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Évaluation qualitative de l'implantation de groupes psychoéducatifs pour le trouble bipolaire à Québec
Le trouble bipolaire est une condition chronique avec des conséquences tangibles sur l'individu atteint. La pharmacothérapie est le traitement de première ligne, mais est à elle seule insuffisante. Pour pallier à ce problème, des interventions psychologiques sont reconnues comme efficaces, notamment la psychoéducation qui présente plusieurs avantages. Toutefois, la clientèle atteinte d'un trouble bipolaire semble ne pas avoir facilement accès à ces programmes. Il semblerait que le transfert des connaissances acquises dans la recherche vers le milieu clinique pose un défi. Ainsi, au-delà de traitements efficaces tels qu'évalués en recherche, il est nécessaire de considérer l'implantation de ces traitements dans la pratique clinique. L'objectif de la présente étude est donc d'observer et de décrire l'implantation d'un programme psychoéducatif, le Life Goals Program (LGP), à l'intérieur de milieux cliniques québécois. Dix-sept groupes de psychoéducation basés sur le LGP ont donc été offerts. Les intervenants de ces groupes ont rempli des journaux de bord et participé à une entrevue de groupe. Les données quantitatives ont fait l'objet d'analyses pour former un portrait descriptif de l'implantation du programme. Ensuite, des analyses de contenu ont été réalisées pour (1) documenter la mise en place du LGP et (2) évaluer la satisfaction des intervenants à l'égard du programme. L'analyse des données qualitatives a permis d'identifier quatre grands domaines de facteurs qui pourraient être tributaires de la variabilité dans l'implantation : les caractéristiques des intervenants, les caractéristiques des participants, le contexte organisationnel et la facilitation. Les facteurs déterminants quant aux différences observées semblent être le soutien de l'équipe de recherche, le roulement de personnel et la formation des intervenants. La satisfaction des intervenants a également été évaluée et trois catégories ont émergé et indiquent les améliorations pouvant être apportées, notamment sur le contenu, sur la gestion du groupe et par rapport aux participants
Étude randomisée contrôlée de deux programmes d'auto-traitements guidés ciblant l'activité physique et l'activation comportementale pour les symptômes dépressifs : efficacité et faisabilité
Tableau d'honneur de la Faculté des études supérieures et postdorales, 2014-2015Nous observons, depuis une dizaine d’années, un regain d’intérêt pour les interventions comportementales dans le traitement de la dépression. Des études se penchent sur l’efficacité de l’activation comportementale, une sous-composante de la thérapie cognitivo-comportementale, pour le traitement de la dépression. Dans le domaine de l’activité physique, de plus en plus d’études démontrent l’impact bénéfique de l’activité physique sur la santé mentale. Bien que l’activation comportementale et l’activité physique impliquent toutes les deux une réactivation de l’individu, ces interventions n’ont à ce jour jamais été comparées en terme d’efficacité pour le traitement de la dépression. L’essai clinique randomisé contrôlé décrit dans cette thèse et dans les articles qui la composent évalue l'efficacité et la faisabilité de l’activation comportementale et de l'activité physique sous forme d'auto-traitements guidés pour le traitement de la dépression. Cinquante-neuf participants présentant des symptômes de dépression légers à modérés ont été assignés aléatoirement à une intervention d’auto-traitement guidé d’activation comportementale (n = 20), à une intervention d’auto-traitement guidé d’activité physique (n = 19), ou à un groupe contrôle en liste d’attente (n = 20) pendant huit semaines. Des analyses de variance à modèle mixte et des contrastes déterminées a priori ont été réalisées. L'activation comportementale et l'activité physique se sont avérées significativement supérieures pour réduire les symptômes dépressifs comparativement au groupe contrôle. Des améliorations significatives ont été détectées concernant les variables d’auto-efficacité, de satisfaction de vie, d’affect positif et négatif, et de perception de la solitude. Les implications de ces résultats et des pistes de recherches futures sont discutées. Notamment, l’efficacité de ces interventions minimales offre des options prometteuses pour favoriser la dissémination de traitements supportés empiriquement pour le traitement des symptômes dépressifs
