Canadian Review of Social Policy (CRSP) / Revue canadienne de politique sociale (RCSP)
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    Dining On the Social Economy: Local, Sustainable Food Systems and Policy Development

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    Although the social economy has a long historical connection to food, these links have not been well explored or understood, particularly with respect to social policy. But given the well-documented range of negative impacts brought on by a world economy dominated by large multinational corporations engaged in global trade, social economy organizations associated with food are more necessary than ever. This paper will examine the connections between the social economy, sustainability, and sustainable food systems, before moving on to look at the role of the social economy in our current global unsustainable food system and in a projected local, sustainable food system. It will conclude with a discussion of the social economy and the enactment of local sustainable food policy that can model alternatives to help reorient the economy and social institutions toward ensuring everyone is fed within the ecological limits of the planet. Si les liens entre l'économie sociale et l'alimentation sont loin d'être nouveaux, ils restent peu étudiés ou peu compris, surtout en matière de politique sociale. On n'ignore pourtant rien des répercussions néfastes de notre économie, où le commerce mondial est le fait de grandes multinationales, et dans un tel contexte, on a plus que jamais besoin d'organismes d'économie sociale en rapport avec l'alimentation. Nous commencerons par nous pencher sur ce qui unit l'économie sociale, la durabilité et les systèmes alimentaires durables. Nous comparerons ensuite le rôle de l'économie sociale dans le système alimentaire non durable actuellement en place à l'échelle mondiale et celui qu'elle jouerait dans un système alimentaire durable local. Nous terminerons par une discussion sur l'économie sociale et la mise en place d'une politique alimentaire durable à l'échelle locale, capable de créer des solutions qui contribueront à réorienter les institutions économiques et sociales, afin de veiller à ce que l’alimentation des êtres humains s’inscrive dans les limites écologiques de la planète

    A Challenge to the Social Economy Ecosystem: Social Enterprise Access to Current Government Services for Small & Medium Size Enterprises (SME)

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    This is for the perspectives/issues section so no abstrac

    Linking Poverty Reduction and Economic Recovery: Supporting Community Responses to Austerity in Ontario

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    This paper examines how a discourse around those living in poverty has been created, and its implications on effective poverty reduction policies. We focus on this change through an examination of changes in the discourse of poverty in Ontario beginning with the Harris government (1995-2002) and in the wake of the Great Recession of 2008, we illustrate how the approach to poverty reduction has fundamentally changed. We examine Ontario’s current poverty reduction strategy and the Poverty Reduction Act, 2009, in addition to the federal policies that have been called for and where poverty reduction now stands at that level. By identifying gaps in poverty reduction strategies, we can see the importance of local action for fostering change in the discourse and advocating for increased efforts. We illustrate this through a case study chronicling the Northumberland Poverty Reduction Action Committee (NPRAC), an umbrella organization representing a coalition of community groups devoted to regional poverty reduction in Ontario. Fiscal austerity at the federal level, however, affects provincial and local capacity and action. We argue that groups such as NPRAC represent both a reaction to the gaps in effective provincial and federal government strategies and a fulfilment of government expectations for an ongoing third sector role. The implication is clear: Poverty reduction needs to be back on all political agendas. Cet article porte sur l'émergence d'un discours concernant les personnes vivant dans la pauvreté et en étudie les répercussions sur l’efficacité des politiques de réduction de la pauvreté. Nous mettons l'accent sur ce changement en examinant l'évolution du discours sur la pauvreté en Ontario, en commençant par celui du gouvernement Harris (1995-2002) et ce, jusqu’à la crise de 2008. Nous démontrons comment l'approche privilégiée en matière de réduction de la pauvreté a fondamentalement changé. Nous examinons la stratégie actuelle de l'Ontario en la matière et la Loi de 2009 sur la réduction de la pauvreté, ainsi que les politiques fédérales qui ont été nécessaires, et nous faisons le point sur la situation actuelle. En cernant les lacunes propres aux stratégies de réduction de la pauvreté, nous soulignons l'importance de l'action locale qui permet de favoriser le changement du discours politique et d'encourager les efforts supplémentaires allant dans ce sens. Nous illustrons ces propos par une étude de cas décrivant le Northumberland Poverty Reduction Action Committee (NPRAC), un organisme-cadre représentant une coalition de groupes communautaires œuvrant en faveur de la réduction de la pauvreté régionale en Ontario. Cependant, la politique fédérale d'austérité fiscale entrave la capacité et l’action tant à l’échelon provincial que local. Selon nous, l’existence d’entités comme le NPRAC représente à la fois une réaction à l’absence de stratégies provinciales et fédérales efficaces et la concrétisation des attentes gouvernementales quant au rôle pérenne que devrait jouer le tiers secteur. Les conséquences sont claires : tous les programmes politiques doivent remettre la réduction de la pauvreté à l'ordre du jour

    L’insertion sociale des personnes handicapées au Québec : comment l’État vient-il soutenir le tiers secteur et les familles ?

