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La sélection génomique : principe et perspectives d'utilisation pour l'amélioration des populations porcines
Mention d'édition : IFIP - Institut du Porc, Paris (FRA)Mention d'édition : IFIP - Institut du Porc, Paris (FRA)L'évaluation génomique est une nouvelle méthodologie d'estimation de la valeur génétique des animaux d'élevage. Son principe est de subdiviser le génome en un très grand nombre de segments chromosomiques (SC) déterminés par un ou plusieurs marqueurs SNP (Single Nucleotide Polyrphism), d'estimer l'effet de chacun de ces SC sur les caractères d'intérêt dans une population de référence (PR) phénotypée et génotypée pour ces marqueurs, puis de calculer la valeur génomique d'individus non phénotypés en sommant les effets estimés des SC portés par ces individus. Les méthodes d'estimation des effets des SC sont nombreuses et variables en termes de précision et de temps de calculs. L'efficacité d'une sélection fondée sur cette méthodologie augmente avec l'héritabilité du caractère considéré, la taille de la PR et le niveau de déséquilibre de liaison entre marqueurs adjacents, mais est plus faible dans les populations de grand effectif génétique ou lorsque la distance génétique entre la PR et les individus évalués est grande. Chez le porc, la sélection génomique pourrait permettre d'améliorer les populations pour des caractères non mesurables en routine, d'augmenter la précision des valeurs génétiques estimées, et de sélectionner les individus de l'étage de sélection pour leur valeur en croisement et en milieu de production. Les coûts de mise en oeuvre d'une sélection génomique chez le porc seraient élevés, en raison principalement de la taille des PR nécessaires à une évaluation précise et du nombre élevé de candidats à génotyper. Le partage de PR par les différentes Organisations de Sélection et le recours aux techniques d'imputation génotypiques permettraient de maîtriser ces coûts
La sélection génomique : principe et perspectives d'utilisation pour l'amélioration des populations porcines
Mention d'édition : IFIP - Institut du Porc, Paris (FRA)Mention d'édition : IFIP - Institut du Porc, Paris (FRA)L'évaluation génomique est une nouvelle méthodologie d'estimation de la valeur génétique des animaux d'élevage. Son principe est de subdiviser le génome en un très grand nombre de segments chromosomiques (SC) déterminés par un ou plusieurs marqueurs SNP (Single Nucleotide Polyrphism), d'estimer l'effet de chacun de ces SC sur les caractères d'intérêt dans une population de référence (PR) phénotypée et génotypée pour ces marqueurs, puis de calculer la valeur génomique d'individus non phénotypés en sommant les effets estimés des SC portés par ces individus. Les méthodes d'estimation des effets des SC sont nombreuses et variables en termes de précision et de temps de calculs. L'efficacité d'une sélection fondée sur cette méthodologie augmente avec l'héritabilité du caractère considéré, la taille de la PR et le niveau de déséquilibre de liaison entre marqueurs adjacents, mais est plus faible dans les populations de grand effectif génétique ou lorsque la distance génétique entre la PR et les individus évalués est grande. Chez le porc, la sélection génomique pourrait permettre d'améliorer les populations pour des caractères non mesurables en routine, d'augmenter la précision des valeurs génétiques estimées, et de sélectionner les individus de l'étage de sélection pour leur valeur en croisement et en milieu de production. Les coûts de mise en oeuvre d'une sélection génomique chez le porc seraient élevés, en raison principalement de la taille des PR nécessaires à une évaluation précise et du nombre élevé de candidats à génotyper. Le partage de PR par les différentes Organisations de Sélection et le recours aux techniques d'imputation génotypiques permettraient de maîtriser ces coûts
Nature et amplitude des économies de coûts en production porcine
Événement(s) lié(s) : - 46. Journées de la Recherche Porcine- 46. Journées de la Recherche PorcineIn recent decades, we have observed the development of large specialized production units in many developed countries in various livestock sectors. This transformation suggests the presence of cost economies associated with farm size. Traditionally, the fall in unit costs associated with the rise in production scale is explained by technological factors such as fixities imbedded in the technology or internal scale relationships. Little attention has been paid to the role of market mechanisms. This paper argues that increasing the output size also enables farmers to pay a lower unit price of variable input when buying larger input quantities. We assess the impact of farm size on production cost and evaluate the