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Edouard Sans, Richard Wagner et la pensée schopenhauerienne
Lecomte Philippe. Edouard Sans, Richard Wagner et la pensée schopenhauerienne. In: Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 71, n°10, 1973. pp. 383-385
Edouard Sans, Richard Wagner et la pensée schopenhauerienne
Lecomte Philippe. Edouard Sans, Richard Wagner et la pensée schopenhauerienne. In: Revue Philosophique de Louvain. Quatrième série, tome 71, n°10, 1973. pp. 383-385
Ramirez (Philippe), De la disparition des chefs. Une anthropologie politique népalaise
Lecomte-Tilouine Marie. Ramirez (Philippe), De la disparition des chefs. Une anthropologie politique népalaise . In: Critique internationale, vol. 8. 2000. Diversité du capitalisme mondialisé, sous la direction de Vivien A. Schmidt. p. 67
En mémoire de Philippe Annaert
BOUSMAR Éric, HORVAT Stanislas, LECOMTE Catherine & VON BONé Emese K. E., « En mémoire de Philippe Annaert », dans ANNAERT Philippe (†), BOUSMAR Éric, DE BROUWER Jérôme, DHONDT Frederik et HORVAT Stanislas (éd.), Gens de robe, gens de guerre : ordre public et ordre social [actes des Journées internationales de la Société d’histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons tenues à Bruxelles les 6-7 mai 2017], dans C@hiers du CRHiDI. Histoire, droit, institutions, société [en ligne], vol. 41, décembre 2018, non paginé, avec bibliographie. URL : https://popups.uliege.be/1370-2262/index.php?id=550. ISSN : 1370-2262
Marcel Lecomte, entre présence et absence
Né à Saint-Gilles le 25 septembre 1900 et décédé 66 ans plus tard, Marcel Lecomte fut un écrivain discret, adepte des zones d’ombre et du mot rare. Son œuvre littéraire propre, poèmes en prose et récits brefs, tient en deux volumes de format modeste : les Œuvres rééditées par Jacques Antoine en 1980 (170 pages) et les Poésies complètes, aux éditions de la Différence, en 2009 (253 pages). S’y ajoutent toutefois plusieurs volumes compilant les textes publiés par Lecomte dans la presse et en revues, chroniques, critiques et écrits politiques, ainsi que la correspondance. Du coup, le peu se fait nombre, et c’est toute une vie consacrée à l’écriture qui se dévoile. Entre absence et présence, peu lu et souvent cité, Marcel Lecomte mérite assurément d’être mieux connu. Parallèlement à la belle exposition « Marcel Lecomte : les alcôves du surréalisme » (13 octobre 2017-10 février 2018) que lui consacrent les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, la présente livraison de Textyles explore à la fois son œuvre poétique, ses liens avec le mouvement surréaliste et avec Jean Paulhan, son rôle de traducteur et de médiateur culturel
A primer on innovation and growth
Philippe Aghion emphasises that for Europe to stimulate innovation and growth, it is not enough to increase spending on research and development and the protection of intellectual property.
Journée d'étude: "Présence et absence de Marcel Lecomte"
La prochaine journée d'étude de la revue Textyles aura lieu le 19 novembre 2016, de 10 à 18h, à l'Université Libre de Bruxelles. Contact: Paul Aron - [email protected] Programme: 10h00-12h30 : Accueil des participants Paul Aron : Marcel Lecomte et le surréalisme, revue Réponse Marie Godet : Lecomte et le "groupe de Magritte" de l'avant à l'après Seconde Guerre mondiale Jacques Carion : La lenteur et ses effets : Michaux, Lecomte, Desmeth Philippe Dewolf : Amis comme clef et serrure : la corres..
