Refuge: Canada’s Journal on Refugees / Revue canadienne sur les réfugiés
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Book Review: Comparative Perspectives on Refugee Youth Education: Dreams and Realities in Educational Systems Worldwide. Edited by Alexander W. Wiseman et. al.
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The Borders of Tropicality
This article argues that the discourse of tropicality in Colombia creates boundaries and binaries between racialized and normative territories, rural peripheral areas and urban centres, and spaces that have been constructed as darker “barbaric” regions closer to sea level and whiter “civilized” regions in temperate altitudes. Nevertheless, there is nuance to the geographies of tropicality, because race is difficult to contain within urban/rural spaces. Additionally, race as a social construct that is permanently in the making, presents changes in space and time, challenging any static ideas of race in intersection with geography. In supporting the argument that the discourse of tropicality produces racialized spaces, this article addresses forced displacement and the racialization that takes place along with displacement, which implies the crossing of the “border” between the “tropics” and the cities; and how Afro-Colombians, Indigenous, and Mestiza campesinas challenge the ideas of tropicality by creating new geographies as they settle after displacement.Cet essai soutient que le discours de la tropicalité en Colombie crée des frontières et des oppositions binaires entre territoires racialisés et normatifs, entre régions rurales périphériques et centres urbains ainsi qu’entre les régions près du niveau de la mer construites comme étant plus foncées et « barbares » et les régions tempérées dites plus blanches et « civilisées » situées en altitude. Les géographies de la tropicalité sont cependant plus nuancées car la race est difficile à contenir à l’intérieur d’espaces urbains ou ruraux. De plus, la race est un construit social en devenir permanent qui change à travers le temps et l’espace, ce qui remet en question toute idée statique concernant son intersection avec la géographie. Soutenant l’argument selon lequel le discours de la tropicalité produit des espaces racialisés, cet article traite du déplacement forcé et du processus de racialisation qui accompagne le processus de déplacement, qui implique la traversée de la frontière entre les «tropiques» et les villes; et de la façon dont les campesinas afrocolombiens, autochtones et Mestiza, en s’installant suite au déplacement, créent de nouvelles géographies qui remettent en question l’idée de tropicalité
Fostering Better Integration Through Youth-Led Refugee Sponsorship
AbstractWorld University Service of Canada (WUSC) participates in private sponsorship as a sponsorship agreement holder through its Student Refugee Program. More than ninety campus-based constituent groups known as WUSC Local Committees resettle approximately 130 refugee students to Canadian post-secondary institutions each year. This article seeks to assess the effectiveness of the Student Refugee Program’s youth-to-youth sponsorship model in integrating former refugees into their receiving communities. We outline the impact of the Student Refugee Program upon its beneficiaries, the important role youth volunteers play in supporting their integration and building more welcoming communities for newcomers in Canada, and the effect of the program on receiving societies. We conclude with recommendations for scaling up the program in Canada and sharing the model internationally.RésuméEntraide universitaire mondiale du Canada prend part au parrainage privé en tant que Signataire d’entente de parrainage à travers son Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés. Plus de 90 comités locaux sur les campus réinstallent approximativement 130 étudiants réfugiés dans des institutions postsecondaires canadiennes chaque année. Cet article cherche à évaluer l’efficacité du modèle de parrainage par et pour les jeunes du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés à intégrer d’anciens réfugiés dans leurs communautés de réception. Nous présentons l’impact du Programme d’étudiantes et d’étudiants réfugiés sur ses bénéficiaires, le rôle important que les jeunes bénévoles jouent afin de soutenir leur intégration et construire des communautés plus accueillantes pour les nouveaux arrivants au Canada, ainsi que l’effet du programme sur les universités d’accueil. En conclusion, nous présentons des recommandations pour améliorer le programme au Canada et partager le modèle à l’international
Australia’s Private Refugee Sponsorship Program: Creating Complementary Pathways Or Privatising Humanitarianism?