marginal costs and margins by considering that input prices may change with the scale of production. By using hog farm data, we estimate a system of equations including a feed price function, input demand functions, and an output supply function based on a technology approximated by a combined generalized Leontief-Quadratic form. Our results suggest that the marginal costs are over-estimated when the endogeneity of feed prices is not controlled. More specifically, cost economies for large farms (enjoying the highest profits) arise from feed prices and are little affected by technological factors. In contrast, farms with no hired labour exhibit technological scale economies and achieve higher price-cost margins than large farms.Dans les dernières décennies, nous avons observé le développement de grandes unités de production en élevage dans de nombreux pays développés ce qui suggère la présence d'économies de coût liées à la taille des exploitations. Ces économies de coûts sont généralement liées à une meilleure utilisation des facteurs de production (le travail notamment) et à la répartition des coûts fixes sur un volume plus élevé de production. Bien que négligés dans les travaux sur les économies de coût, ces dernières peuvent également avoir pour origine un plus fort pouvoir de négociation des éleveurs lorsque la taille de leur exploitation s’accroit en raison notamment de la diminution des coûts logistiques de leurs fournisseurs. L’objectif de nos travaux est d’examiner la nature et l’ampleur des économies de coûts en production porcine. Nos travaux utilisent la base de données GTE de l'IFIP-Institut du Porc. Nous montrons que les coûts marginaux de production sont surestimés si nous ne tenons pas compte d’un prix unitaire de l'alimentation diminuant avec la taille de l’élevage. Même si l'effet prix de l'aliment est relativement limité, son impact est non négligeable. Il permet de réduire en moyenne les coûts marginaux de 2,4 euros par porc charcutier ce qui représente une moyenne de 7735 euros par an et par exploitation agricole
Ecoconception des aliments destinés aux porcs : analyse d’incertitude
Réduire les impacts environnementaux des productions animales reste une priorité. Formuler des éco-aliments générant de moindres impacts environnementaux peut constituer un levier d’action. Cette formulation nécessite la connaissance des impacts des intrants alimentaires, ce que rassemble la base de données ECOALIM. Ces données d’impacts sont des valeurs moyennes à l’échelle de la France et, de ce fait, ne rendent pas compte de la grande diversité des itinéraires techniques et des contextes pédoclimatiques. Ainsi, ces valeurs moyennes nationales sont-elles suffisantes pour mettre en oeuvre une écoconception des aliments du bétail ? Cette étude ambitionne d’y répondre en se basant sur une analyse d’incertitude des impacts des principales matières premières utilisées en alimentation animale (blé, maïs, orge, colza, tournesol, et leurs coproduits transformés), et des impacts des éco-aliments formulés soit à partir de données moyennes, soit à partir de données spécifiques, pour différents contextes économiques et de disponibilité en matières premières. Un échantillonnage aléatoire (N entre 500 et 1000) a été réalisé en tirant les valeurs d’impacts des matières premières dans une loi normale bornée par des valeurs minimales et maximales. Chaque jeu de données est utilisé pour comparer les impacts environnementaux et les taux d’incorporation des matières premières entre les aliments formulés à moindre coût et les éco-aliments. Pour les impacts changement climatique et consommation d’énergie, les moyennes nationales d’impacts environnementaux des matières premières s’avèrent suffisantes pour l’écoconception en permettant de réduire effectivement les impacts par rapport à la formulation à moindre coût. Les résultats sont plus variables pour les impacts consommation de phosphore et occupation des sols. De même, certaines matières premières comme le blé et le maïs requièrent des itinéraires plus précis qu’une simple situation moyenne nationale.Reducing environmental impacts of the livestock sector remains a priority. Formulating eco-feeds with lower impacts can be used as one mechanism. Doing so requires knowledge about feedstuff impacts, such as those contained in the ECOALIM database. As this database provides average values at a national scale, it can have high uncertainty due to the large variability in production techniques and soil/climate contexts for crops. Thus, the purpose of this study was to assess the relevance of eco-designing feed based on average national values. Uncertainty analysis was performed considering the variability in impact of the main crops used for pig feeds: wheat, maize, barley, rapeseed