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TRANSHUMANCE : en quête d’un confort “approprié” Réhabilitation de l'Attisholz Areal de Soleure en logements collectifs
Et si pour faire face à la crise climatique on sortait de notre zone de confort ? Ensemble ? Dans le secteur du bâtiment, la phase d’exploitation est responsable des trois quarts des émissions de CO2, le quart restant provenant de la phase de construction. Face aux enjeux climatiques, non seulement il est essentiel de privilégier la réhabilitation, mais il est aussi crucial de repenser notre conception du confort, au-delà de son héritage moderne normatif. Partant du postulat que les usines désaffectées en bord de cours d’eau sont propices au développement de stratégies bioclimatiques, le projet prend comme cas d’étude l'ancienne usine de cellulose de Soleure. Pour reconvertir cet édifice industriel en logements, l’analyse climatique de son environnement et de ses attributs industriels forme le levier pour l’exploration d’un confort collectif, low-tech et convivial. Bordé, au nord, par une forêt et, au sud, par l’Aar, le programme s’articule au travers d’une palette d’ambiances climatiques, existantes ou amplifiées. Transhumance demande de se reconnecter à nos instincts primitifs : comprendre son environnement et migrer en conséquence. Le logement devient alors une succession de microclimats communs où la migration interne, saisonnière ou journalière, devient partie intégrante des usages. L’architecture n’est pas mobile, c’est le confort qui l’est. À chaque saison ses principes thermiques. Durant la période estivale, la vie se déploie, à la recherche d’ombre et de brise. Lorsque s’installe le froid hivernal, la vie se resserre et la chaleur se partage. Ce ne sont plus les espaces qui sont chauffés mais les corps. Au-delà des économies d'énergie, cette approche climatique de l’architecture redéfinit les usages pour créer un lien symbiotique d'interdépendance entre les habitant·es et leur environnement, tout en créant du collectif et en soudant les communautés.SAR-ENSENAC-SARCote: 2024.037MEM.1/1Groupe de suivi: Delhay, Sophie (dir. pédagogique) ; Pattaroni, Luca (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Wéry, Jeanne (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Pattaroni, Luca (ENAC IA LASUR)Enoncé théorique de master: Tout est une question de confort! Le confort entre expérience individuelle et collectiv
Transformation du plot lausannois: repenser le logement collectif face aux mutations sociétales
La partie théorique de ce travail explorait les potentialités des espaces de distribution, classés en différents types, et leur capacité à devenir des vecteurs de lien social au sein de divers bâtiments de logement collectif. Le projet, quant à lui, propose une relecture du plot lausannois, typologie emblématique du logement collectif bourgeois du XXe siècle, qui compose une part importante du patrimoine bâti de la ville de Lausanne. Il se caractérise par son implantation dans la pente, son ouverture au paysage, ses espaces de distribution généreux et éclairés naturellement. Il s’agit donc d’interroger cette structure héritée du siècle passé face aux mutations contemporaines : vieillissement démographique, atomisation de la société, évolution des modes de vie et hausse du travail à domicile. En densifiant quatre types de plots à l’avenue de France, le projet expérimente de nouvelles formes d’habitat non-spéculatif orientées vers le collectif. Il met ainsi en lumière les capacités de transformation d’un patrimoine ordinaire pour inventer une domesticité contemporaine : partagée, évolutive, accessible et ouverte sur son environnement. Le projet propose une réappropriation collective du bâtiment et de ses abords, par une transformation opérée de l’intérieur, pour donner aux habitant·e·s l’usage de pièces et d’espaces extérieurs conçus comme des biens communs. Au-delà de l’intervention architecturale, ce sont une réflexion sociale et une critique d’un modèle d’habitation désuet qui sont engagées, en faveur d’un habitat capable d’évoluer avec la société et de favoriser la solidarité au quotidien.ENAC-SARCote: 2025.033MEM.1/2 A4 vertical, MEM.2/2 A5 verticalGroupe de suivi: Delhay, Sophie (dir. pédagogique) ; Fröhlich, Anja (prof.) ; Legrand, Capucine (mentor·e) ; Szacka, Léa-Catherine (expert·e)Professeur responsable de l'Enoncé: Fröhlich, Anja (ENAC IA EAST-CO)Enoncé théorique de master: The Potential of Circulation Spaces in Collective Housin
