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    Les tombeaux de J. Edouard du Monin, et de Jean des Caurres, tous deux intimes amis. A Paris, M.D.LXXXVII. Chez Estienne Prevosteau Imprimeur & Libraire, demeurant au cloz Bruneau pres le puits certain.

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    Ancien possesseur : Galleville, Jacques Boivin decollation : [1, 1 bl.], 3-24, 1-33, 35 (=34), 34 (=35), 36-87, [1 bl.], 89-94, [2 bl.] p. (sig. ã8 ẽ4 A8 B4 C8 D4 E8 F4 G8 H4

    Recueil d'epitahes [sic] en diverses langues composez par plusieurs doctes hommes de France & autres, sur le trespas de Jean Edoard du Monin, & de Jean des Caurres Principal du college d'Amiens, tous deux intimes amis, & sçavants personnages. A Paris, Chez Estienne Prevosteau Libraire & Imprimeur, demeurant au cloz Bruneau, pres le puits Certain. M. D. LXXXVII.

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    Ancien possesseur : Galleville, Jacques Boivin decollation : [1, 1 bl.], 3-24, 1-33, 35 (=34), 34 (=35), 36-87, [1 bl.], 89-94, [2 bl.] p. (sig. ã8 ẽ4 A8 B4 C8 D4 E8 F4 G8 H4

    CONTRA LOS ESTEREOTIPOS: RENATO RODRÍGUEZ Y LA ENTREVISTA LITERARIA

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    A pesar de su condición de outsider —o quizás por eso mismo — la crítica literaria ha considerado que la obra y trayectoria de Renato Rodríguez son representativas de lo que sería una auténtica vocación literaria. Ajeno a los imperativos que el mercado impone actualmente sobre los autores y, a la vez, leído y respetado por la institución crítica, son pocas las entrevistas que este autor ha concedido. Por ello es que en este trabajo nos preguntamos: ¿cómo ha asumido Rodríguez ese diálogo, obligado ritual contemporáneo de consagración para los escritores?, ¿podrían estas entrevistas considerarse material secundario o apoyo para comprender su escritura? Desde nuestra perspectiva, y apoyados en las ideas de Ángel Rama, Néstor García Canclini y Leonor Arfuch sobre el género, las entrevistas son utilizadas por Rodríguez para precisar y aclarar ciertos estereotipos, ideas preconcebidas sobre él como autor y su obra. El autor, así, las maneja como un espacio de intervención desde donde hacerse oír, quizás no tanto por el público, sino por la crítica literaria.Against Stereotypes: Renato Rodríguez and the Literary InterviewABSTRACTIn spite of his condition as an outsider —or perhaps because of that condition—, literary criticism has considered that the work and the trajectory of Renato Rodríguez are representative of an authentic literary vocation. Indifferent to the imperatives of the market on authors, while, at the same time, read and respected by the critics, this author has granted very few interviews. Thus, we ask here: how has Rodríguez assumed this dialogue, an obligatory contemporary consecration ritual for writers?; could these interviews occupy a designated place within the author’s work?; could they be considered just secondary or supporting material to understand his writing? From our perspective and based on the ideas of Ángel Rama, Néstor García Canclini and Leonor Arfuch, the interviews are used by Rodríguez in order to specify and clarify certain preconceived ideas about himself and his work. Thus, he participates in them as a space from which he can make himself heard, perhaps not so much by the public, but more by the literary critics.Contre les stéréotypes : Renato Rodríguez et l’interview littéraireRÉSUMÉMalgré sa condition d’outsider —ou peut-être juste à cause de cela—, la critique littéraire a considéré que l’oeuvre et la carrière de Renato Rodríguez sont représentatives de ce qui serait une véritable vocation littéraire. Étranger à ce que le marché impose actuellement aux auteurs et, en même temps, lu et respecté par l’institution critique, cet auteur a accordé très peu d’interviews. C’est pourquoi dans ce travail l’on se pose ces questions : Rodríguez, comment a-t-il assumé ce dialogue, ce rituel contemporain obligatoire de consécration pour les écrivains ?, et ces interviews, pourraient-elles être considérées comme du matériel secondaire ou d’appui pour comprendre son écriture ? Depuis notre perspective, et sur la base des idées d’Ángel Rama, de Néstor García Canclini et de Leonor Arfuch par rapport au genre, les interviews sont employées par Rodríguez pour préciser et clarifier certains stéréotypes : des idées préconçues sur lui comme auteur et sur son oeuvre. Alors, l’auteur les emploie comme un espace d’intervention pour se faire écouter du public, mais surtout de la critique littéraire.Contra os estereótipos: Renato Rodríguez e a entrevista literáriaRESUMOApesar de sua condição de outsider —ou talvez por isso mesmo— a crítica literária tem considerado a obra e trajetória de Renato Rodríguez como representativas do que poderia ser uma autêntica vocação literária. Sendo contrário às imposições atuais feitas pelo mercado aos escritores e, ao mesmo tempo, lido e respeitado pela instituição crítica, são poucas as entrevistas ministradas por este autor. Por isso neste trabalho nos perguntamos: como assumiu Rodríguez esse diálogo, ritual contemporâneo atual e obrigatório para consagrar os escritores?, poderiam estas entrevistas ser consideradas como material secundário ou de apoio para compreender sua escritura? Do nosso ponto de vista, e também sustentados nas idéias de Ángel Rama, Néstor García Canclini e Leonor Arfuch sobre o gênero, as entrevistas são utilizadas por Rodríguez para determinar e esclarecer alguns estereótipos, idéias preconcebidas sobre ele como autor e sobre sua obra. Desta forma o autor controla um espaço de intervenção a partir do qual se faz ouvir, talvez nem muito pelo público, mas sim pela crítica literária

    Bible historiale moyenne complétée de Pierre le Mangeur , traduction avec gloses de Guiart des Moulins .

