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    Perceptions d'adolescents québécois du lien entre le statut socio-économique et la réussite scolaire: étude qualitative

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    Peu importe la mesure utilisée, le lien entre les inégalités économiques et la réussite scolaire a été démontré plus d’une fois (Quon et McGrath, 2014). Dans la plupart des études, le SSE de l’adolescent est considéré comme similaire à celui de ses parents, car la majorité des adolescents nord-américains sont financièrement dépendants de leur famille. Cependant, certaines recherches ont démontré que le SSE de la famille peut être perçu différemment par l’adolescent (Quon et McGrath, 2014). Durant l’adolescence, sur le plan cognitif, il y a émergence d’une autocompréhension de la stratification sociale. La perception de la position de l’adolescent au sein de la hiérarchie sociale (SSE subjectif) peut donc varier de sa position réelle (SSE réel) (Diemer, Mistry, Wadsworth, López et Reimers, 2013; Quon et McGrath, 2014). Le concept de perception prend son importance dans le rôle qu’il joue lorsqu’on parle de préjugés ou de stéréotypes. Les préjugés en lien avec la position socio-économique dans le milieu de l’éducation ont des impacts très différents selon la classe sociale. On constate donc qu’il y a un lien mais, on ne sait pas vraiment comment les adolescents comprennent cette association entre le SSE et la réussite scolaire. Le premier et deuxième objectif de recherche s’intéressent à comprendre comment les adolescents perçoivent et expliquent le lien entre le SSE et la réussite scolaire et le troisième objectif explore si le SSE individuel du participant influence sa perception du lien et les explications données. L’échantillon de cette étude est composé de 31 adolescents québécois, âgés entre 13 et 18 ans. Ces adolescents ont été recrutés dans trois milieux différents soit une maison des jeunes dans un quartier défavorisé, une école dite régulière et une école privée, dans l’optique de représenter la classe sociale faible, moyenne et élevée. Des entrevues semi-structurées ont été réalisées de façon individuelle avec chaque participant. Les données qualitatives ont été analysées selon la procédure d’analyse thématique suggérée par Braun et Clarke (2006). Pour répondre au premier objectif, les adolescents ont adopté une des trois positions face au lien entre le SSE et la réussite scolaire soit : (1) la présence d’un lien, (2) l’absence d’un lien ou (3) une ambivalence face au lien. Pour appuyer leur position et répondre au deuxième objectif, les adolescents ont abordé des arguments qu’il est possible de classer en deux grandes catégories : les caractéristiques individuelles et les caractéristiques structurales. Ces résultats vont dans le même sens que les facteurs énoncés dans le modèle socioculturel (Stephens, Markus et Fryberg, 2012) qui offrait une structure pertinente aux résultats de cette recherche. Pour répondre au troisième objectif, peu importe le SSE des participants, ceux-ci mentionnent sensiblement les mêmes thèmes (caractéristiques individuelles et conditions structurales) pour appuyer leur position face au lien. Nous croyons que cette étude permet d’ajouter des éléments de réponses nuancés et pertinents pour notre compréhension. L’éducation est un enjeu majeur pour le Québec. Ces résultats pourront ultimement permettre de mettre en place des interventions et de la sensibilisation ajustée à la compréhension et aux préoccupations des adolescents à propos de l’impact du SSE en milieu scolaire

    Perceptions d'adolescents québécois du lien entre le statut socio-économique et la réussite scolaire: étude qualitative

