Historical Studies in Education / Revue d'histoire de l'éducation
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Alan Gordon, Time Travel: Tourism and the Rise of the Living History Museum in Mid-Twentieth-Century Canada
Settler Anxiety and State Support for Missionary Schooling in Colonial British Columbia, 1849 –1871
Indigenous peoples and settlers engaged in innumerable conflicts in the colonies of Vancouver Island and British Columbia between 1849 and 1871. The constant threat of violent Indigenous resistance to settler colonization in the Pacific Northwest—both real and imagined—produced feelings of anxiety for settlers, especially state officials, that shaped colonial strategy and statecraft. To buttress colonial security, the nascent state partnered with Christian missionaries in the hope that missionaries could use education to cultivate the goodwill of Indigenous peoples and train them to accept colonization. The state’s support for early missionary schooling in colonial British Columbia is examined in the context of settler anxieties regarding three instances of Indigenous resistance: a Lekwungen convergence at Fort Victoria in 1851, the Puget Sound War of 1855–56, and the 1864 Tsilhqot'in War. In different ways, settler anxiety over these conflicts acted as a catalyst, prodding the state to support missionary schooling as a financially expeditious way of trying to contain Indigenous resistance and safeguard colonial security. RÉSUMÉ Entre 1849 et 1871, les colonies de l’île de Vancouver et de la Colombie-Britannique sont le lieu d’innombrables con its entre les peuples autochtones et les colons. La menace constante — réelle et imaginaire — d’une résistance violente des Autochtones à la colonisation dans le nord-ouest du Pacifique a engendré un sentiment d’anxiété chez les colons, et en particulier chez les fonctionnaires de l’État, ce qui a façonné la stratégie et la gestion coloniale. Afin de renforcer la sécurité coloniale, l’État naissant s’est associé avec les missionnaires chrétiens dans l’espoir qu’ils utilisent l’éducation afin d’assurer la bienveillance des peuples autochtones et de les amener à accepter la colonisation. Cet article examine le soutien apporté par l’État aux premiers efforts d’enseignement missionnaire en Colombie-Britannique coloniale, dans le contexte des inquiétudes des colons par rapport à trois actes de résistance autochtone : un rassemblement Lekwungen au Fort Victoria en 1851, la guerre du Puget Sound de 1855–1856 et la guerre des Tsilhqot'in de 1864. À maints égards, l’inquiétude des colons alimentée par ces conflits a agi comme un catalyseur, poussant l’État à soutenir l’enseignement missionnaire dans l’espoir d’arriver à contenir la résistance autochtone et à assurer la sécurité coloniale à peu de frais.
Borderlands, Primary Sources, and the Longue Durée: Contextualizing Colonial Schooling at Odanak, Lorette, and Kahnawake, 1600–1850
ABSTRACT The historiographies of Indigenous engagement with colonial-style schools and colleges in New England, New York, and New France have different trajectories. In New England and New York, as colonial settlers expanded onto their lands over the eighteenth century, members of the Mohegan, Narragansett, Pequot, and Kanien'kehá:ka (Mohawk) nations built schools. In New France — where colonial expansion happened much more slowly — historians suggest that interaction with formal schooling stopped as the demographic balance shifted to favour the French settlers occupying Abenaki, Algonquin, Innu, Kanien'kehá:ka, and Wendat lands. By examining the deployment of colonial schooling over an Indigenous landscape during the seventeenth and eighteenth centuries, this paper makes some tentative arguments about how these divergent historiographies might be stitched together, emphasizing how access to school- ing has been a continuous and central site of contest between Indigenous and colonial societies since the very beginning of the colonization of northeastern North America by England and France. Only in the late eighteenth century—when colonial pressures on land and resources were acutely felt — were these ideas taken up directly within Indigenous communities to such an extent that schools were built and teachers trained. RÉSUMÉ Les historiographies de la relation des Autochtones avec les écoles et collèges coloniaux de la Nouvelle-Angleterre, de New York et de la Nouvelle-France ont emprunté des trajectoires différentes. En Nouvelle-Angleterre et à New York les membres des nations Mohegan, Narragansett, Pequot, et Kanien'kehá:ka (Mohawk) ont construit des écoles au fur et à mesure que les colons empiétaient sur leurs terres au cours du XVIIIe siècle. En Nouvelle-France, où l’expansion coloniale s’est produite beaucoup plus lentement, les historiens suggèrent plutôt que l’interaction avec l’enseignement scolaire s’arrête lorsque l’équilibre démographique bascule en faveur des colons français occupant les territoires des Abénakis, des Algonquins, des Innus, des Kanien'kehá:ka, et des Wendats. En examinant la mise en place de l’école coloniale dans le paysage autochtone au cours des XVIIe et XVIIIe siècles, cet article propose quelques hypothèses sur la façon dont ces historiographies divergentes pourraient être assemblées, en soulignant comment l’accès à l’enseignement a été un lieu central et continu de contestation entre les sociétés autochtones et coloniales depuis le tout début de la colonisation du nord-est de l’Amérique du Nord par l’Angleterre et la France. C’est seulement vers la fin du XVIIIe siècle — lorsque les pressions coloniales sur le territoire et les ressources ont été vivement ressenties—que ces idées ont été reprises directement par les communautés autochtones, au point que des écoles ont été construites et que des enseignants ont été formés