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    Bible Historiale complétée moyenne avec le grand Job. N’apparaissent pas les livres d’Esdras et de Néhémie. La litanie en prose comprend les saints normands et s. Louis (f. 248v). « Ci commence la Bible hystoriaux ou les hystoires escolastres (rubr.) ». « Pour ce que li deables ... -... avecquez touz vous. Amen. Explicit Apocalipsis ».Prologues, table générale et table des chapitres de la Genèse (f. 1r-3) ; Genèse (f. 3-44v) ; Exode (f. 45-70v) ; Levitique (f. 70v-79) ; Nombres (f. 79-96) ; Deutéronome (f. 96-108v) ; Josué (f. 108v-115) ; Juges et Ruth (f. 115-124v) ; Livres des rois (Livre I : f. 124v-136 ; Livre II : f. 136-145v ; Livre III : f. 145v-161 ; Livre IV : f. 161-178) ; Grand Job (f. 178-187v) ; Petit Job (f. 187v-188) ; Tobie (f. 188-192) ; Jérémie (f. 192-202v) ; Judith (f. 202v-210) ; Esther (f. 210-217v) ; Psautier avec cantiques et litanies (f. 218-249) ; Proverbes, texte incomplet du début (f. 250-259v) ; Ecclésiaste (f. 260-263) ; Cantique des cantiques (f. 263v-265) ; Sagesse (f. 265-272) ; Ecclésiastique (f. 272-290) ; Isaïe (f. 290-310v) ; Jérémie (f. 310v-331 ; Lamentations : f. 331-333) ; Baruch (f. 333-336) ; Ezéchiel (f. 336-354) ; Daniel (f. 354-362) ; Prophètes mineurs (Osée : f. 362-365v ; Joël : f. 365v-366v ; Amos : f. 366v-369 ; Abdias : f. 369r-v ; Jonas : f. 369v-370 ; Michée : f. 370-371v ; Nahum : f. 371v-372v ; Abacuc : f. 372v-373v ; Sophonie : f. 373v-374 ; Aggée : f. 373v-375 ; Zacharie : f. 375-378 ; Malachie : f. 378-379) ; Macchabées I et II (Livre I : f. 379-391v ; Livre II : f. 391v-399v) ; Évangiles (s. Matthieu : f. 400-414v ; s. Marc : f. 414v-425 ; s. Luc : f. 425-442 ; s. Jean : f. 442-455) ; Épîtres de s. Paul (f. 455-486), Actes des apôtres (f. 486-499v) ; Épîtres canoniques (f. 499v-505) ; Apocalypse (f. 505-511).Selon C. Van Hoorebeeck, le ms. Français 2 fit partie de la Librairie du Louvre (Hoorebeeck 2015, p. 456). L’exécution du ms. date, en effet, du 3e quart du XIVe s. ; le volume est richement décoré ; sa décoration secondaire est parisienne. Aucun des incipits indiqués pour les Bibles en français des inventaires des collections du roi Charles V ne correspond cependant à ceux du ms. BnF, Français 2. Trois Bibles sorties prématurément du Louvre, Bibles en français, en un volume, pourraient correspondre à cette Bible historiale : les articles 1 (la Bible n’est plus aujourd’hui identifiée au ms. BnF, Français 167), 2 et 3 de l'inventaire A établi en 1380 (ms. BnF, Français 2700). Le mode de transmission éventuelle de ces trois exemplaires à Jeanne de Navarre (1370-1437), fille de Charles le Mauvais, épouse en 1res noces (1386) de Jean de Montfort, duc de Bretagne, puis du roi d’Angleterre Henri IV (1403), dont il porte la signature, est toutefois obscur. Au bas du f. 465v, se lit, en effet, une signature à la pointe : « La R. Jahanne. Tout dyz bien », au-dessus, une autre signature « M. Aroudell ». Au f. 511, en marge, une note, aujourd'hui grattée, a été déchiffrée par L. Delisle : « Jeanne, royne d’Engleterre, ducesse de Bretagne, fille de roy de Navarre » (Delisle 1897, p. 390-391). Le ms. passa, du vivant de la reine, entre les mains du chevalier Jean Stanley, qui le 10 septembre 1427, dans l’abbaye de N-D de Chester, l’offrit à Homphrey de Lancastre (1390-1447), duc de Gloucester (1414 à 1447) qui, entre autres mss de la Librairie du Louvre, posséda les mss BnF, Français 12583 (Roman de Renart) et la traduction française du Tite Live (Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 777). Au f. 511, se lit la mention : « Le dixiesme jour de septembre, l’an mil quatre cens vingt et sept, fut cest livre donné a tres hault et tres puissant prince Humfrey, duc de Gloucestre, conte de Haynnau, Hollande et protecteur etc, deffenseur d’Engleterre, par sir Jehan Stanley, chevalier, ledit prince estant en l’abbaye Nostre Dame a Chestre ». Sous cette première inscription de 1427 s’en trouve une autre de 1461 : « Le XVe jour de novembre, l’an mil CCCC soixante et ung fut aceté ce present livre a Londres en Engleterre par Philippe de Laon, escuier d’escuirie de treshault et puissant prince monsr le bon ducq Philipes, par la grasse Dieu ducq de Bourgongne, de Brabant, etc » (voir Hoorebeeck 2014, p. 199, 311, 575). Appartenant à la bibliothèque du cardinal Mazarin(Omont 1913, IV, p. 283, n. 70 de l'inventaire), ce volume est entré à Bibliothèque royale en 1668, à l'occasion de l'échange entre les collections royales et celles du Collège des Quatre Nations fondé par Mazarin (Delisle 1868, I, p. 281-283).Lieu de copie : Pari

