1,721,001 research outputs found

    Quand des hétérodoxes dialoguent autour de l’énigme de l’internationalisation des services

    No full text
    Tertiarisation, internationalisation, normalisation : tel est le triptyque au cœur de l’ouvrage collectif édité par Jean-Christophe Graz et Nafi Niang aux Presses de Sciences Po. Pris séparément, ces trois domaines de recherche clefs dans la compréhension des évolutions contemporaines du capitalisme ont chacun fait l’objet depuis une dizaine d’année d’un intérêt croissant. L’originalité de cet ouvrage tient avant tout aux liens tissés entre ces thématiques connexes et le dialogue engagé entre..

    Des filetages à la RSE : normalisation et démocratie : sociologie du processus d'élaboration d'ISO 26000

    No full text
    This research addresses the question of the democratization of global decision making, focusing on non-state regulations at the international level that have increased over the past thirty years. The setting of multi-stakeholder processes is becoming a prerequisite for non-state actors developing normative instruments in the public policy realm. Is this evolution synonymous of a democratization of these forms of regulation? This question is addressed through the case study of ISO 26000 developing process. The aim given to this future standard - intended to be published in 2010 - is to provide common guidance to all types of organizations, located anywhere in the world, on concept, definitions and method of evaluation linked to their social responsibility. As its name indicates, ISO 26000 is produced by the International Organization for Standardization (the so-called ISO), the world's largest developer of international standards - that is voluntary rules established by consensus aimed at the achievement of the optimum degree of order in a given context. Two characteristics of the future ISO 26000 are particularly emblematic of issues at stakes in the contemporary expansion of international standardization in a context of globalization: its object and the procedure used for its development. Its object - social responsibility - corresponds to the current extension of standardization in the public policy realm. This expansion is not new. However, the idea of producing an ISO standard on social responsibility was very controversial and generated a few years of intense debates. Hence new procedural rules were put in place to deal with criticisms fearing the intervention of a non-democratically elected body in the field of public policy. For the first time in ISO's history, freedom was given to the experts in charge of developing ISO 26000 to change some of its setting process rules. The aim was to improve the inclusivity and the transparency of the procedure. This evolution can be interpreted as an attempt to democratize ISO. The aim of our empirical analysis is to make an evaluation of this attempt to democratize ISO procedure. Qualitative data - observations, interviews, collection of documents - have been gathered following the process of developing the content of ISO 26000 from 2006 to 2008 in Belgium and internationally. Our evaluation focuses on the potential benefits provided by a democratization of the procedure from an intrinsic point of view - equality of access and influence - and from an instrumental point of view - adhesion to the process and its fruits but also substantial contributions. However, we show that it is impossible to achieve all these objectives. Not only democracy is inherently flawed, but in addition, there are some contradictions and tensions between the principles it articulates. In the conclusion, we therefore put forward the necessary trade-offs to find the best possible balance between the different tensions. We show that these trade-offs are not limited to ISO, but are faced by other producers of CSR standards. At the end of our conclusion, we suggest an alternative to the restructuring of the ISO if the organization wishes to pursue the course of the democratization of its structure and procedure.La présente recherche aborde la question de la démocratisation des prises de décision au niveau global, en se focalisant sur les formes de régulation non-étatiques à l'échelle internationale qui ont explosé depuis une trentaine d'années. La mise en place d'un processus multi-stakeholder devient de plus en plus un passage obligé pour les organisations non-étatiques qui développent des instruments normatifs dans le champ des politiques publiques. Assiste-t-on à une démocratisation de ces formes de régulation ? Ce questionnement général est abordé à travers l'étude de cas du processus d'élaboration d'ISO 26000. L'objectif principal de cette future norme - dont la publication est prévue pour 2010 - est de fournir un cadre de référence international - terminologie, mise en oeuvre et évaluation - à toutes les organisations quelle que soit leur taille ou leur activité concernant leur responsabilité sociétale. Comme son nom l'indique, ISO 26000 est produite par l'Organisation Internationale de Normalisation (ISO), le plus grand producteur mondial de normes internationale - c'est-à-dire de normes volontaires établies par consensus destinées à garantir un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné. Deux caractéristiques interdépendantes font du développement d'ISO 26000 un objet empirique particulièrement riche et emblématique de certains enjeux contemporains au coeur de l'expansion de la normalisation internationale dans le contexte du mouvement de la globalisation : sa source et sa procédure d'élaboration. D'un côté, l'objet d'ISO 26000 s'inscrit dans la prolifération d'initiatives en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE) et correspond ainsi à l'expansion de la normalisation à des champs habituellement considérés du domaine des politiques publiques. D'un autre côté, le cas d'ISO 26000 est particulièrement intéressant à étudier car une procédure d'élaboration inhabituelle, a été mise en place pour faire face aux critiques craignant l'intervention d'une instance non démocratiquement élue dans le champ des politiques publiques. Pour la première fois dans l'histoire de l'ISO, une liberté a été laissée aux participants de modifier la procédure en vue d'en améliorer l'inclusivité et la transparence. Cette évolution peut être interprétée comme une tentative de démocratisation de l'ISO. L'analyse empirique au coeur de la présente recherche vise à évaluer cette tentative de démocratisation de la procédure ISO. Les données qualitatives - observations, entretiens, récolte de documents - ont été rassemblées en suivant le processus d'élaboration du contenu d'ISO 26000 pas à pas de 2006 à 2008, en Belgique et au niveau international. Notre évaluation porte plus spécifiquement sur les bénéfices potentiels procurés par une démocratisation de la procédure d'un point de vue intrinsèque à égalité d'accès et égalité d'influence et instrumental d'une part, adhésion au processus et à ses fruits et d'autre part, apports substantiels. Nous montrons cependant qu'il est impossible de réaliser l'ensemble de ces différents objectifs. Non seulement la démocratie est, par essence, imparfaite mais, en plus, il existe des contradictions et des tensions entre les principes qu'elle articule. Dans la conclusion générale, nous mettons donc en exergue les arbitrages nécessaires afin de trouver le meilleur équilibre possible entre les différentes tensions. Nous montrons que ces arbitrages ne se limitent pas à l'ISO mais sont rencontrés par les autres producteurs de normes en matière de RSE. Au terme de notre conclusion générale, nous proposons une alternative pour la restructuration de l'ISO si l'organisation souhaite poursuivre dans la voie d'une démocratisation de sa procédure.(SOC 3) -- UCL, 200

