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    Milon Alain - La valeur de l'information : entre dette et don. Critique de l'économie de l'information

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    Raynaud Marie-Laure. Milon Alain - La valeur de l'information : entre dette et don. Critique de l'économie de l'information. In: Réseaux, volume 17, n°94, 1999. Les sciences humaines et l'image. p. 269

    La navigation multimédia et le retour au projet encyclopédique

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    Au début, on a rêvé la télévision comme pouvant devenir un outil pédagogique majeur. L'Éducation nationale a produit des films et les chaînes de l'ORTF défunte ont donné des rendez-vous à heures fixes aux professeurs. Aujourd'hui la télévision est devenue essentiellement le support de divertissements. Au début des années 80, on a refait le même rêve avec le magnétoscope qui rendait à l'enseignant la maîtrise du temps. La plupart de ceux dont ont été dotées les classes sont rangés dans le placard. Un nouvel outil apparaît : le multimédia. Il permet un retour au projet encyclopédique avec une extrême souplesse d'utilisation. Il peut être utilisé pour des jeux, pour des services à distance ou/et pour acquérir des connaissances. Ces trois possibilités seront-elles également utilisées? L'outil d'une rupture avec le support traditionnel de la pédagogie - le livre-est-il arrivé ?Cormerais Franck, Milon Alain. La navigation multimédia et le retour au projet encyclopédique. In: Communication et langages, n°116, 2ème trimestre 1998. Dossier : Les challenges du multimédia. pp. 77-91

    Maurice Blanchot, entre roman et récit

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    Le 14 septembre 2011, dans l’émission de Laure Adler Hors champ sur France Culture, Jean-Luc Godard tenait les propos suivants : « Question : Expliquez-nous la différence entre du cinéma vrai et des films, faire des films. Réponse : Les films on peut les voir, le cinéma on ne peut pas le voir. On peut juste voir ce qu’on ne peut pas voir… de l’inconnu ou des choses comme cela… Question : C’est cela que vous tentez de faire ? approcher de l’invisible… Réponse : Ce qu’on fait naturellement, ce que font beaucoup d’écrivains à leur manière. Quand j’étais adolescent, l’un des premiers livres qui m’avaient touché, c’est un livre de Maurice Blanchot… je ne connaissais rien à la philosophie et à toute cette école… c’était un livre qui s’appelait Thomas l’Obscur… voilà c’est Thomas l’Obscur… » Le 28 janvier 1942, à la sortie de Thomas l’Obscur, Thierry Maulnier faisait le commentaire suivant dans sa chronique littéraire : « Le premier roman de M. Maurice Blanchot constitue à n’en pas douter une des expériences les plus subtiles et les plus audacieuses qui aient été faites depuis longtemps pour faire dire aux mots plus ou autre chose que ce qu’ils ont coutume de dire dans leur emploi habituel. » Deux témoignages différents mais la même intuition sur un auteur à part qui a marqué toute une génération d’écrivains. L’intention de cet ouvrage collectif sur les romans et récits de Maurice Blanchot est justement de creuser cet informulé dans le connu du mot, autrement dit la manière dont l’écriture de Blanchot pose la question de l’invention du langage à travers l’acte de nomination : comprendre le combat que livre Thomas avec, pour ou contre le mot

    Les temps du livre

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    Le livre est envisagé ici comme étant au départ, sinon à l’origine, des nombreuses variations non seulement du temps vécu, mais aussi de la structure même du temps. Qu’en est-il alors du temps dans son rapport au livre ? Le temps ou plutôt les temps du livre dépendent de l’a priori formel de celui-ci. Si le livre se présente comme une forme spatiale irréductible, un bloc, une forme compacte, enserrant un temps presque apprivoisé, il est aussi un espace poreux. Il est cet espace d’où s’évaporent et s’épanouissent les temps multiples liés à l’histoire, à la mémoire… L’espace du livre se transforme en temps du livre. Le livre serait cette possibilité d’extériorisation du temps propre à la lecture et au lecteur telle qu’elle s’effectue par leur médiation. Il n’est rien d’autre qu’une humanisation du temps. Lire un livre, c’est prendre du temps au temps, devenir humain grâce au temps, c’est produire un temps humain

    Le livre au corps

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    Les différents articles présentés dans cet ouvrage mettent en lumière la dimension corporelle du livre. Toutefois, les analyses développées dans Le Livre au corps ne se contentent pas de l’analogie qui associe le corps à l’objet-livre à travers les mots d’un vocabulaire commun à l’instar de ceux de tête, pied, dos, nerfs… Loin d’un anthropomorphisme manifeste, aisément repérable et vite accessible, le projet de ce livre est surtout de mettre au jour la profondeur de liens sensibles et l’articulation de rapports visibles et invisibles entre le livre et le corps dans l’histoire - au Moyen Âge, à la Renaissance - mais aussi dans leur propre production et reproduction artistique autonome. Qu’il soit un objet investi d’esprit ou immédiatement un corps selon Edmund Husserl ou une modalité de notre être selon Emmanuel Lévinas, le livre n’est rien sans son lecteur dont il révèle la corporéité sensible, le livre étant lui-même une forme d’incarnation de l’œœuvre et une mise en œœuvre du corps dans l’acte de lecture. Avec Henri Michaux, Saint-John Perse ou encore Wols, Le Livre au corps montre que le corps comme le livre sont saisis par une poétique de leur génération ou de leur engendrement réciproque

    Leçon d’économie générale : l’expérience-limite chez Bataille-Blanchot-Klossowski