    Grande Bible historiale complétée, adaptation de la Bible historiale de Guiart des Moulins, à partir de l'Historia scholastica de Pierre le Mangeur.

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    Numérisation effectuée à partir d'un document original.Appartient à l'ensemble documentaire : RegiaCharlesVF. 1-545 [Grande Bible historiale complétée] Le manuscrit qui contient le Grand Job, le Paralipomenon et les Livres d’Esdras et de Néhémie, a été classé par Éléonore Fournié parmi les Grandes Bibles historiales complétées, traduction par Guiart des Moulins de l’Historia Scholastica de Pierre Comestor, complétée au XIVe s. par la Bible du XIIIe siècle : cf. « Catalogue des manuscrits de la Bible historiale », 3/3, n° 116, p. 42-44 : http://acrh.revues.org/index1469.html, et Samuel Berger, 1884. F. 1-2v. F, 1. [Prologue de Guiart des Moulins]. « Pour ce que le dyable qui chascun jour…-… fus je esleus et fait doien de Saint Pierre d’Aire dont je estoie chanoines si comme devant est dist ». – F. 1r-v. [Table générale]. « Cy sont les Livres ystoriaulz de la Bible qui en ce livre sont translatés de latin en françois et tout par ystoires escolastres (rubr.) ». – F. 1v-2. [Table des chapitres du Livre de la Genèse]. – F. 2r-v. [Préface de Pierre Comestor]. « Cy aprés commence unes lettres que le maistre des ystoires que Pierre, prestre et doyen de Treves envoya au commencement de son ouvrage a l’arcevesque de Sens pour son ouvrage corriger, se mestier en eust (rubr.) ». « A honorable pere et son chier seigneur…-… veuille limer mon rude engin ». – F. 2v. [2e prologue de Guiart des Moulins]. « Cy doit l’en savoir que j’ay translaté les livres ystioriaux de la Bible selonc I tiexte d’icelle (rubr.) ». « Du palays de roy…-… a l’aide de celui qui est princes de toutes choses ». F. 1-288v. [Première partie : Genèse-Pautier]. F. 1-41. Livre de la Genèse. – F. 42-67. Livre de l’Exode. – F. 67-75. Livre du Lévitique. – F. 75-91v. Livre des nombres. – F. 91v-104. Deutéronome. F. 91v-92. – F. 104-110. Livre de Josué. – F. 110-119v. Livre des Juges. – F. 120-131v. Premier Livre des Rois. – F. 131v-143. Deuxième Livre des Rois. – F. 143-161. Troisième Livre des Rois. – F. 161-179v. Quatrième Livre des Rois. – F. 180-189v. Paralipomenon I (sans table des chapitres). – F. 190-203v. Paralipomenon II (sans table des chapitres). – F. 203v-207v. Esdras I (sans table des chapitres). – F. 207v-212v. Livre de Néhémie (sans table des chapitres). – F. 212v-128v. Esdras II. – F. 219-229. Le Grand Job. – F. 229-230. Le Petit Job. – F. 230-234. Livre de Tobie. – F. 234-244v. Livres d’Ezéchiel, Daniel et Susanne. – F. 245-252v. Livre de Judith. – F. 252v-257. Livre d’Esther. – F. 257-260v. « Du roy Ochim, du roy Arsaine, du roy Daire, du roy Alixandre le Grant, des .X. lignees, du roy Tholomee Philadelphe, de plusieurs autres paiens ». – F. 262-288v. Psautier et Litanies. F. 290-545. [Deuxième partie : Proverbes-Apocalypse, sans tables des chapitres]. F. 290-301. Proverbes. – F. 301-304v. L’Ecclésiaste. – F. 304v-306v. Cantique des cantiques. – F. 306v-313. Livre de la Sagesse. – F. 313-330. L’Ecclésiastique. – F. 330-350. Isaïe. – F. 350-370v. Jérémie. – F. 370v-372v. Lamentations. – F. 372v-375v. Baruch. – F. 375v-392v. Ezéchiel. – F. 392v-399v. Daniel. – F. 399v-402v. Osée. – F. 402v-404. Joël. – F. 404-406. Amos. – F. 406r-v. Abdias. – F. 406v-407. Jonas. – F. 407-409. Michée. – F. 409r-v. Nahum – F. 409v-410v. Habaquq. – F. 410v-411v. Sophonie. – F. 411v-412. Aggée. – F. 412-415. Zacharie. – F. 415-416. Malachie. – F. 416-428v. Premier Livre des Maccabées (avec table des chapitres). – F. 428v-437. Deuxième Livre des Maccabées (avec table des chapitres). – F. 437-451v. Évangile selon s. Mathieu. – F. 451v-461v. Évangile selon s. Marc. – F. 462-479. Évangile selon s. Luc. – F. 479-491v. Évangile selon s. Jean. – F. 