AbstractThis article provides the first history and critique of Australia’s private refugee sponsorship program, the Community Support Program (CSP). As more countries turn to community sponsorship of refugees as a means to fill the “resettlement gap,” Australia’s model provides a cautionary tale. The CSP, introduced in 2017, does not expand Australia’s overall resettlement commitment but instead takes places from within the existing humanitarian resettlement program. The Australian program charges sponsors exorbitant application fees, while simultaneously prioritizing refugees who are “job ready,” with English-language skills and ability to integrate quickly, undermining the principle of resettling the most vulnerable. As such, we argue that the CSP hijacks places from within Australia’s humanitarian program and represents a market-driven outsourcing and privatization of Australia’s refugee resettlement priorities and commitments.RésuméCet article offre la première histoire et critique du programme de parrainage privé des réfugiés en Australie, le Community Support Program (CSP). Alors que de plus en plus de pays se tournent vers le parrainage communautaire pour combler les besoins en matière de réinstallation, le modèle australien tient lieu de mise en garde. Le CSP, introduit en 2017, n’étend pas les engagements de l’Australie en matière de réinstallation, mais accapare des places au sein du programme humanitaire de réinstallation déjà existant. Le programme australien impose aux parrains des frais de demande exorbitants tout en donnant la priorité aux réfugiés qui sont prêts à occuper un emploi, qui ont des compétences linguistiques en anglais et qui sont capables de s’intégrer rapidement, minant ainsi le principe de réinstallation des plus vulnérables. Nous soutenons que le CSP détourne des places du programme humanitaire australien et représente une sous-traitance axée sur le marché ainsi qu’une privatisation des priorités et engagements de l’Australie en matière de réinstallation
“We Feel Like We’re Home”: The Resettlement and Integration of Syrian Refugees in Smaller and Rural Canadian Communities
AbstractDespite the media attention to Syrian refugee families being welcomed, finding work, and feeling at home in small towns across Canada, little is known about resettlement and integration in smaller and rural communities. Addressing this knowledge gap, this study visited four rural communities across four provinces in an effort to highlight the experiences of smaller and rural communities and the refugees living there. Based on interviews and conversations with rural refugee sponsors and community members, Syrian refugees, and service providers, the findings tell a story of refugees being welcomed into rural and smaller communities and of communities coming together to support the newcomers and find solutions to rural challenges. The article concludes that rural places can have a lot to offer refugees, some of whom settle permanently in these areas, and their experiences should be included as part of the larger narrative of refugee resettlement in Canada.RésuméMalgré l’attention médiatique portée envers l’accueil, l’emploi et le sentiment de se sentir chez soi des familles de réfugiés Syriens dans de petites villes à travers le Canada, on sait peu de choses sur leur réinstallation et leur intégration dans les communautés rurales. Cette étude comble cette lacune en visitant quatre communautés rurales et les réfugiés qui y vivent. S’appuyant sur des entrevues et des conversations avec les parrains en région rurale et les membres de la communauté, les réfugiés syriens et les prestataires de services, les résultats racontent l’histoire de réfugiés ayant été accueillis dans des communautés rurales et de petite taille, et de communautés qui se sont rassemblées pour soutenir les nouveaux arrivants et trouver des solutions aux défis ruraux. L’article conclut que les régions rurales ont beaucoup à offrir aux réfugiés, dont certains s’y installent de façon permanente, et que leurs expériences devraient être incluses dans la narration plus large de la réinstallation des réfugiés au Canada
How Do Sponsors Think about 'Month 13'?
AbstractThere are many different ways in which one might describe the goal of Canada’s Private Sponsorship of Refugees Program. For sponsors, though, one goal is clear: to get “their” refugees ready to handle the rigors of “month 13.” The supposed ideal is that, by month 13, newcomers are employed and living independently in Canada, as productive members of society. The reality is messier. The objective in this article is to offer an account of how sponsors think of their job, in relation to month 13. Using data collected via interviews with nearly sixty private sponsors in Ottawa, it is shown that sponsors are motivated by securing stability for newcomers by the time month 13 arrives, but that sponsors differently flesh out the meaning of the stability they are seeking to achieve on behalf of newcomers. In particular, the data suggest, sponsors believe that newcomers’ attitude to integration is especially strongly related to their actual integration, and newcomers do especially well by month 13 to the extent that sponsors are able to build and support a positive attitude towards it.RésuméIl y a plusieurs façons dont pourrait être décrit l’objectif du Programme de parrainage privé de réfugiés du Canada. Pour les parrains, toutefois, l’objectif est clair : il s’agit de préparer « leur » réfugié à gérer les rigueurs du « 13e mois ». L’idéal supposé est qu’à partir 13e mois, les réfugiés travaillent et vivent de façon indépendante en tant membres productifs de la société. La réalité est plus compliquée. Cet article a pour objectif de rendre compte de la façon dont les parrains envisagent leurs tâches en lien avec le 13e mois. S’appuyant sur des données recueilles auprès d’une soixantaine de parrains à Ottawa, cet article démontre que les parrains sont animés par le désir d’assurer la stabilité des réfugiées avant 13e mois. Cependant, les parrains définissent de manière différente ce qu’ils entendent par stabilité. Notamment, les données indiquent que les parrains estiment que le niveau d’intégration des nouveaux arrivants est particulièrement relié à leur attitude envers l’intégration. Les parrains estiment également que la réussite des nouveaux arrivants dépend de leur capacité à développer et soutenir chez eux une attitude positive envers l’intégration