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    Peu importe la mesure utilisée, le lien entre les inégalités économiques et la réussite scolaire a été démontré plus d’une fois (Quon et McGrath, 2014). Dans la plupart des études, le SSE de l’adolescent est considéré comme similaire à celui de ses parents, car la majorité des adolescents nord-américains sont financièrement dépendants de leur famille. Cependant, certaines recherches ont démontré que le SSE de la famille peut être perçu différemment par l’adolescent (Quon et McGrath, 2014). Durant l’adolescence, sur le plan cognitif, il y a émergence d’une autocompréhension de la stratification sociale. La perception de la position de l’adolescent au sein de la hiérarchie sociale (SSE subjectif) peut donc varier de sa position réelle (SSE réel) (Diemer, Mistry, Wadsworth, López et Reimers, 2013; Quon et McGrath, 2014). Le concept de perception prend son importance dans le rôle qu’il joue lorsqu’on parle de préjugés ou de stéréotypes. Les préjugés en lien avec la position socio-économique dans le milieu de l’éducation ont des impacts très différents selon la classe sociale. On constate donc qu’il y a un lien mais, on ne sait pas vraiment comment les adolescents comprennent cette association entre le SSE et la réussite scolaire. Le premier et deuxième objectif de recherche s’intéressent à comprendre comment les adolescents perçoivent et expliquent le lien entre le SSE et la réussite scolaire et le troisième objectif explore si le SSE individuel du participant influence sa perception du lien et les explications données. L’échantillon de cette étude est composé de 31 adolescents québécois, âgés entre 13 et 18 ans. Ces adolescents ont été recrutés dans trois milieux différents soit une maison des jeunes dans un quartier défavorisé, une école dite régulière et une école privée, dans l’optique de représenter la classe sociale faible, moyenne et élevée. Des entrevues semi-structurées ont été réalisées de façon individuelle avec chaque participant. Les données qualitatives ont été analysées selon la procédure d’analyse thématique suggérée par Braun et Clarke (2006). Pour répondre au premier objectif, les adolescents ont adopté une des trois positions face au lien entre le SSE et la réussite scolaire soit : (1) la présence d’un lien, (2) l’absence d’un lien ou (3) une ambivalence face au lien. Pour appuyer leur position et répondre au deuxième objectif, les adolescents ont abordé des arguments qu’il est possible de classer en deux grandes catégories : les caractéristiques individuelles et les caractéristiques structurales. Ces résultats vont dans le même sens que les facteurs énoncés dans le modèle socioculturel (Stephens, Markus et Fryberg, 2012) qui offrait une structure pertinente aux résultats de cette recherche. Pour répondre au troisième objectif, peu importe le SSE des participants, ceux-ci mentionnent sensiblement les mêmes thèmes (caractéristiques individuelles et conditions structurales) pour appuyer leur position face au lien. Nous croyons que cette étude permet d’ajouter des éléments de réponses nuancés et pertinents pour notre compréhension. L’éducation est un enjeu majeur pour le Québec. Ces résultats pourront ultimement permettre de mettre en place des interventions et de la sensibilisation ajustée à la compréhension et aux préoccupations des adolescents à propos de l’impact du SSE en milieu scolaire

    Le rôle médiateur du harcèlement dans l'association entre faire partie des minorités sexuelles et la consommation d'alcool

