1,721,392 research outputs found

    Crépiat Caroline, Saint-Amand Denis et Schuh Julien (éd.), Poétique du Chat Noir (1882-1897)

    No full text
    Crépiat Caroline, Saint-Amand Denis et Schuh Julien (éd.), Poétique du Chat Noir (1882-1897), Nanterre, Presses universitaires de Paris Nanterre, 2021, (Hors collection).   Malgré le regain d'intérêt, ces quinze dernières années, pour l'étude de la presse du XIXe siècle, un titre phare de la fin de siècle, Le Chat Noir, n’a jamais fait l’objet d’une étude approfondie en tant que journal. C’est en effet surtout à l’histoire de l’art ou de la culture montmartroise que nous devons la majorité de..

    La dynamique des groupes littéraires

    No full text
    Les groupes littéraires sont portés par le projet d'une « œuvre commune », selon le mot de Sainte-Beuve. Instance majeure de l'institution littéraire, ils constituent un objet privilégié pour l'histoire de la littérature et, en particulier, pour celle qui se construit avec les outils de la sociologie. Se pencher sur leurs mécanismes de constitution et ce qui conduit à leur dissolution, leurs rites et leurs croyances, leurs forces de cohésion et la manière dont ils se donnent à voir publiquement, c'est se donner les moyens de comprendre la façon dont la littérature se vit à une époque donnée. Les auteurs rassemblés ici se sont donné pour objectif d'examiner à nouveaux frais la sociologie mais aussi la poétique des groupes littéraires. Des cénacles romantiques aux réseaux moins denses de l'époque contemporaine — en passant par les groupuscules fin de siècle, les cohortes surréalistes et certaines configurations académiciennes —, l'ouvrage alterne études de cas et réflexions transversales sur la dynamique des collectifs littéraires

    Ouvrir l'album

    No full text
    Les albums pour la jeunesse ont longtemps été délaissés par la critique académique en vertu d’une hiérarchie arbitraire et d’une histoire de la littérature pensée comme catalogue de « grands auteurs » et de « grandes œuvres » sélectionnés sur la base de leur prétendue noblesse d’esprit. Le présent dossier se donne pour objectif d’« ouvrir l’album », c’est-à-dire d’inviter à une réflexion sur les modes de fonctionnement de cet objet singulier dans le domaine belge, et, par métonymie, sur les différents rouages de l’univers qui l’accueille, le diffuse et assure sa promotion. Sont ici rassemblées des contributions adoptant un regard sociologique (sur les trajectoires de certains acteurs du monde de la littérature pour la jeunesse en Belgique et sur leurs façons de se mouvoir dans ce milieu), herméneutique ou poéticien (proposant des lectures et interprétations des discours et des formes qui se déploient dans l’album pour la jeunesse), voire plus directement pédagogique (envisageant alors des pistes pour lire l’album en classe). Cette livraison part à la rencontre de plusieurs figures majeures de la littérature pour la jeunesse en Belgique, d’Élisabeth Ivanovsky à Gabrielle Vincent, en passant par Anne Brouillard et Benoît Jacques. On y mesure les procédés exploités par Philippe Geluck pour destiner à un jeune public les aventures du fils de son héros le plus célèbre ; on y analyse les mécanismes permettant à un discours poétique d’innerver les œuvres d’Anne Herbauts et on se glisse dans l’atelier de Mélanie Rutten pour interroger la genèse de ses projets. Sans prétendre rendre compte de la totalité des forces vives qui dynamisent le milieu belge de la production jeunesse, ce numéro prend le pari qu’ouvrir l’album, c’est aussi se donner les moyens d’ouvrir à l’album, de lui frayer un chemin là où on l’attend moins et de poser à son sujet des questions novatrices

    Mouvement/Courant

    No full text
    peer reviewedNotice méthodologique sur les intérêts et les écueils respectifs des notions de mouvement et de courant dans l'approche historique des faits littéraires et artistiques

    Regards littéraires sur le scientifique : du mimétisme au contre-pied

    No full text
    peer reviewedSous la Monarchie de Juillet, Balzac revendique volontiers une perspective didactique et s’autorise des digressions encyclopédiques pour instruire son lecteur ; quelques décennies plus tard, dans Bouvard et Pécuchet, Flaubert se moque pour sa part d’une prétention au savoir universel tenue pour naïve. Entre ces deux extrêmes, le champ littéraire français est dynamisé par une série de productions ambivalentes, oscillant entre la fascination balzacienne et la satire flaubertienne, se déployant entre reprises de genres associés à un mode d’énonciation savant (la physiologie, le dictionnaire ou le manuel) et (dé)figurations d’un personnel scientifique (en particulier le savant, présenté quelquefois comme un alter ego de l’écrivain maudit, à la fois génial et marginal). C’est sur ces zones grises de la libido sciendi littéraire, se manifestant volontiers dans la petite presse et sur des imprimés extra-livresques, que nous souhaitons nous pencher dans la présente contribution, en questionnant les mécanismes de reprise et mise à distance de formes et de figures qui se déploient dans l’univers des lettres et contribuent à nourrir l’imaginaire social de l’époque
    corecore