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Polarisations politiques et confessionnelles. La place de l'Islam dans les "Transitions arabes".
The Arab Springs have liberated the public arena far and wide: an arena of freedom that all segments of society have suddenly occupied, notably those that, as the Islamists, had been deprived of. The Street extracted a freedom of speech that had long been confiscated. Even if Islam was not the first reference among the slogans shouted in the streets, the militants of the Islamist movements were not absent. Having been the target of repression under authoritarian regimes, which had imprisoned and relegated them to the underground, they have benefited from this new deal, while retrieving a freedom of action and a growing visibility, associated or not with a political purpose of take over of power. They found themselves engaged, in certain countries, in electoral competitions where nothing could be taken for granted and which dictated the development of new strategies where militant practice, presence in the field and outreach work constituted advantages. In competition with the other movements and parties present on the political scene, the Islamist parties and movements find themselves currently in the heart of ongoing polarizations in the countries of the Middle East and the Maghreb, whether they are engaged in phases of transition or, much more tragically, in processes of armed confrontation. These polarisations – political at the beginning of the Arab Springs - also took a merciless denominational turn, implicating the whole Arab world, and clearly question the viability of certain States.
The articles in this book issue, for a large part, from the symposium on these topics held in Paris on 26 and March 27, 2014 jointly by the Group Societies, Religions, Secularisms (GSRL), the Roma Tre University, the Institute for Studies of Islam and the Societies of the Muslim world (IISMM), the Practical School of Advanced Studies (EPHE) and the School of Advanced Studies in Social Sciences (EHESS).Les printemps arabes ont partout libéré l’espace public : un espace de liberté que tous les segments de la société ont soudainement occupé, notamment ceux qui, comme les islamistes, en avaient été privés. La rue a arraché une liberté d’expression longtemps confisquée.
Même si l’islam n’était pas la première référence dans les slogans criés dans les rues, les militants des mouvements islamistes n’étaient pas absents. Ayant été les cibles de la répression sous les régimes autoritaires, qui les avaient incarcérés et condamnés à la clandestinité, ils ont bénéficié de cette nouvelle donne, récupérant une liberté d’action et une visibilité grandissante, associée ou non à un dessein politique de prise de pouvoir. Ils se sont trouvés engagés, dans certains pays, dans des compétions électorales qui n’étaient pas jouées d’avance et qui ont dicté l’élaboration de nouvelles stratégies où la pratique militante, la présence sur le terrain et le travail de proximité constituaient des avantages. En concurrence avec les autres mouvements et partis présents sur la scène politique, les partis et mouvements islamistes se trouvent actuellement au cœur des polarisations en cours dans les pays du Proche-Orient et du Maghreb, qu’ils soient engagés dans des phases de transition ou, bien plus tragiquement, dans des processus de confrontation armée. Ces polarisations – politiques au début des printemps arabes - ont aussi pris une tournure confessionnelle sans merci, impliquant l’ensemble du monde arabe et posent clairement la question de la viabilité de certains Etats.
Les articles du présent ouvrage sont en grande partie issus du colloque sur ces sujets organisé à Paris les 26 et 27 mars 2014 conjointement par le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités (GSRL), l’université Roma Tre, l’Institut d’Études de l’Islam et des Sociétés du Monde Musulman (IISMM), l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) et l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS)
Les sociétés civiles dans le monde musulman
4ème de couverture :
La vague révolutionnaire qui balaie le monde arabe depuis janvier 2011 a surpris chacun : les intéressés eux-mêmes, autocrates au pouvoir depuis des décennies, tout comme manifestants, chancelleries, mais aussi les chercheurs spécialistes de la région. Qui aurait pu dire que l’immolation par le feu de Mohammed Bouazizi, un jeune Tunisien de vingt-six ans, en signe de protestation contre la confiscation de sa charrette par la police de Sidi Bou-zid, dans le centre du pays, allait être l’étincelle qui devait aboutir à un bouleversement majeur dans le monde arabe ? Que de Casablanca à Manama, à Bahreïn, en passant par l’Algérie, la Libye, l’Égypte, le Yémen, la Jordanie, la Syrie, Oman et même le « démocratique » Irak, ces sociétés se verraient emportées par la tourmente ?
La chute du régime de Ben Ali en Tunisie, celle de Moubarak en Égypte, cœur du monde arabe, semblent sonner la fin d’un ordre qui avait dominé ce monde depuis les années 1960. Partout, ce sont les mêmes mots d’ordre : liberté, fin de l’autocratie, refus de la corruption, du népotisme, de la misère sociale, dignité et respect. Ben Ali et Moubarak n’ont-ils pas été renversés par la société civile ? Une première dans le monde arabe !
Cet ouvrage pluridisciplinaire décrypte les conditions qui ont permis l’émergence de ces mobilisations à travers l’analyse du phénomène de la société civile. Qu’est-ce que la société civile ? Quels rapports entretient-elle avec l’État, le politique, le marché ou les grandes ONG internationales ? Mène-t-elle toujours à la démocratisation ? Peut-on parler de société civile musulmane ? Autant de questions cruciales à un moment où se posent les questions des lendemains de changements de régime
Iraniens d'Irak. Une élite religieuse chiite face à un Etat sunnite
Luizard Pierre-Jean. Iraniens d'Irak. Une élite religieuse chiite face à un Etat sunnite. In: CEMOTI, n°22, 1996. Arabes et Iraniens. pp. 163-190
Introduction
Luizard Pierre-Jean, Picard Elizabeth. Introduction. In: CEMOTI, n°22, 1996. Arabes et Iraniens. pp. 5-10
Introduction
Luizard Pierre-Jean, Picard Elizabeth. Introduction. In: CEMOTI, n°22, 1996. Arabes et Iraniens. pp. 5-10
L'opposition irakienne et la guerre
Luizard Pierre-Jean. L'opposition irakienne et la guerre. In: Revue du monde musulman et de la Méditerranée, n°62, 1991. Crise du Golfe, la "logique" des chercheurs. pp. 46-50
Fred Halliday, Islam and the Myth of Confrontation , Religion and Politics in the Middle East. I.B. Tauris, London, 1996
Luizard Pierre-Jean. Fred Halliday, Islam and the Myth of Confrontation , Religion and Politics in the Middle East. I.B. Tauris, London, 1996. In: Bulletin critique des annales islamologiques, n°14, 1998. pp. 121-122
Samira Haj, The Making of Iraq 1900-1963. Capital, Power and Ideology. State University of New York Press, New York, 1997
Luizard Pierre-Jean. Samira Haj, The Making of Iraq 1900-1963. Capital, Power and Ideology. State University of New York Press, New York, 1997. In: Bulletin critique des annales islamologiques, n°15, 1999. pp. 139-143
D'Egypte : trois lectures islamiques de la révolution islamique iranienne.
Khouri Nicole, Luizard Pierre-Jean. D'Egypte : trois lectures islamiques de la révolution islamique iranienne. In: CEMOTI, n°22, 1996. Arabes et Iraniens. pp. 211-232
Colloque sur les relations arabo-iraniennes : tendances actuelles et perspectives -Qatar -11-14 septembre 1995.
Jewad Kaïs, Luizard Pierre-Jean. Colloque sur les relations arabo-iraniennes : tendances actuelles et perspectives -Qatar -11-14 septembre 1995. In: CEMOTI, n°22, 1996. Arabes et Iraniens. pp. 341-347
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