    Bringing time back in : Towards a socio-ecological stratification of time

    No full text
    This article aims to contribute to ‘bringing time back in’ environmental sociology. Drawing on the work of Michael Carolan and Henri Lefebvre, a new analytical framework is set forth. It connects an ontological social-biophysical stratification of time (what is time?) and a time epistemological quartet (how do we develop knowledge claims about time?). These analytical inputs open up new research avenues to overcome the epistemic barriers related to temporality as well as new insight on how to cross the great divide between ‘natural time’ and ‘social time’

    Faut-il supprimer le E de RSE ? Enjeux politiques d'un débat terminologique

    No full text
    Les ambiguïtés sémantiques du concept de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) sont doubles : ni une seule terminologie, ni une définition largement reconnue ne peuvent lui être attachées. Dans ce contexte, en 2004, l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO) décida de lancer le développement d’une norme portant sur la responsabilité sociétale. Fournir un cadre de référence international à la responsabilité sociétale est l’objectif principal assigné à ISO 26000. Cette norme pourrait ainsi réduire les ambiguïtés sémantiques liées au concept de RSE. Son succès pourrait également avoir comme conséquence d’influencer la terminologie utilisée mondialement : le concept de « responsabilité sociétale des organisations » se substituant à celui de « responsabilité sociétale des entreprises ». La question étudiée dans cet article est la suivante : quels sont les arguments mobilisés par les protagonistes dans la controverse concernant la suppression du « E » de RSE ? Nous présentons quatre raisons invoquées dans ce débat et nous analysons ses enjeux politiques

    What justification for a sustainable consumption ?