Quotidien onirique. Logement collectif à Sugnens, le long du LEB
À l’écart des routes principales et surplombant la campagne vaudoise, Sugnens est le plus petit village desservi par le LEB, le reliant en 30 minutes au centre de Lausanne. Une communauté forte s’y maintient, symbolisée par la présence d’un four à pain banal, lieu de nombreux événements festifs. À travers l’alliance du banal et de l’extraordinaire, de l’univers quotidien de l’habitat et celui inattendu du spectacle, le projet interroge les possibilités de fédérer une communauté dans le logement collectif. L’habitat s’hybride ainsi, par analogie ou simple rêverie, avec les mondes oniriques du théâtre et du cinéma. Le volume fait écho aux grandes fermes qui dessinent le contour du village. Creux en son centre, il dégage une cour couverte, définie par deux bandes de logements. La partie nord se termine par un volume surélevé en bois accueillant les dispositifs particuliers au théâtre et au cinéma. La cour se développe ainsi telle une scène au centre de l’habitat: véritable espace et moment festif, de rencontre et de partage constitutif d’une collectivité. De part et d’autre, les logements s’organisent en une série de strates de telle façon à pouvoir apprécier le spectacle depuis chez soi ou de s’en isoler. Le dédoublement des circulations et les pièces de dimensions identiques permettent d’accueillir une grande diversité de formes d’habitat. Par sa construction régulière et simple en briques porteuses isolantes recouvertes de crépis, contenant une structure en bois, l’architecture s’efface pour devenir support à l’événement, offrant une multiplicité de scénarios de vie collective.LCCLAB-USAR-DCote: 2021.059Archive: MEM.1/1 A5 verticalGroupe de suivi: Ortelli, Luca (dir. pédagogique) ; Cogato Lanza, Elena (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Saiz, Maria (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Ortelli, Luca (ENAC IA LCC)Enoncé théorique de master: Banal et extraordinaire. La figure de l’oxymore comme poétique architecturale
Chimère : un Puzzle typologique Réhabilitation du grand magasin Jelmoli en logements-atelier
La confrontation entre une morphologie urbaine (barre, îlot à cours, plot, nappe, tour) et une typologie opposée produit une architecture hybride qui permet de dépasser la production générique du bâti. Ainsi, questionner le logement collectif par l’hybridité, c’est concevoir une méthode de projet capable d’ouvrir les imaginaires et de briser les schismes de l’habitat. Face à la crise climatique, la réhabilitation est favorisée plutôt que la construction neuve. Le projet vise alors à concevoir des logements dans un bâtiment hostile à cet usage, un défi contradictoire où l’habitat semble a priori impossible. Pour lever cette incompatibilité, une réflexion méthodique sur la réhabilitation et la transformation est nécessaire pour projeter un ensemble cohérent. Sur la Bahnhofstrasse de Zurich, l’immeuble Jelmoli, le plus vieux titan des commerces suisses, sera transformé en bureaux d'ici la fin de 2024. Alors que la ville fait face à une pénurie chronique de logements et à la disparition progressive des activités productives dans son centre, le projet vise à transformer ce monolithe en une structure coopérative pour habiter et travailler. Le croisement des qualités de ces deux programmes hybride la spécificité du travail avec la flexibilité de l’habitat. Le bâtiment, informe, s’étale tel un géant sur l’ilot, et sa structure, tissée d’exceptions, repousse les interventions standards. Pour y remédier, ce mastodonte est partagé en six pièces de puzzle, aux formes reconnaissables, chacune répondant à sa voisine selon une symbiose qui les rend indissociables. Le projet devient alors un exercice de style, qui naît des qualités spécifiques de chacune de ses parties, où le travail peut servir d’extension à l’habitat.TEXASENAC-SARCote: 2024.045MEM.1/3 , MEM.2/3 , MEM.3/3Groupe de suivi: Lapierre, Eric (dir. pédagogique) ; Delhay, Sophie (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Zahnd, Marion (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Lapierre, Eric (ENAC IA TEXAS)Enoncé théorique de master: Oxymore: le croisement des type