Revue systématique et méta-analyse des interventions psychologiques pour l'anxiété comorbide aux troubles bipolaires
Titre de l'écran-titre (visionné le 25 juillet 2023)Les troubles bipolaires sont des psychopathologies sévères et chroniques dont les troubles anxieux représentent la comorbidité la plus prévalente (75 %). Au niveau du traitement, la pharmacothérapie recommandée pour les troubles anxieux peut s'avérer néfaste pour les patients bipolaires. Le recours aux interventions psychologiques appuyées empiriquement semble être une avenue complémentaire et particulièrement adaptée. Ainsi, cette étude vise à identifier, synthétiser et évaluer les recherches sur l'efficacité des interventions psychologiques pour l'anxiété comorbide aux troubles bipolaires en effectuant une revue systématique suivie d'une méta-analyse. Une recherche des bases de données PsycInfo, Medline, WEB OF Science, Psychology and Behavioral Sciences Collection, Cumulative Index to Nursing & Allied Health Literature et Cochrane Library a été réalisée. Les titres, résumés et textes complets ont été sélectionnés par deux à trois réviseures. Les données ont été extraites à partir du modèle de Cochrane. L'évaluation du risque de biais a été conduite avec les grilles du Joanna Briggs Institute. Une méta-analyse utilisant un modèle mixte incluant un effet aléatoire de l'étude et un effet aléatoire de l'échelle de mesure a été réalisée. L'hétérogénéité a été calculée avec les statistiques Q et I². Un total de 15,473 résultats a été identifié et l'échantillon final comprend 47 études uniques. La méta-analyse sur 11 études contrôlées randomisées démontre que les interventions psychologiques entrainent une amélioration significative de l'anxiété comorbide aux troubles bipolaires (T (14) = 2,19, p = 0,046, d = 0,20 (IC à 95% = 0,01 à 0,41)). Les résultats peuvent toutefois être influencés par un biais de publication. La thérapie cognitive comportementale constitue l'avenue de traitement la mieux soutenue pour traiter l'anxiété dans les troubles bipolaires. En somme, il semblerait nécessaire d'offrir une intervention ciblant directement l'anxiété ou qui est adaptée pour en tenir compte afin d'observer des bénéfices importants pour les troubles anxieux comorbides
Activation comportementale pour le traitement de la dépression sévère : évaluation de l'efficacité thérapeutique et des processus de changement
Parmi les interventions ayant démontré leur efficacité pour le traitement de la dépression, la thérapie d’activation comportementale (AC) suscite l’intérêt alors que les données probantes qui appuient son efficacité continuent de s’accumuler. Néanmoins, bien que l’efficacité de l’AC ait été établie à travers de nombreux essais randomisés et contrôlés, rares sont les études ayant évalué l’efficacité de l’AC lorsqu’implanter dans les établissements du réseau de la santé. Cette étape est pourtant essentielle à la validité et à la généralisation du traitement à la réalité des milieux et de la complexité du portrait clinique des patients. De plus, peu de chercheurs jusqu’à maintenant se sont penchés sur la relation de médiation du changement de l’AC dans le traitement de la dépression, alors que l’étude des mécanismes d’action permet de tester les fondements théoriques de l’approche et favoriser le développement d’un traitement plus efficace et plus parcimonieux. La thèse comporte deux études empiriques. La première se penche sur l’AC appliquée de manière à tenir compte de la réalité clinique des milieux et des patients, et la deuxième explore les processus de changement impliqués dans l’AC en les comparant à ceux qui seraient impliqués dans la thérapie cognitive (TC) pour le traitement de la dépression. Un échantillon de 56 participants souffrant de dépression sévère a été recruté en milieu hospitalier. Les participants ont reçu une intervention de groupe d’AC, de TC ou les deux interventions successivement. Chaque traitement s’échelonnait sur 10 séances. Les résultats soutiennent l’efficacité de l’AC de groupe pour le traitement de la dépression sévère en milieu clinique auprès d’une population hétérogène en termes de diagnostic (dépression majeure, dépression bipolaire, dysthymie) et de comorbidité (Axes I et II), de même que pour le maintien des acquis à moyen terme. L’efficacité de l’AC a aussi été observée sur l’ensemble des mesures psychosociales associées. Les résultats suggèrent également un appui à la prémisse théorique selon laquelle le renforcement et l’activation seraient des médiateurs de changement spécifiques à l’AC. Finalement, les résultats des deux études sont discutés en regard de leur contribution aux connaissances sur le traitement de la dépression et des pistes à envisager pour les études à venir sont proposées
