Université Paris Dauphine-PSL

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    Comment expliquer le non-recours à l’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé ? Les résultats d’une enquête auprès de bénéficiaires potentiels à Lille en 2009

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    L’Aide à l’acquisition d’une complémentaire santé (ACS) est un dispositif, sous la forme d’une aide financière, mis en place en 2005 pour favoriser l’accès aux soins des personnes ayant un revenu juste au-dessus du plafond de l’éligibilité à la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Malgré sa montée en charge, le non-recours à l’ACS estimportant, seules 22 % des personnes éligibles auraient fait valoir leur droit en 2011 (Fonds CMU, 2012). Comprendre les raisons du non-recours apparaît, dans ce contexte, essentiel pour améliorer l’efficacité du dispositif et permettre aux personnes aux revenus modestes d’accéder à une complémentaire santé. Suite à une expérimentation sociale, une enquête a été réalisée en 2009 à Lille auprès de personnes potentiellement éligibles à l’ACS afin de mieux connaître leurs caractéristiques et leurs motivations ou blocages à recourir au dispositif.Les résultats de cette enquête montrent que la population identifiée comme éligible à l’ACS à Lille est confrontée à des difficultés économiques et sociales et fait face à des besoins de soins importants. Le taux de recours à l’ACS est néanmoins faible puisque seules 18 % despersonnes ont entrepris des démarches pour l’obtenir. Les raisons les plus souvent invoquées pour expliquer ce non-recours sont : penser ne pas être éligible, le manque d’information, la complexité des démarches et, pour les personnes non couvertes, le prix de la complémentaire, même après déduction du chèque santé.nonouirechercheNationa

    La sécurité routière : une vision restrictive, un système sans pilote ?

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    La notion de sécurité routière s'impose aujourd'hui comme allant de soi. Elle apparaît comme une des politiques qui, dans le champ général de la prévention des risques, vise à réduire les effets négatifs associés aux déplacements sur route et, plus particulièrement, ceux associés à la pratique automobile. L'existence d'une politique publique et d'un engagement de l'État est attestée de plusieurs manières : par les campagnes de prévention, telles qu'elles sont diversement médiatisées ; par les interventions de responsables politiques et administratifs dans l'espace public ; par les diverses actions visant à prévenir les risques et, surtout, réprimer ce qui peut les aggraver ; par les multiples mesures législatives et réglementaires prises au cours des dernières décennies, et par l'existence d'institutions dédiées (Délégation, Observatoire, Conseil, etc.).Cette politique, confortée par certaines recherches et expertises, trouve par ailleurs un écho et est parfois relayée par un ensemble d'acteurs - les mouvements associatifs, les élus locaux, les constructeurs automobiles et les assureurs, les syndicats et les organisations professionnelles - ainsi que par une partie des médias sensibilisés par les drames de la sécurité routière, surtout lorsque ceux-ci ont un caractère exceptionnel.L'existence de cette politique apparaît d'autant plus évidente que des mesures concrètes sont associées à des résultats incontestables, comme la diminution ininterrompue du nombre de tués sur les routes depuis le début des années soixante-dix. Cette diminution, particulièrement rapide au cours de ces dernières années est attribuée, pour l'essentiel, à un fort engagement de l'État à ses plus hauts niveaux de responsabilité, ainsi qu'à une mise en œuvre rigoureuse des politiques, notamment en termes de répression.Au vu de ce constat, on peut douter de l'intérêt d'une interrogation et même de celui d'un travail de recherche supplémentaire à propos d'une politique qu'il suffirait en fait d'appliquer, avec toute la rigueur possible, pour aboutir à des résultats tangibles. Les réflexions conduites dans le cadre du GO3 du PREDIT aboutissent à des conclusions différentes.nonouirechercheNationa

    Gouvernance interorganisationnelle imbriquée et stratégie orientée client

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    L’article présente les résultats d’une recherche qualitative sur la gouvernance à adopter pour mener à bien une stratégie orientée client. L’étude d’une entreprise aéronautique met en évidence les particularités d’une « gouvernance imbriquée » pour structurer les relations de coopération sur le long terme avec les fournisseurs. Cette gouvernance interorganisationnelle repose tout d’abord sur une structure hiérarchique dans laquelle le niveau intermédiaire, occupé par les responsables achats, joue un rôle pivot. Elle s’appuie ensuite sur des dispositifs de contrôle des fournisseurs adaptés à chacune des phases des relations. L’étude révèle enfin que si la gouvernance imbriquée répond bien aux besoins d’une stratégie orientée client, elle laisse aussi penser que ses effets vertueux ne seront durables qu’avec les bases d’une solideconfiance interorganisationnelle établie entre les partenaires d’échange à tous les niveaux.This paper presents the findings of a qualitative study on the governance to adopt in implementing a customer-oriented strategy. Our case study of a company in the aeronautics industry highlights the specific features of «embedded governance» designed to structure long-term relationships with suppliers. Such inter-organizational governance is grounded first in a hierarchical structure in which purchasing managers holding positions at middle-management level play a pivotal role. Second, it requires that suppliers' control devices be adapted to each stage of the relationship. Finally, even though embedded governance meets the needs of a customer-oriented strategy, our study also suggests that its virtuous effects can only be sustained if strong inter-organizational trust builds between exchange partners at every level.nonouirechercheNationa

    Women's empowerment across the life cycle and generations: Evidence from Sub-Saharan Africa

