Canadian Journal of Urban Research
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Does Australia have an advantage in promoting financial well-being and what might Canada and other countries learn?
Strategies to promote consumer financial well-being are different in Australia and Canada even though they have many similarities at the demographic, social, and economic levels. In Australia, as compared with Canada, financial literacy and bank inclusion are understood to be closely related and stakeholders, including banks, civil society, and the state, work relatively closely together to improve financial well-being of marginalized groups. This paper describes this situation, explains major factors that have shaped each country’s approach, and provides examples with special reference to Indigenous financial inclusion. Bank commitment to social responsibility plays an important role in explaining the difference. The purpose of this paper is to show that Australia’s strategies and models may be of use to Canada to improve general financial well-being, and as collaborative efforts are beginning to work with Indigenous Peoples in Canada to build Indigenous Person financial well-being there.Les stratégies visant à promouvoir le bien-être financier varient entre l’Australie et le Canada., même si elles présentent de nombreuses similitudes aux niveaux démographique, social et économique. En Australie, par rapport au Canada, la littératie financière et l’inclusion bancaire sont étroitement liées et les parties prenantes, notamment les banques, la société civile et l’État, travaillent relativement étroitement ensemble pour améliorer le bien-être financier des groupes marginalisés. Cet article décrit cette situation, explique les principaux facteurs qui ont façonné l’approche de chaque pays et, fournit des exemples avec une attention toute particulière à l’inclusion financière des autochtones. L’engagement des banques envers la responsabilité sociale joue un rôle important pour explique la différence entre les deux pays. Le but de cet article est de montrer que les stratégies et les modèles de l’Australie peuvent être utiles au Canada pour améliorer le bien-être financière général, et en tant qu’effort de collaboration afin de construire éventuellementune stratégie de bien-être financier autochtone, ainsi que le bien-être indigène en soi
Neighbourhood characteristics and the labour market experience: A qualitative analysis of the second generation Ghanaian-Canadians in the Greater Toronto Area (GTA)
Neighbourhood characteristics pose challenge in labour market participation for immigrants and their children in many immigrants receiving countries, including Canada. The purpose of this study was to explore the effect of living in disadvantaged neighbourhoods on labour market participation amongst the second generation youth. Grounded in focus groups and in-depth interviews, our analysis underscores the importance of understanding neighbourhood characteristics and implication on labour market participation amongst the second generation Ghanaian-Canadians in the Greater Toronto Area, specifically, Jane-Finch and Brampton. Our findings reveal several areas where neighbourhood characteristics impact on labour market participation of the second generation youth: neighbourhood’s reputation, inefficient transit system and inadequate jobs in neigbourhoods. Based on our findings, we offer recommendations that may be of interest to decision-makers in government, social services and health agencies in urban centres.des Caractéristiques du voisinage présentent des défis liés à la participation au marché du travail pour les immigrants et leurs enfants dans de nombreux immigrants Pays d’accueil, y compris le Canada. Le but de cette étude était d’étudier l’effet de vivant dans les quartiers défavorisés sur la participation au marché du travail parmi les jeunes de deuxième génération. Ancré dans les groupes de discussion et des entrevues en profondeur, notre analyse montre bien l’importance de bien comprendre les caractéristiques du voisinage et l’incidence sur la participation au marché du travail parmi les Ghanaian-Canadians de deuxième génération dans la région du Grand Toronto, plus précisément, Jane-Finch et Brampton. Nos résultats révèlent plusieurs domaines où Neighborhood caractéristiques influeront sur la participation au marché du travail des jeunes de deuxième génération : la réputation du voisinage, l’inefficacité et l’insuffisance transit system emplois dans un voisinage. Sur la base de nos résultats, nous offrons des recommandations qui peuvent être d’intérêt pour les décideurs du gouvernement, les services sociaux et les organismes de santé dans les centres urbains
Racines citoyennes : la communauté locale au coeur de la transition écologique L’impact des initiatives climatiques locales et citoyennes à Montréal
