African Digital Health Library- University of Ibadan
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Profil immuno-virologique des enfants et adolescents infectés par le VIH-1, suivis sous traitement ARV au CESAC de BAMAKO-MALI. Pays de Soutenance : Mali
Nous avons mené une étude rétrospective et prospective longitidinale. Elle a porté sur l’évolution immuno-virologique des enfants et adolescents infectés par le VIH-1, suivis sous traitement ARV, au CESAC de BAMAKO de 1er janvier 2017 au 31 décembre 2018. A M6, 7,4% des patients étaient en déficit immunitaire et 49,5% avaient une charge virale détectable. A M12, 8,4% des patients étaient en déficit immunitaire et 39% des patients avaient une charge virale détectable. Il y a 40% des qui avaient un bon niveau d’observance
Resultats anatomiques et fonctionnels de la chirurgie de la cataracte effectuee au cours de la campagne organisee au CHU-IOTA DU 24 AU 28/02/2020
Introduction : la cataracte est la première cause de cécité et pose un problème de santé publique. Elle a la caractéristique d’être curable par la chirurgie. Le but de notre étude était d’évaluer les résultats anatomo-fonctionnels de la chirurgie de masse de la cataracte effectuée au CHU-IOTA.
Patients et méthodes : il s’agissait d’une étude prospective à visée descriptive portant sur 200 cataractes opérées pendant la caravane qui s’est déroulée au CHU-IOTA, du 24 au 28/02/2020. Chaque patient était suivi en post opératoire pendant au moins un mois. Les données ont été collectées au moyen des fiches de consultation et d’une fiche d’enquête élaborée quant à ce, puis saisies avec le logiciel Word 2010 et analysées à l’aide du logiciel SPSS 20.0.
Résultats : Au total, nous avons colligé 200 yeux de 200 patients opérés pour cataracte dont 109 hommes et 91 femmes. L’âge moyen état 59,6 ans avec les extrêmes allant de 1 à 95 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de plus de 60 ans (64%). L’acuité visuelle préopératoire était inférieure à 1/20 chez 90,5% des patients dont 46% présentaient une comorbidité. L’EEC+ICP était pratiquée dans 55,5% ; nous avons noté les complications peropératoires chez 7,5% des patients dont principalement la rupture de la capsule postérieure avec ou sans issue du vitré. A J1 post opératoire, l’oedème de cornée était la complication principale dans 22,5% des cas, mais qui a disparu au bout de 2 semaines de traitement. L’acuité visuelle sans correction évaluée à J15 a révélé 39,5% de bons résultats, 29,5% de résultats limites et 22% de mauvais résultats. Pour 95 patients évalués à J30, nous avons noté 80% de bons résultats visuels, 14,7% de résultats moyens et 5,3% de mauvais résultats selon les recommandations de l’OMS. En comparant l’acuité visuelle sans correction et l’acuité visuelle avec TS à J30, nous notons une nette amélioration allant de 50,5% à 80%. Les causes de mauvais résultats étaient la fibrose de capsule postérieure, la dystrophie de cornée.
Conclusion : la chirurgie de la cataracte bien pratiquée permet de lutter contre la cécité en octroyant aux patients la meilleure acuité visuelle nécessaire pour leur autonomie
Etudier plantes médicinales utilisées dans la prise en charge de la dysfonction érectile par les tradipraticiens de l’association « Ton de Pena » à Bamako
Objectif : Cette étude avait pour objectif d’étudier les plantes médicinales utilisées dans la prise en charge de la dysfonction érectile par les tradipraticiens de l’association « Ton de Pena » à Bamako (Mali) Matériel et méthodes : A l’aide d’un questionnaire, des informations ont été collectées auprès des membres de l’association « Ton de Pena » Les constituants chimiques et antiradicalaires des feuilles, écorces, et racine de Prosopis africana et de Tamarindus indica ont été déterminés par les réactions colorées et par la chromatographie sur couche mince. Résultats : Au total, vingt-une recettes à base de vingt-cinq plantes médicinales ont été recensées auprès de quinze thérapeutes. Les plantes les plus fréquemment citées ont été Tamarindus indica (13 citations), Aframomum melegueta (9), Xylopia aethiopica (7) et Saba senegalensis (6). Les tanins, flavonoïdes, leucoanthocyanes, anthracenosides et les substances antiradicalaires ont été caractérisés dans les extraits des feuilles, écorces, et racine de Prosopis africana et de Tamarindus indica. En plus de ces composés, les alcaloïdes ont été caractérisés dans les échantillons de Prosopis africana.Conclusion : Ces résultats pourraient justifier l’utilisation de ces plantes dans la prise en charge de la dysfonction érectile
Hypoglycémie chez les diabétiques dans le service de médecine et d’endocrinologie de l’hôpital du Mali.