491v-520v. Épîtres de s. Paul. F. 491v-497. Épître aux Romains ; f. 497-502. Première Épître aux Corinthiens ; f. 502-505v. Deuxième Épître aux Corinthiens ; f. 505v-507v. Épître aux Galates ; f. 507v-509. Épître aux Éphésiens ; f. 509-510. Épître aux Philippiens ; f. 510-511. Épître aux Colossiens ; f. 511-512v. Première Épître aux Thessaloniciens ; f. 512v-513. Deuxième Épître aux Thessaloniciens ; f. 513-514. Première Épître à Timothée ; f. 514-515. Deuxième Épître à Timothée ; f. 515-516. Épître à Tite ; f. 516r-v. Épître à Philémon ; f. 516v-520v. Épître aux Hébreux. – F. 520v-533v. Actes des apôtres. – F. 533-545. Épîtres catholiques (intégrées aux Actes des apôtres, introduites non par une peinture mais par une initiale ornée, 10 l). F. 533v-534v. Épître de s. Jacques ; f. 534v-536. Première Épître de s. Pierre ; f. 536-537 Deuxième Épître de s. Pierre ; f. 537-538. Première Épître de s. Jean ; f. 538r-v. Deuxième Épître de s. Jean ; f. 538v. Troisième Épître de s. Jean ; f. 538v-539. Épître de s. Jude. – F. 539-545. Apocalypse de s. Jean.Le ms. a appartenu à Jean, duc de Berry. Léopold Delisle, suivi par nombre d’historiens (Éléonore Fournié, "Catalogue des manuscrits de la Bible historiale", 3/3, n° 116), a identifié le manuscrit avec le volume décrit dans les inventaires de la Librairie de Jean de Berry dès 1402 : 1° inventaire de Guillaume de Ruilly, 1402 (BnF, Français 11496, n° 950) : « Item une tres belle Bible en françois, escripte de lettre de fourme, tres richement historiee au commancement, garnie de quatre fermouers d’or, es deux desquelx a deux balais et es deux autres deux saphirs, en chascun deux perles, emaillez es armes de France ; et au bout des tiranz, en chascun, un bouton de perles, et sur le tixu d’un chascun petites flours de lis d’or clouees ; et y a une pipe de deux testes de serpent garnie de seignaulx » (BnF, Français 11496, n° 950) ; 2° inventaire de Robinet d’Estampes, 1413 : même description (Guiffrey, I, p. 224, n° 853) ; 3° compte de Jean Lebourne, 1416 (Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms. 841). En l’absence des incipits, non précisés, les éléments manquent cependant pour confirmer cette hypothèse.L'ex-libris de Jean de Berry figure à la fin du Livre de Job (f. 218v) : « Ceste Bible est a Jehan filz de roy de France, duc de Berry et d’Auvergne, conte de Poitou et d’Auvergne [et de Boulongne : ajouté d’une autre main]. – Jehan ». Il est précisé dans l’inventaire établi en 1416 par Jean Lebourne, exécuteur testamentaire du duc, que la Bible citée sous le n° 853 fut rendue, après la mort de Jean de Berry, à Jean Maulin, garde de la Librairie du Louvre : « A maistre Jehan Maulin, clerc du roy nostre sire en sa Chambre des comptes a Paris et garde de ses livres et librairie, auquel les executeurs ont ordonné estre bailié et delivré pour remettre en la librairie du roy ung tres belle Bible en françois, escripte de lettre d efourme, prisee 240 livres parisis ; laquelle Bible le roy fist pieça bailler a feu mondit seigneur pour icelle veoir, si comme par ses lettres adreçans a Giles Malet, faictes le .VI.e jour de novembre 1383, peut apparoir ; pour ce ladite somme de 300 livres tournois (Bibliothèque Sainte-Geneviève, ms 841, cité par Delisle, Recherches, I, p. 151, n° VIII). Par la finesse de son exécution, la richesse de son illustration et de sa décoration secondaire, le ms. BnF, Français 20090 pourrait avoir été une commande royale ou princière. Il ne porte, cependant, aucune marque d’appartenance royale visible et n’est pas mentionné dans les inventaires de la librairie établis entre 1411 et 1424. D’autre part, comme l’a souligné François Avril, l’entrée du volume dans la bibliothèque des Armagnac serait alors peu compréhensible. En effet, le manuscrit se trouvait, dans la seconde moitié du XVe siècle, entre les mains du petit-fils du duc de Berry, Jacques d’Armagnac, duc de Nemours, ainsi que le signale la dédicace à la fin de l’ouvrage f. 545) dont les deux dernières lignes, grattées, sont lisibles à la lampe de wood : « Ce livre de la Bible bien conplete [est au duc de Nemours, conte de la Marche. – JACQUES. Pour Carlat] ». Quelques lettres, vraisemblablement de sa devise « Fortune d’amis » sont encore lisibles