Exploration qualitative des facteurs affectant l'évolution symptomatique des patients atteints d'un trouble bipolaire suivant leur participation à un groupe psychoéducatif
Introduction. Le Life Goals Program (LGP), un programme axé sur la psychoéducation auprès d’une clientèle souffrant d’un trouble bipolaire (TB), est efficace mais implique néanmoins des rechutes. Les objectifs de l’étude sont d’identifier les facteurs de rechute et de protection présents chez des patients bipolaires et d’explorer l’association entre ces facteurs et la présence ou l’absence d’une rechute à 6 et 12 mois suivant la fin d’un groupe psychoéducatif. Méthodologie. Les propos de 41 participants ont été recueillis et les données ont été analysées qualitativement et quantitativement. Résultats. Les analyses qualitatives ont permis d’identifier quatorze facteurs de rechute, dont six sont nommés le plus fréquemment par tous participants confondus : la présence d’états affectifs positifs ou négatifs, les habiletés de gestion du TB non optimales, un évènement de vie stressant, une hygiène de vie non optimale, des difficultés de sommeil et des conflits interpersonnels. Toutefois, les analyses quantitatives (khi carré) suggèrent que cinq facteurs semblent avoir marqué la majorité des participants ayant rechuté à 6 et 12 mois : la présence d’états affectifs positifs ou négatifs, les habiletés de gestion du TB non optimales, les difficultés de sommeil, les difficultés en lien avec la médication et les difficultés cognitives. Ensuite, les cinq facteurs de protection nommés le plus fréquemment pour tous participants confondus sont : les habiletés de gestion du TB, un bon réseau social, consulter un professionnel de santé, faire des activités plaisantes et avoir une saine hygiène de vie, alors que les résultats des tests statistiques suggèrent que seulement trois facteurs de protection ressortent chez les participants qui n’ont pas rechuté 12 mois après le groupe : les habiletés de gestion du TB, consulter un professionnel et la survenue d’un évènement positif. Conclusions. Cinq facteurs de rechute et trois facteurs de protection semblent prédominants dans l’évolution du TB
Traitement du trouble d'anxiété généralisée chez des individus présentant un trouble bipolaire : une étude pilote
Le taux de comorbidité est élevé chez les patients bipolaires, particulièrement avec les troubles anxieux. Les troubles anxieux comorbides ont un impact sur le traitement du trouble bipolaire et sont associés à un pronostic plus sombre, un moins bon fonctionnement et un risque suicidaire plus élevé. Parmi les troubles anxieux, la comorbidité entre le trouble bipolaire et le trouble d'anxiété généralisée est fréquente. Le présent mémoire doctoral visait à explorer l'efficacité de la thérapie cognitive comportementale (TCC) pour le traitement du trouble d'anxiété généralisée chez des patients présentant un trouble bipolaire stabilisé. Quatre participants ont été recrutés dans un protocole à cas unique expérimental ABA à niveaux de base multiples. Ils ont suivi une TCC individuelle de 12 semaines et ont été évalués au niveau des symptômes anxieux, des symptômes de l'humeur et de leur niveau de fonctionnement. Pour trois participants sur quatre, la TCC a produit des changements au niveau des symptômes du trouble d'anxiété généralisée. L'amélioration observée indique que le traitement semble avoir un impact positif à court terme sur les inquiétudes et les symptômes d'anxiété chez les personnes ayant un trouble bipolaire. De plus, une baisse des symptômes dépressifs a été observée chez tous les participants au posttraitement. Ces résultats préliminaires encourageants permettent certaines réflexions et recommandations au niveau de la conception de l'anxiété et de son traitement dans le trouble bipolaire
Early maladaptive schemas as a cognitive vulnerability factor for bipolar spectrum disorders
