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    Tradurre la bande dessinée migrante. Il caso de Les Mohamed di Jérôme Ruillier

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    The comic book Les Mohamed (2011) by French author Jérôme Ruillier is situated in the landscape of migrant bande dessinée, with its own singular characteristics. In this work, the author traced a global portrait of Maghrebi immigrants in France, by adapting the documentary/book Mémoires d’immigrés (1997) by French-Algerian author Yamina Benguigui. As migrant storytellers in general, bande dessinée authors are often the first ‘translators’ of unknown or removed realities, making them accessible to a large public. But what happen when they are translated in their turn? In a first part, this article canvases the process of intersemiotic translation that brought from Mémoires d’immigrés to Les Mohamed. In a second part, it focuses on the verbal/visual aspects of Ruillier’s work and especially on the solutions I adopted in the Italian translation (Se ti chiami Mohamed 2015)

    Autoritratto con Granada

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    Autoportrait avec Grenade pourrait tout aussi bien s'intituler Autofiction avec Grenade. Car c'est bel et bien d'une autofiction qu'il s'agit avec ce récit, enlevé, tendre et ironique, où l'auteur maintient toujours une égale tension entre son passé, celui de sa famille et du monde arabe, et son avenir qu'il sent précaire. Entre les deux un présent chaotique, jalonné de rencontres cocasses avec son éditeur ou, mieux, avec des personnages issus de ses ouvrages précédents, morceaux de bravoure qui donnent lieu à de mémorables dialogues. Et puis il y a Grenade, ses souvenirs historiques et littéraires. Historiques, quand l'auteur ausculte le passé de la civilisation arabe, quand cette dernière étincelait de tous ses feux sur la rive européenne de la Méditerranée. Littéraires, quand sont convoqués les mânes de Garcia Lorca ou de Manuel de Falla. Au milieu de tout cela un homme qui cherche, qui doute, qui s'interroge, donnant pour notre plus grand plaisir un texte drolatique où la pudeur de l'auteur masque à peine un formidable appétit de vivre

    Mille et Une Nuits sur Seine: l’influence de la traduction de Joseph-Charles Mardrus sur l’orientalisme vestimentaire de la Belle Époque

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    Deux siècles après la première traduction occidentale des Mille et Une Nuits, faite par Antoine Galland (1704-1717), une nouvelle traduction du célèbre recueil oriental voit le jour en France, sous le titre archaïsant de Le livre des Mille Nuits et Une Nuit (1899-1904). Le nouveau traducteur, Joseph-Charles Mardrus, proche du cercle de Mallarmé, dépose une couche de vernis orientalisant sur l’ensemble de l’ouvrage, en insistant sur l’exotisme et l’érotisme. Dans son système d’interpolations, le discours sur le vêtement prend une place centrale: Mardrus s’amuse à inventer, pour ses sultanes, des tenues orientales inexistantes dans les textes-sources arabes et à multiplier les occurrences de termes comme “babouches” et “voiles”, tenus comme des connotateurs de l’Orient. Cet orientalisme vestimentaire excède tout naturellement les frontières de sa traduction pour envahir d’abord les scènes, puis les salles des théâtres parisiens: les robes orientalisantes deviennent des modèles incontournables dans les garde-robes du Tout-Paris artistique et mondain. La structure bipartite de cette étude présentera d’abord la manière dont Mardrus traite le sujet du “vêtement”, en influençant les artistes de son temps, notamment l’impresario des Ballets Russes, Serge Diaghilev; elle se penchera, dans un deuxième temps, sur les retentissements de ce “discours qui habille” dans la mode “réelle” et “écrite” du Paris de la Belle Époque, en prenant en compte notamment les créations orientalisantes du couturier Paul Poiret, à leur tour célébrées dans les revues de mode de l’époque

    Abdelfattah Kilito e la critica del dubbio e dello stupore

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    Come parlare di una lingua, senza far torto alle altre? E se accanto alla nostra lin- gua, materna, ve ne fosse un’altra, “straniera”, che la minaccia? E se addirittura fosse la nostra stessa lingua a divenire straniera? In un percorso onirico e ironico, Abdelfattah Kilito ci guida alla scoperta della ricchezza e della complessità della cultura e della lingua araba, in un viaggio di andata e ritorno dagli autori del pas- sato al Marocco contemporaneo. Partendo da questo mondo, l’autore costrui- sce piste interpretative stimolanti e provocatorie, che invitano ad andare oltre le apparenze. La conclusione inattesa di questo racconto che si fa saggio, o di que- sto saggio che si fa racconto, mette in guardia sulle facili letture a cui spesso è esposto lo studioso – e non solo
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