sur les tranches du manuscrit. : cf. S. Amato Blackman, The Manuscripts and Patronage of Jacques d’Armagnac…, I, p. 368. L’ouvrage fut acheté par Jean-Baptiste-Denis Guyon, seigneur de Sardière, dont l’ex-libris est inscrit au bas des ff. 1 et 545. Peut-être l’avait-il acquis lors de la vente de la bibliothèque du château d’Anet : cf. G. de Bure, Catalogue de livres de feu M. le duc de La Vallière, I : Première partie, Paris, 1783, « Théologie », p.30, n° 113. Le manuscrit faisait partie au XVIIIe siècle de la collection du bibliophile Louis César de La Baume Le Blanc (1708-1780), dernier duc de La Vallière, dont il porte la cote au haut de la garde du plat supérieur : « 17 ». Il est répertorié sous le n° 113 dans le catalogue de vente des livres du duc en 1783 : « Les livres ystoriaulz de la Bible qu en ce livre sont translatés de latin en françois et tout par ystoires escolastres, in-fol., fort epais, m. r. dent. » (cf. G. de Bure, p.30, n° 113). Il entra, à l’occasion de cette vente, à la Bibliothèque royale. Anciennes cotes inscrites sur le recto de la garde du plat supérieur : [LaVallière] « 17 » ; [Catalogue de vente La Vallière] « 113 ».Lieu de copie : Pari

    De mens als vreemdeling

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    Camus, dans ,Le Mythe de Sisyphe', définit 1' a b s u r d i t é comme un dialogue entre l'homme et Ie monde, dialogue, ot I'homme réclame la raison d'être sans que son interlocuteur lui réponde. Dans ,L'Etranger', cependant, cette pensée ne se retrouve pas explicitemmt. Camus fait parler son personnage sans que celui-ci nous livre une image de sa personne. Le lecteur se trouve par lA dans une situation absurde. I1 est en état d'éprouver personnellement I'absurdité, c'est-A-dire le sens du non-sens. ,Caligula' et ,Le Malentendu' se completent l'un I'autre. 11s augmentent la tension des pôles du dialogue entre l'homme et le monde, dialogue sinon tout-à-fait interrompu, au moins continuellement troublé. Dans les deux pièces l'homme s'efforce A se délivrer de lui-même; dans ,CaligulaY en éprouvant sa subjectivité comme absolue, dans ,Le Malentendu' par un effort, non moins impossible, de se conformer au monde. Ici aussi, Camus fabrique de I'absurdité, pour ainsi dire, et l'organise par I'intermédiaire de l'oeuvre d'art quí, comme produit de l'homme, appartient au monde et se tait sur elle-même. L'absurdité chez Camus réside en premier lieu dans une rupture, une séparation des sens établis. Dans cette situation les autres sont absents. On ne voit pas leur visage, par opposition aux personnages des oeuvres ultérieures. En outre, à travers ces expériences de l'absurde, un désir ardent de l'unité se fait entendre, désir qu'on peut nommer religieux et qui n'est que l'effort continuellement interrompu de trouver une raison d'être. Chez Malraux aussi l'absence des autres caractérise I'absurdité. L'homme est livré A lui-même, parceque son existence est menacée par la mort et la souffrance. Chez lui comme chez Camus la disparition de la foi chrétienne traditionelle de l'immortalité a laissé un vide, qui n'est cependant pas rempli par une dialectique de désir d'unité et de l'expérience d'être déchiré, mais par des épreuves de puissance et d'impuissance. Ce n'est pas l'absurdité qui importe, mais la révolte de l'homme contre les puissances de l'absurde, qui Ie déhumanisent. Ainsi on peut distinguer deux sortes de personnages dans ,La Condition Humaine'. Au premier lieu il y a ceux qui se sont subordonnés aux puissances déhumanisantes, comme par exemple Tchen, fasciné, forcé de tuer; ils expriment Ie déficit humain. Au sujet des 315 individus de la deuxieme catégorie, Kyo et Katow par exemple, le lecteur obtient moins de connaissances prkcises, parcequ'ils n'existent qu'en ce qu'ils réalisent. 