Within urban areas, a growing number of citizens independently set up initiatives to face climate change, such as greening, urban agriculture or alternative energy projects. This paper seeks to understand how local citizens’actors contribute to urban climate governance through small-scale social and environmental experiments. Based on a Montreal (Canada) neighbourhood Rosemont-La Petite-Patrie case study of eight initiatives, the research is based on a theoretical framework combining climate governance experiments and sociotechnical transition theory. The accumulation and infl uence of such initiatives can contribute to redefine urban issues and demonstrate the feasibility and acceptability of simple solutions in order to implement an urban transition in face of climate change. Using their social network but also their objectives and know-how, urban activists establish their legitimacy as stakeholders who can propose alternatives to the municipal government. Results of the study also show that such local experiments refl ect the growing power of informal collective modes of action. Indeed, through local “green” actions, citizens produce impacts that are immediate, concrete, simple and “personal-benefit-oriented.” By doing so, they build new ecosystems made of various partnerships. Th is off ers an innovative alternative model in the face of the current ways of consuming resources and about how we socially deal with the climate crisis under a paradigm shaped by capitalism and neoliberalism.Dans les villes, un nombre croissant de citoyens met en place de manière indépendante des initiatives pour faire face aux changements climatiques, tels que des projets de verdissement, d’agriculture urbaine ou d’énergies alternatives. Cet article cherche à comprendre comment les acteurs citoyens locaux contribuent à la gouvernance climatique urbaine par le biais d’expérimentations sociales et environnementales de petite échelle. À partir de l’étude de cas du quartier Rosemont-La Petite-Patrie à Montréal (Canada) portant sur huit initiatives, cette recherche se base sur un cadre théorique combinant les expérimentations de gouvernance climatique et la théorie de transition sociotechnique. L’accumulation et l’infl uence de telles initiatives peuvent contribuer à redéfi nir les enjeux urbains et démontrer la faisabilité et l’acceptabilité de solutions simples afi n de mieux eff ectuer une transition urbaine face aux changements climatiques. En s’appuyant sur leur réseau social mais aussi sur leurs objectifs et leur savoir-faire, les militants urbains établissent leur légitimité en tant qu’acteurs capables de proposer des alternatives à l’administration municipale. Lesrésultats de la recherche montrent également que ces initiatives locales refl ètent le pouvoir grandissant des modes d’action collectifs informels. En effet, par le biais des actions locales «vertes», les citoyens produisent des retombées directes, concrètes, simples et axées sur leur bénéfi ce personnel. Ce faisant, ils construisent de nouveaux écosystèmes basés sur divers partenariats. Il s’agit d’un modèle alternatif innovant face aux modes actuels de consommation des ressources et à la manière dont est socialement gérée la crise climatique à partir d’un paradigme façonné par le capitalisme et le néolibéralisme
Construire la ville et son environnement : Les grandes villes canadiennes et la biodiversité
Has global environmental change impacted on the urban way of life and on urban policy? Research shows that climate change has become a major urban political issue, but what can one say about biodiversity? This paper will, firstly, examine the urban assemblage perspective, which presents itself as a new approach to urban theory. This approach has been criticized, but its remains valid as a way of making sense of emerging urban practices. Among these practices are urban policy on climate change and biodiversity. Secondly, the paper examines action plans on biodiversity in six Canadian metropolises. The conclusion asks whether taking into account global environmental change in urban planning leads to a new reshaping of large urban areas.Les enjeux écologiques globaux ont-ils un impact sur le mode de vie urbain et sur l’action publique urbaine? La recherche montre que le climat est devenu un enjeu urbain d’importance, mais qu’en est-il de la biodiversité ? L’article se penchera, en premier lieu, sur l a perspective des assemblages urbains, qui se fraie actuellement un chemin dans l’univers de la théorie urbaine. Cette approche s’est attirée de nombreuses critiques, mais elle a le mérite de se pencher sur des pratiques urbaines émergentes. Parmi ces pratiques, se trouve l’action en faveur du climat et de la biodiversité. L’article analyse, en second lieu, les plans d’action de six grandes villes canadiennes en matière de biodiversité. La conclusion se demande si la prise en compte des enjeux écologiques globaux dans l’aménagement urbain conduit à une confi guration nouvelle des grandes villes
Invitations from the land and waters: Lessons from the Peace of Fort Garry
This paper offers critical perspectives on engaging Indigenous Peoples land-based practices in the city. Using Winnipeg as its case study, this research identifies Winnipeg and the Red River area as a major pre-settler Indigenous population centre. Through an examination of the making of a peace treaty between the Great Sioux Nation, the Métis, and the Saulteaux at Fort Garry as a moment for exploring the land and waters as sentient entities inviting Indigenous Peoples to gather and engage in political activities. This work provides insights into the way the land and waters convey invitations to other beings, and explores what political values and activities those invitations have the power to encourage. What follows contributes to the ongoing scholarship of reclaiming urban geographies as Indigenous spaces, and challenging the reserve-rural-remote world as an Indigenous space, and the urban as a non-Indigenous space. By thinking about Indigenous politics in the city through the framework of what the land and waters invite, readers