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    Sécurité d’attachement mère-enfant et qualité de la relation élève-enseignant : liens spécifiques et effets modérateurs du niveau de risque psychosocial et du sexe de l’enfant

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    Cette étude vise à examiner les liens entre la sécurité d’attachement mère-enfant et les trois dimensions de la relation élève-enseignant, soit la proximité, la dépendance et les conflits. Plus encore, elle vise à examiner si les relations entre ces deux construits sont influencées ou modérées par le sexe de l’enfant et le niveau risque psychosocial auquel l’enfant est exposé. Quatre-vingt-neuf (89) dyades mère-enfant ont été évaluées. La sécurité d’attachement est mesurée à domicile lorsque l’enfant est âgé de 15 et de 18 mois et également en laboratoire deux semaines après la visite à domicile. De manière à évaluer la qualité de la relation élève-enseignant, les enseignantes des enfants ont été sollicitées vers la fin de la première année scolaire (environ 7 ans) afin de compléter un questionnaire. Dans un premier temps, les résultats obtenus suggèrent que les liens significatifs entre nos deux concepts sont spécifiques à seulement certaines dimensions de la relation élève-enseignant. De plus, les résultats montrent un effet de modération entre la sécurité d’attachement et le niveau de risque psychosocial dans la prédiction de la qualité de la relation élève-enseignant, plus spécifiquement au niveau des conflits. Quant au sexe de l’enfant, aucun effet significatif n’est trouvé sur la relation entre les deux concepts

    Les relations entre les symptômes dépressifs pré et postnataux chez la mère et la détresse face aux limitations chez le nourrisson

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    La présente recherche porte sur la relation entre les symptômes dépressifs maternels prénataux et postnataux et la détresse face aux limitations du nourrisson. L'objectif de cette étude est d'examiner comment les symptômes dépressifs pré et postnataux influencent la détresse face aux limitations du nourrisson nés de jeunes mères à risque, tout en contrôlant pour l'anxiété maternelle et le sexe de l'enfant. L'échantillon utilisé aux fins de cette recherche comporte 102 dyades mère-enfant issus d'un projet plus vaste. Une première visite a eu lieu à cinq mois de grossesse et la seconde visite a eu lieu environ huit mois après l'accouchement. En examinant simultanément les contributions de la dépression prénatale et postnatale à la détresse face aux limitations dans une analyse de régression, il est possible de voir que la dépression prénatale a un plus grand effet sur la détresse face aux limitations que la dépression postnatale

    Personnalité maternelle et tempérament de l’enfant : liens spécifiques et effets modérateurs du sexe de l’enfant et du niveau de risque psychosocial

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    Cette étude vise à examiner les liens entre la personnalité des mères et le tempérament de leur enfant, en tenant compte de onze traits de personnalité chez la mère et cinq dimensions tempéramentales chez l’enfant. Plus spécifiquement, elle vise à vérifier si les relations entre les deux construits varient en fonction des traits de personnalité et des dimensions du tempérament considérées, et si le sexe de l’enfant et le niveau de risque psychosocial influencent ou modèrent les liens existants. Soixante-treize (73) dyades mère-enfant dont les mères étaient âgées d’au moins 18 ans au moment de la prise de mesure, ont été évaluées. Alors que leurs enfants étaient âgés de 30-36 mois, les mères ont rempli à domicile un questionnaire portant sur le tempérament de l’enfant. Approximativement deux semaines plus tard, les mères ont rempli en laboratoire un questionnaire informatisé portant sur la personnalité maternelle. Les résultats obtenus montrent d’abord que les liens entre nos deux concepts sont spécifiques à certains traits de personnalité et à certaines dimensions du tempérament, mais pas à d’autres. Par ailleurs, la direction et la force des relations existant entre nos deux concepts varient parfois selon le sexe de l’enfant. Toutefois, le niveau de risque psychosocial auquel sont exposées les dyades mère-enfant n’exerce pas d’effet significatif sur ces relations

    Relations entre l'ensemble des symptômes associés au trouble réactionnel de l'attachement et l'ensemble des symptômes associés au trouble des conduites chez des enfants d'âge scolaire

