Critical Disability Discourses (CDD - E-Journal) / Discours critiques dans le champ du handicap (DCCH)
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L’ADAPTATION POSITIVE DES FAMILLES LATINOS AVEC UN ENFANT AYANT UNE DÉFICIENCE INTELLECTUELLE: UNE PREMIÈRE VUE DE LA THÉORIE DE L’ADAPTATION POSITIVE
Historically, research on disability and family dynamics drew from Psychology and Medicine. Consequently, eugenics models, grief theory, and other largely decontextualized frameworks of stress and coping were used to explain families of children with disabilities. This is a report of an initial test of a set of ideas the Singer research team has combined in order to explore the cognitive and problem-solving approaches of families of children with disabilities. Our purpose is to propose a contextualized theory for explaining how cultural diversity has an impact on positive adaptation to a child’s disability. This theory addresses the following: 1) attachment; 2) internal and external cultural resistance to stigmas about disability; and 3) perceived informal (family/friends) and formal (professionals) sources of support for positive views about disability and parenting. Sampling Latino families demonstrated how cultural contexts demonstrate a different flavour from majority culture interpretations of these cognitive terms of our proposed theory. Transcripts of the interviews were coded using grounded theory analysis, specifically, the constant comparative method. We discuss the goodness of fit for themes emerging from the coding process with the proposed theory terms. Results confirm attachment, social supports, and cultural resistance as terms for future development of this proposed theory.
Keywords: Disability and parenting, positive adaptation, Latinos and disability, culture and disabilityÀ travers l’histoire, la recherche sur les handicapés et les relations intrafamiliales utilisait comme sources la psychologie et la médicine. Par conséquent, les modèles de l’eugénisme, les théories sur le deuil, et d’autres cadres analytiques sur le stress et les stratégies d’adaptation, plutôt décontextualisés, étaient utilisés afin d’expliquer aux autres comment fonctionnaient les familles avec un enfant handicapé. Ceci est un reportage sur un test initial d’un ensemble d’idées qu’a combiné l’équipe de recherche Singer afin d’aborder les approches cognitives et méthodes actives des familles des enfants handicapés. Nous proposons une théorie contextualisée afin d’expliquer comment la diversité culturelle aurait un effet sur l’adaptation positive de la famille face à l’handicap de leur enfant. Cette théorie aborde les idées suivantes : 1) l’attachement; 2) les résistances culturelles internes et externes aux stigmates sur l’handicap; et 3) les sources d’information sur l’handicap et le parentage liées à l’adaptation positive perçues comme informelles (famille/amis) et formelles (les professionnels). En utilisant un échantillon de familles Latinos, nous démontrons comment les contextes culturels démontrent des interprétations différentes des termes cognitifs de notre théorie, et non l’interprétation de la culture majoritaire. Les transcriptions des interviews étaient codées selon la théorie ancrée, plus spécifiquement la méthode de la comparaison constante. Nous discutons la concordance des thèmes venus via le processus d’encodage avec les termes clés de la nouvelle théorie proposée. Les résultats de cette recherche confirment que l’attachement, le soutien social, et la résistance culturelle seront des termes clés dans le développement de cette théorie proposée.
Mots clés : Handicap et parentage, Adaptation positive, Latinos et handicap, culture et handica
“ON PEUT PAS LE FERMER” : COMMENT LA DISCUTION POSITIONNE LES PERSONNES AYANT DES HANDICAPS INTELLECTUELS
In 2004, the government of Manitoba decided to spend afin de renouveler le Centre développemental du Manitoba, une institution hébergeant des personnes ayant des handicaps intellectuels. En examinant les articles parus dans les journaux locaux par rapport à cet événement, j’utilise l’analyse des discours en tant que moyen de découvrir comment le langage humain fonctionne afin de positionner des personnes ayant des handicaps intellectuels dans certaines manières. Je me fie sur les rôles sociaux dévalués de Wolfensberger (1998) en tant que cadre analytique afin d’aborder comment notre société comprend et caractérise ces individus. Dans ce discours, je constate que des personnes ayant des handicaps intellectuels se trouvent dans trois rôles dévalués : l’objet du paternalisme, l’objet du professionnalisme, et l’être humain failli.