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    Depuis plus d'une dizaine d'années, les différences de consommation d'alcool et de harcèlement entre les individus appartenant aux minorités sexuelles et ceux appartenant aux hétérosexuels sont examinées de plus près (Hughes, McCabe, Wilsnack, West et Boyd, 2010; Katz-Wise et Hyde, 2012; Marshal, Friedman, Stall et Thompson, 2009 ; Mays et Cochran, 2001; McCabe, Hughes, Bostwick, West et Boyd, 2009). Certaines observations supposent que ceux faisant partie des minorités sexuelles consomment plus d’alcool et sont plus harcelées que ceux faisant partie des hétérosexuels (Kerr, Ding et Chaya, 2014; Katz-Wise et Hyde, 2012; Ueno, 2010; Woodford, Krentzman et Gattis, 2012). La minority stress theory peut permettre d'expliquer ces différences (Meyer, 2003). En effet, le fait de vivre dans une société qui normalise les comportements sexuels ainsi que l’hétérosexualité, est un facteur de risque pour les comportements à risque chez les individus faisant partie des minorités sexuelles (Meyer, 2003). Comprendre le rôle médiateur du harcèlement dans l’association entre faire partie des minorités sexuelles et la consommation d’alcool est motivé par l’effet potentiellement médiateur du harcèlement sur les individus faisant partie des minorités sexuelles et sur l’augmentation de la consommation d’alcool (Meyer, 2003; Woodford, Krentzman et Gattis, 2012). Méthodologie L’étude a été conduite auprès de 8 737 participants, selon une méthode d’échantillonnage stratifiée. Il s'agit d'une enquête téléphonique concernant les comportements reliés à la santé. Les participants étaient questionnés sur leur consommation d’alcool, sur leur identité sexuelle, sur leurs comportements sexuels et sur le harcèlement vécu. Des corrélations bivariées et des régressions logistiques binaires ont été réalisées pour répondre aux objectifs de l’étude et pour examiner s’il y a une médiation entre les variables. Résultats Les analyses démontrent que certaines identités sexuelles et certains comportements sexuels sont significativement différents de ceux appartenant aux hétérosexuels ou de ceux ayant des comportements sexuels avec l’autre sexe seulement, pour la consommation d’alcool et pour le harcèlement. Par contre, avoir vécu du harcèlement n’est pas significativement associé à la consommation d’alcool, lorsque contrôler avec l’identité sexuelle ou les comportements sexuels. Cette association est restée non-significative donc, une médiation ne peut être établie. Discussion Généralement, quelques différences et quelques associations peuvent être observées entre les individus appartenant aux minorités sexuelles ou aux hétérosexuels pour la consommation d’alcool et le harcèlement, mais ces différences varient selon l’identité sexuelle, les comportements sexuels et le genre. Le harcèlement, par contre, n’est pas associé avec la probabilité de consommer de l’alcool et, donc, ne peut pas avoir le rôle de médiateur

    Effets de la victimisation par les pairs sur le développement des traits psychopathiques de l’enfance à l’adolescence

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    Ce mémoire porte sur l’effet de la victimisation par les pairs sur le développement des traits psychopathiques de l’enfance à l’adolescence. Alors que la majorité des recherches antérieures ont porté sur l’influence des traits psychopathiques sur la probabilité d’être victimisé par les pairs, très peu d’études ont exploré l’association inverse, soit la possibilité que la victimisation par les pairs contribue au développement des traits psychopathiques. À la lumière du modèle diathèse-stress, cette étude vérifie si la victimisation par les pairs agit comme un stresseur environnemental pouvant contribuer au développement de certains traits psychopathiques chez les jeunes. L’étude vise deux objectifs : (1) établir la contribution de la victimisation par les pairs, entre 7 et 11 ans, au développement des trois dimensions des traits psychopathiques à court (1 an) et à long terme (4 ans), en contrôlant plusieurs variables confondantes (sexe, âge, niveau initial des traits, perpétration), et (2) déterminer si cette contribution varie selon le niveau d’anxiété des jeunes, utilisé à titre de variable indicatrice de l’appartenance à la variante primaire ou secondaire des traits psychopathiques. Les résultats indiquent que la victimisation par les pairs contribue significativement au développement de l’insensibilité émotionnelle à court terme. De plus, une interaction significative entre la victimisation par les pairs et le niveau d’anxiété est observée à long terme pour les traits d’égocentrisme-narcissisme : l’effet de la victimisation par les pairs sur cette dimension est présent uniquement chez les jeunes qui présentent des niveaux élevés d’anxiété et, donc, susceptibles d’appartenir à la variante secondaire des traits psychopathiques. Ces résultats soulignent l’importance de tenir compte des différences individuelles dans la réponse à la victimisation par les pairs. Des recommandations cliniques sont proposées, notamment en ce qui concerne l’importance d’intervenir rapidement et d’offrir un soutien différencié aux jeunes victimes, selon leur profil de vulnérabilité

    Les facteurs associés au harcèlement sexuel subi chez de jeunes adultes qui ont présenté des troubles de comportement durant l’enfance