will be opened to the potential to transform contemporary inter-Indigenous political and cultural activity in places like Winnipeg.Cet article offre des perspectives critiques sur l’engagement des pratiques basés sur la terre et les eaux des peuples autochtones dans la ville. En utilisant Winnipeg comme étude de cas, cette recherche identifie celle-ci et la région de la rivière Rouge comme un important centre de population autochtone avant la colonisation. Cette recherche est basée sur l’étude du processus du traité de paix entre la Grande Nation Sioux, les Métis et les Saulteaux de Fort Garry comme un moment pour explorer la terre et les eaux en tant qu’entités sensibles invitant les peuples autochtones à se rassembler et à s’engager dans des activités politiques. Cette étude donne un aperçu sur la façon dont la terre et les eaux transmettent des invitations à d’autres êtres et explore quelles valeurs et activités politiques ces invitations ont le pouvoir d’encourager. Ce faisant, notre recherche contribue au domaine d’étude visant à reconquérir les ‘géographies urbaines’ en tant qu’espaces autochtones et de remettre en question le monde des réserves-rurales-éloignées en tant qu’espace autochtone et l’urbain en tant qu’espace non-autochtone. En repensant à la politique autochtone dans la ville à travers le cadre de ce que la terre et les eaux invitent, les lecteurs seront ouverts au potentiel de transformer l’activité politique et culturelle inter-autochtone contemporaine dans des villes comme Winnipeg
Short-term rentals in Canada: Uneven growth, uneven impacts
In the last several years, Airbnb and other short-term rental services have grown precipitously across Canada, but very little is known about the scale and character of this activity or its impact on housing. Relying on spatial analysis of big data, this study presents the first comprehensive analysis of Airbnb in Canada, with an emphasis on the interaction between the short-term rental market and long-term housing. Airbnb activity is highly concentrated geographically—nearly half of all active listings are located in the Toronto, Montréal and Vancouver metropolitan areas—and highly concentrated among hosts, the top 10% of whom earn a majority of all revenue. Contrary to the rhetoric of “home sharing”, almost 50% of all Airbnb revenue last year was generated by commercial operators who manage multiple listings. Moreover, between 17,000 to 43,000 entire homes were rented frequently enough last year that they are unlikely to house a permanent resident. This housing pressure disproportionately affects West Coast cities: between 10% and 70% of Vancouver, Victoria, Kelowna, and Abbotsford-Mission residents live in neighbourhoods whose rental vacancy rate is exceeded by the proportion of housing units that are frequently rented on Airbnb. While current Airbnb activity is concentrated in major cities, active listings, total revenue, hosts with multiple listings, and frequently rented entire-home listings are all growing at substantially higher rates in small towns and rural areas.Au cours des dernières années, Airbnb et d’autres services de location à court terme ont connu une croissance fulgurante à travers le Canada, mais on en sait très peu sur l’ampleur et le caractère de cette activité ou de son impact sur le logement. S’appuyant sur l’analyse spatiale du big data, cette étude présente la première analyse complète d’Airbnb au Canada, en mettant l’accent sur l’interaction entre les marchés locatif à court terme et logement à long terme. L’activité Airbnb est très concentrée géographiquement - près de la moitié de toutes les inscriptions actives sont situées dans les régions métropolitaines de Toronto, Montréal et Vancouver - et fortement concentrées parmi les hôtes, dont 10% des plus riches gagnent la majorité de tous les revenus. Contrairement à la rhétorique du « partage à domicile », près de 50% de tous les revenus d’Airbnb l’année dernière ont été générés par des opérateurs commerciaux qui gèrent plusieurs inscriptions location à court terme. De plus, 31 000 logements en entiers ont été loués de façon si fréquemment l’an dernier que l’on doute qu’ils sont habité par un résident permanent. Cette pression immobilière affecte de façon disproportionnée les villes de la Colombie-Britannique. Alors que l’activité Airbnb actuelle est concentrée dans les grandes villes, les listes actives, le total les revenus, les hôtes avec plusieurs inscriptions et les annonces de maisons entières souvent louées augmentent tous à des taux sensiblement plus élevés dans les petites villes et les zones rurales
Climate Change, Urban Responses and Sociospatial Transformations: The Example of Quebec City