Mots clés : Personnes ayant des handicaps intellectuels, dévaluation, rôles dévalués, analyse des discours, journaux
Habilités Kitsch
This paper discusses the socio-political and ethical meanings of the various relationships between disablement, ableism, and ethics as they are generated through aesthetics, and does so by critiquing Tobin Siebers's article “Disability Aesthetics” (2006). Siebers claims that disability has a tacit and valuable presence in western art. Disability is esteemed when represented in art, yet devalued in normative social relations. The author thus critiques disability aesthetics by investigating the beautiful, the sublime, “madness”, “mental impairment”, ableism, kitsch, and cultural appropriation. From this the author argues that disability aesthetics is a spectacularized, once removed, representational deviance from the humdrum normalization of western culture, providing contact with the intense, unusual, and shocking. By providing the gestures of transformation within the safety net of image, art is a virtual escape from the hyper-real predictability of hegemony; it is a secure place to experience, respond, flirt, and abandon difference in the vortex of representation.Cet article fait la critique du texte “Disability Aesthetics” (2006) de Tobin Siebers. Ce dernier prétend que l’art occidental a laissé une place implicite, mais somme toute significative au handicap. Au moyen d’un examen des raisons pour lesquelles le handicap est valorisé lorsqu’il est représenté sous une forme artistique, mais dévalorisé à l’intérieur des normes et des relations sociales, j’explorerai l’idée d’une esthétique du handicap en analysant les concepts suivants : le beau, le sublime, la “folie”, la “maladie mentale”, l’handicapisme , le kitsch et l’appropriation culturelle. Cette réflexion m’apportera ensuite à traiter de l’esthétique du handicap comme représentation spectaculaire et déviante face au processus inhérent de trivialisation présent dans la culture occidentale, ouvrant par le fait même au contact avec l’étrange, l’extrême et le scandaleux. En présentant l’importance de la distanciation du sujet devant l’image dans la métamorphose du sens du handicap, l’art se manifeste désormais en tant que lieu d’évasion virtuelle de la prévisibilité de l’hyperéalité hégémonique. En effet, il devient un lieu sûr permettant d’expérimenter, de réagir, de flirter et de se départir du concept de différence dans le vortex de la représentation
Incapacité et Psychologie
oai:cdd.journals.yorku.ca:article/23382Individuals with disabilities have been largely ignored from research and training in the field of Psychology. Historically, when disability is discussed in psychotherapy theory, it is often pathologized as a condition that contributes to a maladaptive personality and poor societal functioning. The following research paper proposes a new understanding of disability in the field of Psychology through the introduction of a disability-affirmative model. Through understanding disability expansively as an extension of the human condition, a distinct minority group, a rich and valued culture, and as a bodily experience, Psychology can best contribute to the diverse lives of those with disabilities. Furthermore, by adopting a more flexible and positive view of disability, Psychology will be more open to the innovative and valued ideas presented both from professionals with disabilities and individuals within Critical Disability Studies in research, practice, and training.Les personnes ayant des incapacités ont été largement ignorées de la recherche et de la formation dans la discipline de la psychologie. La théorie de la psychothérapie a historiquement considéré l’incapacité comme étant une condition pathologique contribuant à une personnalité désadaptée et à un fonctionnement social peu développé. Cet article propose une nouvelle compréhension de l’incapacité dans la discipline de la psychologie par l’introduction d’un modèle représentant l’incapacité positivement. En comprenant l’incapacité comme étant partie prenante de la condition humaine, comme la caractéristique propre à un groupe minoritaire ainsi que comme une culture riche et valorisée, la psychologie pourrait mieux saisir la complexité des vies des personnes ayant des incapacités. De plus, en adoptant un point de vue plus flexible et positif sur l’incapacité, il est espéré que la discipline de la psychologie sera plus ouverte à l’innovation et valorisera les idées présentées par des professionnels ayant des incapacités et ceux provenant de la discipline des Études sur l’incapacité concernant la recherche, la pratique et la formation
L’utopie des handicapés et l’avenir du handicap
