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    I. L'élu local, fragile médiateur face aux crises environnementales

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    Levain Alix. I. L'élu local, fragile médiateur face aux crises environnementales. In: Droit et gestion des collectivités territoriales. Tome 36, 2016. Les élections locales françaises 2014-2015. pp. 679-696

    Whose Alien Is This?

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    This chapter draws on long-term ethnographic fieldwork in coastal watersheds affected by severe coastal eutrophication and green tide phenomena in Brittany (France). It analyses contemporary classifications and categorizations of a green algae genus, whose wicked behaviour raises numerous issues, with a two-fold perspective. First, the exploration of the unsuitability of dominant species’ characterization schemes which are attached to a stable, identifiable, trackable universe (allochtony vs autochthony, continental vs marine, natural vs artificial); and, second, the manifestation of knowledge policies performed by a diversity of social actors, including scientists, engaged in the particular job of assigning pollution to a specific space (i.e., industrialized rural areas), of imputing it to a specific social group (i.e. conventional farmers), and of denouncing a reference frame (i.e. productivism). The ethnography of such grassroots knowledge policies reveals the argumentative dimension and the power relations at work in environmental controversies, while re-embeddening them in the larger traumatic contemporary experience of environmental change of human origin.Ce chapitre est construit sur une enquête ethnographique de plusieurs années sur les bassins versants littoraux touchés, en Bretagne, par des phénomènes d’eutrophisation côtière à macroalgues. Il propose d’analyser les problèmes que pose la classification et la catégorisation contemporaines d’un genre d’algues vertes au comportement problématique, au travers d’une double perspective : celle de l’inadéquation des schèmes dominants de caractérisation des espèces comme attachées à un univers stable, identifiable, localisable (distinction autochtonie/allochtonie, distinction terrestre/maritime, distinction naturel/artificiel) ; et celle des politiques de la connaissance mises en œuvre par une diversité d’acteurs sociaux, scientifiques compris, engagés dans des efforts de détermination et de stabilisation du statut des algues vertes, en lien étroit avec le travail situé d’assignation de la pollution à un espace (l’espace rural industrialisé), d’imputation à un groupe social bien déterminé (les agriculteurs conventionnels), et de dénonciation d’un référentiel d’action (le productivisme). L’ethnographie de ces politiques de la connaissance révèle la dimension argumentative et les relations de pouvoir en jeu dans les controverses environnementales, tout en les resituant dans l’expérience traumatique contemporaine des changements écologiques d’origine anthropique

    Vivre avec l'algue verte: médiations, épreuves et signes

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    Aborder les crises et les changements environnementaux sous l'angle de l'expérience de ceux qui y sont confrontés permet de prendre la mesure de ce qui est en jeu dans les processus contemporains d’écologisation. L’expérience écologique engage en effet des observations expertes et profanes sur le monde naturel, de plus en plus instrumentées par les sciences et les techniques et qui se construisent à différentes échelles. Mais elle est aussi expérience sociale, en ce qu’elle oblige à penser ce qui, dans notre regard et dans celui des autres, se trouve interrogé par la formulation désormais principalement problématique des relations de l’homme avec les milieux qu’il habite et transforme. L’enquête ethnographique permet d’explorer simultanément ces deux dimensions indissociables d’une expérience problématique.Cette thèse explore les modes de prise en compte et de prise en charge des évolutions de l’environnement littoral, à partir d’une analyse de l’émergence de l’eutrophisation accélérée des milieux aquatiques, considérée aujourd'hui comme un problème écologique majeur à l'échelle mondiale. Elle s'appuie sur le cas des proliférations d'algues vertes, observées sur une partie du littoral breton depuis les années 1970 et directement reliées à l'intensification de l'élevage dans la région. Axe majeur du développement régional et fer de lance de l'agriculture française, le « modèle breton » est en effet à l'origine d'un enrichissement massif des eaux des rivières et des eaux côtières en nutriments.La thèse rend compte de la complexité de cette expérience vécue, montre les modes pluriels d'existence des marées vertes en tant que phénomène et en tant que problème public. A partir du comportement problématique des algues, compagnes indésirables de la modernité, ce sont les transformations et le devenir d'une société qui se trouvent interrogés et réévalués, au travers de la mutation douloureuse de ses rapports avec les êtres vivants environnants. Dans une perspective socio-anthropologique, la thèse s’attache de ce fait à décrire comment le phénomène est questionné, interprété, enrôlé. Elle analyse la façon dont se construisent les articulations et les médiations qui permettent de donner sens au désordre et aboutit à une proposition de relecture de l’écologisation comme expérience située et réflexive.Addressing environmental change through the experience of those who directly face them helps to understand processes of ecologization. Ecological experience implies reflexive thinking: to what extent our gaze and others’ on our dwelling have been affected by the now mainly problematic formulation of man’s relation to the environment? Based on an analysis of the emergence of eutrophication as a major environmental issue, this thesis addresses the case of green tides, observed on Brittany coastlines (France) since the 70’s and linked to livestock farming intensification in the area. The problematic behavior of algae - unwanted companions of the modernity – questions the transformations of a society, throughout the painful mutation of its relationships with the living. The thesis takes a socio-anthropological perspective to analyze the social construction of mediations that help to give meaning to disorder, and suggests to re-read ecologization as a situated and reflexive experience