and sunflower and their processed co-products. This was applied to formulate eco-feeds within various economic contexts and conditions of feedstuff availability. A random sample (n = 500-1000) was created by drawing environmental impact values from a normal distribution truncated by minimum and maximum values. Each dataset was used to compare impacts of the eco-feed with those of an average standard feed. The effect of incorporation rates of feedstuffs was also analysed. For the impacts “energy consumption” and “climate change”, and for many feedstuffs, the use of national average data of environmental impacts appeared suitable for an eco-design implementation by feed manufacturers. Nonetheless, the ECOALIM dataset needs to be enriched with more detailed data for certain feedstuffs, such as maize and wheat, and also for certain impacts, such as “phosphorus use” and “land use”
Adiposité et amélioration génétique chez le porc : état des lieux et nouveaux enjeux pour la qualité des produits
The adiposity of carcasses of pigs slaughtered in France decreased by 45% on average from 1977 to 2016. This is the result of 40 years of production of increasingly lean animals, initiated from 1950-1960 by setting up commercial grading scales for carcasses and differentiated payment according to lean tissue content, to the detriment of fatty tissues. This evolution led to standardization of production, leading to difficulties in meeting the demand of certain market segments. However, changes have occurred in recent years within the French pork industry, resulting in a renewed interest in fat and the desire to move towards greater diversification of produced and marketed carcasses. Indeed, adipose tissues have many advantages, both for the processing of cured meat products and delicatessen products (fat cover), as well as for sensory and nutritional qualities of products (intramuscular lipids).This review provides an update on pig genetic improvement in France in relation to adiposity and product quality. After a reminder of the importance of adipose tissues for meat quality and the characteristics of these tissues, factors of variation of adiposity and traits related to the amount of fat considered in breeding programs (measurement methods, genetic parameters) are presented. An inventory of the genetic variability that remains within French pig populations (selected breeds and local breeds) in terms of quantity and distribution of adipose tissues is drawn up. This assessment is necessary to define future selection strategies in order to better meet the various expectations of the pork industry and consumers.L’adiposité des carcasses de porcs abattus en France s’est réduite en moyenne de 45% entre 1977 et 2016. Ce constat est le résultat de 40 années de production d’animaux de plus en plus maigres, initiée dans les années 1950-1960 par la mise en place des grilles de classement commercial des carcasses et de paiement différencié en fonction de leur teneur en tissus maigres, au détriment des tissus gras. Cette évolution a conduit à une standardisation de la production, entraînant des difficultés pour répondre à la demande de certains segments de marché. Toutefois, une nouvelle évolution s’opère depuis quelques années au sein de la filière porcine française, se traduisant par un regain d’intérêt pour le gras et la volonté de s’orienter vers une plus grande diversification des carcasses produites et commercialisées. En effet, les tissus adipeux présentent de nombreux atouts, tant pour la transformation en produits de charcuterie et salaison (gras de couverture), que pour les qualités sensorielles et nutritionnelles des produits (lipides intramusculaires).Cette synthèse fait le point sur les évolutions de l’amélioration génétique du porc en France en lien avec l’adiposité et la qualité des produits. Après un rappel sur l’intérêt des tissus adipeux pour les qualités des viandes et sur les caractéristiques de ces tissus, les facteurs de variation de l’adiposité et les caractères de quantité de gras pris en compte dans les programmes d’amélioration génétique (méthodes de mesure, paramètres génétiques) sont présentés. Un état des lieux de la variabilité génétique qui demeure au sein des populations porcines françaises (races sélectionnées et races locales) en termes de quantité et de répartition des tissus adipeux est dressé. Ce bilan est nécessaire pour définir les futures stratégies de sélection, afin de mieux répondre aux diverses attentes des industriels et des consommateurs
Emissions of gas and dust form Livestock