11s sont ce qu'ils font. Depuis ,La Condition Humaine' l'absurdité ne joue plus aucun rôle. C'est la révolte commune contre l'absurde qui prédomine alors et la protestation contre la foi chrétienne se dissipe devant des expériences spécifiquement religieuses. Non seulement l'agonie de Tchen - ,une extase vers Ie bas' -, mais encore l'extase de la solidarité, réalités d'un autre ordre, sont décrites en termes religieux. Der Prozess' et ,Das Schloss' de Kafka, ainsi que le dernier chapitre de son livre d'aventures ,Amerika', peuvent être conps comme des images polyinterpretables: ,Chaque clé ouvre une porte, sans qu'on pénètre jamais la place' (Dufrenne).' Dans une langue extrêmement précise, Kafka dresse un nombre de métaphores sans contexte, dont ie caractère est comparable? il a réalité du rêve. Dans ce monde, oh le jeu complexe des lignes se fige comme des mouvements de marionettes, Ie mot absurde ne figure pas, bienque tous les caractéristiques de l'absurdité soient présentes. Dans ces romans sens et non-sens ne se laissent pas délimiter. Le possible et l'impossible jouent un jeu captivant, dont l'issue reste indéfinie. Le lecteur du ,Prozess', se posant la question de la culpabilité de K., n'obtient pas de réponse. Le personnage principal du ,Schloss' Ie laisse dans l'incertitude quant h la signification profonde de ses actes. On peut considérer ici I'absurdité comme l'ambivalence se reproduisant continuellement, dont toute l'oeuvre est pénétrée comme d'un fluide, repoussant A la fois chaque interprétation métaphysique OU moraliste. Les interprétations psychanalytiques font justice A l'ambivalente du déroulement romanesque, h condition qu'elles ne fassent pas de l'auteur un esprit maladif. Kafka fut d'abord écrivain, parcequ'écrire était simplement pour lui la seule maniere de vivre, sans s'illusioner sur la beauté. En écrivant Kafka se trouvait dans une situation aussi absurde que religieuse. Absurde parcequ'il exigeait que son oeuvre le rende ?i lui-même, religieuse dans Ie sens formel du mot. Le sérieux dont use Kafka, en se confrontant avec lui-même dans ses récits, oh quelque chose qui ne peut être révélée, doit se révéler, reste sensible tout au long de son oeuvre. Schreiben als Form des Gebetes'. Le caractere des dieux qui figurent dans les trois romans, peut éclairer Ie fait, que, chez Kafka religion et absurdité sont synonymes. Ces dieux sont contingents. 11s n'existent pas en dehors de i'image, mais A l'intérieur de I'image, où ils se révelent par hasard. Pareils ?i des figures chancelants sur la 316 limite de l'existence, ils sont l'image du psychodrame de la situation. Ainsi, dans l'oeuvre de Kafka, ce qui lui est propre, est pénétré de ce qui s'y oppose, et inversement. L e s é t r a n g e r s qui sont au centre de ,Het Uur U', ,The Cocktail Party' et de ,L'Idiot', sont, en premier lieu, tous les trois des personnages religieux. L'intention de Dostoïevski dans ,L'Idiot' fut de refléter en Muichkine le Christ de l'évangile selon St. Jean. I1 incarne l'idéologie chrétienne et nationale de son auteur. Le docteur Reilly d'Eliot publie le message du salut chrétien. Dans le poème de Nijhoff des phénomènes eschatologiques rappellent des données bibliques. Cependant, ces personnages donnent à penser avant tout, parcequ'ils concentrent en eux-mêmes la tension de l'ouvrage, oh ils figurent, refusant de livrer une certaine quantité d'énigme, qui leu; est propre. Dans Het Uur U de Nihoff la tension se créé non par l'opposition du ,terrestre' au ,beau', comme dans ses ouvrages précédents, mais par Ie contraste entre ,l'ordinairea et ,l'extraordinaire'. Tout-à-cou~d ans une rue ordinaire i1 se Dasse des choses extraordinaires et l'homme qui passe par cette rue, et qui effraie les habitants. résume en lui les deux moments. I1 a Pair l'ordinaire, mais i1 n'est pas reconnaissable. On ne sait pas qui i1 est. I1 est un étranger paradoxal qui éloigne les hommes d'euxmêmes (les ,aliène') et i1 peut ainsi être le support de significations religieuses. Les interprétations qu'on lui donne sont arbitraire, pour autant qu'elles ne font pas justice au caractère étranger de son apparition, caractere caché par Ie poete d'une facon mkconnaissable dans la langue de tous les jours du poeme. Celia, dans The Cocktail Party, par qui Eliot a voulu donner un message chrétien à la pièce, n'est qu'un personnage secondaire. Le personnage principal c'est le docteur Reilly; i1 fait au commencement fonction de ,stranger' et se présente ensuite comme psychiatre et sauveur. I1 joue le rôle d'un homme qui est toujours un autre que le rôle qu'il joue. De cette façon i1 devient le centre intrigant de la pièce oh les hommes se dessinent prisonniers de i'imaee au'ils se sont faite d'eux-mêmes et d'autrui. Sa A fonction religieuse n'est pas paradoxale, mais elle est ambiguë. Muichkine, dans L'Idiot de Dostoievski a une fonction A double sens. D'une part sa compréhension mysterieuse fait se manifester dans les caractères autour de lui toutes sortes d'ambivalences. D'autre part, par sa bonté impuissante, i1 nourrit en. même temps les peines dont ils souffrent. C'est Muichkine seul qui pourra sauver Nachtachja des mains de ses ,amants méchants'; mais c'est aussi l'homme qui ne pourra pas l'épouser