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    Selon la documentation scientifique, le trouble réactionnel de l’attachement [TRA] et le trouble des conduites [TC] partagent plusieurs facteurs de risque communs (avoir été victime de négligence ou de maltraitance, avoir vécu de l’instabilité familiale, avoir un parent ayant un trouble de santé mentale, etc.), ce qui permet d’avancer l’hypothèse d’un lien entre les deux troubles. Bien que plusieurs études se soient intéressées à la relation entre le TRA de type inhibé et de type désinhibé et les problèmes de comportements extériorisés au sens large, moins d’études ont porté sur le TC et ses symptômes, tel que défini dans le DSM-V. Ceci étant dit, les nombreuses conséquences négatives vécues par les enfants ayant un de ces deux troubles sont très préoccupantes et suggèrent que la cooccurrence de ces deux troubles pourrait avoir un impact encore plus négatif sur le développement de l’enfant. À l’heure actuelle, il est difficile de tirer des conclusions robustes et précises quant à l’existence de liens. En effet, les résultats des études examinant les relations entre le TRA de type inhibé et désinhibé et le TC ou les problèmes de comportement extériorisés sont divergents, parfois significatifs, d’autres fois non. La force des relations trouvées significatives varie également d’une étude à une autre. Ces divergences peuvent être dues, en partie, aux différences méthodologiques et conceptuelles entre les études (p. ex. petite taille de l’échantillon, variabilité dans l’âge des participants, grande variabilité des problèmes de comportement extériorisés considérés). D’autre part, la présence du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité [TDAH] n’a pas été pris en compte dans les études comme étant une variable confondante. Pourtant, la fréquence de la cooccurrence entre le TC et le TDAH est reconnue (APA, 2013 ; Lapalme et Déry, 2010 ; Waschbusch, 2002). Il est donc possible de croire que la présence d’un TDAH chez un enfant peut influencer les liens entre le TRA et le TC. La présente étude a pour objectif d’examiner les relations entre l’ensemble des symptômes associés au type inhibé et désinhibé du TRA et l’ensemble des symptômes associés au TC chez des enfants de 9 et 11 ans. D’abord, en examinant ces relations de manière transversale à deux différents temps de mesure séparés par une période d’environ deux ans, et ensuite en examinant, dans un contexte longitudinal, la direction des effets entre ces variables. L’étude souhaitait également comparer les enfants se situant au-dessus du seuil clinique pour l’ensemble des symptômes associés au TC à ceux se situant en dessous de ce seuil, sur le plan des scores de TRA de type inhibé et désinhibé. Sept cent quarante-quatre (744) enfants ont participé à l’étude longitudinale plus vaste portant sur les différences selon le sexe dans l’évolution des troubles de comportement (Déry, Lemelin, et al., 2007-2020), dans laquelle s’inscrit le présent mémoire. Au T1 de la présente étude (âge moyen 9,3 ans), les données sont disponibles pour 714 enfants (45,9 % filles) et pour 693 enfants (46,9 % filles) au T2 (âge moyen 11,3 ans). Aux T1 et T2, les parents et enseignants ont complété un questionnaire développé par Déry (2009) suivant les critères diagnostiques du TRA du DSM-IV-TR (APA, 2000) afin d’évaluer l’ensemble des symptômes associés au type inhibé et désinhibé du TRA. Les parents ont également complété le Child Behavior Checklist [CBCL] et les enseignants le Teacher Report Form [TRF] en version française afin d’évaluer l’ensemble des symptômes associés au TC. Dans le cadre de ce mémoire, le DSM-IV-TR est privilégié au DSM-V pour la définition du TRA, puisque c’est la référence utilisée dans la majorité des études et des questionnaires évaluant le TRA. Les résultats obtenus suggèrent tout d’abord qu’il existe effectivement un lien entre, d’un côté, les scores de TRA de type inhibé et désinhibé et, de l’autre, le score de TC. Des analyses de régression montrent la contribution unique et indépendante des scores de TRA de type inhibé et de type désinhibé dans l’explication de l’ensemble des symptômes de TC. Les résultats montrent également que le score de TC à 9 ans prédit significativement les scores de TRA de type inhibé et de type désinhibé lorsque les enfants ont 11 ans, lorsqu’on contrôle pour le score de l’autre type de TRA. Des analyses de comparaison ont permis de constater des liens significatifs entre l’ensemble des symptômes associés au type inhibé et désinhibé du TRA et l’ensemble des symptômes associés au TC à des niveaux cliniques de TC. En effet, les enfants âgés de 9 et 11 ans qui se situent au-dessus du seuil clinique pour le TC ont un score de TRA de type inhibé et désinhibé significativement plus élevé que les enfants du même âge qui sont au-dessous de ce seuil. Les résultats de ce mémoire contribuent à l’avancement des connaissances scientifiques, d’abord puisque les liens entre l’ensemble des symptômes associés au type inhibé ou désinhibé du TRA et l’ensemble des symptômes associés au TC ont été bien démontrés. Puis, l’étude montre que l’ensemble des symptômes associés au TC à 9 ans prédit significativement l’ensemble des symptômes associés au type inhibé et désinhibé du TRA lorsque les enfants ont 11 ans, ce qu’aucune étude recensée n’avait examiné. Ce mémoire contribue à l’intervention psychoéducative en soutenant, entre autres, l’idée que le TRA (associé au type inhibé) ou la désinhibition du contact social (associé au type désinhibé) et le TC sont des troubles liés. Les résultats suggèrent qu’en intervenant sur l’ensemble des symptômes associés au TC durant l’enfance, il est possible d’empêcher ou de réduire l’impact des symptômes associés au type inhibé et désinhibé plus tard durant l’enfance

