1,721,905 research outputs found
Etude prospective des liens entre consommation d'alcool et risque de cancers hormono-dépendants : modulation par l'apport en fibres alimentaires
Association prospective entre la consommation de fruits, légumes et légumes secs et le risque de cancer de la prostate dans la cohorte SU.VI.MAX
Comportements alimentaires des patients atteints de cancer ou en rémission dans la cohorte NutriNet-Santé : focus sur la prise de compléments alimentaires
Prospective association between dietary folate intake and skin cancer risk: results from the SU.VI.MAX cohort
Purpose: The role of folate in skin carcinogenesis is unclear, with experimental data suggesting potentially protective but also deleterious effects. Our main objective was to investigate the prospective association between dietary folate intake and risks of skin cancer (overall), nonmelanoma skin cancer (NMSC), and basal cell carcinoma (BCC). As an exploratory analysis, we also investigated the prospective association between erythrocyte folate concentration and skin cancer risk. Methods: In this study, we included 5880 participants in the Supplémentation en Vitamines et Minéraux Antioxydants (SU.VI.MAX) cohort (follow-up: 1994–2007) who completed at least six 24-h dietary records during the first 2 y of the study. Associations between sex-specific tertiles of dietary and erythrocyte folate and skin cancer risk were assessed by using multivariate Cox proportional hazards models. Results: After a median follow-up of 12.6y, 144 incident skin cancers were diagnosed. Dietary folate intake was associated with increased risk of overall skin cancer (HRT3vs.T1=1.79 (1.07-2.99); P-trend=0.03), NMSC (HRT3vs.T1=1.85 (1.06-3.23); P-trend=0.03), and BCC (HRT3vs.T1=1.78 (0.98-3.24); P-trend=0.05). This association was observed in women (corresponding P-trend=0.007, 0.009, and 0.009, respectively) but not in men. P-interaction values between tertiles of dietary folate intake and sex were 0.04, 0.02, and 0.02 for overall skin cancer, NMSC, and BCC, respectively. Erythrocyte folate concentration also was directly associated with increased risk of skin cancer (overall, NMSC and BCC). Conclusions: This prospective study suggests an association between dietary folate intake and erythrocyte folate concentration and increased risk of overall skin cancer, NMSC, and BCC. These results are in line with 2 previous large prospective studies on BCC and with mechanistic data suggesting a potentially deleterious effect of folate in carcinogenesis
Food additive exposure and risk of chronic disease : an epidemiological approach
Ce travail de thèse s'articule en 3 parties. Dans une première partie descriptive, nous avons estimé l'exposition aux additifs en population générale et en particulier aux mélanges d'additifs. Nous avons d'abord étudié la distribution des additifs alimentaires dans une large base de données de produits alimentaires et de boissons disponibles sur le marché français (Open Food Facts) et identifié les mélanges fréquemment utilisés dans les formulations industrielles. Ensuite, nous avons estimé la consommation quotidienne moyenne d'une large gamme d'additifs chez les adultes français de la cohorte NutriNet-Santé, puis identifié les principaux mélanges d'additifs consommés et les profils socio-démographiques et comportementaux associés. Dans une seconde partie, nous avons étudié les associations entre la consommation de boissons sucrées et édulcorées et le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires. Nous avons observé une association positive entre la consommation de boissons sucrées et le risque de cancer au global et du sein. Les boissons édulcorées n'étaient pas associées au risque de cancer dans cette étude, mais la puissance statistique était probablement limitée. Dans une seconde étude, nous avons montré que la consommation de boissons sucrées mais également celle de boissons édulcorées étaient associées à des risques plus élevés de maladies cardiovasculaires. Enfin, nous avons observé une association positive entre la consommation d'édulcorants, plus particulièrement l'acésulfame K et l'aspartame, et le risque de cancer (au global, cancer du sein et cancers liés à l'obésité). Dans la dernière partie, nous avons examiné la relation entre les apports en nitrites, nitrates et le risque de cancer, en distinguant les sources alimentaires naturelles (aliments et eau de boisson) et la source provenant d'additifs alimentaires au sein de la cohorte NutriNet-Santé. Aucune association n'a été détectée pour les apports totaux en nitrites et en nitrates, ni pour les apports provenant de sources naturelles. En revanche, nous avons mis en évidence une association entre la consommation de nitrates provenant d'additifs alimentaires et le risque de cancer du sein, en particulier pour le nitrate de potassium. Nous avons également observé une association entre la consommation d'additifs alimentaires nitrités (plus particulièrement de nitrite de sodium) et le risque de cancer de la prostate. Ce travail de thèse ouvre la voie à un vaste programme