Thomas More’s seminal work Utopia, written in 1516, has inspired works such as Robert Owen’s A New View of Society (1970) and H.G. Wells’ A Modern Utopia (2005), which theorize their own vision of a perfect society based on socialist ideals of co-operation, interdependence, unity, and harmony. Drawing on cultural Marxist Frederic Jameson’s (2001a; 2001b) critique of the Utopian genre, the author analyzes the two Utopias of Disability Studies scholars Vic Finkelstein (1975; 1980) and Adolf Ratzka (1998), as well as the Anti-Utopian responses of critics Paul Abberley (1996; 1997, 2002) and Tom Shakespeare (2002; 2006). While Utopians Finkelstein and Ratzka work toward dispelling what Jameson refers to as the “collective fantasy” of nondisabled people—that disability is preventable and antithetical to “the good life”—anti-Utopians Abberley and Shakespeare concentrate on the difficulties of the fluidity of the disability/impairment distinction central to Finkelstein’s emphasis on employment.L’ouvrage fondateur de 1516 de Thomas More, L’Utopie, a inspiré les œuvres Propositions fondamentales du système social de Robert Owen et Une utopie moderne de H.G. Wells. Ces dernières ont théorisé une vision de la société parfaite fondée sur les idéaux socialistes de coopération, d’interdépendance, d’unité et d’harmonie. À partir de la critique littéraire marxiste de l’utopie de Frederic Jameson, j’analyserai les discours utopistes des chercheurs Vic Finkelstein et Adolf Ratzka, ainsi que les perspectives critiques anti-utopistes de Paul Abberley et de Tom Shakespeare. Ces auteurs oeuvrant dans la discipline des Études sur l’incapacité. Alors que Finkelstein et Ratzka tendent à éclipser la notion de Jameson de “fantasie collective” partagée par les personnes n’ayant pas d’incapacités, lesquelles croient souvent que le handicap est une réalité qui peut disparaître et qui n’égale pas avec la poursuite d’une “bonne vie”, les anti-utopiens Abberley et Shakespeare concentrent leurs efforts sur les difficultés concernant la distinction entre les concepts d’incapacité et de situations de handicap, élément central de la perspective de Finkelstein sur l’emploi (1975/1980)
Y-a-t-il un refuge possible pour les personnes ayant des incapacités dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés? L’application de la Convention relative au statut des réfugiés à la protection des personnes ayant des incapacités
Forms of oppression affecting specific social groups such as women and people with disabilities are demanding international address and rights protection for those deemed persecuted and oppressed. In 1951, the United Nations developed the Refugee Convention, which has remained largely unchanged since its inception and has neglected to incorporate protection of newly recognized social groups. Recently, Canadian immigration and refugee laws have begun to develop legislation to address these issues, specifically in regards to gender-related persecution. By examining Canadian federal amendments to refugee and immigration law and United Nations documents developed by the Office of the United Nations High Commissioner for Refugees, this paper will argue that an amendment protecting persons facing disability-related oppression is in keeping with current Canadian values and means. Supportive documents emphasize the legal benefits of people with disabilities identifying as members of a unique social group that would then require the recognition of the widespread international incidence of disability-specific oppression and persecution. Implementation of a disability-related amendment to the 1951 Refugee Convention would not only create asylum opportunities for those fleeing regimes that practise or propagate disability persecution and oppression, but would create further awareness of the international community's intolerance of such practices.Les formes d’oppression affectant différents groupes sociaux comme les femmes et les personnes ayant des incapacités demandent une attention internationale particulière ainsi qu’une protection de leurs droits. En 1951, l’Organisation des Nations Unies a développé la Convention relative au statut des réfugiés laquelle est demeurée pratiquement la même depuis sa création. Des groupes sociaux nouvellement reconnus n’ont jamais été inclus à la Convention. Récemment, les lois canadiennes relatives à l’immigration et aux réfugiés ont commencées à développer un cadre législatif pour répondre à ces problématiques, tout particulièrement en ce qui a trait à la persécution basée sur le genre. En analysant les amendements fédéraux à la Loi canadienne sur l’immigration et la protection des réfugiés et les documents onusiens développés par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), cet article démontrera qu’un amendement visant à protéger les personnes vivant de l’oppression basée sur l’incapacité serait en accord avec les valeurs canadiennes actuelles. Une littérature substantive met l’emphase sur les bénéfices de reconnaître les personnes ayant des incapacités comme un groupe social unique ce qui témoigne de la nécessité de reconnaître internationalement l’oppression et la persécution auxquelles ces personnes font face. L’ajout d’un amendement porté sur l’incapacité à la Convention relative au statut des réfugiés de 1951 créerait une opportunité d’asile pour celles et ceux fuyant les régimes pratiquant la persécution et l’oppression fondées sur l’incapacité. De plus, cela favoriserait une plus grande sensibilisation en ce qui concerne l’intolérance de telles pratiques de la part de la communauté internationale