Le patron élu / Philippe Brunet-Lecomte ; préf. d'Yvon Gattaz
Contient une table des matièresAvec mode text
La science et l’espace chez Marcel Lecomte : un point sensible. Exploration des voies du rêve dans l’action du premier surréalisme belge
Dans cette communication, le texte de Marcel Lecomte (1900-1966) « Ronald le rêveur », écrit à l’époque de Correspondances et publié par Jean Paulhan dans Les Instants, en 1964, sert de point de départ pour proposer des pistes de comparaison des modalités de l’action surréaliste de Marcel Lecomte et de celles de Paul Nougé. Confrontées aux notes sur le rêve, ces considérations offrent une piste pour dépasser les dichotomies lenteur/vitesse et non-action/action, qui opposent les poètes lorsque l’on établit sur un même plan la radicalité du geste poétique de Paul Nougé, qui cherche à s’effacer de l’écriture, et l’expérience subjective de l’instant, qui distille la mémoire dans l’espace occulte chez Marcel Lecomte. Résumé Marcel Lecomte (1900-1966) fut excommunié du groupe surréaliste belge Correspondances, car il voulait « sortir de la littérature par la littérature elle-même ». Paul Nougé, « tête pensante » du groupe surréaliste, qui fonda Correspondance avec Marcel et Camille Goemans, voulait que son action porte en dehors de la littérature. La prévalence du « non-agir » et de la lenteur chez Marcel Lecomte paraissent à l’exact opposé d’une écriture fondée sur l’action et la vitesse dans les textes de Paul Nougé. La collaboration entre les auteurs ne s’interrompt pas pour autant. Si leur trajectoires divergent, leurs recherches sur les métamorphoses de l’esprit à partir du signe poétique les maintient dans une sphère d’action commune. Notamment, tous deux s’aventurent sur les voies du rêve ouvertes par les découvertes de Freud, lui-même introduit en France par André Breton. En établissant le rêve comme objet d’une approche scientifique de l’inconscient, Freud attribue un statut épistémologique au hasard, que Breton associe à son tour, par les voies de l’écriture, à la découverte scientifique (Saad Gabriel : 2015). A côté du problème de la valeur de la littérature, une complicité existe entre Marcel Lecomte et Paul Nougé, en apparence si différents. Leurs écrits travaillent le signe comme point sensible pour une révolution de l’esprit à partir des données des sciences exactes, des sciences humaines et des sciences occultes. Ils reprennent, notamment, à leur compte les découvertes de Freud sur le travail de l’inconscient dans le rêve. Dans les écrits de Paul Nougé, les énoncés brefs fonctionnent de manière analogue au travail du rêve décrit par Freud. La modification minime des lieux communs du langage, tels des vers célèbres, des slogans publicitaires, des refrains populaires, a l’effet de « lapsus volontaire » fait dans l’esprit du lecteur. Ainsi, « Nougé révèle la chose et son contraire, les condensant dans « un même paradoxe insensible à la contradiction, un peu à la manière du rêve qui « excelle à réunir les contraires et à les représenter en un seul objet » (Michel Geneviève Michel : 2011). Comme l’a souligné Nathalie Gillain, en mettant l’accent sur le mouvement, Nougé se sépare de la métaphore spatiale et rassurante de l’esprit utilisée par André Breton. L’esprit n’est plus une vaste étendue à parcourir, mais une expérience de transformation sans cesse renouvelée (Gillain Nathalie : 2011). Pour dépasser les contradictions de l’esprit, Marcel Lecomte explore les voies de l’état de semi-veille. En 1938, il consacre un premier article à La Métamorphose de Kafka. Pour Marcel Lecomte, le rêve ne fournit pas non plus des métaphores propres à fournir une nouvelle réalité immédiate pour le signe. Son analyse révèle que la démarche de Kafka est plus profonde, comme il l’écrit en commentant les Œuvres complètes de l’auteur viennois en 1965 : Kafka est issu de la « grande pulsion allemande », amorcée par Schopenhauer, continuée par Nietzsche et éclairante pour Freud. Cette pulsion, à travers une jouissance de la vie plus prenante, rompt avec la dichotomie platonicienne entre un part rationnelle et une part irrationnelle de l’âme. Selon Lecomte, dans la crise que traverse le monde, c’est parce qu’il y a, chez Kafka, « impatience de vérité, de radicalisme », il y a chez lui, en retour, « fièvre de décision ». Sa passivité doit donc être prise comme une action, qui consiste en « une précieuse surveillance de soi qui permet de percevoir les transformations délicates dont on est l’objet. » Ralentissement et éloge de la lenteur, pour Marcel Lecomte, ne veulent pas dire immobilité. Paul Nougé et Marcel Lecomte sont à la recherche d’une mise d’une métamorphose par le signe. Le travail de M. Lecomte à partir du rêve, comme celui de Nougé, expérimente la validité de l’action poétique sur l’esprit. Pour conférer une valeur d’objectivité au signe, il faut en faire un objet pur, auquel on peut appliquer un raisonnement pur, c’est-à-dire, d’une manière ou d’une autre, clore son espace, lui inventer une nouvelle syntaxe dans un espace parallèle, hors du temps, une