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    Cet article présente les résultats d’une recherche québécoise sur le rôle de l’État et du tiers secteur dans l’évolution de la politique concernant les populations ayant une déficience intellectuelle et qui s’est déroulée de l’été 2007 à l’été 2009. La recherche porte sur deux champs d’action : les initiatives favorisant l’emploi des personnes (plutôt que leur seul soutien financier) et la vie en logement (plutôt que le placement en maison d’hébergement). Ses objectifs consistent d’une part à documenter de manière systématique les initiatives mises en place par des organismes communautaires, des associations de parents, ou des établissements publics, à travers l’ensemble des régions du Québec, et, d’autre part, à faire ressortir les mécanismes interorganisationnels existant entre acteurs du tiers secteur et établissements publics. La recherche vise aussi à nourrir la réflexion concernant la construction de politiques sociales et l’évaluation de celles-ci. This article presents the findings of a study carried out across Québec between 2007 and 2009 on the role of the State and the nonprofit sector in the evolution of policies in the domain of intellectual disability. The research deals with two fields of activity in social participation: initiatives that encourage employment (as opposed to supported income) and specialized housing initiaves (in contrast to placement in homes or public institutions). The resarch goals for the study are twofold: to survey on a systematic basis throughout Québec the initiatives set out by community organizations, family associations, or the public sector; and, to single out the interorganisational mechanisms put forward by the public and the third sector. The study also aims to stimulate reflection on the renewal of social policies and their evaluation

    Stretched Beyond Human Limits: Death By Poverty in First Nations

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    Aboriginal policymakers in Canada have been historically based on the objective of assimilating the Indigenous population. There has been recent movement to create policies that support First Nations’ self-governance. However, the Indian Act and its related policies have not been amended to reflect this change. Thus federal policymakers now hover between the two conflicting objectives. One result is chronic poverty in First Nations, a worsening problem that has stymied federal policymakers-makers. Historiquement, les décideurs politiques autochtones au Canada ont eu pour objectif d’assimiler la population autochtone. Par ailleurs, on a récemment pu observer un mouvement visant à créer des politiques soutenant l'autonomie gouvernementale des Premières Nations. Cependant, la Loi sur les Indiens et les politiques connexes n'ont pas été modifiées pour tenir compte de cette évolution. Les décideurs politiques fédéraux sont à présent tiraillés entre ces deux objectifs contradictoires. L'un des résultats est la pauvreté chronique au sein des Premières Nations, dont l’aggravation laisse les décideurs fédéraux impuissants

    The AccèsLogis Québec Program: 15 years of Partnership Between the State and the Social Economy

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    Over the past 15 years, the Quebec government’s public policy on social and community housing has been based mainly on the AccèsLogis program. Under this program, some 23,000 new social housing units have been developed. While the program’s regulations and funding are governed by the public sector (primarily provincial, secondarily federal), its development and implementation rely heavily on the participation of social and solidarity economy (SSE) stakeholders, and particularly on the input of housing Non Profit Organizations (NPOs) and co operatives. In other words, SSE stakeholders play a significant role in program implementation (co-production) and in its definition and design (co-construction), to use a distinction favoured in this paper’s conceptual framework (Vaillancourt, 2009). This appraisal of the AccèsLogis program is based on research that was mostly done in partnerships since 1995. Our paper is divided into two parts: first, we present the context in which the AccèsLogis program emerged, along with its main characteristics; then we show that the program represents a social innovation in which SSE stakeholders make a major contribution while participating not only in the implementation of the program (co-production), but also in defining its architecture (co-construction). En matière d’habitation sociale et communautaire, la politique publique du gouvernement du Québec, au cours des quinze dernières années, s’est principalement appuyée sur le programme AccèsLogis. Ce programme, conçu en 1996 et lancé en 1997, a permis de développer près de 23 000 nouvelles unités de logement social. Même si la régulation et le financement du programme relèvent du secteur public (principalement provincial et secondairement fédéral), son développement et sa mise en œuvre misent fortement sur la participation des acteurs de l’économie sociale et solidaire (ESS), notamment sur l’apport des OSBL et des coopératives d’habitation. En d’autres termes, les acteurs de l’ESS assument un rôle important non seulement sur le plan de la mise en oeuvre (co-production) du programme, mais aussi sur le plan de sa définition et de son orientation (co-construction), pour reprendre une distinction que nous privilégions dans notre cadre conceptuel (Vaillancourt, 2009). En nous appuyant sur des résultats de recherches, le plus souvent partenariales, menées depuis 1995, nous présentons un bilan du programme AccèsLogis. Nous le faisons en mettant en lumière la contribution de l’ESS et les relations partenariales qui se sont instaurées entre l’ESS et le secteur public. Il en ressort un portrait globalement positif, mais non exempt de quelques zones d’ombre. La structure de notre texte repose sur deux grandes parties. Dans une première partie, sur un registre plutôt descriptif, nous présentons le contexte d’émergence du programme AccèsLogis et ses principales caractéristiques. Dans une deuxième partie, sur un registre plus analytique, nous faisons ressortir comment le programme AccèsLogis constitue une innovation sociale dans laquelle les acteurs de l’ESS font un apport majeur en participant non seulement à la mise en application du programme (co-production), mais aussi à la définition de son architecture (co-construction)

    Anti-Poverty Policies and the Adoption of Bill 112 in Quebec: A Change of Path?

