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Quelques aspects de la politique de la Direction de l'Enseignement à Madagascar entre 1906 et 1924 : la mise en place de l'école publique
Randrianja Solofo. Quelques aspects de la politique de la Direction de l'Enseignement à Madagascar entre 1906 et 1924 : la mise en place de l'école publique. In: Outre-mers, tome 94, n°356-357, 2e semestre 2007. La colonisation culturelle dans l'Empire français, sous la direction de Sophie Dulucq et Colette Zytnicki. pp. 77-96
1947 à Madagascar en 1957 et en 1967. A la recherche "d'une politique de la juste mémoire".
Randrianja Solofo. 1947 à Madagascar en 1957 et en 1967. A la recherche "d'une politique de la juste mémoire".. In: Outre-mers, tome 98, n°372-373, 2e semestre 2011. Les deux Allemagnes et l'Afrique, sous la direction de Chantal Metzger. pp. 239-273
Ravalomanana, 2002 - 2005 des produits laitiers aux affaires nationales ; FAST country risk profile Madagascar
Ravalomanana, 2002-2005 : Des produits laitiers aux affaires nationales : FAST Country Risk Profile Madagascar
En analysant la dispute post électorale de 2002, l’une des plus importantes crises politiques que
Madagascar ait connue depuis l’indépendance, cet article essaye de mettre en valeur le rôle des
différents protagonistes et de la médiation internationale dans la recherche de solution. Même si le
contexte économique n’a pas été un facteur déterminant, on ne peut cependant pas ignorer le fait
que la crise se soit développée dans un contexte économique général difficile. L\u27aspiration d\u27une
grande partie de la population à une vie démocratique et les réactions des dirigeants d’alors face à
cette demande furent les facteurs favorables à l’éclatement d’un conflit généralisé à l’échelle
nationale, avec des expressions plus ou moins violentes selon les régions. Inspirée essentiellement
par la diplomatie française, la médiation internationale, en particulier africaine a été peu efficace
avec ses "packages" prêt-à-porter. De même, dans un contexte de passions, les médiateurs
traditionnels et institutionnalisés de la société civile locale ont été interpellés et ont dû opter pour
des positions partisanes. Pourtant en dépit de sa longueur et des risques réels de dérapages, la crise
de 2002 qui a duré six mois au moins et a touché l’ensemble de Madagascar, n\u27a fait que quelques
dizaines de victimes. Il faut sans doute mettre cela au crédit de mécanismes locaux de résolution de
conflits, qui restent peu étudiés. Le nouveau régime né en 2002, malgré une légitimité électorale
sujette à caution, a été porté par un élan en faveur d’un réel désir de changement. Il a bénéficié de
ce fait d’une période d’état de grâce et de la sympathie de la communauté des bailleurs de fonds
extérieurs. Les prochaines échéances électorales sont en 2007. Elles sont assez éloignées pour
permettre aux nouveaux dirigeants de faire leurs preuves et assez proches pour laisser à l’opposition
l’espoir d’une alternance institutionnalisée, ce qui écarte d’autant le risque d’une alternance extra
constitutionnelle et violente en dépit de nombreuses difficultés et maladresses.Das vorliegende working paper erforscht die Hintergründe des nach den Wahlen von 2002
entstandenen Konflikts in Madagaskar – der grössten Krise seit der Unabhängigkeit des
Landes – indem es die Rolle der verschiedenen Protagonisten und die Vermittlungsbemühungen der
internationalen Gemeinschaft beleuchtet. Auch wenn der wirtschaftliche Kontext nicht der
entscheidende Faktor war, muss beachtet werden, dass die Krise vor dem Hintergrund einer
wirtschaftlich schwierigen Situation entstand. Die Hoffnung eines Grossteils der Bevölkerung auf ein
Leben in Demokratie und die Reaktion der politischen Machthaber darauf waren die wichtigsten
Faktoren für den Ausbruch des landesweiten Konflikts, der sich je nach Region in unterschiedlichem
Ausmass und unterschiedlicher Intensität manifestierte. Die internationale und insbesondere die
afrikanische Vermittlung – stark beeinflusst von der französischen Diplomatie – war mit ihren vorgefertigten, nicht an den lokalen Kontext angepassten Produkten wenig erfolgreich. Ebenso
erfolglos waren die traditionellen, institutionalisierten Mediatoren der lokalen Zivilgesellschaft, die
beigezogen wurden und die praktisch gezwungen waren, für die eine oder andere Partei Stellung zu
beziehen. Trotz der sechsmonatigen Dauer der Krise und der Gefahr einer Eskalation, gab es relativ
wenige Opfer. Dies kann zweifellos auf die lokalen Konfliktbearbeitungs-Mechanismen zurück
geführt werden, die bisher allerdings wenig erforscht sind. Das neue Regime, das im Jahr 2002 nach
der Krise eingesetzt wurde, war bisher trotz der nicht vorbehaltlosen demokratischen Legitimation
vom Geist und dem starken Wunsch nach Veränderung getragen. Ausserdem hat es von einer Phase
der Gunst und Sympathie seitens der Bretton Woods Institutionen profitiert. Die nächsten Wahlen
sind im Jahr 2007 fällig – diese sind weit genug entfernt, um den politischen Führern eine Chance zu
geben, sich zu beweisen. Zugleich sind sie aber auch nahe genug, um der Opposition eine Hoffnung