de recherche qui fournira des données uniques sur les différentes facettes de la transformation des aliments en lien avec la santé à long terme. Il permettra de remédier au manque de données humaines sur le sujet et alimentera ainsi l'expertise des agences sanitaires nationales et internationales, contribuant à guider l'élaboration des politiques de l'UE (règlementation, étiquetage). Tout ceci, in fine, dans le but de favoriser la prévention nutritionnelle des maladies chroniquesThis thesis is divided into three parts. In a first descriptive part, we estimated the exposure to food additives in the general population and in particular to mixtures of additives. We first studied the distribution of food additives in a large-scale database of food and beverage products available on the French market (Open Food Facts) and identified mixtures frequently present. Then, we estimated the average daily consumption of a wide range of additives among French adults from the NutriNet-Santé cohort, identified the main additive mixtures and associated socio-demographic and behavioral profiles.In a second part, we studied the associations between sweetened beverage consumption and the risk of cancer and cardiovascular diseases. We observed a positive association between sugary sweetened beverage consumption and overall and breast cancer risk. Artificially sweetened beverages were not associated with cancer risk in this study, but the statistical power was probably limited due to the relatively low consumption of this type of beverage in this population. In a second study, we showed that the highest consumers of sugary sweetened beverages but also artificially sweetened beverages had a higher risk of cardiovascular disease. Finally, we observed a positive association between the consumption of sweeteners, in particular acesulfame K and aspartame, and the risk of cancer (all sites, breast cancer and obesity-related cancers).In the last part, we examined the relationship between nitrite and nitrate intakes and cancer risk, distinguishing between natural food sources (food and drinking water) and food additive sources in the NutriNet-Santé cohort. No association was detected for total nitrite and nitrate intakes, nor for intakes from natural sources. In contrast, we found an association between nitrate intakes from food additives and breast cancer risk, particularly for potassium nitrate. We also observed an association between the consumption of nitrite food additives (more particularly sodium nitrite) and the risk of prostate cancer.This thesis work paves the way for a large research program that will provide unique data on the different facets of food processing in relation to long-term health. It will address the lack of human data on the subject and thus feed into the expertise of national and international health agencies, helping to guide EU policy-making (regulation, labelling), all with the aim of promoting the nutritional prevention of chronic disease
An epidemiological approach of the relationships between sugars, glycemic index, glycemic load, artificial sweenteners and risk of cancer
Plusieurs effets délétères du sucre sont établis (obésité, maladies cardiovasculaires, diabète…) mais son rôle sur le cancer n'est pas clairement défini. Le sucre pourrait représenter un facteur de risque, par des mécanismes liés au statut pondéral mais aussi indépendamment : élévation de la glycémie, inflammation, etc. Par ailleurs la carcinogénicité des édulcorants artificiels a été suggérée par des études expérimentales mais les données sur l'Homme sont insuffisantes. Plusieurs études épidémiologiques se sont penchées sur les boissons édulcorées mais aucune n'a considéré les édulcorants de toutes sources alimentaires. Leurs associations avec les maladies cardiovasculaires ont aussi été suggérées mais les données humaines sont insuffisantes. Cette thèse s'articule autour du sucre et des édulcorants, et de leurs associations avec le cancer. Les sujets abordés concernent les sucres totaux/ajoutés (par type et par source), l'index et la charge glycémiques, les FODMAP et les édulcorants. En outre, le risque de maladies cardiovasculaires a été étudié en relation avec l'exposition aux édulcorants. Nos travaux ont identifié dans le cadre de la cohorte NutriNet-Santé (n>100 000) des associations entre les expositions liées à la consommation de sucre et le risque de cancer (cancer du sein en particulier) ainsi qu'entre l'exposition aux édulcorants et le risque de cancer et de maladies cardiovasculaires. La consommation de sucre pourrait donc représenter un facteur de risque modifiable pour la prévention primaire des cancers. En outre, ces travaux fournissent de nouvelles données sur les édulcorants artificiels, en cours de réévaluation par l'EFSA et considérés de près par l'OMS.Several deleterious health effects of sugar are established (obesity, cardiovascular diseases, diabetes...) but its role on cancer remains unclear. Sugar could represent a risk factor, through to weight status related mechanisms but also independently: elevation