    De mens als vreemdeling

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    Camus, dans ,Le Mythe de Sisyphe', définit 1' a b s u r d i t é comme un dialogue entre l'homme et Ie monde, dialogue, ot I'homme réclame la raison d'être sans que son interlocuteur lui réponde. Dans ,L'Etranger', cependant, cette pensée ne se retrouve pas explicitemmt. Camus fait parler son personnage sans que celui-ci nous livre une image de sa personne. Le lecteur se trouve par lA dans une situation absurde. I1 est en état d'éprouver personnellement I'absurdité, c'est-A-dire le sens du non-sens. ,Caligula' et ,Le Malentendu' se completent l'un I'autre. 11s augmentent la tension des pôles du dialogue entre l'homme et le monde, dialogue sinon tout-à-fait interrompu, au moins continuellement troublé. Dans les deux pièces l'homme s'efforce A se délivrer de lui-même; dans ,CaligulaY en éprouvant sa subjectivité comme absolue, dans ,Le Malentendu' par un effort, non moins impossible, de se conformer au monde. Ici aussi, Camus fabrique de I'absurdité, pour ainsi dire, et l'organise par I'intermédiaire de l'oeuvre d'art quí, comme produit de l'homme, appartient au monde et se tait sur elle-même. L'absurdité chez Camus réside en premier lieu dans une rupture, une séparation des sens établis. Dans cette situation les autres sont absents. On ne voit pas leur visage, par opposition aux personnages des oeuvres ultérieures. En outre, à travers ces expériences de l'absurde, un désir ardent de l'unité se fait entendre, désir qu'on peut nommer religieux et qui n'est que l'effort continuellement interrompu de trouver une raison d'être. Chez Malraux aussi l'absence des autres caractérise I'absurdité. L'homme est livré A lui-même, parceque son existence est menacée par la mort et la souffrance. Chez lui comme chez Camus la disparition de la foi chrétienne traditionelle de l'immortalité a laissé un vide, qui n'est cependant pas rempli par une dialectique de désir d'unité et de l'expérience d'être déchiré, mais par des épreuves de puissance et d'impuissance. Ce n'est pas l'absurdité qui importe, mais la révolte de l'homme contre les puissances de l'absurde, qui Ie déhumanisent. Ainsi on peut distinguer deux sortes de personnages dans ,La Condition Humaine'. Au premier lieu il y a ceux qui se sont subordonnés aux puissances déhumanisantes, comme par exemple Tchen, fasciné, forcé de tuer; ils expriment Ie déficit humain. Au sujet des 315 individus de la deuxieme catégorie, Kyo et Katow par exemple, le lecteur obtient moins de connaissances prkcises, parcequ'ils n'existent qu'en ce qu'ils réalisent. 11s sont ce qu'ils font. Depuis ,La Condition Humaine' l'absurdité ne joue plus aucun rôle. C'est la révolte commune contre l'absurde qui prédomine alors et la protestation contre la foi chrétienne se dissipe devant des expériences spécifiquement religieuses. Non seulement l'agonie de Tchen - ,une extase vers Ie bas' -, mais encore l'extase de la solidarité, réalités d'un autre ordre, sont décrites en termes religieux. Der Prozess' et ,Das Schloss' de Kafka, ainsi que le dernier chapitre de son livre d'aventures ,Amerika', peuvent être conps comme des images polyinterpretables: ,Chaque clé ouvre une porte, sans qu'on pénètre jamais la place' (Dufrenne).' Dans une langue extrêmement précise, Kafka dresse un nombre de métaphores sans contexte, dont ie caractère est comparable? il a réalité du rêve. Dans ce monde, oh le jeu complexe des lignes se fige comme des mouvements de marionettes, Ie mot absurde ne figure pas, bienque tous les caractéristiques de l'absurdité soient présentes. Dans ces romans sens et non-sens ne se laissent pas délimiter. Le possible