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    Le harcèlement sexuel (HS) constitue chez les personnes adolescentes et les jeunes adultes une problématique importante, associée à des conséquences négatives sur leur santé physique et mentale. Sans converger vers une explication théorique dominante, les études suggèrent différents mécanismes explicatifs du HS, soit la performance de genre, la mise en place d’une hiérarchie sociale, la théorie évolutionniste et celle de la revictimisation. Les études montrent aussi que de nombreux facteurs associés au fait d’avoir présenté des troubles de comportement (TC) dans l’enfance sont associés au fait de subir du HS à l’âge adulte (ex. : fréquenter des pairs déviants, avoir de nombreux partenaires sexuels, consommation de substance, perpétration et victimisation de violence par les pairs). Ainsi, l’objectif du présent mémoire est d’identifier les facteurs associés au HS subi par les jeunes adultes dans un échantillon de garçons et de filles ayant présenté des TC durant l’enfance, incluant des garçons et des filles qui n’en ont jamais présenté (n = 544). Pour ce faire, sur la base d’un devis longitudinal, des équations structurelles ont été réalisées. Les résultats montrent que les filles issues de minorités sexuelles, ayant subi un abus sexuel et fréquentant des pairs déviants sont plus à risque de subir du HS, soutenant les théories de revictimisation et de performance de genre. Chez les garçons, ce sont le niveau d’éducation élevé de leur parent, le fait de n’avoir eu aucun partenaire sexuel ou d’en avoir eu deux ou plus qui les rendent plus vulnérables d’être victime de HS, faisant émerger une nouvelle hypothèse sur les mécanismes explicatifs du HS pour ce groupe. Ceci soulève l’importance de la mise en place de mesures préventives et punitives du HS mobilisant différents acteurs autour de ces jeunes vulnérables à subir ce type de violence sexuelle, et sensible aux différences de mécanismes explicatifs du HS vécu selon le sexe

    Le rôle médiateur du harcèlement dans l'association entre faire partie des minorités sexuelles et la consommation d'alcool

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    Depuis plus d'une dizaine d'années, les différences de consommation d'alcool et de harcèlement entre les individus appartenant aux minorités sexuelles et ceux appartenant aux hétérosexuels sont examinées de plus près (Hughes, McCabe, Wilsnack, West et Boyd, 2010; Katz-Wise et Hyde, 2012; Marshal, Friedman, Stall et Thompson, 2009 ; Mays et Cochran, 2001; McCabe, Hughes, Bostwick, West et Boyd, 2009). Certaines observations supposent que ceux faisant partie des minorités sexuelles consomment plus d’alcool et sont plus harcelées que ceux faisant partie des hétérosexuels (Kerr, Ding et Chaya, 2014; Katz-Wise et Hyde, 2012; Ueno, 2010; Woodford, Krentzman et Gattis, 2012). La minority stress theory peut permettre d'expliquer ces différences (Meyer, 2003). En effet, le fait de vivre dans une société qui normalise les comportements sexuels ainsi que l’hétérosexualité, est un facteur de risque pour les comportements à risque chez les individus faisant partie des minorités sexuelles (Meyer, 2003). Comprendre le rôle médiateur du harcèlement dans l’association entre faire partie des minorités sexuelles et la consommation d’alcool est motivé par l’effet potentiellement médiateur du harcèlement sur les individus faisant partie des minorités sexuelles et sur l’augmentation de la consommation d’alcool (Meyer, 2003; Woodford, Krentzman et Gattis, 2012). Méthodologie L’étude a été conduite auprès de 8 737 participants, selon une méthode d’échantillonnage stratifiée. Il s'agit d'une enquête téléphonique concernant les comportements reliés à la santé. Les participants étaient questionnés sur leur consommation d’alcool, sur leur identité sexuelle, sur leurs comportements sexuels et sur le harcèlement vécu. Des corrélations bivariées et des régressions logistiques binaires ont été réalisées pour répondre aux objectifs de l’étude et pour examiner s’il y a une médiation entre les variables. Résultats Les analyses démontrent que certaines identités sexuelles et certains comportements sexuels sont significativement différents de ceux appartenant aux hétérosexuels ou de ceux ayant des comportements sexuels avec l’autre sexe seulement, pour la consommation d’alcool et pour le harcèlement. Par contre, avoir vécu du harcèlement n’est pas significativement associé à la consommation d’alcool, lorsque contrôler avec l’identité sexuelle ou les comportements sexuels. Cette association est restée non-significative donc, une médiation ne peut être établie. Discussion Généralement, quelques différences et quelques associations peuvent être observées entre les individus appartenant aux minorités sexuelles ou aux hétérosexuels pour la consommation d’alcool et le harcèlement, mais ces différences varient selon l’identité sexuelle, les comportements sexuels et le genre. Le harcèlement, par contre, n’est pas associé avec la probabilité de consommer de l’alcool et, donc, ne peut pas avoir le rôle de médiateur