This book provides a compilation of the papers presented at thefirst International Symposium on EMIssion of gas and dust fromLIvestock (EMILI 2012). In regions of intensive livestock production,many countries must cope with environmental impacts due to livestockactivities.These impacts concern all compartments of the environment: water, soiland air. According to national emissions inventories, livestock activitiesare major contributors of pollutant gas emissions, such as nitrous oxide,methane, ammonia and dusts. For many years, scientific research hasfocused on quantifying these emissions more accurately, understandingthe emitting processes and proposing mitigation strategies.This symposium was held in 2012 to provide an overview of the state-ofthe-art research on these topics. Organized in six parallel sessions, it aimedto communicate up-to-date information on emission factors, emittingprocesses, mitigation series, modeling, measuring methods and also theenvironmental evaluation of pig, poultry and cattle production
La prise en charge de la douleur lors de la caudectomie et de la castration des porcelets
Pain relief at piglet tail docking and castrationMeloxicam treatment of piglets is routinely performed in France to alleviate pain due to surgical castration. Two trials were carried out using a similar experimental protocol in order to 1.) evaluate the efficacy of meloxicam (M) to relieve pain due to tail docking (Q) performed at 2 or 5 days of age, 2.) evaluate the influence of tail docking (Q) and surgical castration (C) performed at the same time, and evaluate, in this situation, the efficacy of meloxicam associated or not with butorphanol (B) to relieve pain. In trial 1, piglets were tail docked with hot cautery iron at 2 or 5 days of age after i.m. injection of meloxicam (M) or saline (P) or were only handled (T). In trial 2, 2-day old piglets allocated to five experimental groups were compared: C/M, Q/M, QC/M, QC/MB, QC/P. Post-operative behaviour was recorded in 24 piglets per treatment and age and blood sampling was performed on 21 to 23 other piglets.Tail docking induced more tail trembling (P < 0.001) but other post-surgical behaviours did not differ significantly between treatments. Plasma cortisol was lower in T than in P piglets (P < 0.05) and intermediate in M piglets (77.2 ± 22.4, 86.7 ± 18.1 and 97.8 ± 25.5 ng/ml in T, M and P piglets, respectively), suggesting a partial pain relief. Pain-related indicators varied with age but it was not possible to conclude whether tail docking is more or less painful at one or the other age.Performing both interventions at 2 days of age induced an acute pain similar to that observed after castration alone. Standing and exploring were more frequent (P < 0.05) while plasma cortisol level was lower (P < 0.1) in QC/MB than in QC/M piglets. The responses of piglets suggested better pain alleviation by MB than by M treatment but this alleviation was still incomplete.La prise en charge de la douleur lors de la caudectomie et de la castration des porceletsL’analgésie sous méloxicam est pratiquée en France lors de la castration des porcelets. Deux essais ont été mis en place pour 1.) évaluer l’intérêt d’une pratique similaire lors de la caudectomie (Q) pratiquée à 2 ou 5 jours d’âge, 2.) mesurer les effets de la réalisation simultanée de la caudectomie (Q) et de la castration (C), et envisager dans ce cas la possibilité de réduire la douleur via l’utilisation de méloxicam (M), associé ou non à du butorphanol (B). Dans l’essai 1, les porcelets de 2 ou 5 jours ont la queue coupée et cautérisée après l’administration de méloxicam ou d’un placebo (P) ou sont simplement manipulés (T). Dans l’essai 2, cinq traitements sont comparés chez des porcelets de 2 jours : C/M, Q/M , QC/M, QC/MB, QC/P. Le comportement post-opératoire est suivi pour 24 porcelets par traitement et par âge et un prélèvement sanguin effectué sur 21 à 23 autres animaux.La caudectomie entraîne des tremblements de la queue (P < 0,001) mais les autres comportements post-opératoires ne diffèrent pas entre les trois traitements. La concentration en cortisol plasmatique est plus faible chez les porcelets T que P (P < 0,05) et intermédiaire chez les M (respectivement 77,2 ± 22,4, 86,7 ± 18,1 et 97,8 ± 25,5 ng/ml pour T, M et P), suggérant une analgésie imparfaite. Les indicateurs de la douleur diffèrent en fonction de l’âge mais il n’est pas possible de conclure si l’intervention est plus ou moins douloureuse à l’un ou l’autre âge.La réalisation simultanée des interventions à 2 jours induit une douleur peu différente de celle due à la castration seule. Le temps passé debout et en exploration est plus élevé pour les porcelets QC/MB que QC/M (P < 0,05) et la teneur en cortisol plasmatique plus faible (P < 0,1). La douleur est mieux prise en charge par MB que par M, mais cette prise en charge reste incomplète
La frustration du comportement exploratoire peut-elle déclencher du cannibalisme ?