of blood sugar, inflammation, etc.In addition, the carcinogenicity of artificial sweeteners has been suggested by experimental studies but human data is lacking. Several epidemiological studies have looked at artificially sweetened beverages but none has considered artifcial sweeteners from all food sources. Their associations with cardiovascular diseases have also been suggested but human data are insufficient.This thesis focuses on sugar and artificial sweeteners and their associations with cancer. Topics include total/added sugars (sugar types and sources), glycemic index/load, FODMAPs and artificial sweeteners. The risk of cardiovascular disease in relation to artificial sweetener exposure has also been studied.Based on the NutriNet-Santé cohort (n>100,000) we identified associations between sugar-related exposures and cancer risk (breast cancer in particular), as well as between artificial sweeteners and cancer and cardiovascular disease risks.Sugar consumption could therefore represent a modifiable risk factor for primary cancer prevention. In addition, this work provides new data on artificial sweeteners, which are currently being re-evaluated by EFSA and closely considered by the WHO
Metabolomic signatures of long-term risk of breast and prostate cancers and diet in the SU.VI.MAX cohort : New insights from metabolomics applied to nutritional epidemiology
Les cancers du sein et de la prostate sont parmi les cancers ayant la plus forte incidence dans le monde,notamment dans les pays occidentaux. Les principaux défis actuels sont d’améliorer la compréhension des relations nutrition/santé et l’identification des personnes à plus haut risque bien avant l’apparition du cancer afin de mettre en place des actions de préventions. De nombreux facteurs influencent la mise en place et la progression du cancer. Parmi eux, la nutrition apparaît comme un facteur clé, puisqu’il s’agit d’un facteur modifiable sur lequel il est possible d'agir via des interventions, il est donc essentiel d’évaluer sa contribution. Pour cela, une mesure précise de l'apport nutritionnel est nécessaire. La métabolomique permettant l’identification de potentiels biomarqueurs endogènes, exogènes et microbiens ouvre donc de nouvelles perspectives en épidémiologie nutritionnelle. A ce jour, encore très peu d’études ont investigué l’impact de l’alimentation globale sur le métabolisme et le risque de cancer du sein et de la prostate par profilage métabolomique. Dans le cadre de cette thèse, nous avons donc conduit des études cas-témoins nichées et transversales dans la cohorte SU.VI.MAX afin de mettre en évidence des signatures plasmatiques du risque de cancers du sein et de la prostate et de l’alimentation globale. Les échantillons plasmatiques ont été collectés à l’inclusion dans la cohorte et analysés par deux méthodes complémentaires : la spectrométrie de masse couplée à la chromatographie liquide et la résonance magnétique nucléaire du proton. Les habitudes alimentaires des participants ont été estimées grâce à des enregistrements alimentaires de 24h répétés et les données socio-démographiques et de mode de vie ont été obtenues grâce à des questionnaires autodéclarés. Ces recherches ont permis de mettre en évidence des métabolites endogènes et issus du métabolisme microbien associés à l’alimentation globale et également des biomarqueurs candidats d’une exposition alimentaire spécifique. Nous avons également identifié des métabolites associés au risque de cancers du sein et de la prostate, endogènes, exogènes et microbiens suggérant une perturbation métabolique jusqu’à 13 ans avant le diagnostic du cancer. Par ailleurs, l’alimentation semble jouer un rôle dans la variation des taux plasmatiques de certains métabolites permettant de discriminer les individus à plus haut risque de développer un cancer du sein ou de la prostate. Ces résultats devront être répliqués dans d’autres études indépendantes d’observation et d’intervention.A terme, l’identification de signatures métaboliques robustes du risque de cancers du sein et de la prostate, de l’impact de l’alimentation sur le métabolisme et la cancérogenèse et de l’apport alimentaire pourraient permettre de contribuer à l’amélioration de la compréhension des relations entre environnement et santé, de l’évaluation de l’exposition nutritionnelle voire à la mise en place de nouvelles recommandations en matière de santé publique en vue de la diminution de l’incidence de ces pathologies.Breast and prostate cancers are among the cancers with the highest incidence worldwide and notably in Western countries. The main current challenges lie in the improvement of understanding of nutrition/health relationships and in the identification of individuals at higher risk long before the development of overt cancer to set up prevention actions. A variety of factors exert an impact on the onset and progression of cancer. Among these, nutrition appears as a key factor, in that it can be modified and acted upon through interventions. It is therefore crucial to assess its contribution. For this purpose,detailed