    Impact d'un chien d'assistance sur les pratiques de parents ayant un enfant présentant un TSA

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    La présente étude avait comme principal objectif d’évaluer l’impact de la venue d’un chien d'assistance sur les pratiques parentales de parents ayant des enfants présentant un trouble du spectre de l’autisme TSA dans le cadre d’un devis prétest-posttest. À cet égard, 75 familles (40 provenant du groupe expérimental et 35 du groupe témoin) ont participé à l’étude au premier temps de mesure. Suite à une visite au domicile familial, une observatrice a complété le questionnaire Coder Impression Inventory (CII) (McMahon et Lengua 1996) qui permet d’évaluer plusieurs caractéristiques des pratiques parentales regroupées sur sept échelles. La sévérité des symptômes de l’enfant TSA a été également contrôlée à l’aide du Childhood Autism Rating Scale (CARS : Schopler et al., 1980). Ces questionnaires ont été remplis à deux reprises, soit 3 semaines avant l’arrivée du chien d’assistance (T1) ainsi que six mois suivant l’introduction de celui-ci (T2). Les résultats montrent que les parents n’ayant pas accueilli un chien d’assistance pour leur enfant utilisent davantage des pratiques permissives que ceux qui en ont accueilli un. Également, les familles ayant accueilli un chien d’assistance vivent dans un moins bon environnement physique à l’enfant comparativement à ceux de familles n’en n’ayant pas encore reçu un

    Relations entre la dépression maternelle, la sensibilité maternelle et le développement cognitif d'enfants d'âge préscolaire

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    Cette recherche vise à vérifier l’existence de liens bivariés entre la dépression maternelle, la sensibilité maternelle et le développement cognitif des enfants. Plus spécifiquement, elle vise à tester le possible effet de médiation de la sensibilité maternelle dans la relation entre la dépression maternelle et le développement cognitif d’enfants âgés de 36 mois, tout en contrôlant pour le sexe de l’enfant. Quatre-vingt-quinze (95) dyades mère-enfants (29 mères adultes et 66 mères adolescentes) ont été évaluées à 5 reprises. La dépression maternelle a été évaluée par questionnaire auto-rapporté alors que les enfants avaient 6 et 10 mois, la sensibilité maternelle a été évaluée par observation d’un évaluateur externe à 15 et 18 mois tandis que le développement cognitif a été évalué à 36 mois à l’aide d’un test standardisé. Les résultats obtenus suggèrent qu’il existe des corrélations significatives entre chacune des variables d’intérêt à l’étude. Également, les résultats suggèrent que l’effet médiateur de la sensibilité maternelle dans la relation entre la dépression maternelle et le développement cognitif de l’enfant est significatif et complet. Considérant la nature hétérogène de l’échantillon au niveau du risque psychosocial des analyses supplémentaires montrent qu’il existe un effet médiateur (partiel) de la dépression maternelle dans la relation entre le risque psychosocial et la sensibilité maternelle. L’ensemble des résultats suggère donc que le niveau de risque psychosocial influence la dépression maternelle, qui à son tour influence la sensibilité maternelle, qui à son tour influence le développement cognitif de l’enfant