Colonia Tellina. La culture des murs en pierre pour une communauté agricole alpine à Teglio, Italie
Au nord de l’Italie, dans un village de la vallée de la Valtelline, un bâtiment d'habitation accueille au rez-de-chaussée des espaces destinés à la production agricole. Il se situe à l’extrémité d’une parcelle consacrée à la culture du seigle et d’autres céréales. Les espaces d’habitation s’organisent de part et d'autre d’un épais mur en pierre de maçonnerie traditionnelle. Par son orientation est-ouest, ce dernier définit ainsi deux environnements différents, accentués par une dénivellation dans son épaisseur. Au nord, la circulation verticale mène de la cave au jardin d'hiver, où la maçonnerie s’affine à chaque étage pour fournir un support structurel et un espace plus généreux. Au sud, cuisines et chambres bénéficient de la vue sur les Alpes. Les « stüe » partagées, des salles communes recouvertes de bois, perpétuent la tradition de l'habitation alpine. La toiture profite de ses pentes pour recueillir les eaux pluviales destinées à l’irrigation et offrir un espace de séchage aux céréales cultivées à ses pieds. Le projet propose également une série de murs en pierre qui s'adaptent à la configuration du terrain et à leur fonction. Ils donnent une unité à la parcelle et transmettent une valeur culturelle supplémentaire au territoire. Face à la disparition des cultures autochtones, ils poursuivent la tradition des terrasses locales en pierre sèche, constituant un acte de territorialisation, comme théorisé par Magnaghi dans son livre « Le Projet Local ».LCCLAPISTNESAR-DCote: 2021.002Archive: MEM.1/1 A4 verticalGroupe de suivi: Ortelli, Luca (dir. pédagogique) ; Braghieri, Nicola (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Zurbuchen, Maria (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Ortelli, Luca (ENAC IA LCC)Enoncé théorique de master: La Rhétie italienne et ses typologies d’habitation. Un voyage à travers une architecture alpine peu connue.Prix des meilleurs Enoncés théoriques de maste
De cinq à six Transformation de hangars commerciaux en maison collective
Les zones commerciales, résultant de l’essor de la voiture et de la consommation, ont produit sur le territoire français plus de 500 000 000 m² de surfaces bétonnées, jalonnées de hangars. Dans la région d’Annecy, en pleine croissance démographique, ces zones commerciales offrent l’opportunité de répondre aux besoins en logements sans artificialiser davantage les sols et tout en palliant au manque d’espaces publics dans le périurbain. En transformant cinq hangars en vastes espaces collectifs couverts (public interiors), le projet propose une nouvelle manière d’habiter la frange entre zone commerciale et tissu pavillonnaire, de façon plus mixte et collective. Six fines barres – insérées dans les interstices entre les hangars – permettent d’interconnecter ces cinq mondes spécifiques, pour former une maisonnée extraordinaire. Les rez-de-chaussée des barres abritent des ateliers qui s’ouvrent sur les hangars transformés, et les étages sont composés de logements flexibles dont la taille et l'emprise sont évolutives. Ces petites sphères privées peuvent alors s’étendre dans les hangars pour mutualiser des usages occasionnels ou encombrants. Ainsi, les public interiors permettent à diverses fonctions domestiques d’acquérir une dimension urbaine, d’amplifier les pièces du pavillon privé pour leur donner une dimension collective et conviviale. À l’occasion, la salle à manger accueille un banquet, la chambre un cinéma, le garage un vide-grenier !ENAC-SARCote: 2025.012MEM.1/1 A4 verticalGroupe de suivi: Delhay, Sophie (dir. pédagogique) ; Pattaroni, Luca (prof.) ; Legrand, Capucine (mentor·e) ; Marinov, Marina (expert·e)Professeur responsable de l'Enoncé: Pattaroni, Luca (ENAC IA LASUR)Enoncé théorique de master: Viens chez moi j’habite chez Auchan ! Quand les zones commerciales françaises sortent du monofonctionnel [énoncé M. Bourdon avec L. Pattaroni] Invisibles Flux: vers une nouvelle matérialité de l'énergie en Architecture [énoncé J. Lafrasse avec E. Cogato Lanza