Tableau d’honneur de la Faculté des études supérieures et postdoctorales, 2012-2013.Le trouble bipolaire est associé à plusieurs particularités cognitives et de personnalité. Parmi les facteurs proposés pour expliquer le déclenchement des symptômes et les épisodes affectifs à la suite d'événements de vie particuliers se trouve l'évaluation cognitive de l'événement. La théorie des schémas serait une théorie pertinente qui permettrait d'expliquer le style cognitif associé au trouble bipolaire (Young, Klosko & Weishaar, 2003). La théorie des schémas vise les patients avec des troubles psychologiques chroniques qui ne bénéficient pas autant que d'autres de la thérapie cognitive. Des composants principaux de la théorie sont les schémas précoces d'inadaptation, définis comme des traits de caractère larges et généralisés qui se développent pendant l'enfance comme réaction aux expériences inadaptées. La théorie des schémas et l'approche thérapeutique associée ont démontré un succès marqué pour le traitement des troubles de la personnalité. Étant donné les aspects cognitifs et les caractéristiques de personnalité associés au trouble bipolaire, il est possible que la théorie des schémas s'applique également au spectre bipolaire. Cette thèse constitue une exploration préliminaire de l'application des schémas précoces d'inadaptation, comme facteur de vulnérabilité cognitive, au spectre bipolaire. Premièrement, les caractéristiques du trouble bipolaire qui justifient l'application de la théorie des schémas (Chapitre 1) sont recensées, ainsi que, avec une vision large, la littérature portant sur la théorie des schémas aux troubles affectifs et anxieux (Chapitre 2). Les propriétés psychométriques de l'adaptation franco-canadienne de l'instrument de mesure des schémas, soit le Questionnaire des schémas de Young, sont examinées (Chapitre 3). Ensuite, les schémas chez les individus à risque de développer un trouble bipolaire (Chapitre 4) et diagnostiqués d'un trouble bipolaire (Chapitre 5) sont examinés, et finalement, comparés (Chapitre 6). Les résultats démontrent que la composante "schéma précoce d'inadaptation" de la théorie des schémas s'applique non seulement aux troubles affectifs et anxieux en général, mais aussi au spectre bipolaire spécifiquement. Les études illustrent l'activation générale des schémas chez les individus à risque ou diagnostiqués d'un trouble bipolaire, ainsi que des effets spécifiques pour certains schémas clés qui reflètent les caractéristiques du spectre bipolaire. Ceci inclut, notamment, l'activation du schéma Droits personnels exagérés/grandeur et l'absence d'activation du schéma Surcontrôle émotionnel. Les résultats sont discutés et des pistes de recherche future sont proposées (Chapitre 7). Cette thèse suggère que la théorie des schémas s'applique au spectre bipolaire et ouvre la porte à l'exploration de la schéma thérapie comme traitement possible pour les individus diagnostiqués d'un trouble bipolaire
Relations entre la motivation au changement, l'alliance et l'efficacité thérapeutique
L’objectif de l’étude est de vérifier l’apport du modèle transthéorique de changement chez une clientèle anxieuse ou dépressive en explorant les relations entre la motivation au changement, l’alliance thérapeutique et l’efficacité de la thérapie. L’échantillon est composé de 131 participants se présentant volontairement à une clinique de psychologie pour traiter des symptômes anxieux ou dépressifs. Des questionnaires évaluant la motivation au changement, l’alliance thérapeutique et la sévérité des symptômes sont complétés en début et fin de suivi. La majorité de l’échantillon se situe aux stades de contemplation en début de traitement. Les clients plus engagés dans l’action et moins déprimés évaluent l’alliance plus favorablement. Seule l’alliance du client en fin de suivi est associée à l’amélioration des symptômes dépressifs. L’importance pour le clinicien de porter une attention à l’ambivalence du client au début du traitement est soulignée. La validation du questionnaire de motivation au changement et la standardisation de normes cliniques d’interprétation sont recommandées
Efficacité du programme mieux-être « Wellness » sur la gestion du poids, l'observance à la médication et la qualité de vie chez les personnes ayant un trouble psychotique ou de l'humeur