The growing involvement of cities in the fight against climate change is probably one of the most significant features of today’s environmental governance. Beyond contributing to mitigation and adaptation efforts, urban climate action also helps in understanding how urban societies and spaces are being transformed in a context of global environmental change. This paper looks in particular at these sociospatial transformations, by presenting an empirical research on Quebec City’s climate policy. Since 2004, Quebec City has implemented various mitigation initiatives, but without being able to reduce its emissions. In fact, its policy approach has been mainly symbolic and has not encouraged the institutionalization of the climate issue in planning and governance practices. The case of Québec City shows that climate change is contributing to the renewal of environmental policies, but it also highlights the difficulty of decarbonizing urban socio-technical systems that have mainly developed around automobility.L’implication grandissante des villes dans la lutte aux changements climatiques est probablement une descaractéristiques les plus signifi catives de la gouvernance environnementale actuelle. Au-delà de contribuer aux efforts d’atténuation et d’adaptation, l’action climatique urbaine permet aussi de comprendre comment les sociétés et les espaces urbains se transforment dans un contexte de changements environnementaux globaux. Cette contribution se penche notamment sur ces transformations sociospatiales, en présentant une recherche empirique sur la ville de Québec. Depuis 2004, Québec s’est doté de diverses initiatives en matière d’atténuation, sans toutefois être en mesure de réduire ses émissions. La démarche de l’administration municipale a été surtout symbolique, et n’a pas favorisé l’institutionnalisation de l’enjeu climatique dans la gouvernance et la planifi cation. Le cas de Québec montre que les changements climatiques contribuent au renouvellement de l’action environnementale, mais souligne aussi la difficulté à décarboniser des systèmes sociotechniques urbains qui se sont développés essentiellement autour de l’automobilité
Stolen City: Racial Capitalism and the Making of Winnipeg
Book review by Simon J. Lambert of Stolen City: Racial Capitalism and the Making of Winnipeg, author Owen Toews
Tertiary students’ housing priorities: Finding home away from home
Globally, 5 million students annually leave both high school and their homes for the first time in pursuit of a higher education, while some others may be transiting to a new country in search of an international education. If tertiary students are unable to access suitable accommodation, this could have several implications. First is the significant role of housing on one’s health, wellbeing, and quality of life as this can be an additional cause for stress and worry. Second, there is ample evidence that attests to the fact that students with access to settled housing have better educational outcomes than those with less settled housing. This paper examines tertiary students’ housing needs and preferences, towards providing them with suitable and stable accommodation during their study duration. A 26-item online questionnaire was administered to students enrolled at two regional universities in Australia. Participants were asked to choose their needs and preferences from eleven housing attributes, and rate them from ‘most important’ to ‘least important’ need. The results were analysed using SPSS. The results of the survey from both universities indicate that students’ most important need was for affordable accommodation (i.e. the lowest cost for rent) and accommodation offering recreational facilities rated the least important. This study fills a gap in understanding student priorities in housing in regional universities and offers insight to individuals and institutions involved in or intending to develop student accommodation on how to properly target and satisfy this sector. The research findings has wider application to regional or urban-based universities in Australia and globally.À l’échelle mondiale, 5 millions d’étudiants quittent chaque année l’école secondaire et leur domicile pour la premièrefois dans le but de poursuivre des études supérieures, tandis que d’autres pourraient se rendre dans un nouveau pays à la recherche d’une éducation internationale. Si les étudiants de l’enseignement supérieur ne sont pas en mesure d’accéder à un logement convenable, cela pourrait avoir plusieurs implications. Premièrement, le logement joue un rôle important pour sur la santé, le bien-être et la qualité de vie des étudiants. La difficulté de trouver et demeurer dans un logement adéquat peut être une cause supplémentaire de stress et d’inquiétude. Deuxièmement, de nombreuses études attestent du fait que les étudiants ayant accès à un logement stable ont de meilleurs résultats scolaires que ceux qui ont un logement moins bien établi. Cet article examine les besoins et les préférences des étudiants inscrits dans l’enseignement supérieur en matière de logement, afin de leur fournir un logement convenable et stable pendant la durée de leurs études. Un questionnaire en ligne de 26 questions a été administré aux étudiants inscrits dans deux universités régionales en Australie. Les participants ont été invités à choisir leurs besoins et préférences parmi onze attributs de logement, et de les évaluer sur la base du besoin « le plus important » au besoin « le moins important ». Les résultats ont été analysés en utilisant le logiciel SPSS. Les résultats du sondage des deux universités indiquent que le besoin le plus important des étudiants était un logement abordable (c.-à-d. le coût de location le plus bas) et un logement offrant des installations récréatives ont été classé comme étant « le moins important ». Cette étude comble une lacune dans la compréhension des priorités des étudiants en matière de logement dans les universités régionales et offre un aperçu aux individus et aux institutions impliqués, ou ayant l’intention de développer des logements étudiants, sur la façon de bien cibler et satisfaire ce secteur. Les résultats de la recherche ont une application plus large aux universités régionales ou urbaines en Australie et dans le monde