    Contribution des trois dimensions des traits psychopathiques au développement de l’usage de substances psychoactives pendant l’adolescence chez des jeunes ayant présenté des problèmes des conduites pendant l’enfance

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    L’usage de substances psychoactives pendant l’adolescence peut engendrer des conséquences graves (Gobbi et al., 2019; Leite et al., 2015; Santé Canada, 2018). Si le rôle des problèmes des conduites dans le développement de l’usage de substances psychoactives au cours de l’adolescence est bien établi, celui des traits psychopathiques (insensibilité émotionnelle, égocentrisme-narcissisme, impulsivité-irresponsabilité) demeure méconnu. En effet, la plupart des études qui ont porté sur leur contribution se sont centrées sur une seule dimension de ces traits et ont adopté un devis transversal. Ce mémoire a donc examiné la contribution des trois dimensions des traits psychopathiques au développement de l’usage de substances psychoactives pendant l’adolescence chez des jeunes ayant présenté des problèmes des conduites pendant l’enfance. Des modèles de croissance conditionnels et des régressions linéaires ont été réalisés au sein d’un échantillon composé de 341 adolescents (filles : 43 %) qui ont participé à une recherche plus large menée par des chercheurs de l’Université de Sherbrooke (Déry et al., 2007-2022) et qui ont été évalués à quatre reprises de l’âge de 13 à 17 ans en moyenne. Les résultats montrent que les dimensions d’insensibilité émotionnelle et d’impulsivité-irresponsabilité ne sont pas associées à la trajectoire d’usage de substances psychoactives, mais qu’un score plus élevé à la dimension d’égocentrisme-narcissisme est associé à un niveau initial plus élevé d’usage de substances et de ses conséquences, et ce, au-delà de l’effet attribuable aux problèmes des conduites de ces jeunes. Ces résultats suggèrent que cette dimension de traits devrait être évaluée pour identifier les jeunes qui présentent des problèmes des conduites qui sont les plus à risque de consommer de manière abusive pendant l’adolescence

    Le rôle médiateur des problèmes de conduites dans l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs chez les adolescents