Maisons contiguës en centre-bourg
Les bourgs, véritables fragments urbains d’un tissu rural, revêtent une importance capitale dans le territoire français. Leur statut les érige à la fois comme un grand village cerné de terres agricoles et comme une petite ville dotée d’équipements, de commerces et de services. La venue de nouveaux arrivants dans leur centre est essentielle pour maintenir leur équilibre et assurer leur pérennité. Le projet vise à composer avec les aspirations de familles souhaitant vivre à la campagne tout en servant un intérêt collectif partagé. Dans une commune vallonnée bourguignonne, les maisons s’implantent sur une parcelle charnière entre le centre historique et une zone à urbaniser. Explorant le thème de la contiguïté, elles poursuivent l’identité bâtie du bourg. Leur forme crée un nouvel axe piéton qui connecte un chemin de terre jusqu’au parvis de l’église. La compacité du bâti permet de préserver une partie de la prairie destinée aux équidés et offre un vaste jardin partagé. Trois plateaux sont ainsi redéfinis par deux lignes construites - les maisons et leur dépendance - qui dialoguent avec les murets alentour. Le béton utilisé pour le soutènement et les essences locales de bois unifient les interventions sur la parcelle. Le changement de niveau est matérialisé par des seuils dans l’organisation typologique des maisons. L’articulation du module lui permet de s’adapter aisément à la parcelle et sa double hauteur aménageable confère aux familles une flexibilité d’habitation.LAPISLAB-ULCCSAR-DCote: 2021.084Archive: MEM.1/1 A4 verticalGroupe de suivi: Braghieri, Nicola (dir. pédagogique) ; Cogato Lanza, Elena (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Saiz, Maria (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Cogato Lanza, Elena (ENAC IA LAB-U)Enoncé théorique de master: Le bourg: un système d'autonomies
À l’école du temps. Un internat dans l’espace cistercien de Saint-Sulpice-en-Bugey
Dans le sud du Jura, l’espace cistercien dès le douzième siècle, façonna, entretint, forêts, pâtures, étangs. À la Révolution les écrits embrasés, les bâtiments pillés, l’abbaye s’est éteinte, ses pierres dispersées dans les granges alentours transformées en hameaux. Saint-Sulpice, abbaye cistercienne jadis, ne se laisse trouver sous la végétation que par les quelques pierres enfouies sous la terre. Que faire de ces ruines ? À l’école du temps propose aujourd’hui un système éclaté, ancré au territoire, un collège en lien aux terres où il se tient. Dans les hameaux: les classes. À l’abbaye : la vie en collectivité. Les seuils scandent l’accès au cloître disparu dont l’absence suggère la présence passée des moines aux habits blancs. Au croisement des hameaux chapelle des étrangers, marché et hôtellerie s’ouvrent aux habitants des communes voisines. Par le chemin de terre, réfectoire puis dortoirs superposés aux ruines s’inspirent de la vie des convers en mouvement entre abbaye et granges. Les gradients de climats se suivent de part et d’autre de la place extérieure. Dans ces bâtis de bois, les foyers excentrés polarisent, irradient les espaces de vie. Au dehors, la clôture retrouve un potager, assorti d’un verger : terrain d’apprentissage au rythme des saisons. Le corps de ferme au sol abrite l’outillage, ateliers et fourrages. À l’école du temps la vie du microcosme s’étend au macrocosme.LCCMANSLAB-COSAR-DCote: 2021.057Archive: MEM.1/2 A5 vertical, MEM.2/2 A5 verticalGroupe de suivi: Ortelli, Luca (dir. pédagogique) ; Bakker, Marco (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Saiz, Maria (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Ortelli, Luca (ENAC IA LCC)Enoncé théorique de master: Rhapsodie mémorielle de la classe à Saint-Sulpice
Vivre Ensemble, vieillir Ensemble Repenser les garages pour un habitat intergénérationnel à Lausanne
