Just Labour (E-Journal - York University)
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The Future of Unions
For some 20 years now, it has been common to refer to a crisis of trade unionism. What the future holds for labor movements-or indeed, whether they still have a future-seems increasingly uncertain. For many critics (academic observers as well as trade unionists themselves), unions in most countries appear as victims of external forces outside their control, and often also of their own conservative inertia. In this article, I explore, schematically and with incautious generalizations, the pathways from path to present to future. An important focus is the choices to be made in terms of who unions represent, what interests they emphasize, how they are constituted as organizations, and how they mobilize resources for action. Depuis environ 20 ans, il est courant de parler d'une crise du syndicalisme. Ce que l’avenir réserve aux mouvements syndicaux est de plus en plus incertain. Il est même de plus en plus incertain que ces mouvements ont encore un avenir. De nombreux observateurs universitaires et syndicalistes trouvent que, dans la plupart des pays, les syndicats semblent être des victimes de forces indépendantes de leur volonté, et souvent de leur propre inertie conservatrice également. Dans cet article, j’examine les cheminements passés, présents et futurs des syndicats, schématiquement et en me fondant sur des généralisations peu prudentes. Je mets un accent important sur les choix à effectuer au sujet des personnes que représentent les syndicats, des intérêts qu’ils défendent le plus, de leur constitution en organisations et de la façon dont ils canalisent les ressources dans l’action
Black, Errol and Jim Silver 2001. Building a Better World: An Introduction to Trade Unionism in Canada. Halifax: Fernwood Books, 189p.
Union Democracy and the Law in Canada
The legal approach in Canada towards the regulation of trade union democracy has sought to balance individual member's rights with respect for the autonomy of unions. While the United States and England have heavily legislated the areas of internal trade union affairs, Canada has enacted relatively few laws in this area. Rather, unions in Canada have enjoyed considerable legal freedom to develop their own democratic practices and culture. The irony of this approach is that it is the Canadian courts, rather than the more experienced and liberal labour relations boards, that are the final legal arbiters over most internal union matters. However, this is slowly changing. Several provinces have recently enacted modest changes that direct their labour boards to hear complaints from union members respecting the fairness of internal hearings. In the absence of extensive statutory regulation, union constitutions and the democratic traditions behind them become significant legal documents. Au Canada, l’approche juridique à l’égard de la réglementation de la démocratie syndicale a consisté à chercher à mettre en équilibre les droits des membres et l’autonomie des syndicats. Les États-Unis et l’Angleterre ont une multitude de lois sur les affaires internes des syndicats, mais le Canada n’a adopté que relativement peu de lois à cet égard. Les syndicats du Canada ont joui d’une liberté juridique considérable dans l’établissement de leurs pratiques et de leur culture démocratiques. L’ironie de cette approche est que ce sont les tribunaux canadiens plutôt que les conseils des relations du travail, plus expérimentés et ayant moins de préjugés, qui sont les arbitres de dernier recours sur la plupart des questions syndicales internes. Toutefois, la situation change peu à peu. Plusieurs provinces ont adopté dernièrement de modestes modifications législatives ordonnant à leurs conseils des relations du travail d’entendre les plaintes de membres de syndicats au sujet de l’équité des audiences internes. En l’absence d’une réglementation étoffée, les statuts des syndicats et les traditions démocratiques qui les sous-tendent deviennent d’importants documents légaux
Expanding Labour’s Horizons: Union Organizing and Strategic Change in Canada
How can unions arrest membership decline in an increasingly chilly climate? Unions across Canada have arrived at a common answer to this question; unions need to organize the unorganized, in particular reaching out to women, youth and people of colour. After a brief discussion of who is being organized by unions, this article turns to a discussion of innovations in union organizing strategies, including the virtue of rank and file activists and the B.C. Organizing Institute. The next challenge for unions is to keep newly organized workers as members. This depends on adequate representation of these members’ interests and opportunities for their participation in union affairs. The paper critically evaluates union efforts at reform of internal structures and collective bargaining practices. While organizing alone cannot secure the future of unions, it is a critical part of the process of the renewal of labour power. Comment les syndicats peuvent-ils freiner la diminution de leurs membres dans un climat qui leur est de plus en plus défavorable? Les syndicats du Canada entier ont trouvé une réponse commune à cette question : les syndicats doivent syndicaliser les personnes qui ne sont pas syndiquées, s’adressant particulièrement aux femmes, aux jeunes et aux personnes de couleur. Après avoir traité brièvement des personnes que recrutent actuellement les syndicats, cet article passe à un examen des stratégies innovatrices de recrutement syndical, y compris l’implication des militantes et militants de la base et l’institut du recrutement de la C-B. Le défi suivant que les syndicats doivent relever consiste à garder les membres nouvellement recrutés. Leur capacité d’y arriver dépend de l’adéquation de leur défense des intérêts de ces membres et des occasions qu’ils leur donnent de participer aux affaires syndicales. L’article comprend un examen critique des efforts faits par les syndicats pour réformer leurs structures internes et leurs pratiques de négociation collective. Le recrutement ne suffit pas à assurer l’avenir de syndicats, mais il est un élément critique du processus de renouvellement de leur pouvoir