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    « Klossowski, Bataille, Blanchot, ont été pour moi très importants. Et je crains bien de n’avoir pas fait dans ce que j’ai écrit la part suffisante à l’influence qu’ils ont dû avoir sur moi » : c’est en ces termes que Foucault reconnaît sa dette à l’égard de ces trois auteurs qui ont profondément pesé sur sa philosophie. Mais cette dette ne s’arrête pas à Foucault évidemment. On la retrouve chez Deleuze et Derrida, et bien d’autres intellectuels plus contemporains. L’intention de cet ouvrage est de proposer un débat autour de l’importance de ces trois essayistes, eux-mêmes marqués par les séminaires d’Alexandre Kojève sur Hegel de 1933 à 1939, sur la pensée contemporaine. Leur lecture critique de la filiation Hegel-Marx-Kojève sera à l’origine d’une pensée autre de la discontinuité, de la dissymétrie, de l’irréversibilité, de l’inconnu, de l’indétermination, autrement dit une façon différente de réfléchir sur la puissance d’une « écriture hors langage » pour reprendre l’expression de Blanchot

    L’Esthétique du livre

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    CE LIVRE EST NÉ DE LA VOLONTÉ DE DÉCLINER une piste que nous n’avions pu aborder dans notre précédent ouvrage, Le Livre et ses espaces, qui envisageait le livre dans sa mise en scène spatiale, réelle et métaphorique, que ce soit à travers l’espace du livre - ses dimensions -, l’espace dans le livre - la typologie de la page -, ou l’espace hors du livre - la bibliothèque par exemple. Dans L’Esthétique du livre par contre, c’est le livre comme lieu d’expériences sensibles que nous souhaitons traiter. Mais que l’on ne s’y méprenne pas ; c’est plus la question de la perception du livre comme objet, industriel ou non, que ses liens éventuels avec la création artistique qui nous intéresse. Et plutôt que d’en rester à la simple analyse du beau livre avec les deux sous-entendus qui l’accompagnent : le beau livre serait le livre d’artiste ou le livre d’art, et l’esthétique du livre l’affaire exclusive des bibliophiles, nous avons préféré partir des perceptions suscitées par l’objet livre pour creuser ses dimensions esthétiques et les impressions qu’il engendre

    Maurice Blanchot et la philosophie

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    Dans Le Pas au-delà, Maurice Blanchot fait le constat suivant : « Derrière le discours parle le refus de discourir, comme derrière la philosophie parlerait le refus de philosopher : parole non parlante, violente, se dérobant, ne disant rien et tout à coup criant. » Cette résistance de Blanchot à l’égard de la philosophie montre les limites de la qualification d’une œuvre, qu’elle soit philosophique, littéraire ou poétique. L’écriture philosophique est-elle plus ou moins philosophique dans le fragment d’Héraclite, le système d’Hegel ou l’aphorisme de Nietzsche ? De tout cela, Blanchot semble se moquer. Et qu’importe de savoir si Blanchot est philosophe. Notre intention dans cet ouvrage est ailleurs. Elle est dans le souhait d’interroger le « et », chacun avec ses lectures et ses convictions. Ce « et » dans Blanchot et la philosophie, faut-il l’envisager comme une addition, une disjonction, une impossibilité, un ou bien ou bien, un ni ni, une localisation… ? Où est Blanchot en fin de compte

    Maurice Blanchot et l’Allemagne

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    Dès ses premières critiques littéraires, Maurice Blanchot a commenté les plus grands écrivains allemands : Kafka, Thomas Mann, Rilke, Goethe, Eckermann, Hölderlin, Nietzsche, Musil, Broch, Hesse, Celan... Blanchot a toujours lu en allemand. Il connaît parfaitement la philosophie de Hegel à Heidegger, de Scholem à Adorno, ainsi que les œuvres critiques de la littérature et la philosophie allemandes. La plupart de ses œuvres portent d’ailleurs les traces de la culture allemande : les romantiques pour l’écriture fragmentaire, Kafka pour les premiers romans, ou encore Thomas Mann pour certains motifs littéraires. Il n’est pas rare en fait de trouver dans les romans ou les récits de Blanchot des citations à peine réécrites de certaines œuvres germanophones. Cet ouvrage a pour intention de faire le point sur ces correspondances de pensée tout en insistant sur des auteurs plus secondaires pour Blanchot comme Maître Eckhart, Leibniz, Novalis, Heidegger, Wittgenstein, Schelling, Benjamin, Freud

    Emmanuel Lévinas-Maurice Blanchot, penser la différence

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    Maurice Blanchot et Emmanuel Lévinas ont marqué toute une génération d’intellectuels comme Gilles Deleuze, Michel Foucault ou Jacques Derrida. À travers la question du corps, de l’éthique, de l’amitié, du judaïsme, et du langage philosophique et littéraire, cet ouvrage tente de mieux faire comprendre la complexité de leurs questionnements et l’influence qu’ils ont pu exercer sur la pensée française du XXe siècle. Au-delà de l’hommage lié aux centenaires des naissances de Lévinas (1906) et de Blanchot (1907), c’est toute la question des points de convergences et de dissemblances entre ces deux penseurs qui est abordée ici. Cet ouvrage a été particulièrement soutenu par l’Association pour la Célébration du Centenaire Emmanuel Lévinas (ACCEL), le Ministère de la Culture et par l’UNESCO dans le cadre de la Journée mondiale de la Philosophie organisée en novembre 2006
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