Introduction : l’hypoglycémie est la plus fréquente des complications aigues, le plus souvent iatrogène .C’est une complication potentiellement grave, pouvant aboutir au coma. But : l’hypoglycémie chez le diabétique est plus souvent observée dans le service. Devant l’ampleur du sujet et le peu d’études similaires nous ont motivé la réalisation de ce travail dont le but était d’identifier les facteurs de risque favorisants et/ou aggravants l’hypoglycémie chez les diabétiques et de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques des patients. Méthodologie : Il s’agissait d’une étude descriptive et transversale avec recueil prospectif des données qui s’étendait sur une période de 6 mois allant de mai 2019 à octobre 2019.Etaient inclus tous diabétiques hospitalisés pour hypoglycémie (glycémie 0,70g/l) ou les diabétiques ayant fait une hypoglycémie (glycémie 0,70g/l) au cours de leur hospitalisation pour autre raison que se soit. Résultats : la fréquence hospitalière était de 44,57%. La profession ménagère a été marqué avec 24 cas soit 51,21%. L’âge moyen de nos patients était 46 ans ± 1,10 avec des extrêmes de 10 à 80 ans. La symptomatologie de l’hypoglycémie était absente en signes cliniques parmi 51,21%. L’erreur diététique précisément l’insuffisance d’apport alimentaire représentait 46,34%, suivi du surdosage en insuline. Les facteurs de risques retrouvés ont été : l’âge, l’insuffisance ou l’irrégularité alimentaire.85, 37% de patients étaient traités par voie orale. L’évolution était favorable dans 97,56%. Conclusion : l’hypoglycémie est une complication iatrogène du diabète qui est mortelle à cause de son polymorphisme clinique et l’absence des symptômes chez certaines tranches d’âge
Aspects épidémiologiques, cliniques, et pronostiques de la césarienne au centre de sante de référence (CSREF) de Sikasso
Notre étude s’est déroulée au Centre de Santé de Référence de Sikasso. Il s’agissait d’une étude transversale avec collète prospective des données, intitulée (Aspects épidémiologiques, cliniques, et pronostiques de la césarienne au centre de sante de référence (CSREF) de Sikasso) Elle s’est portée sur les 667 cas de césarienne sur une période de six mois (du 1er au 31 Jun 2019) La fréquence de la césarienne pendant la période d’étude était de 31%. La césarienne d’urgence a représenté 80,5% contre 19,5% de césarienne prophylactique pour un total de 2151 accouchements. L’âge moyen de notre population d’étude était 26 ans avec des extrêmes de 14 et 26 ans. 31,9% des parturientes n’avaient réalisé aucune consultation prénatale, 45,9% avaient fait au moins une à consultation prénatale, 22,2% quatre consultation prénatale ou plus. Les bassins généralement rétrécis et limites étaient les indications les plus représentée avec 32,8%.L’hemorragie était la complication per opératoire la plus fréquente avec 5%. L’anémie a été la complication post opératoire majoritaire suivi des infections à savoir : la suppuration pariétale 2,4% et l’endométrite 2,1%.Anesthésie générale représentait la quasi-totalité de notre mode d’anesthésie soit 97%. Nous avons enregistré un taux de mortalité périnatale de 20,1%, un cas de décès per césarienne par hématome rétro placentaire Grade IIIb de Sher. La morbidité foetale était plus élevée dans les césariennes d’urgence que dans les césariennes prophylactiques. En conclusion : La césarienne prophylactique est une intervention qui a fait ses preuves dans l’amélioration du pronostic maternel et foetal contrairement à la césarienne fait en urgence, une référence précoce, une évacuation a temps des cas compliqués, une amélioration des conditions d’évacuation et l’acquisition du matériel de réanimation des nouveau-nés permettent de réduire d’avantage la survenue des complications per et post opératoires mais aussi contribuent à l’amélioration de la qualité de prise en charge des césariennes
Epidémiologie des troubles psychiatriques chez les patients hospitalisés au service de psychiatrie du CHU Point G de Bamako du 1erJanvier 2014 au 31 Décembre 2018
