Historical Studies in Education / Revue d'histoire de l'éducation
Not a member yet
1418 research outputs found
Sort by
David A. Gamson, The Importance of Being Urban: Designing the Progressive School District, 1890-1940
La langue française chez les Sépharades du Québec : une stratégie de préservation culturelle et d’intégration sociale (1960–1980)
Résumé
Dans les années 1960, le profil sociodémographique du Québec s’est transformé par l’ouverture des frontières à une immigration non européenne. De nouvelles questions identitaires et relatives à l’intégration de migrants émergent. Parallèlement à l’intervention étatique sur ces enjeux, les dirigeants communautaires se mobilisent afin d’améliorer leurs conditions d’existence, et assurer l’intégration de leurs membres à la société d’accueil, tout en conservant leurs spécificités culturelles. La Communauté sépharade du Québec (CSQ) n’échappe pas à ce processus. Elle cherche à s’intégrer à la société et à maintenir une identité spécifique face à la communauté juive ashkénaze montréalaise. L’affirmation du fait français au Québec lui permet de fonder ses propres institutions, et de mettre en place des programmes valorisant le français et la culture juive sépharade. Dans cet article, nous analysons les différentes dimensions du discours identitaire à travers deux projets initiés par les dirigeants communautaires : l’École Maïmonide et le programme de formation des cadres. Analyser les discours des dirigeants de la CSQ permet de mieux identifier comment la langue française a permis d’ancrer leur communauté au Québec.
Abstract
The overall socio-demographic profile of Québec was radically transformed in the sixties by the opening of its frontiers to a non-European migration. New identity questions were raised concerning how to integrate those migrants. As the Provincial State emerged as a key player on these questions, migrant community organizations were concerned to keep their own cultural identities as well as to find ways to better integrate within Québec society. The Communauté Sépharade du Québec (CSQ) is one such organization, which aim is to blend into Québec’s francophone majority, as well as keep its autonomy within the larger mainly Ashkenazi Jewish Community. Its claim to French language for its organizations and programs allowed for a particular combination of a Sephardic cultural hybridity. In this article, we will analyze the expressions of this specific identity in two major domains, the Ecole Maimonide and CSQ leadership program. We will show that CSQ’s clear objective was to reclaim a Sephardic identity using French language as a tool to better integrate in Québec society
J. R. Miller, Residential Schools and Reconciliation: Canada Confronts Its History and John S. Milloy, A National Crime: The Canadian Government and the Residential School System, 1879 to 1986
Rosa Bruno-Jofré, Heidi MacDonald and Elizabeth M. Smyth, Vatican II and Beyond: The Changing Mission and Identity of Canadian Women Religious
Le métier d’institutrice indépendante francophone à Montréal, 1869-1915
In 2006, I published an article, “The first female lay teachers in Quebec. A Montreal Case Study, 1825-1835,” in the French journal, Histoire de l’éducation (no. 109). The women teachers that I wrote about, most of whom were anglophones, owned small, essentially private schools in which they taught a significant proportion of Montreal’s young population. They inspired francophone female lay teachers who imitated their system, imported recently from Britain. These francophone women would make the model of independent schoolmistress their own, adapting it throughout the nineteenth century, and even into the twentieth. This way, the women contributed through the schools they owned, which were often small, to educating a noteworthy margin of the city’s youth, notably in the nineteenth century. They did so despite the founding of the Montreal Catholic School Commission in 1846. Consequently, the present article deals in some detail with the educational contributions of these women teachers in this period, but more specifically between the years 1869 and 1915.
ERRATA
Dans le numéro d’automne 2019 (vol 31, no 2), des erreurs relatives aux notes de bas de pages se sont glissées. Veuillez donc noter les modifications suivantes. Ces erreurs ont été corrigées dans la version disponible en ligne de laRevue d’histoire de l’éducation.
-À la page 85, à la fin de la citation de la ligne 6 du paragraphe débutant à la mi-page, on doit trouver la note suivante : ACECM, Registre des délibérations, vol. 4 (10 décembre 1895, 14 et 28 janvier 1896).
-À la page 86, à la fin de la citation de la 4eligne, 3eparagraphe, on doit trouver la note suivante : ACECM, Rapport financier de la Commission des écoles catholiques de Montréal, 1910–1911, 4–5.
Merci de votre compréhension.En 2006, nous publiions dans le périodique français Histoire de l’éducation, no 109, un article intitulé « Les premières enseignantes laïques au Québec. Le cas de Montréal, 1825-1835 ». Ces enseignantes, anglophones en majorité, tenaient de petites écoles essentiellement privées dans lesquelles était instruite une importante composante de la jeunesse montréalaise. S’inspirant du modèle implanté par ces récentes immigrantes britanniques, des maîtresses laïques francophones ont suivi cet exemple. Elles vont peu à peu s’approprier ce modèle d’institutrices indépendantes et aussi le poursuivre au XIXe et même au XXe siècles. Elles ont ainsi participé par leurs écoles, souvent petites, à l’éducation d’une frange significative de la jeunesse notamment au XIXe siècle, et ce, en dépit de l’implantation de la Commission catholique de Montréal en 1846. Aussi nous a-t-il semblé pertinent de nous attarder dans ce texte à l’apport éducationnel de ces enseignantes et ce, plus particulièrement, à celui des années 1869-1915.