et l'impossible jouent un jeu captivant, dont l'issue reste indéfinie. Le lecteur du ,Prozess', se posant la question de la culpabilité de K., n'obtient pas de réponse. Le personnage principal du ,Schloss' Ie laisse dans l'incertitude quant h la signification profonde de ses actes. On peut considérer ici I'absurdité comme l'ambivalence se reproduisant continuellement, dont toute l'oeuvre est pénétrée comme d'un fluide, repoussant A la fois chaque interprétation métaphysique OU moraliste. Les interprétations psychanalytiques font justice A l'ambivalente du déroulement romanesque, h condition qu'elles ne fassent pas de l'auteur un esprit maladif. Kafka fut d'abord écrivain, parcequ'écrire était simplement pour lui la seule maniere de vivre, sans s'illusioner sur la beauté. En écrivant Kafka se trouvait dans une situation aussi absurde que religieuse. Absurde parcequ'il exigeait que son oeuvre le rende ?i lui-même, religieuse dans Ie sens formel du mot. Le sérieux dont use Kafka, en se confrontant avec lui-même dans ses récits, oh quelque chose qui ne peut être révélée, doit se révéler, reste sensible tout au long de son oeuvre. Schreiben als Form des Gebetes'. Le caractere des dieux qui figurent dans les trois romans, peut éclairer Ie fait, que, chez Kafka religion et absurdité sont synonymes. Ces dieux sont contingents. 11s n'existent pas en dehors de i'image, mais A l'intérieur de I'image, où ils se révelent par hasard. Pareils ?i des figures chancelants sur la 316 limite de l'existence, ils sont l'image du psychodrame de la situation. Ainsi, dans l'oeuvre de Kafka, ce qui lui est propre, est pénétré de ce qui s'y oppose, et inversement. L e s é t r a n g e r s qui sont au centre de ,Het Uur U', ,The Cocktail Party' et de ,L'Idiot', sont, en premier lieu, tous les trois des personnages religieux. L'intention de Dostoïevski dans ,L'Idiot' fut de refléter en Muichkine le Christ de l'évangile selon St. Jean. I1 incarne l'idéologie chrétienne et nationale de son auteur. Le docteur Reilly d'Eliot publie le message du salut chrétien. Dans le poème de Nijhoff des phénomènes eschatologiques rappellent des données bibliques. Cependant, ces personnages donnent à penser avant tout, parcequ'ils concentrent en eux-mêmes la tension de l'ouvrage, oh ils figurent, refusant de livrer une certaine quantité d'énigme, qui leu; est propre. Dans Het Uur U de Nihoff la tension se créé non par l'opposition du ,terrestre' au ,beau', comme dans ses ouvrages précédents, mais par Ie contraste entre ,l'ordinairea et ,l'extraordinaire'. Tout-à-cou~d ans une rue ordinaire i1 se Dasse des choses extraordinaires et l'homme qui passe par cette rue, et qui effraie les habitants. résume en lui les deux moments. I1 a Pair l'ordinaire, mais i1 n'est pas reconnaissable. On ne sait pas qui i1 est. I1 est un étranger paradoxal qui éloigne les hommes d'euxmêmes (les ,aliène') et i1 peut ainsi être le support de significations religieuses. Les interprétations qu'on lui donne sont arbitraire, pour autant qu'elles ne font pas justice au caractère étranger de son apparition, caractere caché par Ie poete d'une facon mkconnaissable dans la langue de tous les jours du poeme. Celia, dans The Cocktail Party, par qui Eliot a voulu donner un message chrétien à la pièce, n'est qu'un personnage secondaire. Le personnage principal c'est le docteur Reilly; i1 fait au commencement fonction de ,stranger' et se présente ensuite comme psychiatre et sauveur. I1 joue le rôle d'un homme qui est toujours un autre que le rôle qu'il joue. De cette façon i1 devient le centre intrigant de la pièce oh les hommes se dessinent prisonniers de i'imaee au'ils se sont faite d'eux-mêmes et d'autrui. Sa A fonction religieuse n'est pas paradoxale, mais elle est ambiguë. Muichkine, dans L'Idiot de Dostoievski a une fonction A double sens. D'une part sa compréhension mysterieuse fait se manifester dans les caractères autour de lui toutes sortes d'ambivalences. D'autre part, par sa bonté impuissante, i1 nourrit en. même temps les peines dont ils souffrent. C'est Muichkine seul qui pourra sauver Nachtachja des mains de ses ,amants méchants'; mais c'est aussi l'homme qui ne pourra pas l'épouser.
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