INTRODUCTION : Les troubles mentaux sont fréquents parmi les pathologies chroniques au sein de la population générale avec une prévalence sur une vie entière estimée à 50 %. Au Mali, l’insuffisance du système d’information sanitaire (SIS) ne permet pas d’avoir une idée précise sur les populations qui bénéficient des soins de santé mentale. HYPOTHESE DE RECHERCHE : Les caractéristiques sociodémographiques auraient une influence sur la survenue des troubles psychiatriques. OBJECTIF : Evaluer l’épidémiologie des troubles psychiatriques des patients hospitalisés au service de psychiatrie du CHU Point G. METHODOLOGIE : Etude transversale, s’étendant sur 5 ans (De Janvier 2014 à Décembre 2018), sur 1105 dossiers de patients admis dans le service pour troubles psychiatriques. RESULTATS : La fréquence des hospitalisations dans le service était de 10,4%. Le profil socio démographique du patient hospitalisé était le suivant : Homme, résident en milieu urbain, célibataire, entre 21 et 30 ans, sans emploi, de niveau d’instruction primaire, premier né de la mère. Les pathologies les plus rencontrées au sein de la population d’étude étaient : la schizophrénie (41,2%) suivie des BDA (15,7%) et des Troubles bipolaires (10,0%). L’âge, la profession, le statut matrimonial, la résidence et le niveau d’instruction avaient un lien significatif avec le diagnostic retenu. L’agressivité était le motif de consultation le plus fréquent (44,3%) et l’antécédent psychiatrique personnel le plus fréquemment retrouvé (51,8%). Le traitement reposait essentiellement sur les neuroleptiques (98,4%). CONCLUSION : Bien qu’au terme de cette étude nous avons un aperçu du profil, du diagnostic et du traitement reçu par les patients hospitalisés, force est de constater que tel n’est pas le cas pour les patients suivis en ambulatoire qui reste la majorité des patients consultés dans notre service. D’où la nécessité de mener des études plus poussées
Evaluation préliminaire du Multiplexe RT-PCR dans le diagnostic de la tuberculose chez les patients co-infectés par le VIH à Bamako
Dans cette étude l’échantillonnage était constitué majoritairement d’hommes avec 66,67%. La toux, la dyspnée, la douleur thoracique étaient les manifestations cliniques les plus rencontrées. La sensibilité et la spécificité de la PCR multiplexe ont été respectivement de 76,67% et 95,24% par rapport à la culture. Cette étude préliminaire nous a montré que la PCR multiplexe a une bonne sensibilité et une bonne spécificité chez les patients TB/VIH+. Des études futures utilisant un large échantillonnage seront nécessaires pour une évaluation complète de sa performance pour la détection simultanée du MTB et des MNT
Etude de la malnutrition aigue sévère avec complication à l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou
Le but de cette étude était d’évaluer la prévalence de l’infection associée à la malnutrition aigüe sévère chez les enfants malnutris de 6-59 mois. Nous avions mené une étude prospective de type descriptive dans le service de pédiatrie de l’hôpital Nianankoro Fomba de Ségou sur une période d’étude de 12 mois (1er juin 2017 au 30 mai 2018). Au cours de notre étude, la tranche d’âge la plus touché était 12-24 mois soit un taux de 57%. La plupart des enfants provenaient du cercle de Ségou avec un taux de 54,4%, dont des mères n’étaient pas scolarisés soit (77,3%). Le sexe ratio était 1,17 en faveur des garçons. Le marasme était la forme clinique de la malnutrition aigue sévère la plus fréquente avec 79,7% contre 24,8% de kwashiorkor. Les principaux motifs de consultation étaient la diarrhée (41,7%) ; infection respiratoire (30,2%) ; paludisme grave forme neurologique et anémique respectivement (14,9% et 6,6%) ; l’état de choc (3,3%) ; l’hypoglycémie (1,7%) ; hypothermie (1,2%) ; et l’hypothermie (0,41%). Après une prise en charge selon le Protocole national, 85% des enfants étaient sortis guéris ; avec un taux de décès 11,6%. La lutte contre la malnutrition, passe avant tout par la prévention et l’éducation nutritionnelle, reste la clé de cette bataille. Bien entendu, cet effort d’éducation et d’information ne doit pas se limiter aux mères de familles puisqu’on veut modifier certaines habitudes, il faut convaincre ensemble des adultes sur notions d’hygiène alimentaire et d’alimentation aux différents âges