    Le tempérament de l'enfant, la sensibilité maternelle et la sécurité d'attachement : examen des effets modérateurs du tempérament

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    La présente étude vise à examiner les liens entre le tempérament de l’enfant, la sensibilité maternelle et la sécurité d’attachement entre 8 et 15 mois, en considérant cinq dimensions tempéramentales distinctes, soient la détresse face à la nouveauté (DN), la détresse face aux limitations (DL), la capacité à se calmer (CC), le taux de récupération suite à la détresse (RD) et la tristesse (TT). De plus, elle vise à vérifier si la relation entre la sensibilité maternelle et l’attachement est modérée par le tempérament de l’enfant. À cet égard, l’hypothèse de la susceptibilité différentielle est testée de manière spécifique. Trente-neuf dyades mère-enfant à risque modéré sur le plan psychosocial ont été évaluées à 8 mois lors d’une visite à domicile où les mères ont complété certaines échelles d’un questionnaire évaluant le tempérament de l’enfant (Revised Infant Behavior Questionnaire (IBQ-R; Gartstein et Rothbart, 2003) et une observatrice a complété le Tri-de-cartes des comportements maternels (TCCM; Pederson et Moran, 1995). À 15 mois, une visite en laboratoire a permis d’évaluer la sécurité d’attachement de l’enfant par l’entremise de la Situation Étrange (SÉ; Ainsworth et al., 1978). Les résultats montrent que les liens entre les trois concepts à l’étude sont spécifiques à certaines dimensions du tempérament et aux mesures de l’attachement, mais pas à d’autres. Également, l’effet de modération varie en fonction de celles-ci

    Tempérament de la mère, sensibilité maternelle et attachement de l'enfant

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    Considérant qu’un attachement insécurisé augmente la probabilité de développer des problèmes de comportement et d’adaptation (Gloger-Tippel & König, 2008; Pierrehumbert, Miljkovitch, Plancherel, Halfon, & Ansermet, 2000; Shamir-Essakow, Ungerer, & Rapee, 2005) et qu’environ 25 % des enfants ont un attachement insécurisé (Verhage et al., 2016), il est primordial de mieux comprendre les facteurs contribuant à son développement. À cet effet, Weber, Levitt et Clark (1986) se sont intéressés à la relation entre le tempérament du parent et l’attachement de l’enfant. Toutefois, les limites de cette étude restreignent la généralisation de ses résultats. Par conséquent, le premier objectif de l’étude était d’explorer si les différents facteurs et dimensions du tempérament maternel mesurés par l’ATQ (Adult Temperament Questionnaire) sont associés à la catégorie d’attachement de l’enfant identifiée via la Situation étrangère. Le deuxième objectif était d’explorer si la sensibilité maternelle mesurée par le TCCM (Tri-de-cartes des comportements maternels) agit comme médiateur dans la relation entre le tempérament de la mère et l’attachement de l’enfant. L’échantillon était composé de 166 dyades mère-enfant (50 % de garçons) recrutées via certains journaux de quartiers et plusieurs Centres de la Petite Enfance (CPE) de la région de Montréal. Des régressions logistiques binaires et multinomiales ont permis de vérifier ces objectifs. Les résultats dévoilent qu’aucun facteur du tempérament de la mère ne prédit significativement un attachement sécurisé en comparaison à un attachement insécurisé. De plus, lorsque la classification en quatre catégories est considérée (sécurisé, insécurisé/évitant, insécurisé/résistant, désorganisé), les résultats montrent seulement quelques prédictions significatives. Plus spécifiquement, un plus faible niveau d’affectivité négative chez la mère augmente les probabilités que son enfant développe un attachement insécurisé/évitant (par rapport à un attachement sécurisé), un plus haut niveau d’affectivité négative chez la mère augmente les probabilités que l’enfant développe un attachement insécurisé/résistant (par rapport à un attachement sécurisé) et un plus haut niveau de sensibilité tempéramentale chez la mère augmente les probabilités que son enfant développe un attachement insécurisé/évitant (par rapport à un attachement sécurisé). De plus, c’est la dimension colère/frustration du facteur Affectivité négative qui semble prédire un attachement insécurisé/résistant. Par ailleurs, bien que certains liens significatifs aient pu être établis entre la sensibilité maternelle et le tempérament des mères, la relation habituellement observée entre la sensibilité maternelle et la sécurité d’attachement de l’enfant n’a pu être répliquée dans la présente étude, empêchant l’examen empirique de l’effet de médiation proposé. Ainsi, des recherches futures seront nécessaires afin de préciser la nature exacte de la relation entre le tempérament de la mère et l’attachement de l’enfant avant de considérer cette caractéristique personnelle du parent dans les efforts de prévention et d’intervention auprès de jeunes enfants