auf einen Machtwechsel im Rahmen der Institutionen zu geben, was das Risiko eines nichtkonstitutionellen
und möglicherweise gewaltsamen Machtwechsels trotz der diversen
Schwierigkeiten und Mängel im Land verringert
S. Randrianja (dir.), Madagascar, le coup d’État de mars 2009, lu par Didier Galibert
RANDRIANJA (Solofo) (dir.), Madagascar, le coup d’État de mars 2009, Paris, Éditions Karthala, coll. « Hommes et Sociétés », 2012, 334 pages. Cet ouvrage rassemble onze contributions inscrites dans un engagement orienté vers le refus du pouvoir malgache actuel dirigé par Andry Rajoelina, au cœur du paroxysme d’instabilité faisant suite au renversement du président Marc Ravalomanana en mars 2009. Ces textes à charge ont-ils leur place dans une collection de sciences sociales ? La réponse n’est..
Love me tender – Transition vers où ?
Depuis le coup d’État de 2009, la transition menée par Andry Rajoelina, dure malgré l’absence de tout mandat électif. Même si l’inertie de cette situation est parfois relativisée par des pressions nationales ou extérieures, elle est légitimée par la passivité de la résistance et par des promesses récurrentes d’élections futures. Cependant, ces trois années nous permettent au moins de cerner la vision des autorités actuelles quant au développement de Madagascar. Les gouvernants de facto semblent baser ce développement sur l’exploitation des ressources minières ; ils inscrivent ainsi le pays dans une politique menant à l’effondrement du reste de l’économie ainsi qu’à la dilapidation du capital environnemental et humain. Or, ce choix fait de Madagascar une victime facile de la « malédiction des matières premières » dont une minorité seulement profite et dont les conséquences à long terme sont désastreuses. L’ensemble de la société est alors amené à s’interroger sur les valeurs sur lesquelles elle entend bâtir les vertus civiques et sur la capacité de la « transition » à mener le pays sur les rails du développement durable basé sur une démocratie stable.ABSTRACTFollowing the March 2009 coup, the government led by former ‘disc jockey’ Andry Rajoelina, has managed to perpetuate in the absence of any elections. Several reasons explain this longevity, of which the lack of legitimacy of his undertaking which has led to passive resistance. The authorities however, do want to prepare elections to legitimize their power. Being in command of the State, these authorities benefit from the administrative privilege of organising elections. This would allow them to be elected, according to well - established mechanisms. The integration of members of the opposition into the institutions of transition illustrates the relative failure of this strategy; failure due to internal pressure and the reticence of international donors. Nevertheless these three years allow us to determine the visions that the de facto leaders hold of development on the Grande Ile. To achieve their goals, they count in particular on making use of the ‘manna’ from mining, which will flow from several mining companies in a few months. Several warning signs serve to indicate that Madagascar is a victim of the ‘curse of raw materials’ and will be even more so in the future. While this strengthens the militarisation of political power, this curse emerges in a worrying fashion in at least three ways: i) the collapse of the real and informal economies not linked to the mining sector; ii) the squandering of natural capital with the hurried exportation of raw materials with little value added (the resources acquired thanks to the sale of mineral and more general natural resources are currently invested in sectors that do not provide social benefits in the long term. They serve, beyond the personal enrichment of the members of the ruling class, to foster populism through a system of rents and prebends. The goal is to remain in power at the expense of sustainable development; iii) the squandering of human capital through de - scholarisation and the perpetuation of the collapse of the school and university systems, demonstrating that the training of youth is considered more of an obstacle than an asset to sustainable development. This transitional government pursues unambiguous objectives, which benefit only a minority. These objectives appear clearly in the behaviour of numerous leaders. One can therefore ask oneself on what values can society build civic virtues. This governance therefore calls into question the nature of ‘transition’ and its capacity to lead the country on the road to a sustainable development based on a stable democracy
Randrianja, Solofo & Ellis, Stefen. — Madagascar, A Short History
On oublie trop souvent en France que Madagascar fut, avant d’être colonisée par la France et d’en adopter la langue, évangélisée par des missionnaires anglais qui eurent une influence fondamentale sur la langue et la culture malgache et laissèrent d’importantes archives déposées en Grande-Bretagne. Cet ouvrage cosigné par deux historiens malgache et anglais déjà auteurs de nombreux travaux sur l’île présente une « courte » histoire de Madagascar en sept périodes dont les bornes sont pour les ..