    Ecrire, penser et contrôler les marées vertes dans l’espace institutionnel local : les délibérations communales comme source ethno-historique

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    International audienceCet ouvrage collectif propose de donner à voir les nombreuses façons d’appréhender la nature à travers le temps. Les configurations histo-riques et géographiques, les cadres économiques et politiques, les forces culturelles et sociales, les agencements scientifiques et techniques délimitent des manières très singulières de considérer l’environnement naturel.Il s’agit d’abord de proposer des définitions de ce que pourrait être une anthropologie historique de la nature en mobilisant l’histoire de la philosophie. L’enjeu est ensuite de comprendre comment se sont construites les formes de séparation entre un monde anthropocentré et l’environnement naturel. Inversement, les tentatives de politisation de la nature apparaissent comme des jonctions espérées entre des univers d’action et de représentation artifi-ciellement disjoints. Enfin, la relation aux existants permet de pointer toutes les recompositions des manifestations naturelles dans l’ordre des sociétés humaines. De la phúsis des Grecs aux plages de Californie, des récoltes médié-vales aux représentations du Vésuve, des marées vertes au territoire écologique de Versailles, cet ouvrage donne à voir un large ensemble d’approches contras-tées en lien avec les enjeux très contemporains de nos rapports à la nature

    Ecrire, penser et contrôler les marées vertes dans l’espace institutionnel local : les délibérations communales comme source ethno-historique

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    International audienceCet ouvrage collectif propose de donner à voir les nombreuses façons d’appréhender la nature à travers le temps. Les configurations histo-riques et géographiques, les cadres économiques et politiques, les forces culturelles et sociales, les agencements scientifiques et techniques délimitent des manières très singulières de considérer l’environnement naturel.Il s’agit d’abord de proposer des définitions de ce que pourrait être une anthropologie historique de la nature en mobilisant l’histoire de la philosophie. L’enjeu est ensuite de comprendre comment se sont construites les formes de séparation entre un monde anthropocentré et l’environnement naturel. Inversement, les tentatives de politisation de la nature apparaissent comme des jonctions espérées entre des univers d’action et de représentation artifi-ciellement disjoints. Enfin, la relation aux existants permet de pointer toutes les recompositions des manifestations naturelles dans l’ordre des sociétés humaines. De la phúsis des Grecs aux plages de Californie, des récoltes médié-vales aux représentations du Vésuve, des marées vertes au territoire écologique de Versailles, cet ouvrage donne à voir un large ensemble d’approches contras-tées en lien avec les enjeux très contemporains de nos rapports à la nature
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