    Direction des effets entre le tempérament de l'enfant et la sensibilité maternelle entre 15 et 18 mois rôles modérateurs du niveau de risque psychosocial et du sexe de l'enfant

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    Le tempérament de l'enfant et la qualité des comportements maternels ont souvent été identifiés comme étant des éléments déterminants du développement social et cognitif ultérieur de l'enfant (Janson et Mathiesen, 2008; Madigan, Moran, Schuengel, Pederson et Roy, 2007; Lemelin, Tarabulsy et Provost, 2006). Par ailleurs, plusieurs études font état du fait que le tempérament de l'enfant et la qualité du comportement maternel sont souvent en relation (Lemelin et al., 2006; Hemphill et Sanson, 2001). Cependant, actuellement, les auteurs n'arrivent pas à un consensus quant à la direction des effets entre le tempérament de l'enfant et la qualité des comportements maternels. En effet, certaines études montrent que le tempérament influence la qualité des comportements maternels, d'autres montrent l'inverse alors que certaines d'entre elles suggèrent plutôt la présence d'une relation bidirectionnelle entre ces variables. Ces différences peuvent être dues, en partie, aux différences méthodologiques entre les études ou encore aux différentes dimensions tempéramentales considérées. L'objectif de la présente étude est donc d'examiner la direction potentielle des effets entre le tempérament de l'enfant et la sensibilité maternelle entre 15 et 18 mois, tout en considérant cinq dimensions tempéramentales distinctes (niveau d'activité, tendance à exprimer du plaisir, crainte sociale, prédisposition à la colère et intérêt/attention). Plus spécifiquement, elle vise à vérifier si la direction potentielle des effets et la force des relations entre ces deux variables varient en fonction du niveau de risque psychosocial dans lequel se développe l'enfant et en fonction du sexe de ce dernier. Cinquante (50) dyades mère-enfant à faible risque au niveau psychosocial et 98 dyades mère-enfant à haut risque (définit selon le statut de la mère : adulte ou adolescente) ont été évaluées à domicile à deux reprises. À 15 et à 18 mois, les mères devaient compléter le Questionnaire d'évaluation du comportement de l'enfant (QÉCE; Lemelin, Tarabulsy, Provost, Fournier, Robitaille, Hémond et Tessier, 2007), une version canadienne-française du Toddler Behavior Assessment Questionnaire (TBAQ; Goldsmith, 1996) qui permet d'évaluer les cinq dimensions tempéramentales à l'étude et une observatrice devait compléter le Tri-de-cartes des comportements maternels, suite à la visite à domicile (Pederson et Moran, 1995). Les résultats obtenus montrent que la direction des effets et la force de la relation entre le tempérament de l'enfant et la sensibilité maternelle varient en fonction de la dimension tempéramentale prise en compte. En effet, la sensibilité maternelle apparaît comme étant associée aux dimensions généralement considérées comme étant négatives et extériorisées du tempérament, à savoir la prédisposition à la colère et le niveau d'activité. Par ailleurs, la direction des effets ressort aussi comme étant modérée par le niveau de risque psychosocial auquel est exposé l'enfant et par le sexe de celui-ci. Pour les dyades enfant-mère adulte, les résultats soutiennent davantage l'hypothèse selon laquelle le tempérament de l'enfant influence la sensibilité maternelle et ce, tant pour la prédisposition à la colère que pour le niveau d'activité. Par contre, pour les dyades enfant-mère adolescente, la relation entre la prédisposition à la colère et la sensibilité maternelle ressort comme étant bidirectionnelle, alors que pour le niveau d'activité, les résultats supportent l'hypothèse selon laquelle la sensibilité maternelle influence le tempérament de l'enfant. En ce qui concerne la modération par le sexe de l'enfant, pour le groupe de filles, les résultats obtenus soutiennent l'hypothèse de l'influence du tempérament sur la sensibilité maternelle pour la prédisposition à la colère et d'une relation bidirectionnelle pour le niveau d'activité. Cependant, pour le groupe de garçons, l'hypothèse de l'influence de la sensibilité maternelle sur le tempérament est davantage soutenue tant pour la prédisposition à la colère que pour le niveau d'activité. Pris dans leur ensemble, les résultats font état de liens complexes entre le tempérament de l'enfant et la sensibilité maternelle, modérés par le niveau de risque psychosocial auquel est exposé l'enfant et par le sexe de celui-ci, et spécifiques à la dimension tempéramentale prise en compte

