Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
Not a member yet
3332 research outputs found
Sort by
Bleasdale, Ruth – Rough Work: Labourers on the Public Works of British North America and Canada, 1841-1882.
Gaboriaux, Chloé et Arnault Skornicki (dir.) – Vers une histoire sociale des idées politiques
Picnics and Politics: Expanding Ontario’s Public Sphere during the Late Victorian Era
The 1870s brought a marked increase in the number of large-scale political picnics taking place in rural and small-town Ontario. Generally held between elections, their purpose was to solidify party allegiance by exposing the broader public to party leaders, by presenting and defending party policies, and by creating through ritual the sense of membership in a powerful organization. The extent to which the picnics were effective in winning elections is impossible to judge, but this article argues that they strengthened deliberative democracy by expanding the period during which political issues were brought directly to the attention of the public. Furthermore, because the picnics and the processions that preceded them were broad-based community events, women and others not yet eligible to vote were incorporated—at least for the day—within the discursive community that constituted the political public sphere.Les années 1870 ont connu un accroissement marqué du nombre de grands pique-niques politiques dans les campagnes et les petites villes de l’Ontario. Ces activités, qui avaient généralement lieu entre les élections, visaient à consolider l’allégeance au parti; elles permettaient d’exposer le grand public aux dirigeantsdu parti, de présenter et de défendre les politiques du parti et de créer, par le biais d’un rituel, un sentiment d’appartenance à une puissante organisation. On ne peut mesurer à quel point les pique-niques ont aidé à gagner des élections, mais, selon l’auteur, ils ont renforcé la démocratie délibérative en prolongeantla période pendant laquelle les enjeux politiques étaient portés directement à l’attention du public. En outre, parce que les pique-niques et les défilés qui les précédaient étaient socialement populaires, les femmes et les autres personnes qui n’avaient pas encore le droit de vote étaient intégrées – du moins pour la journée – au groupe d’acteurs qui constituait la sphère publique sur le plan politique
From Rome to Montreal: Importing Relics of Catacomb Saints Through Ultramontane Networks, 1820-1914
This article explores one of the most intriguing Catholic devotions of the nineteenth century: how relics of Roman catacomb saints came to occupy a significant place in the religious beliefs and practices of many Montreal Catholics. From 1820 to the early twentieth century, these ancient remains were brought from Rome to Montreal and placed under the altars of churches. The devotion to catacomb saints, this article argues, demonstrates how ultramontane piety developed and was experienced in Montreal. It also reveals how the belief in the miraculous power of these relics shaped Quebec’s Catholic culture.Le présent article traite de l’une des plus curieuses dévotions du xixe siècle chez les catholiques : la manière dont les reliques de saints provenant des catacombes de rome en sont venues à occuper une place importante dans les croyances et les pratiques religieuses de nombreux catholiques montréalais. de 1820 jusqu’au début du xxe siècle, ces restes anciens ont été apportés de rome à montréal et placés sous les autels des églises. l’auteur fait valoir que la dévotion aux saints des catacombes témoigne du développement et de l’expression de la piété ultramontaine à montréal. il révèle aussi comment la croyance au pouvoir miraculeux de ces reliques a façonné la culture catholique québécoise
Rediker, Marcus – The Fearless Benjamin Lay: The Quaker Dwarf who became the First Revolutionary Abolitionist.
“Efficiency and Evangelism”: Peter Bryce and the Making of Liberal Protestantism at Toronto’s Earlscourt Methodist Church
This paper examines the work of Rev. Peter Bryce in establishing a progressive “institutional church” in Toronto’s Earlscourt district during the first two decades of the twentieth century. Ministering to a congregation largely made up of British immigrant working people, Bryce incorporated in his program the tenets of the church efficiency movement, which gained adherents in urban Canada in the prewar years. In order to better reach the urban working class, the movement advocated updated institutional arrangements and business-like clerical management. From this standpoint, Bryce’s broader objective at Earlscourt was to promote the “efficient” gendered functioning of the working-class family within the new industrial order and to encourage accommodation between labour and capital. Located firmly within liberal social Christianity, this approach reimagined the institutional role of the church in industrial life while advancing a moderate position on capitalist social relations.L’article porte sur le travail du révérend Peter Bryce dans la mise sur pied d’une « Église institutionnelle » progressiste dans le district d’Earlscourt, à Toronto, dans les années 1900 et 1910. Desservant une congrégation surtout composée de travailleurs immigrants britanniques, Bryce incorporait dans son programme les principes du mouvement visant l’efficacité de l’Église, lequel gagnait des adeptes dans les villes du Canada avant la guerre. Afin de mieux atteindre la classe ouvrière des villes, ce mouvement prônait une modernisation de l’organisation de l’institution et une gestion empruntée au monde des affaires de la part du clergé. De ce point de vue, le grand objectif de Bryce, à Earlscourt, a été de promouvoir le fonctionnement sexospécifique « efficace » de la famille ouvrière dans le cadre du nouvel ordre industriel et d’encourager l’accommodement entre travail et capital. Fermement implantée dans le christianisme social libéral, cette façon de voir repensait le rôle institutionnel de l’Église dans le monde industriel tout en promouvant une position modérée au sujet des relations sociales en régime capitaliste
Anticiper « la rançon d’une trop grande prospérité » : perceptions québécoises de l’économie, 1945-1975
How was the Quebec economy perceived between 1945 and 1975? During these years of relative prosperity, subsequently dubbed the “Trente Glorieuses,” Quebec and to some extent Canadian experts gradually began to sense that an era of abundance had dawned, especially beginning in the 1950s. Throughout this period, however, their discourses reflected persistent concerns about the economy, with inflation as a leading example. This is surprising since the statistics fail to substantiate the extent of this phenomenon. Because of the relative strength of the economy, one might expect to see a certain level of optimism with regard to Quebec’s economic prospects. Instead, this article reveals that people living through this period viewed their economic situation in a much more ambivalent light.Comment percevait-on l’économie au Québec de 1945 à 1975 ? Au cours de ces années qualifiées par la suite de Trente Glorieuses – des années de prospérité relative –, les experts québécois et, dans une certaine mesure, canadiens, ont senti peu à peu, à partir des années 1950, qu’ils vivaient une ère d’abondance. Tout au long de cette période, leurs discours font cependant état d’inquiétudes persistantes au sujet de l’économie, l’inflation en constituant un exemple frappant. Voilà qui a de quoi surprendre, car les statistiques ne justifient pas l’importance accordée à ce phénomène. Aux yeux des contemporains, ces années se déroulent donc sous le signe de l’ambivalence. On s’attendrait pourtant à constater chez eux un certain optimisme, étant donné la santé relative de l’économie