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«Les Mystères de Paris». Eugène Sue et ses lecteurs
Lyon-Caen Judith. «Les Mystères de Paris». Eugène Sue et ses lecteurs. In: Romantisme, 1999, n°105. L'imaginaire photographique. pp. 165-166
Fabrique et usages de la bohème
Lyon-Caen Judith. Fabrique et usages de la bohème. In: Cahiers Edmond et Jules de Goncourt n°14, 2007. Les Goncourt et la bohème. pp. 23-33
Lectures politiques du roman-feuilleton sous la Monarchie de Juillet
Lyon-Caen Judith. Lectures politiques du roman-feuilleton sous la Monarchie de Juillet. In: Mots, n°54, mars 1998. Le roman politique, sous la direction de Fabrice d'Almeida, Frédérique Tabaki et Maurice Tournier. pp. 113-122
Une lettre d'Aimée Desplantes à Eugène Sue. Lecture, écriture, identité sociale
Lyon-Caen Judith. Une lettre d'Aimée Desplantes à Eugène Sue. Lecture, écriture, identité sociale. In: Genèses, 18, 1995. Protections sociales, sous la direction de Florence Weber. pp. 132-151
Hans Erich Bodeker (sous la dir. de), Histoires du livre. Nouvelles orientations Roger Chartier (sous la dir. de), Histoires de la lecture. Un bilan des recherches
Lyon-Caen Judith. Hans Erich Bodeker (sous la dir. de), Histoires du livre. Nouvelles orientations Roger Chartier (sous la dir. de), Histoires de la lecture. Un bilan des recherches. In: Genèses, 22, 1996. La ville : postures, regards, savoirs, sous la direction de Alban Bensa et Éric Wittersheim. p. 168
Écrire la discontinuité, et en mourir : L’Hermite de la Chaussée d’Antin en avril 1814
D’août 1811 à la fin du mois d’avril 1814, La Gazette de France, l’un des quatre quotidiens parisiens alors autorisés, accueillit dans son feuilleton du samedi un « bulletin » sur les mœurs parisiennes du temps. Ces bulletins hebdomadaires, signés « L’Hermite de la Chaussée d’Antin », parurent dès le début 1812 en librairie, chez Pillet, sous le nom de leur véritable auteur, Étienne de Jouy (1764-1846). Militaire reconverti dans les lettres, dramaturge et librettiste apprécié, Jouy était entr..
Écritures et expériences du monde social dans la France du XIXe siècle
Judith Lyon-Caen, maître de conférences Les usages sociaux de la littérature au XIXe siècle Pour cette première année de séminaire, nous avons voulu d’abord définir les problèmes et les démarches d’un questionnement historien sur les usages de la littérature. Dans un temps liminaire et historiographique, nous nous sommes arrêtés sur cette spécificité de l’histoire sociale et culturelle de la France du XIXe siècle, qui recourt si volontiers à la littérature. À tel point que le réel qui s’agit ..
Écriture et expérience de l’effacement
Dans la perspective politiquement conservatrice qui est celle de l’écrivain Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), le présent semble voué au vide et à l’absence, quand le passé – le temps d’avant la Révolution française ou des derniers combats antirévolutionnaires du début du xixe siècle – se trouve célébré avec nostalgie. Au-delà de ce positionnement politique explicite, on peut trouver dans les romans de Barbey une figuration spécifique du vide du présent. Et inventer ainsi, avec Barbey, une sorte d’historiographie alternative, où les traces du passé importent moins que les marques de son effacement dans le présent – une historiographie de la hantise. Cet article propose également une contextualisation de cette écriture du présent vide chez Barbey, en soulignant que le projet littéraire de l’écrivain s’est développé à l’époque, et dans l’ombre, de la révolution de 1848. Comme homme de lettres et journaliste, Barbey s’est d’abord engagé pour la cause du parti légitimiste et la défense des Bourbons ; en 1851, il se rallie pourtant au gouvernement autoritaire de Louis Napoléon Bonaparte. Ce tournant dans l’expérience politique de Barbey n’est pas visible dans ses romans : il a été effacé. Le vide et l’insipidité du présent dans les romans aurevilliens peuvent être perçus comme autre chose que la seule expression d’une pensée historique réactionnaire : ce sont les indices d’un effacement, les marques d’une action de non-représentation d’une expérience politique.In the politically conservative vision of the writer Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), the present seems devoted to emptiness and absence, while the past –the time before the French Revolution or the last counter-revolutionary struggles of the 19th century– is celebrated with nostalgia. Beyond this explicit political positioning, one can find in Barbey’s novels a specific narrative representation of the emptiness of the present. And one can thus invent, with Barbey, a kind of alternative historiography, where the traces of the past are less important than the marks of their erasure in the present –a historiography of haunting. This article also puts forward a contextualization of this writing of the empty present in Barbey, by emphasizing the fact that his literary project developed during the time, and in the shadow, of the 1848 Revolution. As a man of letters and a journalist, Barbey was first committed to the Legitimist Party and the defense of the Bourbon family, but in 1851 he became a supporter of Louis Napoléon Bonaparte’s authoritarian government. This shift in Barbey’s political experience is not visible in his novels –it was erased. The emptiness and insipidity of the present in Aurevillian novels can be interpreted as being something other than the only expression of a historical reactionary’s thought. They are evidence of erasure, the marks of a non-representative action of a political experience
Alain Corbin, José-Luis Diaz, Stéphane Michaud et Max Milner [dir.] L’invention du XIXe siècle. II. Le XIXe siècle au miroir du XXe, Paris, Librairie Klincksieck, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2002, 311 p.
À l’orée du XXIe siècle, les « dix-neuvièmistes » spécialistes d’histoire ou de littérature, réunis par la Société des études romantiques, ont voulu s’interroger sur la construction de l’objet temporel qui les identifie au sein de leurs disciplines. Le point de départ de leur réflexion était simple : les hommes du XIXe siècle ont été les premiers à valoriser à ce point le découpage séculaire. Repérer les lieux, les tonalités et les enjeux multiples de cette caractérisation du siècle par ses c..
Sous le soleil de Richelieu
Au cœur de la Marraine du Sel, on trouve deux mannequins de cire « figurant deux mariés de grandeur naturelle », « installés au centre de la vitrine vert empire et argent » du magasin Allespic, lui-même « en plein centre » de la ville de Richelieu, sur la place du Marché. C’est entrant dans ce magasin, porteur de sa « valise blanche aux articles de mariage » que Clair Harondel rencontre, plongée dans « son trou d’ombre », Mariette Allespic, aussi immobile que les mannequins, « étrangement imm..
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