The Struggle Continues in Winnipeg: The Workers Organizing and Resource Centre
In most communities the relationship between trade unions and social activist organizations is usually underdeveloped and uneven. Likewise trade unions usually have no organic connections to unorganized workers and contribute little to the task of representing these workers in their struggles against employers and government agencies. The Workers Organizing and Resource Centre (WORC), a collective administered by trade unionists and social activists, is an attempt to bridge this solitude. Since it was established in 1998, WORC has been the home to numerous working class advocacy organizations and a hub of progressive activity in Winnipeg. Its mandate is to facilitate the development of community organizations, provide advocacy work for non union workers, and to assist in organizing the unorganized. This paper describes the function that WORC plays in the Winnipeg progressive community and discusses the relationship to its sole source of funding, the national office of the Canadian Union of Postal Workers. Dans la plupart des communautés, les relations entre les syndicats et les autres organisations d’action sociale sont habituellement sous-développées et inégales. Les syndicats n’ont habituellement pas de lien organique avec les travailleurs et les travailleuses non syndiqués et ne contribuent guère à leur représentation dans les luttes qu’ils livrent aux employeurs et aux organismes gouvernementaux. Le Workers Organizing and Resource Centre (WORC), collectif administré par des militantes et militants syndicaux et sociaux, tente de combler cette lacune. Depuis sa création, en 1998, le WORC a accueilli de nombreuses organisations militantes de la classe travailleuse et a constitué une plaque tournante de l’activité progressiste à Winnipeg. Il a pour mandat de faciliter le développement d’organisations communautaires, d’attribuer des tâches de défense de cause aux travailleurs et travailleuses non syndiqués et d’aider à la syndicalisation des personnes non syndiquées. L’article décrit le rôle que le WORC joue dans la communauté progressiste de Winnipeg et le rapport qu’il entretient avec son unique source de fonds, qui est le bureau national du Syndicat des travailleurs et travailleuses des poste
A New Look at Shorter Hours of Work in the Communications, Energy and Paperworkers Union
This paper argues that we need to look again at hours of work. One out of every five Canadians is working more than 40 hours a week as their regular hours, while one out of ten work over 50 hours. On top of this, overtime is excessive - paid overtime alone is the equivalent of 225,000 full-time jobs. A major study by the CEP in the pulp and paper industry has shown that overtime may be more expensive than hiring additional workers and that workers are willing to reduce overtime in order to save or create jobs. On reducing regular hours of work, the CEP has found that additional days away from work, once negotiated and experienced, are extremely popular. While more time off is about job creation, better health and safety and improving family and social life, it opposes the lean and mean approach of business corporations. Cet article soutient que nous devons repenser les heures de travail. Un Canadien ou une Canadienne sur cinq a une semaine de travail normale de plus de 40 heures et un ou une sur dix travaille plus de 50 heures par semaine. Qui plus est, les heures supplémentaires sont excessives. Les heures supplémentaires rémunérées comptent, à elles seules, pour l’équivalent de 225 000 emplois à plein temps. Un importante étude réalisée par le SCEP dans l’industrie papetière a révélé qu’il peut être plus coûteux de faire effectuer des heures supplémentaires que d’engager des employés ou employées additionnels et que les gens sont disposés à réduire leurs heures supplémentaires afin de maintenir ou de créer des emplois. Le SCEP a constaté que les personnes ayant consenti à réduire leurs heures normales de travail apprécient grandement leurs journées libres supplémentaires. L’augmentation du temps libre est destinée à créer des emplois, à accroître la santé et la sécurité et améliorer la vie familiale et sociale, mais elle s’oppose au régime minceur des entreprises
How CUPE 3903 Struck and Won
