1,721,049 research outputs found

    Le locuteur natif et son idéalisation : un demi-siècle de critiques

    No full text
    Muni Toke Valelia. Le locuteur natif et son idéalisation : un demi-siècle de critiques. In: Histoire Épistémologie Langage, tome 35, fascicule 2, 2013. pp. 5-15

    Inégalités outre-mer

    No full text
    Aujourd'hui, les Outre-mer français ne désignent plus les territoires ayant officiellement fait le choix de rester sous souveraineté française, ordinairement pensés comme opposés aux territoires décolonisés ou, à l'inverse, comme ayant fait le choix démocratique d'une forme originale de décolonisation. Les Outre-mer français ne partagent-ils que cette relation singulière à la métropole qui les constitue en catégorie politique ? Par la richesse des enquêtes de terrain qu'ils restituent et les analyses croisées qu'ils déploient, les textes réunis dans ce dossier montrent qu'en dépit de leur hétérogénéité, leurs situations peuvent être pensées au-delà-voire en dehors-d'une problématique strictement statutaire. La présente introduction aborde cette question par la diversité des processus de (dé)colonisation dans les Outre-mer. Elle interroge les mécanismes par lesquels les dominations historiques enchâssés se maintiennent, se métamorphosent ou s'étiolent

    Muni Toke, Valelia, La grammaire nationale selon Damourette et Pichon 1911-1939. L’invention du locuteur, préface de Michel Arrivé, coll. «Langages », 2013

    No full text
    Chevalier Jean-Claude. Muni Toke, Valelia, La grammaire nationale selon Damourette et Pichon 1911-1939. L’invention du locuteur, préface de Michel Arrivé, coll. «Langages », 2013. In: Histoire Épistémologie Langage, tome 36, fascicule 2, 2014. Hommage à Djamel Eddine Kouloughli. pp. 188-190

    Le locuteur natif

    No full text
    Par politicisation, j’entends un processus qui conduit à faire du locuteur natif une notion porteuse d'idéologies politiques du langage. Entrepris à la fin des années 1960 par la critique approfondie que fait Hymes du locuteur auditeur idéal (Chomsky 1965), ce mouvement prend une dimension globalisée avec l'émergence de " voix subalternes " des situations postcoloniales - un phénomène qui se traduit en linguistique appliquée par la reconnaissance progressive des " World Englishes ". Même si elle est centrale dans bien des travaux, la politicisation de concepts linguistiques n’est pas sans poser des problèmes aussi bien pratiques que théoriques, ce dont les chercheurs sont explicitement conscients. En ce sens, l'objectif de cet article est également de montrer que la politicisation du terme locuteur natif mène paradoxalement, dans une certaine mesure, au rejet du politique hors du champ de la théorie scientifique. En d'autres termes, locuteur natif ne serait pas une catégorie valide en linguistique, précisément parce qu'elle serait plus politique que scientifique. Politiciser le terme serait dès lors une manière de diminuer sa pertinence scientifique en mettant en valeur sa dimension idéologique : le locuteur natif serait avant tout une idéologie de l'état-nation

    La Grammaire nationale selon Damourette et Pichon : l'invention du locuteur

    No full text
    Muni Toke Valelia. La Grammaire nationale selon Damourette et Pichon : l'invention du locuteur. In: L'Information Grammaticale, N. 115, 2007. pp. 52-53

    Questions de méthode : la réflexion linguistique de Damourette et Pichon

    No full text
    Une réflexion pluridisciplinaire La linguistique face aux autres champs disciplinaires Damourette et Pichon utilisent le terme grammaire pour désigner leur ouvrage et le terme linguistique, notamment dans les articles qu’ils publient par ailleurs, pour désigner leur champ et leur méthode. Autrement dit, linguistique renvoie le plus souvent à leur domaine et à leur pratique scientifique, et grammaire à leur discours métalinguistique. Considérant de fait que l’Essai de grammaire de la langue fr..

    Politiques du corps « sain » en contexte postcolonial : alimentation et « obésité » à Wallis-et-Futuna

    Full text link
    Health workers in Wallis-and-Futuna (a French possession in the South Pacific) most often blame local « culture » as the main obstacle to public health interventions regarding obesity. Polynesian culture would encourage people to stay obese by valuing « large bodies » as marking either fertility for women, or strength and power for men. These representations have been quite common in the South Pacific, as in many other places, but now seem to be shifting under the double influence of public health policies on the one hand, and the generalization of global beauty standards on the other hand. This paper examines the various corporeal norms that circulate within the archipelago, showing that they are finally far less « cultural » than they are social, and even political in the sense that bodies reflect both economic inequalities and an asymetrical relationship to the French State.L’obstacle le plus consensuellement identifié aux politiques de prévention et de prise en charge par les acteur.e.s du secteur de la santé à 'Uvea (Wallis) et à Futuna est avant tout d’ordre « culturel » : c’est la « culture » polynésienne qui encouragerait l’obésité par une valorisation de l’embonpoint, associé à la maternité pour les femmes et au pouvoir pour les hommes. Pourtant, si l’abondance de nourriture et les corps « larges » ont pu être valorisés comme marquant le pouvoir et la richesse d’une élite, comme ailleurs dans le monde, les enquêtes ethnographiques confirment l’évolution contemporaine des normes corporelles dans le Pacifique Sud, sous l’influence conjuguée des politiques de santé publique et des normes de beauté promues à l’échelle globale. Cet article propose donc d’examiner les diverses normes corporelles en présence, lesquelles ne semblent finalement pas tant réductibles à des « cultures » qu’à des positions différenciées dans l’espace socio-économique et à l’existence de conflits politiques constitutifs de la relation de la population autochtone à l’État

    “The kings said no”. Asserted sovereignty and uncertain performativity in ‘Uvea and Futuna

    No full text
    The territory of the islands of ‘Uvea and Futuna is a paradox: its population generally claims that it has “never been colonized”, on the grounds that the kingship has been preserved and that the land is indigenous. This article shows that the autochthonous conception of sovereignty does indeed accommodate the political limitations imposed by the relationship with the State (since the préfet holds the executive power), as long as the fenua apparently remains under customary control. This belief in the persistence of indigenous sovereignty in a context marked by coloniality gives rise to variously expressed claims in ‘Uvea and Futuna, both in the public arena and in everyday life.Le territoire des îles de ‘Uvea et Futuna constitue un paradoxe : on y prétend communément n’avoir « jamais été colonisés », au motif que la royauté y a été conservée, et que le foncier terrestre y est de propriété autochtone. Cet article montre que la conception autochtone de la souveraineté s’accommode en effet des limitations politiques imposées par la relation à l’État, puisque le préfet détient seul l’exécutif, dès lors que le fenua reste apparemment sous contrôle coutumier. Cette croyance en une persistance de la souveraineté autochtone dans un contexte pourtant marqué par la colonialité donne lieu à des revendications diversement exprimées à ‘Uvea et à Futuna, sur la scène publique comme dans la vie de tous les jours
    corecore