    Les contributions relatives du tempérament de l'enfant, de la sensibilité maternelle et du risque psychosocial dans la prédiction des problèmes de comportement à l'âge préscolaire

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    Le tempérament de l'enfant, la sensibilité maternelle, ainsi que certains facteurs de risque psychosociaux plus distaux tels que le faible niveau socio-économique des familles, ont tous été établis comme des facteurs pouvant contribuer au développement des problèmes de comportement chez les enfants. Cependant, très peu d'études ont été réalisées afin d'examiner les contributions relatives de chacune de ces catégories de variables à l'intérieur d'un modèle de prédiction plus spécifique, et ce, particulièrement au cours de la petite enfance, comme le suggèrent la plupart des approches bioécologiques récentes sur le développement de l'enfant. En conséquence, peu d'hypothèses portant précisément sur les processus de développement des problèmes de comportement ont été vérifiées empiriquement. Ceci est l'objectif général du présent projet. Les participants (62 dyades enfant-mère adolescente; 27 dyades enfant-mère adulte) sont issus d'un projet portant sur le développement d'enfants nés de mères adolescentes.Le tempérament de l'enfant (évalué par les mères à l'aide du Questionnaire d'évaluation du comportement de l'enfant) et la sensibilité maternelle (évaluée par des observateurs indépendants avec le Tri-de-cartes de sensibilité maternelle) sont mesurés à 15 et 18 mois lors de deux visites semi-structurées au domicile des participants.Le niveau de risque psychosocial est déterminé par le fait d'être né de mère adolescente (1) ou de mère adulte (0). Les problèmes de comportement sont évalués par les mères et par les éducatrices des enfants en CPE à 36 mois à l'aide du Child Behavior Checklist for ages 1.5-5 (CBCL) et du Caregiver-Teacher Report Form for ages 1.5-5 (C-TRF). Les résultats démontrent que les contributions relatives des différentes variables prédictives dans la prédiction des problèmes de comportement varient selon la dimension tempéramentale considérée, le type de problème examiné (intériorisés ou extériorisés) et le répondant utilisé afin de rapporter les problèmes (les mères ou les éducatrices). Lorsque les mères rapportent les problèmes, la variable qui est la plus importante afin de prédire les problèmes extériorisés est le tempérament de l'enfant alors que la variable qui est la plus importante afin de prédire les problèmes intériorisés est le niveau de risque psychosocial. La sensibilité maternelle est la variable la plus importante afin de prédire les problèmes intériorisés lorsque ces problèmes sont rapportés par les éducatrices. Aucun effet d'interaction n'a été trouvé significatif dans la prédiction des problèmes de comportement extériorisés et un seul effet d'interaction a été trouvé significatif dans la prédiction des problèmes de comportement intériorisés, ce qui suggère l'absence quasi-totale d'effets modérateurs impliquant les variables indépendantes
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