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    L'autonomisation des femmes, leur "empowerment", évolue-t-elle tout au long de leur cycle de vie ?S'est-elle renforcée au fil des générations ? A partir de données issues des Enquêtes Démographiques et de Santé portant sur un échantillon de 191 000 femmes adultes, nous estimons les effets d'âge, de période et de cohorte sur le refus de la violence conjugale, pris comme mesure de l'empowerment.Nous construisons un pseudo-panel en mobilisant des données de plusieurs vagues d'enquêtes consécutives menées dans cinq pays d'Afrique Sub-Saharienne au cours des années 2000. Lesestimations montrent qu'en terme de cycle de vie, plus les femmes vieillissent, moins elles considèrentla violence conjugale comme justifiable. Parallèlement, en terme de générations, les femmes des plus jeunes cohortes ont une moindre probabilité d'accepter la violence conjugale, à niveau d'éducation donné. Dans la décomposition Age-Période-Cohorte, les effets de l'âge et de la période d'enquête se révèlent être les plus importants. On montre également que les effets de l'âge sont en partie expliquéspar les changements de la situation des femmes sur le marché du travail, la composition de leur ménage et leur rôle de parent.Does female empowerment evolve over the life cycle, and has it changed across generations? We use data from the Demographic and Health Surveys covering a sample of about 191,000 adult women to evaluate the age, period and cohort effect regarding individual attitudes to marital violence. Pseudopaneldata are constructed from repeated cross-sections from five African countries in the 2000s. The estimates show that, over the life cycle, women tend to think that marital violence is less and less justifiable, and that younger cohorts are less likely than older cohorts to view marital violence as justifiable, even controlling for education. In the full age-period-cohort decomposition, the age andperiod effects are the most important. Age effects are driven by changes in labor-force status, household composition and parenthood.nonnonouirechercheInternationa

    Urban Labor Markets in Sub-Saharan Africa

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    The population of Sub-Saharan Africa stood at 854 million in 2010. Annual population growth averaged 2.5 percent, with a relatively high sustained fertility rate, fostered by the fact that two-thirds of the population is under 25. The region has the highest proportion of poor people in the world, with 47.5 percent of its population living on less than $1.25 a day, as measured in terms of purchasing power parity in 2008. It is also the only region in which the number of poor is still rising. This book contributes to knowledge on the functioning of urban labor markets in Sub-Saharan Africa by investigating following questions: which individuals lack access to employment or are employed beneath their capacities; does education improve working conditions?; what opportunities does the labor market offer to climb the social ladder?; is the lack of good-quality jobs for adults and the poverty it implies one of the reasons for the prevalence of child labor?; do women and ethnic minorities have the same access to the labor market as everyone else?; how does the formal sector live alongside the informal sector?; what role does migration play in the functioning of labor markets?;and are there traits common to all urban labor markets in Africa, or is each country different? This book attempts to answer these questions by studying 11 cities in 10 countries (table O.1). Comparative studies are often based on disparate measurement instruments, which risk marring the validity of the findings. This study is based on a set of perfectly comparable surveys. The study also covers a number of topics (migration, child labor, job satisfaction, discrimination, and work after retirement) in addition to the topics covered by Lachaud (unemployment, access to employment and mobility, segmentation, labor supply, and poverty). This book is divided in five parts. The first is comparative analysis of urban labor markets in Sub-Saharan Africa; second is job quality and labor market conditions in Sub-Saharan Africa; third is dimensions of labor market inequalities; fourth is the key coping mechanisms and private responses; and fifth is moving forward.nonouirechercheInternationa

    La recherche en CCA : en quête de synthèse ?

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    A Complexity Approach for Core-Selecting Exchange with Multiple Indivisible Goods under Lexicographic Preferences

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    Core-selection is a crucial property of social choice functions, or rules, in social choice literature. It is also desirable to address the incentive of agents to cheat by misreporting their preferences. This paper investigates an exchange problem where each agent may have multiple indivisible goods, agents’ preferences over sets of goods are assumed to be lexicographic, and side payments are not allowed. We propose an exchange rule called augmented top-trading-cycles (ATTC) procedure based on the original TTC procedure. We first show that the ATTC procedure is core-selecting. We then show that finding a beneficial misreport under the ATTC procedure is NP-hard. Under the ATTC procedure, we finally clarify the relationship between preference misreport and splitting, which is a different type of manipulation.nonouirechercheInternationa

    A Brief Overview of Some Conflicts between Economic Efficiency and Effectiveness of the Administrative or Judicial Process in Competition Law

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    The context for this book is the increasingly complex relationship between economic theory and competition law which gives rise to lively political and academic debate on the direction competition law should take in a more global and innovation-oriented market place.nonouirechercheInternationa

    Cooperation in multiorganization matching

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    We study a problem involving a set of organizations. Each organization has its own pool of clients who either supply or demand one unit of an indivisible product. Knowing the profit induced by each buyer/seller pair, an organization’s task is to conduct such transactions within its database of clients in order to maximize the amount of the transactions. Inter-organizations transactions are allowed: in this situation, two clients from distinct organizations can trade and their organizations share the induced profit. Since maximizing the overall profit leads to unacceptable situations where an organization can be penalized, we study the problem of maximizing the overall profit such that no organization gets less than it can obtain on its own. Complexity results, an approximation algorithm and a matching inapproximation bound are given.nonouirechercheInternationa

    Profitable Deviation Strong Equilibria

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    This paper deals with states that are immune to group deviations. Group deviations help the players of a strategic game to escape from undesirable states but they compromise the stability of a system. We propose and analyse a solution concept, called profitable deviation strong equilibrium, which is between two well-known equilibria: the strong equilibrium and the super strong equilibrium. The former precludes joint deviations by groups of players who all benefit. The latter is more demanding in the sense that at least one member of a deviating coalition must be better off while the other members cannot be worst off. We study the existence, computation and convergence to a profitable deviation strong equilibrium in three important games in algorithmic game theory: job scheduling, max cut and singleton congestion game.nonouirechercheInternationa

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