Marquage, lâcher et recapture d’une souche de laboratoire d’Anopheles coluzzii dans deux villages au Mali
Des expériences de Marquage, lâcher et recapture ont été menées dans les villages de Tiénéguébougou et Ouassorola dans le cercle de Kati, région de Koulikoro durant deux années consécutives. Deux de ces expériences ont été réalisées pendant la saison pluvieuse (août 2016 et juillet 2017) et une pendant la saison sèche (novembre 2017). Pour chaque expérience, environ 5 000 moustiques (Anopheles coluzzii) mâles adultes ont été lâchers. L'échantillonnage par essaim était la méthode la plus productive pour recapturer les moustiques mâles sur le terrain. La taille de la population était estimée à Tiénéguébougou en août 2016 (106 103) supérieure à celle observée en juillet 2017(11 546) et novembre 2017 (29 227), ce même phénomène était observé à Ouassorola, la taille de la population observée en août 2016 (90 674) est supérieure à celle observée en juillet 2017(19 046) et en novembre 2017(19 559).. Les résultats des trois expériences de marquage, lâché et recapture montre une différence statistiquement significative entre les taux de recapture obtenus au mois d’août 2016 (0,52%), juillet 2017 (2,07%) et novembre 2017(1,09%), (test de Wilcoxon / Kruskal–Wallis ; P=0,00001), cette différence était aussi observée dans le village de Ouassorola au cours des trois expériences de marquage, lâché et recapture pendant les mois d’août 2016 (1,78%), juillet 2017 (1,60%) et novembre 2017(0,75%). Le taux quotidien de survie estimé à partir de la méthode statistique de Fisher-Ford pour Tiénéguébougou est de 0,26 en août 2016 ; 0,35 en juillet 2017 et 0,22 en novembre 2017, il n’avait pas de différence significative entre ce résultat et celui de Ouassorola : 0,35 en août 2016 ; 0,38 en juillet 2017 et 0,29 en novembre 2017 (P=0,23 et dl=5). D’une manière générale dans les deux villages la distance nette moyenne parcourue par les moustiques mâles entre le lieu de lâcher (libération des moustiques des cages) et le lieu de la recapture ont varié d'un minimum de 40 m à un maximum de 100 m
Epidémiologie moléculaire de la résistance de P. falciparum aux antipaludiques à Dangassa et à Nioro du Sahel au Mali
Des progrès majeurs ont été accomplis dans la lutte contre le paludisme en Afrique ces deux dernières décennies grâce à l’essor et surtout à la vulgarisation des techniques de biologie moléculaire dans le monde. Dans la présente thèse, nous avons voulu explorer l’épidémiologie ainsi que l’évaluation de la chimiosensibilité de P. falciparum, agent responsable majeur de cette pathologie au Mali. Pour ce faire, nous avons mené une étude réalisée dans deux villages d’endémicité différente au Mali (Dangassa et Nioro du Sahel). Nous avons analysé les polymorphismes connus au niveau des gènes Pfcrt, Pfdhps, Pfdhfr, pfmdr1 et PfK13 en utilisant l’ADN parasitaire extrait à partir des isolats cliniques collectés à Dangassa et à Nioro du Sahel au Mali. Le génotypage des polymorphismes a été fait au Wellcome Trust Genome Campus de Sanger, Cambridge, Royaume-Uni, et en utilisant la plateforme robotique Agena MassARRAY® iPLEX (Agena Bioscience, Hamburg, Germany).
Au total, nous avons collecté 269 échantillons de sang auprès de patients positifs à P. falciparum en 2016 (213 à Dangassa et 56 à Nioro-du-sahel). Cette étude n’a révélé aucun fond génétique de résistance à l'artémisinine, mais une forte prévalence des marqueurs de résistance à la luméfantrine (génotype Pfmdr1_Y184F), la molécule associée à l'artémisinine la plus utilisée au Mali, a été détectée. Notre étude a aussi révélé que les marqueurs de résistance à la sulfadoxine-pyriméthamine et à l’amodiaquine sont très fréquents à Dangassa et à Nioro du Sahel et pourrait compromettre leur utilisation dans la traitement intermittent chez la femme enceinte et dans la Chimioprévention du paludisme saisonnier chez les enfants au Mali.
Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour explorer la résistance à la luméfantrine, les mécanismes et les facteurs impliqués dans le développement de la résistance au Mali