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    La victimisation par les pairs a des conséquences graves sur l’adaptation des adolescents. Les adolescents victimisés sont plus à risque de développer par la suite différents problèmes de santé mentale : dépression, anxiété, problèmes extériorisés, conduites suicidaires, etc. (Castellví et al., 2017; Reijntjes et al., 2011; Reijntjes, Kamphuis, Prinzie et Telch, 2010; Ttofi, Farrington, Lösel et Loeber, 2011). Il est donc important d’identifier les facteurs de risque qui contribuent à cette problématique afin de développer des interventions permettant de prévenir ou diminuer la victimisation par les pairs chez les adolescents. À ce propos, peu de chercheurs se sont intéressés à l’influence des facteurs présents dans l’environnement (Hong et Espelage, 2012). Pourtant, selon la théorie de la désorganisation sociale, la présence de certains facteurs dans le quartier, tels que le désordre, créerait des conditions augmentant la violence interpersonnelle (Kubrin et Weitzer, 2003, Sampson, Raudenbush et Earls, 1997). Il est donc possible que des facteurs du quartier contribuent à la victimisation par les pairs. Ainsi, le premier objectif de l’étude visait à vérifier s’il y a une association longitudinale entre le désordre du quartier, rapporté selon la perception des jeunes et aussi par des observateurs externes, et la victimisation par les pairs chez les adolescents, rapportée par les jeunes et les enseignants un an plus tard. Par ailleurs, de nombreux chercheurs ont démontré que la présence de facteurs associés à la désorganisation sociale du quartier, tels que le désordre, augmente les risques de présenter des problèmes de conduites (Chang, Wang et Tsai, 2016; Leventhal et Brooks-Gunn, 2000 ; Schonberg et Shaw, 2007) et que présenter des problèmes de conduites est un facteur de risque de la victimisation par les pairs (Kljakovic et Hunt, 2016). Ainsi, ces associations suggèrent qu’il y a possiblement une médiation expliquant l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs. En ce sens, le deuxième objectif visait à vérifier si la présence de problèmes de conduites chez les adolescents agit comme médiateur dans l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs. L’échantillon de l’étude comportait 672 adolescents répartis en deux groupes : un groupe de jeunes présentant des problèmes de conduites (N = 233; 51,5 % de garçons) et un groupe de jeunes n’en présentant pas (N = 381; 55,6 % de garçons). Afin d’atteindre les objectifs de l’étude, des modèles d’équations structurelles ont été réalisés. Les résultats indiquent qu’il y a présence d’une association positive entre le désordre du quartier perçu par les jeunes et la victimisation par les pairs un an plus tard, que celle-ci soit rapportée par le jeune ou l’enseignant et qu’elle soit de nature directe ou indirecte. Autrement dit, percevoir un haut niveau de désordre dans le quartier est associé à vivre plus de victimisation par les pairs. Toutefois, les résultats montrent que cette association est indirecte et qu’elle s’explique par la présence de problèmes de conduites et qu’ainsi les problèmes de conduites jouent un rôle médiateur dans cette association. Ces résultats suggèrent donc que, pour les jeunes, percevoir un haut niveau de désordre dans leur quartier favoriserait possiblement la présence de problèmes de conduites et que la présence de ces problèmes mènerait à des niveaux de victimisation plus élevés. Cela peut possiblement s’expliquer par le fait que ces jeunes, au contact d’un environnement désorganisé, intérioriseraient des messages à l’effet qu’il est adéquat d’adopter des comportements ne respectant pas les règles sociales (Sampson et al., 1997) et qu’ensuite, l’adoption de conduites antisociales augmenterait la victimisation qu’ils subissent de la part de leurs pairs (Capaldi et Stoolmiller, 1999; Reijntjes et al., 2011). Par ailleurs, les résultats montrent qu’il n’y a pas d’association entre le désordre du quartier lorsque celui-ci est observé par des assistants de recherche et la victimisation par les pairs, ce qui laisse croire que c’est davantage la perception du désordre qui a un impact sur la victimisation par les pairs. En somme, les résultats de cette étude soulignent l’importance de continuer d’étudier et comprendre l’influence qu’exerce la perception qu’ont les jeunes du désordre dans leur quartier puisque c’est une piste d’intervention potentiellement intéressante. En effet, les résultats de cette étude suggèrent qu’intervenir sur la perception qu’ont les adolescents de leur environnement permettrait possiblement d’agir en prévention des problèmes de conduites et donc en prévention de la victimisation par les pairs subie en raison de ces difficultés comportementales. Concrètement, pour modifier la perception des adolescents du désordre présent dans leur quartier, il pourrait être intéressant de les impliquer dans la valorisation de celui-ci

    Le rôle médiateur des problèmes de conduites dans l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs chez les adolescents