and accurate assessment of nutritional intake is essential. Metabolomics, allowing the identification of endogenous, exogenous and microbial biomarkers, opens new perspectives in nutritional epidemiology. So far, few have studies investigated the impact of overall diet on metabolism and risk of breast and prostate cancer through metabolomic profiling. As part of this thesis, we conducted nested case-controls and cross-sectional studies within the SU.VI.MAX cohort to highlight plasma signatures of breast and prostate cancer risks and of overall diet. Plasma samples were collected at baseline and were analysed using two complementary methods : mass spectrometry coupled with liquid chromatography and proton nuclear magnetic resonance. Participants dietary habits were estimated using repeated 24h dietary records and socio-demographic and lifestyle data were collected from self-administered questionnaires.These investigations highlighted endogenous and microbial metabolites associated with overall diet as well as candidate biomarkers of specific dietary exposures. We also identified endogenous, exogenous and microbial metabolites associated with breast and prostate cancers risk suggesting a metabolic disruption up to 13 years before cancer diagnostic. Furthermore, diet appears to be implicated in the variation in plasma levels of some metabolites discriminating individuals at higher risk of developing breast or prostate cancers. These results need to be replicated in future independent observational and interventional studies. In the future, the identification of robust metabolic signatures of breast and prostate cancers risk, of the impact of diet on metabolism and carcinogenesis, and food intake would contribute to better understand health and environment relationships, to better estimate nutritional exposure or even to contribute to the set-up of new public health recommendations in order to reduce the incidence of these pathologies
Food processing and risk of non-communicable diseases : findings from the NutriNet-Santé cohort
Au cours des dernières décennies, les régimes alimentaires de nombreux pays ont connu une augmentation importante du degré de transformation et de formulation des produits. Plusieurs caractéristiques des aliments ultra-transformés ont incité les chercheurs à investiguer l’impact potentiel de leur consommation sur la santé. Les aliments ultra-transformés ont en moyenne une moins bonne qualité nutritionnelle, comparée à celle des aliments non transformés, se caractérisant souvent par une teneur plus élevée en graisses saturées, en sucres ajoutés et en sel, ainsi que par une teneur plus faible en fibres et vitamines. Ces aliments contiennent souvent des additifs alimentaires, des composés néoformés, et sont en général conditionnés dans des matériaux d’emballage contenant des substances susceptibles de migrer vers la matrice alimentaire. Nous avons investigué, au sein de la cohorte française NutriNet-Santé, les associations entre la consommation d'aliments ultra-transformés et les risques de cancer, de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2, de surpoids, d'obésité et de trajectoires pondérales. Plus de 100 000 adultes ont été inclus. Les apports alimentaires et nutritionnels ont été collectés à l’aide d’enregistrements alimentaires de 24h répétés, conçus pour enregistrer la consommation habituelle des participants de plus de 3 500 produits alimentaires. Ces aliments ont été classés selon la classification NOVA en fonction de leur degré de transformation. La survenue de maladies chroniques et de variation pondérale pendant le suivi a été observée grâce à une stratégie multi-source incluant un couplage avec les bases de données médico-administratives.Ces travaux ont mis en évidence des associations significatives et robustes entre la consommation d'aliments ultra-transformés et l'augmentation des risques de cancer au global, cancer du sein, de maladies cardiovasculaires, cérébrovasculaires et coronariennes, de diabète de type 2, de surpoids, d'obésité et de prise de poids. Ces analyses ont pris en compte un grand nombre de facteurs sociodémographiques, anthropométriques, de mode de vie, médicaux, comportementaux et nutritionnels. Les associations significatives ont persisté après de multiples analyses de stratification et de sensibilité. Au-delà de la qualité nutritionnelle, divers aspects de la transformation et de la reformulation pourraient jouer un rôle dans ces associations, et des études complémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les contributions de ces aspects, les mécanismes sous-jacents, et établir un lien de causalité. Les autorités de santé publique dans plusieurs pays recommandent depuis récemment de privilégier les aliments peu ou pas transformés, et de limiter la consommation des aliments ultra-transformés.During the past decades, diets in many countries have shifted towards an important increase in the degree of food processing and formulation. Several characteristics of ultra-processed foods have led the scientific community to wonder about their