On October 26, 2000 approximately 2200 members of Canadian Union of Public Employees (CUPE) Local 3903 went on strike united under the slogan "Strike To Win". Seventy-eight days later CUPE 3903 celebrated a victory with profound implications for the post-secondary educational system and broader labour movement. The significance of the strike victory, however, lies not merely in what was attained in concrete terms, but also in the way the strike was carried out. Drawing upon the principles, practice and strategies of democracy, solidarity, and militancy, we struggled for change in ways which developed and expanded our capacities for self-activity and self-organization. In the process we gained a better understanding not only of the world around us but of our abilities to change that world, expanding the horizons of what we thought was possible. Le 26 octobre 2000, environ 2 200 membres de la section locale 3903 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), employés d’université York à Toronto, se sont mis en grève sous le slogan « faire la grève pour gagner ». Soixante-huit jours plus tard, la section locale 3903 a célébré une victoire qui a de profondes répercussions sur le système d’enseignement postsecondaire et le mouvement syndical. Toutefois, l’importance de cette grève a trait non seulement aux gains concrets obtenus mais aussi à la façon dont la grève a été menée. En nous fondant sur les principes, les pratiques et les stratégies de la démocratie, de la solidarité et du militantisme, nous avons lutté pour provoquer un changement par des moyens qui ont accru nos capacités d’agir et de nous organiser. Cela nous a permis de mieux comprendre non seulement le monde qui nous entoure mais encore nos capacités de changer ce monde, élargissant ainsi l’horizon de ce que nous pensions possible
Learning in Solidarity: A Union Approach to Worker-Centred Literacy
The article introduces the reader to developments with unions and literacy, a labour activity that is gaining a toe-hold on today’s union agenda. The historical role of unions and literacy is explored, as well as its relationship to more traditional labour education. Some tough questions are asked about who is participating in union activity and who is left out, and how literacy has the potential to reach many union members who are not yet active. The article takes the reader inside a class of night cleaners. Building on the the real situation of a worker/participant who has been injured, the instructor facilitates a learning process that builds literacy skills while exploring avenues for collective recourse. While union-based literacy challenges many traditional assumptions and practices both in the workplace and within the labour movement, it is gaining ground and finding resonance within a growing number of Canadian unions, federations and the Canadian Labour Congress. With a popular education approach that builds on the Latin American and other Third World experience, literacy is revealed as an important metaphor for inclusion and democratization. L’article présente l’évolution de la participation syndicale à l’alphabétisation, qui commence à s’inscrire au programme syndical. Il traite du rôle historique des syndicats en matière d’alphabétisation et des relations entre celle-ci et les formes plus traditionnelles d’éducation syndicale. De difficiles questions sont posées au sujet des personnes qui participent à l’activité syndicale et de celles qui en sont exclues ainsi que des moyens par lesquels l’alphabétisation peut permettre à de nombreux membres qui ne sont pas encore actifs de s’impliquer dans leurs syndicats. L’auteure fait découvrir la réalité d’une classe de personnel de nettoyage de nuit. En se fondant sur un cas vécu où une personne participant au cours s’est blessée, l’animatrice favorise un apprentissage permettant à la classe de développer ses capacités de base en examinant des recours collectifs possibles. L’alphabétisation axée sur les travailleurs et les travailleuses remet en question de nombreuses hypothèses et pratiques traditionnellement employées en milieu de travail et au sein du mouvement syndical, mais elle trouve de plus en plus d’appuis et gagne du terrain au sein d’un nombre croissant de syndicats et de fédérations du travail du Canada ainsi qu’au Congrès du travail du Canada. Dans le cadre d’une approche d’éducation populaire s’appuyant fond sur l’expérience acquise en Amérique latine et dans d’autres parties du tiers monde, l’alphabétisation constitue une importante métaphore de l’inclusion et de la démocratisation
Training for Labour’s Professionals
This article addresses an issue arising from a comparative study of the nature of education and training for Canadian full-time union staff and officials. The specific question is how can education for union officials address both the social and the servicing demands placed on them? The article locates the discussion about such training within the contexts of existing approaches to labour education and current debates about the revitalization of the labour movement. It concludes with a call for more systematic discussion of these issues and further analysis of different programmatic training models. Cet article porte sur une question découlant d’une étude comparative de la nature de l’éducation et de la formation données aux dirigeants et dirigeantes et membres du personnel à plein temps des syndicats au Canada. La question est celle de savoir comment l’on peut voir à ce que la formation donnée à ces « cadres » syndicaux leur permette de répondre aux exigences sociales et de prestation de services qui leur sont imposées. L’article place cette formation dans le contexte des approches actuelles d’éducation syndicale et du débat au sujet de la revitalisation du mouvement syndical. Il se termine par un appel à un examen plus méthodique de ces questions et à une analyse plus poussée de différents modèles de programmes de formation