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    La victimisation par les pairs a des conséquences graves sur l’adaptation des adolescents. Les adolescents victimisés sont plus à risque de développer par la suite différents problèmes de santé mentale : dépression, anxiété, problèmes extériorisés, conduites suicidaires, etc. (Castellví et al., 2017; Reijntjes et al., 2011; Reijntjes, Kamphuis, Prinzie et Telch, 2010; Ttofi, Farrington, Lösel et Loeber, 2011). Il est donc important d’identifier les facteurs de risque qui contribuent à cette problématique afin de développer des interventions permettant de prévenir ou diminuer la victimisation par les pairs chez les adolescents. À ce propos, peu de chercheurs se sont intéressés à l’influence des facteurs présents dans l’environnement (Hong et Espelage, 2012). Pourtant, selon la théorie de la désorganisation sociale, la présence de certains facteurs dans le quartier, tels que le désordre, créerait des conditions augmentant la violence interpersonnelle (Kubrin et Weitzer, 2003, Sampson, Raudenbush et Earls, 1997). Il est donc possible que des facteurs du quartier contribuent à la victimisation par les pairs. Ainsi, le premier objectif de l’étude visait à vérifier s’il y a une association longitudinale entre le désordre du quartier, rapporté selon la perception des jeunes et aussi par des observateurs externes, et la victimisation par les pairs chez les adolescents, rapportée par les jeunes et les enseignants un an plus tard. Par ailleurs, de nombreux chercheurs ont démontré que la présence de facteurs associés à la désorganisation sociale du quartier, tels que le désordre, augmente les risques de présenter des problèmes de conduites (Chang, Wang et Tsai, 2016; Leventhal et Brooks-Gunn, 2000 ; Schonberg et Shaw, 2007) et que présenter des problèmes de conduites est un facteur de risque de la victimisation par les pairs (Kljakovic et Hunt, 2016). Ainsi, ces associations suggèrent qu’il y a possiblement une médiation expliquant l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs. En ce sens, le deuxième objectif visait à vérifier si la présence de problèmes de conduites chez les adolescents agit comme médiateur dans l’association entre le désordre du quartier et la victimisation par les pairs. L’échantillon de l’étude comportait 672 adolescents répartis en deux groupes : un groupe de jeunes présentant des problèmes de conduites (N = 233; 51,5 % de garçons) et un groupe de jeunes n’en présentant pas (N = 381; 55,6 % de garçons). Afin d’atteindre les objectifs de l’étude, des modèles d’équations structurelles ont été réalisés. Les résultats indiquent qu’il y a présence d’une association positive entre le désordre du quartier perçu par les jeunes et la victimisation par les pairs un an plus tard, que celle-ci soit rapportée par le jeune ou l’enseignant et qu’elle soit de nature directe ou indirecte. Autrement dit, percevoir un haut niveau de désordre dans le quartier est associé à vivre plus de victimisation par les pairs. Toutefois, les résultats montrent que cette association est indirecte et qu’elle s’explique par la présence de problèmes de conduites et qu’ainsi les problèmes de conduites jouent un rôle médiateur dans cette association. Ces résultats suggèrent donc que, pour les jeunes, percevoir un haut niveau de désordre dans leur quartier favoriserait possiblement la présence de problèmes de conduites et que la présence de ces problèmes mènerait à des niveaux de victimisation plus élevés. Cela peut possiblement s’expliquer par le fait que ces jeunes, au contact d’un environnement désorganisé, intérioriseraient des messages à l’effet qu’il est adéquat d’adopter des comportements ne respectant pas les règles sociales (Sampson et al., 1997) et qu’ensuite, l’adoption de conduites antisociales augmenterait la victimisation qu’ils subissent de la part de leurs pairs (Capaldi et Stoolmiller, 1999; Reijntjes et al., 2011). Par ailleurs, les résultats montrent qu’il n’y a pas d’association entre le désordre du quartier lorsque celui-ci est observé par des assistants de recherche et la victimisation par les pairs, ce qui laisse croire que c’est davantage la perception du désordre qui a un impact sur la victimisation par les pairs. En somme, les résultats de cette étude soulignent l’importance de continuer d’étudier et comprendre l’influence qu’exerce la perception qu’ont les jeunes du désordre dans leur quartier puisque c’est une piste d’intervention potentiellement intéressante. En effet, les résultats de cette étude suggèrent qu’intervenir sur la perception qu’ont les adolescents de leur environnement permettrait possiblement d’agir en prévention des problèmes de conduites et donc en prévention de la victimisation par les pairs subie en raison de ces difficultés comportementales. Concrètement, pour modifier la perception des adolescents du désordre présent dans leur quartier, il pourrait être intéressant de les impliquer dans la valorisation de celui-ci
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