potential impact on long-term human health. Ultra-processed foods have in average, a lower nutritional quality than unprocessed or minimally processed foods (higher content of saturated fat, added sugar and salt, along with a lower fiber and vitamin density). They often contain food additives, neoformed compounds created during processes, and are often packaged in materials in contact with food from which contaminants may migrate to the food matrix. We investigated within the prospective French cohort NutriNet-Santé, the associations between the consumption of ultra-processed food and risks of cancer, cardiovascular disease, type 2-diabetes, overweight, obesity, and weight trajectories. More than 100,000 adult participants were included. Dietary intakes were collected using repeated 24 hour dietary records, designed to register participants’ usual consumption of more than 3,500 food items. These foods were categorized using the NOVA classification according to their degree of processing. Participants were followed, and the occurrence of chronic diseases was ascertained using a multi-source strategy including a linkage to medico-administrative databases.The analyses highlighted robust significant associations between the consumption of ultra-processed foods, and increased risks of overall and breast cancers, cardiovascular, cerebrovascular, and coronary heart diseases, type 2-diabetes, overweight, obesity and weight gain. These analyses accounted for a large number of lifestyle, socio-demographic, anthropometric, medical, behavioral, and nutritional factors. The associations remained significant throughout all the sensitivity and stratified analyses. Beyond nutritional aspects, various factors in processing and reformulation might play a role in these associations, and further studies are needed to better understand their relative contributions and to establish a causal link. Meanwhile, public health authorities in several countries have recently started to promote unprocessed or minimally processed foods and to recommend limiting the consumption of ultra-processed foods
Diet, alcohol consumption, physical activity, dietary supplements use, weight variation and nutritional representations : variation between before/after cancer diagnosis
Alors que les survivants du cancer sont à risque plus élevé de second cancer, d’autres pathologies et de déclin fonctionnel ; les facteurs de mode de vie, comme une alimentation équilibrée, une pratique d’activité physique et le contrôle d’un poids sain, peuvent contribuer à prévenir ces risques et améliorer la qualité de vie des survivants du cancer. Dans ce contexte, les objectifs de cette thèse étaient, parmi les survivants du cancer de la cohorte française prospective NutriNet-Santé, 1) d’investiguer les variations du comportement nutritionnel entre avant et après diagnostic de cancer ainsi que la consommation de compléments alimentaires, et 2) d’évaluer les opinions vis-à-vis de certains facteurs nutritionnels, et de les mettre en regard de leurs pratiques alimentaires réelles d’une part, et de leurs sources d’information nutritionnelles d’autre part. Dans un premier temps, nous avons observé des tendances favorables à la santé comme une diminution de la consommation d’alcool et des boissons sucrées non alcoolisées, et d’autres moins favorables comme une diminution de la consommation de légumes et de plusieurs apports en vitamines et minéraux. Un déclin de l’activité physique globale et intense était observé. De manière cohérente, nous avons observé une augmentation des comportements sédentaires, particulièrement chez les femmes, les sujets plus âgés et les patients qui n’étaient pas actif professionnellement. Nous avons observé une perte de poids chez certains cas de cancers colorectaux, alors qu’une prise de poids était observée chez les cas de cancers du sein et de la peau. Les facteurs sociodémographiques et économiques semblaient influencer le risque de prise de poids, suggérant des inégalités sociales de santé (risque plus élevé chez les patients ayant des revenus et un niveau d’étude plus faible). Nos résultats suggéraient que la consommation de compléments alimentaires était largement répandue chez les survivants du cancer, en grande partie sans suivi médical, incluant une proportion non négligeable de patients ayant des pratiques de consommation de compléments alimentaires pouvant être considérées comme « à risque ».Dans un second temps, nous avons observé que les opinions des survivants du cancer concernant certains facteurs nutritionnels semblaient impacter leurs pratiques alimentaires et étaient eux-mêmes impactés par les sources d’informations auxquelles les survivants du cancer avaient eu accès depuis leur diagnostic de cancer. En particulier, les opinions concernant la consommation d’alcool étaient préoccupantes, avec une proportion importante de survivants du cancer qui pensaient que la consommation d’alcool (et plus encore concernant le vin rouge) avait un impact positif sur leur maladie. Les régimes restrictifs pour perdre du poids étaient pratiqués