Histoire sociale / Social History (E-Journal, York University)
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Simon, Zoltán Boldizsár – History in Times of Unprecedented Change: A Theory for the 21st Century.
Going Together Like a Horse and Carriage: Rentier Marriages and Property Accumulation in Montréal, 1825–1903
This assessment of the social origins of Montréal’s rentier families in 1903 proposes a methodology for identifying and selecting rentier families based on common surnames, demonstrates the social and historical coherence of the selected families over time, and reflects on the importance of family for urban history. The majority of Montréal’s rentier families in 1903 were of popular class origins; they were not primarily the descendants of mercantile, seigneurial, or industrial wealth. Their social ascension to controlling a third of all rents accruing to people in this overwhelmingly tenant city was the product of strategies of accumulation that operated over generations. Marriage was a crucial building block of these fortunes.Cette analyse des origines sociales des familles rentières de Montréal en 1903 propose une méthodologie pour identifier et sélectionner des familles rentières à partir de noms de famille communs, démontre leur cohérence sociale et historique au fil du temps et réfléchit sur l’importance de la famille pour l’histoire urbaine. La majorité des familles rentières de Montréal en 1903 étaient d’origine populaire ; elles n’étaient pas essentiellement issues de la richesse mercantile, seigneuriale ou industrielle. Leur ascension sociale, qui leur a permis de contrôler le tiers des loyers perçus par les habitants de cette ville très majoritairement locataire, a été le fruit de stratégies d’accumulation mises en œuvre sur plusieurs générations. Le mariage constituait un élément de base crucial de ces fortunes
These Well-Wooded Towns: Supplying Fuel Wood to Central Canadian Urban Markets, 1867–1921
In the late 1860s, Toronto subsidized two narrow gauge rail lines in an effort to meet rising energy demands, make use of its hinterland’s ability to supply firewood, and utilize railway charters to enforce cheap transportation of firewood from the hinterland to the city. Several of the new Dominion’s earliest railways were thus not the typical trunk lines for connecting distant population centres; rather, they were narrow gauge lines that ran into the forest for the purpose of supplying fuel to urban Canadians. Rising fuel prices, however, resulted in debates over what some considered “cordwood monopolies” and broken rail charters. An examination of the records of urban fuel merchants, statistics of locomotive fuel consumption, and Geographic Information System (GIS) maps of national railway freight reveal where firewood markets expanded and how urban firewood consumption intensified in southern Ontario cities. Wood remained an integral part of the modern urban energy system until at least the early 1920s, a period usually considered Canada’s age of coal, because firewood and coal had much in common as solid fuels and railway expansion created new markets for firewood from the Canadian Shield.À la fin des années 1860, Toronto a subventionné deux lignes de chemin de fer à voie étroite en vue de répondre à la demande croissante d’énergie, de mettre à profit la capacité de son arrière-pays à fournir du bois de chauffage, et d’utiliser les chartes des compagnies de chemin de fer pour assurer le transport bon marché du bois de chauffage de l’arrière-pays vers la ville. Ainsi, plusieurs des premiers chemins de fer du nouveau Dominion n’étaient pas de grandes lignes desservant des centres de population éloignés; il s’agissait plutôt de lignes à voie étroite qui s’enfonçaient dans la forêt afin de fournir du combustible aux citadins. La hausse des prix du carburant a toutefois donné lieu à des débats sur ce que certains considéraient comme des « monopoles sur le bois de corde » et une infraction aux chartes des compagnies de chemin de fer. L’examen des registres des marchands de combustible urbains, des statistiques sur la consommation de carburant des locomotives ainsi que des cartes du système d’information géographique (SIG) sur le fret ferroviaire au pays révèle l’étendue des marchés du bois de chauffage et l’intensification de la consommation de bois de chauffage dans les villes du sud de l’Ontario. Le bois est demeuré une partie intégrante du système énergétique urbain moderne, du moins jusqu'au début des années 1920. Cette période est généralement considérée comme l'âge du charbon au Canada, car le bois de chauffage et le charbon avaient beaucoup en commun en tant que combustibles solides et l'expansion du réseau ferroviaire a créé de nouveaux marchés pour le bois de chauffage provenant du Bouclier canadien