ERRATA
Dans le numéro d’automne 2019 (vol 31, no 2), des erreurs relatives aux notes de bas de pages se sont glissées. Veuillez donc noter les modifications suivantes. Ces erreurs ont été corrigées dans la version disponible en ligne de laRevue d’histoire de l’éducation.
-À la page 85, à la fin de la citation de la ligne 6 du paragraphe débutant à la mi-page, on doit trouver la note suivante : ACECM, Registre des délibérations, vol. 4 (10 décembre 1895, 14 et 28 janvier 1896).
-À la page 86, à la fin de la citation de la 4eligne, 3eparagraphe, on doit trouver la note suivante : ACECM, Rapport financier de la Commission des écoles catholiques de Montréal, 1910–1911, 4–5.
Merci de votre compréhension
An Insurrection of Women: Deans of Women and Student Government after the Great War
This article argues that a gap emerged after the Great War between the first deans of women and their students over the meaning of self-government for academic women. Early deans believed from their own undergraduate experience that self-government provided important training for women to perform public roles, and by doing so, to attack the gendered assumption that men alone could have full undergraduate rights. By contrast, women students of the post-war years embraced a different undergraduate identity, one which assumed a greater degree of personal liberty, and their conception of self-government entailed the right to determine and monitor their own rules of conduct. By examining Manitoba, Queen’s, Victoria, Toronto’s University College, Dalhousie, and Western, this study adds to the existing literature on moral regulation by exploring how deans were able to develop a new view of student government by incorporating a progressive emphasis on the role of graduate women in participa- tory democracy.
Résumé
Cet article démontre qu’un fossé est apparu après la Grande Guerre entre les premières Directrices des étudiantes et leurs étudiantes sur la signification de la gouvernance autonome des femmes universitaires. En raison de leur propre expérience au premier cycle, les premières directrices croyaient que cette autonomie offrait une formation importante aux femmes aspirant à occuper des fonctions publiques, tout en contredisant l’hypothèse suggérant que seuls les hommes pouvaient jouir des pleins droits étudiants au premier cycle. En revanche, les étudiantes de l’après-guerre ont adopté une identité différente pour les étudiantes de premier cycle ; une identité reposant sur une plus grande liberté personnelle, et une conception de l’autonomie assumant le droit de déterminer et de contrôler leurs propres règles de conduite. En étudiant les universités Manitoba, Queen’s, Victoria, University College (Toronto), Dalhousie et Western, cette étude s’ajoute à la littérature existante sur la réglementation morale en explorant la manière dont les directrices ont pu développer une nouvelle vision du gouvernement étudiant en incorporant progressivement un accent sur le rôle des diplômées dans la démocratie participative
Julien Prud’homme, Instruire, corriger, guérir? : Les orthopédagogues, l’adaptation scolaire et les difficultés d’apprentissage au Québec, 1950–2017
Bringing Education to the Wilderness: Teachers and Schools in the Rural Communities of British Columbia, 1936–1945
Prior to the consolidation of British Columbia’s rural districts into larger administrative units in 1946, teachers in country schools faced numerous challenges, including inadequate living quarters and school resources, loneliness, danger within the community, and isolation from other professionals. How did teachers manage these conditions on the eve of consolidation? What prompted some to remain teaching in remote schools whereas others fled the communities—and in some cases, the profession? To address these questions, I examined interviews with twenty-four teachers who taught in BC from 1936 to 1945. I concluded that there were multiple factors influencing teachers’ decisions to stay or go, including their willingness and ability to manage multi-level classes, to fundraise for resources, and to actively engage with community members and activities. Indeed, teachers who survived their experiences in rural schools embraced their roles as agents of the state bringing the perceived advantages of education to remote regions of the province.
Résumé
Avant le regroupement des districts ruraux de la Colombie-Britannique en de plus grandes unités administratives en 1946, les enseignantes dans les écoles de campagne étaient confrontées à de nombreux défis tels que des logements et des ressources scolaires inadéquats, la solitude, le danger au sein de la communauté et l’isolement par rapport aux autres professionnels. Comment les enseignantes ont-elles géré ces conditions à la veille du regroupement? Qu’est-ce qui a encouragé certaines enseignantes à rester dans des écoles éloignées alors que d’autres ont fui ces communautés, et même dans certains cas la profession? Pour répondre à ces questions, j’ai étudié des entretiens avec vingt-quatre enseignantes qui ont œuvré en Colombie-Britannique de 1936 à 1945. Je conclus que de nombreux facteurs ont influencé la décision des enseignantes de rester ou de partir, notamment leur volonté et leur capacité à gérer des classes à plusieurs niveaux, à collecter des fonds et à s’engager activement envers les membres et les activités de la communauté. En effet, les enseignantes qui ont survécu à leurs expériences dans les écoles rurales ont assumé leur rôle d’agents de l’État, apportant ainsi les avantages perçus de l’éducation aux régions éloignées de la province