National audienceThe objective of this study was to build a model of cannibalism based on the frustration of exploratory behaviour. The study was conducted on two experimental sites, INRA (trial 1) and IFIP (trial 2), using a similar protocol conducted on two batches of piglets. For each batch, piglets were submitted during the post weaning phase (PS) to two levels of enrichment. In trial 1, the animals were raised on slatted floors with a progressive supply of objects such as chain, plastic pipe or rope (E-), changed every 2 weeks or without objects (A). In trial 2, the animals were raised either on straw bedding (E+) or on slatted floor with the same progressive enrichment as E-. During the fattening phase in both trials, pigs had no access to enrichment materials (A) or had ropes and plastic pipes for four days (OBJ). Twelve pens of eight (trial 1) or 10 (trial 2) pigs were allocated per treatment. Tail and ear injuries were scored three times in PS and daily for the first two weeks in the fattening period. The behavioural activity was recorded three times by direct observation during the PS phase (scan sampling). During the fattening phase, investigative behaviour and social activity were continuously scored for a period of two hours, from video recording, at D4 (before removal of objects) and D7. The occurrence of tail and ear lesions was scarce in both trials in PS phase, and only three pens of fattening pigs were affected by cannibalism in trial 2. The cannibalism model was not validated in any trials but responses confirmed the role of novelty and attractiveness on investigative behaviour
Medibate, un modèle dynamique des flux d’énergie directe et indirecte dans les bâtiments d’élevage de porcs pour l’aide à la décision : Structure du modèle et premières applications
Dans les élevages de porcs, les consommations d’énergie directe sont, par nature, dépendantes des échanges thermiques entre les bâtiments et leur environnement, eux-mêmes conditionnés par la gestion de l’ambiance des salles. L’impact de ces conditions d’ambiance sur les performances des porcs en croissance est par ailleurs bien connu au travers de nombreuses publications au cours des vingt dernières années. Il est donc apparu possible et pertinent de réaliser un outil d’aide au conseil basé sur un modèle dynamique (MEDIBATE). L’objectif de ce modèle est de prédire les consommations d’énergie occasionnées par le chauffage et la ventilation des salles d'élevage, en relation avec des variables d’action comme les caractéristiques de la salle (isolation…), les équipements (chauffage, ventilation), la gestion de l’ambiance (températures de consigne…) et les animaux (nombre, stade). La structure du modèle et les équations utilisées sont décrites dans ce papier. La température est prédite toutes les 30 secondes. In fine, le modèle obtenu est en mesure de simuler la température d’une salle avec un écart journalier moyen de 0,32°C (±0,19°C) par rapport à des enregistrements réalisés in situ en stations expérimentales, soit un écart inférieur à la précision des sondes de température utilisées pour les mesures. La température prédite permet dans le même temps de simuler le taux de ventilation et le niveau de chauffage nécessaires pour respecter les consignes choisies par l’utilisateur. Une prédiction des consommations d’énergie directes peut alors être réalisée. Les flux d’énergie indirecte sont estimés à partir de la prédiction de la consommation moyenne journalière d’aliment, en tenant compte du poids vif de l’animal et de la température ambiante. L’association future d’un bilan économique à ce modèle permettra d’évaluer le résultat de la mise en oeuvre de différents choix techniques.In pig farms, direct consumption of energy depends on thermal exchanges between indoor and outdoor, which are related to the rules of climate management in the rooms. Besides, the impact of indoor climate conditions on pig growth and efficiency is well known through an extensive literature over the last twenty years. Therefore, it appeared possible and consistent to support field