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Bernard Dompnier, Enquête au pays des frères des anges. Les Capucins de la province de Lyon au XVIIe et XVIIIe siècles
Krumenacker Yves. Bernard Dompnier, Enquête au pays des frères des anges. Les Capucins de la province de Lyon au XVIIe et XVIIIe siècles. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 43 N°3, Juillet-septembre 1996. pp. 546-547
Gregory Hanlon, Confession and Community in Seventeenth-Century France. and Protestant Coexistence in Aquitaine
Krumenacker Yves. Gregory Hanlon, Confession and Community in Seventeenth-Century France. and Protestant Coexistence in Aquitaine. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 43 N°3, Juillet-septembre 1996. pp. 547-549
L'élaboration d'un « modèle protestant » : les synodes du Désert
Krumenacker Yves. L'élaboration d'un « modèle protestant » : les synodes du Désert. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 42 N°1, Janvier-mars 1995. pp. 46-70
Janine Driancourt-Girod, Ainsi priaient les luthériens. La vie religieuse, la pratique et la foi des luthériens de Paris au XVIIIe s., Préface de Jean Delumeau ; Janine Driancourt-Girod, L'insolite histoire des luthériens de Paris. De Louis XIII à Napoléon
Krumenacker Yves. Janine Driancourt-Girod, Ainsi priaient les luthériens. La vie religieuse, la pratique et la foi des luthériens de Paris au XVIIIe s., Préface de Jean Delumeau ; Janine Driancourt-Girod, L'insolite histoire des luthériens de Paris. De Louis XIII à Napoléon. In: Revue d’histoire moderne et contemporaine, tome 42 N°2, Avril-juin 1995. pp. 329-331
L’Anticléricalisme intra-protestant en Europe continentale (xviie-xviiie siècles)
La Réforme étant née en partie d'une critique des clercs aurait dû être prémunie du cléricalisme, d'autant qu'une de ses affirmations majeures est le principe du sacerdoce universel. Or on constate qu'il n'en est rien. Presque dès les origines, on note une critique contre le cléricalisme du corps pastoral, voire son sacerdotalisme - sa tendance à perpétuer les fonctions sacrées des prêtres. Par la suite, différents courants perpétuent cette critique, peut-être d'autant plus fortement que les Églises s'établissent et se cléricalisent réellement. La critique est encore plus vive si les pasteurs peuvent sembler trahir, par exemple quand ils quittent la France au moment de la Révocation. Elle est également forte quand de nouveaux mouvements prônent une intériorisation personnelle de la piété (on songe bien sûr au piétisme), ou dans les mouvements radicaux en butte à l'hostilité des Églises établies et de leurs clercs. Ces critiques ont-elles une unité ? Sont-elles dans le prolongement de la critique du cléricalisme de l'Église romaine, ou y a-t-il une spécificité protestante ? Une identification de type sociologique des pasteurs aux prêtres en serait-elle la source et colorerait-elle l'anticléricalisme protestant ? Le mythe de la Réforme comme " libre examen ", qui se développe au XVIIIe siècle, l'appel à la liberté de conscience jouent-ils un rôle dans ce processus ? C'est à répondre à ces questions que ce recueil tente de répondre, à travers les cas de la France, de l'Allemagne et des Provinces-Unies. Cet ouvrage inaugure la collection " Chrétiens et Sociétés. Documents et Mémoires
Les écoles de pensée religieuse à l’époque moderne
Cet ouvrage a pour but de clarifier un certain nombre de notions ou de concepts couramment utilisés quand on aborde la théologie ou la spiritualité chrétiennes des xvie et xviie siècles : école ignatienne, augustinisme, thomisme, écoles dominicaine, carmélitaine, salésianisme, école française de spiritualité. À ce titre, il intéressera aussi bien les historiens que les littéraires, les philosophes que les théologiens. C’est le fruit d’une réflexion pluridisciplinaire, associant des chercheurs de spécialités différentes mais ayant déjà tous travaillé sur ces questions, qui s’est déroulée lors d’une journée d’études organisée par le GRAC (Groupe Renaissance Âge Classique), UMR 5037, et le LARHRA (Laboratoire de Recherches Historiques Rhône-Alpes), UMR 5190, le 14 janvier 2006 ; c’est également le résultat d’une collaboration exemplaire entre chercheurs des universités Lumière Lyon 2 et Jean Moulin Lyon 3. Sans prétendre apporter une définition précise de chacune des notions envisagées, l’ouvrage cherche à en dessiner les contours, de manière à faire mieux comprendre ce qu’elles recouvrent, à signaler les références privilégiées, les réflexes terminologiques de chaque famille religieuse. Les auteurs espèrent ainsi donner des éléments permettant d’inclure ou au contraire d’exclure tel auteur, telle œuvre, de tel courant de pensée. À l’heure où la réflexion sur le « fait religieux » est reconnue commeindispensable à la culture contemporaine, les différents chapitres du livre permettront de mieux connaître des pans considérables de la pensée et de la spiritualité chrétiennes et de les classer rigoureusement. Au fil de l’ouvrage, et plus particulièrement dans sa dernière partie, une interrogation plus large se fait jour sur la notion même d’école dans le domaine de la pensée. Ce sont aussi bien les chercheurs confirmés que les débutants qui devraient pouvoir en tirer profit
Le Jansénisme au-delà des frontières. L’interaction des théologiens catholiques en France et dans les parties nord des Pays-Bas au XVIIe et XVIIIe siècles
Justice et protestantisme