Randrianja Solofo & Ellis Stephen, Madagascar. A Short History
Deux historiens qui ont déjà derrière eux une très sérieuse bibliographie publient cette histoire générale de Madagascar « des origines à nos jours », selon l’ancienne formule, ou comme le disent les auteurs « depuis le temps où le premier être humain mit le pied sur ses rivages et jusqu’à aujourd’hui », soit environ dix-sept siècles (p. 2). L’ouvrage est destiné à remplacer la classique Histoire de Madagascar de Deschamps publiée pour la première fois en 1960, à laquelle les auteurs rendent ..
War Machines And State Apparatus : historical Sociology Of The Armed Forces In Madagascar
Notre travail de recherche se propose de faire une sociologie historique des forces armées pour comprendre les relations civilo-militaires prévalant à Madagascar. Ces forces contribuent, tout autant, à y instituer les pouvoirs politiques qu’à les défaire. Pour saisir cette tension, nous avons choisi de nous inspirer de l’approche relative à la théorie de la machine de guerre et de l’appareil de capture de Gilles Deleuze et de Félix Gattari. Pour ce faire, notre principal hypothèse pose que, depuis le XIXe siècle que l’Etat se forme et se reproduit dans la confrontation entre son appareil de capture et les différentes machines de guerre. Nous proposons de tester cette hypothèse sur trois cas qui sont : premièrement, la situation des guerriers Mainty, serviteurs royaux et premiers fonctionnaires militaires et la conquête de Madagascar par l’armée royale de Madagascar au XIXe siècle ; deuxièment, la non reconnaissance des forces armées malagasy tirailleurs par l’État dans la guerre insurrectionnelle de 1947; troisièment, la formation des officiers à l’Académie militaire d’Antsirabe. À partir du traitement spécifique de ces trois cas, des intelligibilités générales seront construites pour nous permettre de modéliser les relations civilo-militaires qui prévalent depuis le XIXe siècle. À travers l’analyse des continuités et les ruptures de cette histoire militaire, la thèse éclaircit le lien des forces armées malgaches à l’appareil d’État en partant de l’époque précoloniale jusqu’ à la période républicaine actuelle. Ce travail de recherche s’appuie sur des documents d’archives récoltées en France et à Madagascar, ainsi que des données empiriques recueillies suite à des séries d’entretiens avec des officiers militaires.Our research work aims to develop a historical sociology of the armed forces in order to understand the civil-military relations prevailing in Madagascar. These forces contribute as much to the establishment of political powers as they do to their defeat. To understand this tension, we have chosen to draw inspiration from the approach relating to the theory of the war machine and the capture device of Gilles Deleuze and Félix Gattari. To do this, our main hypothesis is that, since the 19th century, the State has been forming and reproducing itself in the confrontation between its capture apparatus and the various war machines. We propose to test this hypothesis on three cases: first, the situation of Mainty warriors, royal servants and first military officials and the conquest of Madagascar by the Royal Army of Madagascar in the 19th century; second, the non-recognition of the Malagasy armed forces by the State in the insurrectional war of 1947; third, the training of officers at the Antsirabe Military Academy. Based on the specific treatment of these three cases, general intelligibilities will be built to allow us to model the civil-military relations that have prevailed in Madagascar since the nineteenth century. Through the analysis of the continuities and ruptures of this military history, our research clarifies the link between the Malagasy armed forces and the State apparatus from the pre-colonial period to the current republican period. This research work is based on archival documents collected in France and Madagascar, as well as empirical data collected following a series of interviews with military officers
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