advice by designing a tool based on a dynamic model (called MEDIBATE). This model represents and predicts at barn room level the energy balance impacted by ‘action levers’ such as room characteristics (insulation) and equipment (heating, ventilation), climate control management (temperature driving) and animals (number, status). The general design and the equations involved in MEDIBATE are described in this paper. The temperature is predicted every 30 seconds. The results are evaluated and compared to values measured in an experimental farm. This comparison shows an average daily gap of only 0.32°C (±0.19°C), lower than the accuracy of the monitoring device. The model also simulates the ventilation rate and heating required to reach the target temperature allowing the calculation of direct energy consumption. Indirect energy is calculated through the prediction of daily feed intake, considering the effect of both the live weight and ambient temperature. Finally, economic calculations will be added to the model to allow the comparison of different housing design and management strategies
Première expérience d'utilisation de semence de la Cryobanque Nationale comme outil de gestion de la variabilité génétique en race locale porcine
National audiencePreservation of genetic variability of local pig breeds lies on a rigorous management of matings. Semen stocks preserved in the national cryobank constitute a patrimonial safeguard intended to reconstitute breeds in case of extinction. The goal of the present experience is to use frozen semen of the national cryobank to manage genetic diversity in farms, thus showing the complementarities of in situ maintaining of local breeds and ex situ cryopreservation. Sows of Porc Blanc de l’Ouest (PBO) and Bayeux breeds have been herded together to be inseminated with semen from the cryobank. Animals have been chosen according to the coefficients of coancestry in order to give birth to animals lowly related to the active population. Four PBO sows farrowed 28 piglets of which 14 males. Four boars and 9 gilts born from frozen semen have been kept for reproduction on farms and 2 boars entered an AI centre to complete the national cryobank. On the other hand, only one Bayeux out of 7 farrowed. This poor performance can be linked to parity (multiparous) and sow’s behaviour in group, to inbreeding of sows and to sanitary problems. As far as breeding conditions are well controlled, frozen semen can be used to manage genetic variability of breeds in conservation.Le maintien de la variabilité génétique des races locales porcines repose sur une gestion rigoureuse des accouplements. Le stock de semences conservées dans la Cryobanque Nationale constitue une sauvegarde du patrimoine destiné à permettre la reconstitution d'une race en cas d'extinction. L’expérience concerne l’utilisation des stocks de la Cryobanque Nationale pour gérer la variabilité en élevage, montrant ainsi la complémentarité des outils de conservation in situ et ex situ. Quatre truies Porc Blanc de l'Ouest (PBO) et 7 truies Bayeux ont été regroupées sur un site pour être inséminées avec de la semence conservée dans la cryobanque. Les reproducteurs ont été choisis sur des critères de parenté de façon à recréer des animaux faiblement apparentés avec la population active. Les quatre truies PBO ont mis bas 28 porcelets dont 14 mâles. Quatre verrats et neuf cochettes nés à partir de semence congelée sont partis en élevages pour la reproduction et deux verrats sont entrés en CIA pour compléter les stocks de semence de la cryobanque. En revanche, en race Bayeux, une seule truie sur sept a mis bas. Pour cette race, les mauvais résultats de reproduction peuvent être attribués à la parité (multipares) des truies et à leur comportement après regroupement, à leur consanguinité élevée ainsi qu’à des problèmes sanitaires. La semence congelée peut donc être utilisée pour gérer la variabilité génétique dans le cadre de la conservation de races sous réserve de maîtrise des conditions d’élevage
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