quatrième dimension d’où féconder le présent. Contrairement à l’effet « d’attaque par surprise » provoquée par les mots de Paul Nougé, le texte de Lecomte creuse le nom dans le souvenir et le rêve sous les yeux du lecteur. Il est à la recherche d’une nouvelle signification propre à lui donner du sens. Se déroule ainsi un sens du dire, dans la lecture, qui n’est préhensible qu’à partir d’une nouvelle dimension de l’espace qui régénère le signe : « une main qui se pose » n’est intelligible qu’en fonction du « regard qui la requiert ». Le texte approfondit l’espace en tissant, entre les signes, un réseau d’une infinité des significations dissimulées. Ces données qui exposent à l’infini provoquent, à partir de la ligne d’écriture, un dédoublement de l’espace symbolique : une voix maintient le narrateur omniscient à l’écart de la durée du récit (comme c’est le cas dans Le Lac des lignes), en qualité d’observateur; une autre voix, celle du poète, désincarnée, explore de l’instant et évolue dans l’immensité d’un espace intime déployé au départ d’un signe sensible. Comme Lecomte l’écrit dans le Suspens, au moment où l’écroulement des armées des Empires d’Europe centrale désoccultait la guerre pour réocculter un Temps. Cette « occultation du Temps » redonne un sens aux signes du monde moderne et de l’espace et ce sens motive le signe littéraire. La récupération d’un signifiant historique par le truchement de l’abstraction du rêve permet au sujet de résoudre le trouble de l’arbitraire du signe. La discontinuité de la mémoire qui divise la figure de l’homme dans l’espace, et sa résolution par l’appréhension poétique du Réel, est explicitée dans la chronique que Marcel Lecomte consacre à Hofmannsthal, en 1948. La recherche dans les lieux motive l’action du récit et confère au signe une dimension dans laquelle Ronald peut se retrouver. Cette dimension est accessible à travers la perception de ces détails (un son, un pli de vêtement, un geste) qui, de par leur « résonance complexe avec l’univers », ont une fonction de « points de fuite vers une nouvelle dimension », capable de délivrer un savoir sur le temps. Dans ces objets, cernés par le regard, le sentiment est contenu dans le « microptique » d’un geste, un pli, un son, et vient creuser l’objet de minuscules détails. Il donne une nouvelle vitalité à la ville après la guerre en même temps qu’une nouvelle dimension au signe littéraire. Les points atomisés trouvent une justification grâce aux liaisons l’écriture. Finalement, il n’y a pas de lenteur ou de « non-agir » opposeraient Lecomte à Nougé, de même que la poésie ne peut être en dedans et ou en dehors de la littérature, puisqu’elle est le fait de l’écriture. Elle est écoute active qui se substitue au moment insolite. L’un et l’autre résolvent les contradictions de l’action en faisant de l’écriture un outil d’exploration du réel. Ils inventent deux systèmes où le signe est manipulable et transformable comme un objet scientifique, c’est-à-dire capable de générer et de rendre compte des savoirs nouveaux sur le monde. L’écriture surréaliste interroge les ressorts de la pensée, elle fait rejaillir les éléments du songe ou de l’inconscient collectif, depuis l’état de veille, là où la vie matérielle inquiète tant ; car c’est toujours dans la vie matérielle, du corps et de la parole, que la poésie prend s’enracine. À partir de là, elle pourra traiter le monde et prendre le contrepied des discours positivistes ambiants.Les notes respectives des auteurs sont révélatrices d’une ambition commune de rénovation du signe par la poésie, à partir des données matérielles de l’esprit fournies par les sciences modernes, et notamment la psychanalyse, ainsi que les nouveaux possibles de l’écriture à partir des années vingt. Marcel Lecomte par Marie-Thérèse Bodart, collection Poètes d’aujourd’hui, Paris, Seghers, 1970, p. 126-136; Marcel Lecomte, Le suspens, Paris, Mercure de France, 1971; Marcel Lecomte : Les voies de la littérature : choix de chroniques littéraires suivi d'une bibliographie établie par Philippe Dewolf, Bruxelles, Labor, 1988; Saad Gabriel, « surréalisme et inconscient » dans Érotiques. Mélusine n°XXXV, Paris, 2015; Michel Geneviève, Paul Nougé. La poésie au cœur de la révolution, Peter Lang, Bruxelles, 2011; Gillain Nathalie, Paul Nougé et Henri Michaux au-delà de l’automatisme poétique. Du constat de l’impropriété du langage verbal à l’invention de procédés d’écriture « photographiques », Louvain-la-Neuve, 2011
Philippe Sagant, la passion de l’ethnologie
Philippe Sagant est né le 8 mai 1936 et nous a quittés le 10 janvier 2015, après une très longue et cruelle maladie. Nous avons voulu ici retracer les jalons de sa carrière et de sa vie intellectuelle, avant de laisser la parole à quelques uns de ses collègues et étudiants. Après des études à l’EPHE, Philippe Sagant soutient en 1973 une thèse de doctorat intitulée « Le paysan limbu, sa maison et ses champs », à l’université de Paris VII, sous la direction de Lucien Bernot (EHESS). Affecté au ..
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