    No full text

    La RSE négociée : règles du jeu et contenus. Le cas d'ISO 26000 :

    No full text
    Le développement par des organisations privées d’instruments destinés à définir, mettre œuvre ou évaluer la RSE introduit une série de contraintes nouvelles sur les négociations à ce sujet. L’attention accordée à des exigences de légitimité, d’inclusion et de transparence devient un passage obligé pour les producteurs de normes privées en la matière. Cet article se penche sur le processus d’élaboration d’ISO 26000, norme internationale sur la responsabilité sociétale des organisations publiée en novembre 2010. Ce cas est particulièrement intéressant à étudier car les négociations ont porté non seulement sur le contenu de la norme mais également sur sa procédure d’élaboration. Plutôt que d’analyser les négociations en tentant d’identifier les objectifs des catégories de stakeholders déterminées a priori, nous analysons parallèlement les débats sur le contenu et l’incidence des nouvelles règles sur les négociations. Des enjeux clefs dans l’élaboration d’ISO 26000 (sa source, son degré de contrainte et son champ d’application) sont mis en relation avec des modifications apportées à la procédure visant à améliorer la légitimité, l’inclusion et la transparence. Un examen des règles de procédure mises en place en dit long, en amont, sur les principaux enjeux au cœur du processus et, en aval, sur les poids respectifs accordés aux exigences en termes d’efficacité et de justice

    Grandir au pied de l'arbre monde

    No full text
    On raconte que l’Arbre-Monde, archétype au cœur de nombreuses mythologies, était un frêne. Principe unificateur, colonne vertébrale de la planète, il symbolise et relie la vie et la mort, le macrocosme et le microcosme. Prenant comme point de départ ma relation avec le frêne centenaire de mon jardin d’enfance, cette écobiographie raconte l’écartèlement et la réconciliation progressive entre deux facettes de ma personnalité: d’un côté, la part sensible et sensorielle de ma relation au vivant et, d’un autre côté, la part abstraite et rationnelle, marquée par la conscientisation des problématiques et des injustices socio-environnementales. À travers le récit de ce cheminement progressif, il s’agit d’interroger et de renouveler la posture d’enseignant et les pédagogies de la transition dans le contexte de l’Anthropocène

    The cities of Robert Ezra Park. For a periodization of Park's conception of the metropolis (1915-1939)

    No full text
    Robert Ezra Park is often presented as the founding father of urban sociology in the United States. Appointed professor of sociology at the University of Chicago in 1915, he later served as the inspiration for numerous empirical studies undertaken in the heart of Illinois's major city, which were quickly taken to be the expression of a “school of urban sociology” articulated according to a certain understanding of the urban phenomenon. If it is undeniable that that these undertakings, whose publication covers the years between 1915 and 1940, with a particularly high concentration between 1925 and 1930, are part of an undeniably coherent research agenda, it is nevertheless also true that certain inflections appear upon closer examination. In this chapter, I shall defend the following thesis: three periods, characterized by correspondingly different understandings of the city, emerged in sequence between 1915 – the year Park published The City: Suggestion for the Investigation of Human Behavior in the City Environment – and 1939, when he produced his final work on the metropolis, The City as Natural Phenomenon. Three main concepts were chosen in order to capture the spirit of each period as well as Park's evolving understanding of the city. The first conception, the city as institution, finds its principal expression in the 1915 article, The City; the second, the city as natural community, begins to appear in 1921 in the pages of the voluminous Introduction and would form the central axis of publications by Park, his colleagues, and his students until the 1930s; and finally the third conception, the city as super- organism, takes shape at the same time but is only explicitly articulated in 1936, to remain in use through Park's final texts. In order to understand the transformations in the vision of the city as developed by Park, the history of ideas is not in itself sufficient. To pursue such an approach would effectively be to embrace the assumption that the intellectual evolution of a body of work always results from a purely logical sequence, or that – which would amount to the same thing – its final incarnation represents the teleological conclusion of a strictly autonomous reflection
    corecore