Supports fédéraux pour les autochtones ayant des incapacités
Aboriginal people with disabilities (APWD) are one of the most oppressed and marginalized groups in Canada. As the only group subjected to a federal Indian Act, Aboriginal people are twice as likely, and Aboriginal women are three times as likely, to experience multiple levels of discrimination based on disability, race, and gender. This paper examines how the federal government of Canada supports APWD on-reserve in light of their unique legal and historical place in Canadian society. The author critically analyses federal legislation and public policy to conclude that legislation pertaining to APWD is derogatory and incompatible with other statutes that address disability. Programs for APWD are limited in scope and fail to consider the cultural needs of the community. Canada needs to develop programs and services for APWD that are culturally appropriate in partnership with Indigenous peoples rather than imposing mainstream standards onto culturally diverse populations.Les autochtones ayant des incapacités font partie du groupe le plus marginalisé et opprimé au Canada. En plus d’être la seule collectivité soumise à la Loi fédérale sur les Indiens, les autochtones sont davantage susceptibles d’être victimes de formes de discrimination multiples: plusieurs affrontent des préjugés basés sur l’appartenance ethnique, le genre ainsi que sur l’incapacité. Cet article examine de quelles façons le gouvernement fédéral du Canada soutient les autochtones ayant des incapacités habitant sur une réserve, et ce, à la lumière de leur relation unique avec l’histoire et les lois canadiennes. L’analyse des politiques et des législations concernant les autochtones ayant des incapacités nous permettra d’affirmer qu’elles leur sont dérogatoires et qu’elles sont incompatibles avec les autres législations canadiennes concernant les personnes ayant des incapacités. Il apparaît ainsi que les programmes destinés aux autochtones ayant des incapacités négligent de prendre en considération la culture et les besoins particuliers des communautés autochtones dans le champ du handicap. Pour assurer l’égalité des autochtones ayant des incapacités avec les autres citoyens canadiens, il est impératif que le gouvernement développe des programmes et des services en partenariat avec les communautés autochtones, au lieu d’imposer des mesures et des objectifs correspondant à des standards généraux
Guerre et Paix dans le Village Planétaire: Les biopolitiques de l’handicap dans “Kandahar” et dans l’agenda anti-guerre
War and conflict are endemic in contemporary global society. Conflict situations not only result in more people with disabilities, but also disproportionately affect people with disabilities already living in conflict-ridden situations. This paper argues that disabled bodies caught amidst contemporary conflict situations highlight the somewhat paradoxical nature of the world we live in today—where global economic and political forces that instigate conflict are also responsible for alleviating its aftermath. These arguments are made through a bio-political analysis of Iranian film-maker Mohsen Makhmalbaf’s 2001 movie Kandahar set in the war-ravaged deserts of Afghanistan. Using this story as backdrop, this paper discusses and critiques the bio-politics of contemporary conflicts and the dispensing of post-conflict humanitarian aid and offers an alternative from of bio-politics exercised by people with disabilities as part of the global anti-war agenda.La guerre et la paix représentent une part endémique de la société planétaire contemporaine. Les situations de conflits ont pour effet d’augmenter le nombre de personnes ayant des incapacités. De plus, les situations de conflits affectent de façon disproportionnée les personnes ayant des incapacités. Cet essai soutient que les personnes ayant des incapacités sont coincées dans des situations de conflits contemporains mettant ainsi en évidence la nature quelque peu paradoxale du monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, c’est-à-dire un monde dans lequel les forces économiques et politiques mondiales responsables des conflits sont aussi responsables d’en soulager les conséquences. Ces arguments sont formulés par une analyse biopolitique du film Kandahar réalisé par le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf en 2001. Ce film met en scène la guerre ravageant les déserts de l’Afghanistan. En utilisant cette histoire comme toile de fond, cet essai analyse et critique les biopolitiques des conflits contemporains et la distribution de l’aide humanitaire post-conflit. Il propose également une alternative se basant sur les biopolitiques exercées par les personnes ayant des incapacités contribuant à les inclure dans l’agenda anti-guerre au niveau planétaire