Dans une société en constante évolution, les dynamiques familiales et sociales connaissent des transformations notables. L’une des plus significatives est l’émergence d’une société à quatre générations. En Suisse, la population de 80 ans et plus, appelée le quatrième âge, connaît la plus forte progression. Il est donc essentiel de recentrer les besoins des personnes âgées au cœur de la réflexion, sans pour autant les considérer comme un groupe à part. Les solutions traditionnelles, telles que les maisons de retraite ou les EMS, s'avèrent inadaptées face à la diversité des parcours de vieillissement. Le maintien à domicile, la préservation de l’autonomie et la lutte contre la solitude sont les principaux enjeux auxquels l’architecte doit répondre. Dès lors, le projet se décline sur trois échelles: la ville, l’immeuble les garages. À Lausanne, on recense actuellement 25 000 m² de garages orientés au sud, intégrés dans la topographie, caractéristique propre à la ville. Le projet vise à réhabiliter ces garages en logements de plain-pied pour personnes âgées, créant ainsi 559 logements supplémentaires. À l’échelle de l'immeuble, l'objectif est de coudre des relations entre les habitant⸱e⸱s afin de créer une communauté plus solidaire et collective. La transformation du rez-inférieur impacte la typologie des étages. On permet ainsi une mixité typologique qui favorise cette cohabitation de quatre générations. Les garages étant de plain-pied, leur accessibilité est assurée qui favorise, par conséquent, l'autonomie des personnes âgées. Cette stratégie urbaine permet le « maintien à domicile » des seniors lausannois⸱e⸱s qui déménagent et changent d’appartement mais continuent à habiter leur quartier, sans être déracinés. Le projet développe donc une idée du chez-soi qui est plus vaste que le logement, où l’on continue aussi d’habiter son quartier.MANSLAB-COENAC-SARCote: 2024.013MEM.1/1Groupe de suivi: Blanc, Alexandre (dir. pédagogique) ; Pattaroni, Luca (prof.) ; Legrand, Capucine (maître EPFL) ; Szacka, Léa-Catherine (expert)Professeur responsable de l'Enoncé: Pattaroni, Luca (ENAC IA LASUR)Enoncé théorique de master: Cohabiter avec le quatrième âg
Rehouse Athens: A Program for Spatial and Material Reform
Athens is facing a deepening housing crisis. Homeownership is declining, evictions are rising, and many apartments remain vacant. Speculative practices—such as the Golden Visa program and the spread of short-term rentals—are distorting the housing market, pushing affordability beyond reach for many residents. Much of the city’s housing stock dates to the postwar reconstruction era. The polykatoikia, built quickly with reinforced concrete, are now reaching the end of their structural lifespan. Their deterioration raises urgent concerns about safety and seismic resilience in an earthquake-prone region. The need for repair is critical, yet the financial burden falls on a population facing economic precarity. The fragmented ownership model—where individuals are responsible for shared infrastructure—often results in neglect and inaction. These buildings also perform poorly in terms of energy efficiency and indoor comfort. Rehouse Athens proposes a bold reimagining of the polykatoikia. It aims to pool and redistribute apartments to address under-occupancy, renovate structures for seismic and environmental performance, and shift ownership toward cooperative models that ensure affordability and collective responsibility. The program promotes the use of sustainable, locally sourced materials, reviving circular economies and local industries. By addressing both physical and systemic issues, Rehouse Athens seeks to restore the polykatoikia as a resilient, equitable, and climate-adaptive typology—capable of meeting the needs of 21st-century Athenian urban life.ENAC-SARCote: 2025.058MEM.1/2 A4 vertical, MEM.2/2 A4 verticalGroupe de suivi: Delhay, Sophie (dir. pédagogique) ; Aureli, Pier Vittorio (prof.) ; Giovanazzi, Theodora (mentor·e) ; Leroux, Marlène (expert·e) ; Legrand, Capucine (autre soutien)Professeur responsable de l'Enoncé: Aureli, Pier Vittorio (ENAC IA TPOD)Enoncé théorique de master: Gay Apocalypse: Making Art and Architecture in Vienna during the time of “The Man Without Qualities [énoncé F. Mégret avec PV Aureli] Tsimento: towards material agency [énoncé A. Trivizas avec S. Nichols
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