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    Communautés déracinées dans les pays du Sud

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    A l'aube du XXIe siècle, les pays du Sud sont confrontés à des exodes massifs et brutaux de populations. Au-delà des stratégies individuelles, ces mouvements de "communautés déracinées" sont sources de multiples tensions dans les régions d'accueil. Ce numéro explore leur diversité, principalement en Afrique notamment dans la région des Grands Lacs, au Mali, au Sénégal et en Tunisie mais aussi au Vietnam ou au Chili. Ces populations sont réfugiées dans des pays voisins, parfois refoulées sur leur propre territoire, de retour d'exil, ou encore transférées par des politiques dirigistes d'aménagement, ou de contrôle, du territoire. Grâce à une approche pluridisciplinaire, ce numéro d'Autrepart montre que mobilité ou immobilité géographiques imposées constituent un champ de recherche à part entière dans l'étude des migrations modernes... et un des drames du monde actuel. (Résumé d'auteur

    Populations réfugiées : de l'exil au retour

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    Cet article évoque une forme de camp originale, le site agricole qui fut initié par le HCR dans le cadre de sa politique d'installation sur place, l'une des trois solutions durables au problème des réfugiés. Conçu pour soulager le fardeau de l'accueil, le site doit permettre aux réfugiés grâce à la pratique de l'agriculture, d'atteindre leur autosuffisance et de s'insérer dans la société d'accueil. L'auteur s'interroge sur la réalité de l'insertion des réfugiés sur des terres déjà appropriées. Elle montre que dans cette situation de regroupement, les relations qui se nouent entre réfugiés et autochtones ne peuvent être comprises sans que soient évaluées les répercussions de l'assistance humanitaire et de la politique d'asile du gouvernement. Ces hypothèses se fondent sur une étude de cas, celle d'un site agricole ouvert par le HCR dans le sud-est de la Zambie où des réfugiés mozambicains ont côtoyé pendant sept ans des agriculteurs locaux. (Résumé d'auteur

    Déplacés et réfugiés : la mobilité sous contrainte

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    Cet article évoque les multiples facettes d'un sujet d'actualité encore trop peu exploré, celui de la mobilité forcée. Cette question est abordée à travers les formes de mouvement et déplacement de population qui marquent l'histoire récente des migrations Sud-Sud. L'auteur souligne tout d'abord certains des critères qui confèrent à la mobilité forcée une place à part dans le phénomène migratoire. Les catégories de migrants forcés, leur signification et leur reconnaissance au regard du droit international et des politiques migratoires sont ensuite remises en question. La construction d'une typologie des mobilités forcées en fonction des motifs de départ témoigne de l'ampleur du champ d'étude. (Résumé d'auteur

    Communautés déracinées dans les pays du Sud

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    De novembre 1992 à 1994, entre 600 000 et 800 000 habitants de la province du Sahara ont été violemment "refoulés" vers le Kasaï d'où ils étaient originaires. L'analyse de ces événements montre comment la manipulation politique a attisé les rancoeurs déjà anciennes entre des groupes jaloux des droits découlant de l'antériorité d'occupation du territoire, et des migrants dont le nombre et le dynamisme économique menaçaient la prééminence des autochtones. Les perspectives électorales ont renforcé les repliements identitaires, favorisant les desseins de Mobutu qui n'hésita pas à pratiquer une politique de chaos pour affaiblir ses adversaires. La réinsertion des "Kasaëns", facilitée par les solidarités familiales et le soutien des églises locales et des ONG indispensable dans le contexte d'un Etat en décomposition a été observée dans les villes de Kananga et de Mbuji Mayi (agglomération devenue millénaire) et dans la région de Kabinda où l'étude d'un projet montre comment on est passé de l'intervention d'urgence aux préoccupations de développement. (Résumé d'auteur

    Communautés déracinées dans les pays du Sud

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    A des rythmes différents, les sociétés nomades des pays en développement sont en train de disparaître. Cette évolution historique semble liée en partie à l'existence d'un pouvoir central fort qui juge généralement le nomadisme incompatible avec la constitution d'un Etat moderne. Dans le cas de la Tunisie, le pouvoir colonial (1881) comme le nouvel Etat indépendant (1956) ont mis en place une politique de sédentarisation des nomades et semi-nomades. Nous en retraçons ici les étapes et en analysons l'impact en termes écologiques et en termes humains, en insistant sur les modes d'intégration des nomades à la société tunisienne. (Résumé d'auteur
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