Les patients aux prises avec une problématique de schizophrénie, de trouble bipolaire, de trouble schizoaffectif et de dépression majeure sont plus à risque de souffrir de surpoids ou d'obésité que la population générale. La médication psychotrope prescrite à ces patients peut influer sur leur santé puisqu'elle est associée, entre autres, à un gain pondéral. Le gain de poids, de par ses conséquences physiques et psychologiques, peut avoir un impact important sur l'observance à la médication et sur la qualité de vie des personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères. L'objectif du présent mémoire était d'évaluer l'efficacité du programme Mieux-Être « Wellness », un programme clinique régional d'intervention multimodale qui vise à accroître la santé physique et mentale, la qualité de vie et l'adhésion au traitement des clientèles psychiatriques. En tout, 41 personnes ont pris part au programme et 16 personnes au groupe contrôle de type liste d'attente. Les participants étaient principalement âgés entre 25 et 55 ans et avaient un diagnostic de trouble psychotique ou de l'humeur. Ils recevaient une médication antipsychotique (principalement atypique), un stabilisateur de l'humeur, un antidépresseur, seul ou en combinaison. L'efficacité du programme a été mesurée à l'aide de variables anthropométriques ainsi que diverses variables cliniques (qualité de vie, symptômes psychiatriques, attitudes à l'égard de la médication, observance à la médication). Au posttraitement, il n'y a pas de différences significatives entre les groupes expérimental et contrôle sur la plupart des variables à l'étude. Par contre, Tes résultats obtenus au suivi 3 mois révèlent un impact significatif et positif du programme sur le poids, l'IMC et le périmètre abdominal des patients ayant pris part au programme, ainsi que sur certains aspects de leur qualité de vie. Ces données démontrent qu'un tel programme de modification des habitudes de vie peut avoir un impact positif sur la santé physique et psychologique des clientèles psychiatriques, et ce, dans un environnement clinique non contrôlé
Influence de la comorbidité dans le traitement des troubles anxieux et dépressifs
Cette étude s’intéresse à l’influence de la comorbidité dans le traitement des troubles anxieux, dépressifs et apparentés à l’aide de la thérapie cognitive-comportementale (TCC). L’échantillon est constitué de 293 personnes qui ont suivi une TCC adaptée en fonction de leurs besoins au Service de Consultation de l’École de Psychologie (SCEP) de l’Université Laval on doientre 2007 et 2018. Les participants devaient présenter un trouble anxieux, dépressif ou un trouble apparenté et étaient exclus s’ils présentaient des symptômes psychotiques ou maniaques non contrôlés ou un trouble lié à l’utilisation d’une substance au premier plan. Les principaux objectifs de ce mémoire sont de comparer les participants qui ont des troubles anxieux et dépressifs comorbides aux participants qui n’en ont pas sur l’efficacité d’une TCC pour traiter le trouble prédominant et de vérifier si cette dernière permet de traiter les troubles comorbides par le fait même. L’efficacité repose sur une comparaison de plusieurs mesures avant et après le suivi thérapeutique, dont la sévérité des diagnostics, mesurée par une entrevue clinique (MINI International Neuropsychiatric Interview 5.0), les symptômes dépressifs et anxieux, mesurés par le Beck Depression Inventory II (BDI-II) et le Beck Anxiety Inventory (BAI), et la qualité de vie, mesurée par le World Health Organization Quality of Life (WHOQOL). Des tests t et des ANOVAS à mesures répétées ont été utilisés. Avant la thérapie, les résultats révèlent des symptômes significativement plus sévères chez les participants ayant au moins un diagnostic comorbide comparés aux participants qui n’en ont pas. Toutefois, après la thérapie, les deux groupes ont obtenu une diminution significative de la sévérité du diagnostic principal et ont atteint un changement cliniquement significatif dans une proportion équivalente. De plus, chez les participants ayant au moins un diagnostic comorbide, le nombre et la sévérité des diagnostics comorbides ont diminué significativement au post-test. En conclusion, il semble que la comorbidité n’affecte pas l’efficacité de la TCC et que celle-ci soit efficace pour diminuer la sévérité des diagnostics comorbides
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