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    In this paper, we address anti-poverty policies in Quebec and especially the adoption of Bill 112 in December 2002. We argue that apart from structural elements specific to the Quebec context, without the popular mobilisation initiated by the Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, Bill 112 would not have been developed or passed into law. We show first how social actors have created a movement that changed the conditions of public action towards poverty, analysing the particular political opportunity structure of the time period (1995-2002) favourable to the Collectif and two internal dimensions of the movement: its efficient strategy, and the fact that poor people themselves were at the forefront of the mobilisation. We then argue that these changes are not equivalent for all poor persons in terms of material gains. We finish by suggesting that the most important change is cognitive. All in all, Bill 112 should be seen as an exception in the political treatment of poverty; but a moment that has only slightly changed the rules of the game and the possibilities for future state actions. Dans cet article, nous traitons des politiques anti-pauvreté au Québec et spécialement de l'adoption de la Loi 112 en décembre 2002. Nous soutenons que mis à part des éléments structurels spécifiques au contexte québécois, sans la mobilisation populaire initiée par le Collectif pour une loi sur l'élimination de la pauvreté, la Loi 112 n'aurait pas été proposée ou adoptée. Nous montrons, dans un premier temps, comment les acteurs sociaux ont créé un mouvement qui a changé les conditions de l'action publique envers la pauvreté, en analysant la structure d'opportunité politique de la période (1995-2002) favorable au Collectif ainsi que deux dimensions internes du mouvement: sa stratégie efficace et le fait que les personnes pauvres elles-mêmes étaient à l'avant-plan des mobilisations. Nous soutenons, ensuite, que ces changements ne sont pas identiques pour toutes les personnes pauvres, en termes de gains matériels et nous terminons en suggérant que le changement le plus important est surtout cognitif. Tout bien considéré, la Loi 112 doit être vu comme un moment d'exception dans le traitement politique de la pauvreté; mais un moment qui changé les règles du jeu (même marginalement) et les possibilités de l'action publique future

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    How to submit to the Canadian Review of Social Policy/Revue canadienne de politique sociale

    Poverty Reduction Strategies: What a Difference an Economic Crisis Makes/Stratégies de réduction de la pauvreté : la différence en période de crise économique

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    Poverty Reduction in British Columbia?: How “The Best Place on Earth” Keeps People Poorest

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    Using the example of B.C., this article shows how combined federal and provincial policies prevent economic growth from benefiting all but upper-income people. This article examines the unequal growth of earnings across the country, including the differences in distribution by gender. It then examines the decidedly low-wage policy the B.C. Liberal Party adopted soon after it was elected in 2001. This included a minimum wage that did not change for 10 years, a wide variety of employment standard changes that undercut both income security and decent working conditions, and privatization measures. This strategy affected the breadth of poverty among wage earners, with the majority of families in poverty having at least one person who was working in the paid labour force. The depth of poverty has been affected by deficit reduction strategies that lowered the income of those in poverty who could not work. This began with the NDP government in the late 1990s, but was accelerated by the Liberal government. The final part of this paper indicates the kind of poverty reduction plan that would begin to change B.C.’s distinction as the worst province on poverty issues in Canada. Partant de l'exemple de la Colombie-Britannique, cet article explique comment l'association des politiques fédérales et provinciales aboutit au fait que la croissance économique ne profite qu'aux personnes ayant les revenus les plus élevés. Il passe en revue la croissance inégale de la rémunération dans tout le pays, notamment les différences de répartition selon le sexe. Il étudie ensuite la politique sur les bas salaires que le Parti libéral de la Colombie-Britannique a adoptée peu après son élection en 2001. Cette politique s'est accompagnée d’une stagnation du salaire minimum pendant 10 ans, de toute une série de changements apportés aux normes d'emploi qui ont nui tant à la sécurité du revenu qu’aux conditions de travail, et de mesures de privatisation. Cette stratégie a accentué la généralisation de la pauvreté chez les salariés, la plupart des foyers pauvres comptant au moins une personne touchant un revenu d’emploi. Les stratégies de réduction du déficit ont aggravé le phénomène de la pauvreté en faisant baisser le revenu des personnes pauvres incapables de travailler. Cette tendance a été amorcée par le gouvernement NPD à la fin des années 1990, mais s'est accélérée sous le gouvernement libéral. La dernière partie de cet article présente le type de programme de réduction de la pauvreté qui pourrait aider la Colombie-Britannique à se débarrasser de son étiquette de province canadienne ayant les politiques de lutte contre la pauvreté les plus inadéquates

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