in Canada
Tradition et innovation dans une communauté ultra-orthodoxe: les Hasidim d’Outremont
Like other insular religious movements such as Hutterites and
Amish, Hasidic communities are faced with the challenge of
preserving their distinctive ideals in a technologically
advanced, capitalist world. Studies done in the 1960s and 1970s
documented the success of Hasidim in safeguarding their
convictions and creating well-functioning communities in
contemporary North America. Recent evidence has demonstrated,
however, that unprecedented growth rates are presenting
significant challenges to Hasidim trying to sustain
their way of life. Focusing on a case-study of the Hasidic
community of Outremont, a residential neighbourhood in
central Montreal, this paper outlines the social and economic
challenges facing the community and argues that, while some
important changes have been implemented, there is a need to
modify survival strategies further in order to maintain community
viability.Tout comme d’autres mouvements religieux isolés tels que les
Huttérites et les Amish, les communautés hassidiques font face
au défi de préserver leurs idéaux distinctifs dans un monde
capitaliste et avancé technologiquement. Des études faites au
courant des années 1960 et des années 1970 ont documenté le
succès qu’ont eu les Hasidim dans la sauvegarde de leurs
convictions et dans l’établissement de communautés qui fonctionnent
bien en Amérique du Nord de nos jours. Néanmoins,
l’évidence récente a démontré que des taux de croissance sans
précédent présentent de sérieux défis aux Hasidim qui essaient
de maintenir leur mode de vie. En se concentrant sur une étude
de la communauté hassidique d’Outremont, un quartier résidentiel
situé au centre de Montréal, cet article expose en
grandes lignes les obstacles sociaux et économiques auxquels la
communauté fait face et présente l’argument que, malgré
quelques changements importants qui ont été effectués, il reste
un besoin de modifier davantage les stratégies de survivance
afin de maintenir la viabilité de la communauté