par une grande partie de notre échantillon ; le jeûne était moins pratiqué, mais était loin d’être un phénomène isolé.While cancer survivors are at increased risk for negative conditions as second cancers, other comorbidities, and functional decline ; lifestyle factors, such as a healthy diet, regular exercise and weight control, may contribute to prevent these conditions and improve survivors' quality of life. In this context, aims of this thesis were, among cancer survivors from the French prospective NutriNet-Santé study, to 1) investigate nutritional variations between before and after cancer diagnosis as well as dietary supplements use, and 2) evaluate opinions relating to some diet factors and to weight-loss restrictive diets and fasting practices, and to link them on the one hand to their real practices, and, on the other hand, to their sources of nutritional information.In the first part, our results highlight some healthy behaviors such as a decrease in alcohol and sweetened drinks consumption, but also less favorable trends, such as a decrease in vegetable consumption and in many vitamin and mineral intakes. We also observed a decline in overall and vigorous physical activity after diagnosis, especially in prostate and skin cancers, in men and professionally inactive patients. Concomitantly, we observed an increase in sedentary behaviors, especially in women, older subjects and professionally inactive patients. We also observed that while weight loss was reported in many colorectal cancer patients, a substantial proportion of breast cancer patients gained weight. Sociodemographic and economic factors appeared as important determinants of weight gain, illustrating social inequalities in health (higher risk among patients with lower income and lower education). Our results suggest that dietary supplements use was widespread among cancer survivors, a large amount of which being used without any medical supervision, including a non-negligible proportion of patients having dietary supplement practices which can be considered as “at risk”. In a second part, we observed that opinions from cancer survivors regarding some nutritional factors seemed to impact their dietary practices and were themselves impacted by sources of nutritional information. In particular, opinions regarding alcohol consumption were concerning, with an important proportion of cancer survivors who thought that alcohol consumption (and even more regarding red wine) had a positive impact on their disease. Weight-loss restrictive diets were practiced by a large number of cancer survivors since their diagnosis, while fasting was less practiced, but was far from being an isolated phenomenon
Variations of body weight, physical activity, and dietary and alcohol intake between before and after cancer diagnosis: results from the prospective population-based NutriNet-Santé cohort
Background: Diet, alcohol intake, physical activity, sedentary behavior and weight status are modifiable risk/protective factors that may impact prognosis, risk of recurrence and mortality in cancer survivors. Our aim was to quantify the variations of these nutritional parameters between before and after cancer diagnosis and their determinants in a prospective population-based cohort. Methods: Subjects were incident cancer cases diagnosed in the NutriNet-Santé cohort between 2009 and 2016 (n=1051). Nutritional and anthropometric data were prospectively collected every 6 months since baseline (i.e. an average of 2y before diagnosis) with validated tools. Variations were assessed using mixed models. Factors associated with these variations were investigated by multivariable logistic regressions. Results: In average, weight loss was observed in men (-3.54kg) and in colorectal cancer patients (-3.94kg), while breast (2.83kg) and skin (2.96kg) cancer patients tended to gain weight after diagnosis. Socio-demographic and economic factors strongly influenced the risk of weight gain. Women, those with induced menopause, younger patients, lower educated, overweight before diagnosis and who stopped smoking after diagnosis were more likely to gain weight. Overall (-32.8MET-h/ week) and vigorous (-21.1MET-h/week) physical activity decreased after diagnosis, especially in prostate and skin cancers, men, those professionally inactive, and with higher physical activity before diagnosis. Overweight patients were more likely to decrease moderate physical activity and walking. Sitting time increased (+2.44h/d), especially in women, older patients, and those professionally inactive. We observed a decrease in intakes of vegetables, dairy products, soy products, sweetened soft drinks, and alcoholic drinks, and an increase of broth and fats/sauce intakes (all p<0.05). Resulting variations in nutrient intakes were assessed. Conclusions: This large prospective study suggests that cancer diagnosis is a key period for change in nutritional behavior. It provides insights to target the sub-groups of patients requiring higher nutritional care
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