Dans le royaume de France à l’écrasante majorité catholique et gouverné par un roi « très chrétien » que le sacre, en en faisant le lieutenant de Dieu sur terre, rend comptable du salut de ses sujets, la question des rapports entre protestantisme et justice est particulièrement cruciale. Du xvie au xviiie siècle la justice royale a évolué : au xvie, l’hérésie, prise en main par la justice royale, apparaît comme un crime abominable et doit être réprimée ; mais il faut aussi rétablir la paix dans le royaume déchiré par les premières guerres de religion et la justice est un des instruments qui y contribuent. Au xviie siècle, alors que la paix religieuse règne en principe depuis l’édit de Nantes, le pouvoir n’a pas perdu l’espoir de convertir les réformés, rétablissant ainsi l’unité spirituelle du royaume. Les moyens pour atteindre ce but sont divers, la législation en fait partie et les procès se multiplient à l’encontre des réformés. Après la Révocation, la justice royale pour laquelle il n’existe plus de protestants mais seulement des « sujets rebelles », s’active à les poursuivre de toutes les manières possibles. Mais ce volume ne se contente pas de faire la chronique de la répression judiciaire au service de la paix ou de l’unification religieuse du royaume. Il explore également le regard particulier sur la justice que peuvent avoir les protestants ; c’est ainsi que les récits de martyres et de massacres remettent en quelque sorte en cause le pouvoir royal, et que la littérature, en dressant un tableau de la situation des protestants et donc de la justice qui s’applique à eux, produit une « justice fictionnelle » au service de la cause réformée. Il s’interroge également sur le rôle des gens de justice nombreux dans certaines Églises réformées et qui ont pu jouer un rôle important de défense des droits de leurs coreligionnaires. Il importe enfin de replacer la question dans l’histoire plus globale de l’histoire de la justice, se demander si les protestants constituent des justiciables comme les autres, si la justice fait preuve envers eux de la souplesse qui la caractérise, si l’opinion publique ne compte pas plus que les raisons politiques dans l’évolution de la pratique judiciaire. Au-delà du constat, indéniable, d’une répression souvent très forte, l’ouvrage invite à s’interroger sur le rôle régulateur de la justice, dont l’objectif est d’abord de retisser le lien social, détruit ou menacé par telle ou telle déviance, ce qui passe quelquefois par le châtiment, mais aussi beaucoup plus souvent par le pardon ou par l’oubli. Ce livre rassemble les communications faites lors de la journée d’étude qui s’est déroulée à Angers le 28 mai 2010. Elle a été organisée par Didier Boisson, professeur à l’université d’Angers, membre du CERHIO et Yves Krumenacker, professeur à l’université Lyon 3, membre de l’Institut Universitaire de France et de l’UMR 5190 LARHRA
La coexistence confessionnelle à l’épreuve
La France de l’époque moderne connaît une situation de coexistence confessionnelle complexe. La Réforme a échoué à s’imposer et les catholiques n’ont pas réussi à éradiquer le protestantisme, ni au moment des guerres de religion, ni avec la révocation de l’édit de Nantes. Cela a obligé les membres de religions différentes à cohabiter, selon des modalités très différentes selon les lieux et les temps. C’est cette diversité qu’explore le présent volume, où alternent des analyses portant sur les modalités politiques de la coexistence, des études de cas sur les trois siècles de l’époque moderne, des bilans historiographiques sur le sujet. Les sources les plus variées sont convoquées afin de bien examiner les différents aspects de la question. Les solutions armées comme les relations pacifiques, les liens économiques comme la sociabilité au quotidien, les liens entre politiques ou membres de la République des Lettres comme ceux qui unissent les paysans ou les artisans sont tour à tour évoqués. Si le Sud de la France, particulièrement le Languedoc, est évidemment privilégié, d’autres régions sont également étudiées, que ce soit le Poitou, la petite ville alsacienne de Sainte-Marie-aux-Mines ou Paris. Ce livre rassemble les communications faites à la journée d’études qui s’est tenue à Lyon le 30 septembre 2006. Elle réunissait les meilleurs spécialistes actuels de l’histoire du protestantisme français, sous la direction de Didier Boisson, professeur à l’Université d’Angers et membre du CERHIO et d’Yves Krumenacker, professeur à l’Université Lyon 3, membre de l’Institut Universitaire de France et de l’UMR 55190 LARHRA
Jésuites et protestantisme. xvie-xxie siècles
Face à la naissance du protestantisme au xvie siècle, l’Église catholique a développé deux stratégies : la lutte contre la Réforme ; la transformation du catholicisme. Une institution semble résumer ces deux politiques : la Compagnie de Jésus, qui mène des missions contre les protestants, participe à des controverses, créé des collèges pour former l’élite catholique... Mais placer « protestants » et « jésuites » dans un affrontement systématique est un des a priori de l’historiographie qui a été mis en place dès le xvie siècle. Mais, bien qu’elle ait été régulièrement reprise et développée, cette opposition est en grande partie fausse, et d’abord parce que l’objectif premier de la Compagnie de Jésus n’est pas la lutte contre le protestantisme, mais la rénovation de l’Église grâce à une nouvelle spiritualité, une spiritualité d’ailleurs en partie commune à Luther et aux réformateurs protestants, ce que les historiens et les théologiens redécouvrent depuis quelques dizaines d’année
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