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    Mythe et identité : la fonction de l'emprunt mythologique dans Proserpina, récit d'enfance d'Elisabeth Langgässer

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    Heidmann Ute. Mythe et identité : la fonction de l'emprunt mythologique dans Proserpina, récit d'enfance d'Elisabeth Langgässer. In: Cahiers d'Études Germaniques, numéro 26, 1994. Mythe et identité dans la littérature de langue allemande. Actes du colloque organisé par l’Université Lumière - Lyon 2, les 12 et 13 mars 1993. pp. 85-98

    Des genres à la généricité. L'exemple des contes (Perrault et les Grimm)

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    Jean-Michel Adam, Ute Heidmann : Des genres à la généricité. L'exemple des contes (Perrault et les Grimm). This article sets out to demonstrate that the determination of the genre to which an utterance belongs may have an impact at every level of organization of a text. In order to grasp the full complexity of this impact, we propose a more dynamic approach to the question of genre - ie the set of categories to which texts may be said to belong. The concepts of genericity and of the effects of genericity which we develop here are intended to help us think through both the acts of writing and of reading as complex processes. A text does not belong in any predetermined or abstract sense to a genre, but rather it is put in relation with one or more genres both during its production and its reception-interpretation. By studying closely the complexity of the variations, this article shows the generic differences between the tales of Perrault and of Grimm.Adam Jean-Michel, Heidmann Ute. Des genres à la généricité. L'exemple des contes (Perrault et les Grimm). In: Langages, 38ᵉ année, n°153, 2004. Les genres de la parole, sous la direction de Simon Bouquet. pp. 62-72

    Le dialogisme intertextuel des contes des Grimm

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    Loin d'être « purement allemands », nombre de contes des Grimm réécrivent les contes français largement diffusés en Allemagne au XVIIIe siècle en les « reconfigurant » selon leurs propres paradigmes esthétiques et idéologiques. L'étude introductive de la comparatiste Ute Heidmann montre que ce dialogisme européen est resté peu exploré en raison d’une « scénographie en trompe-l’œil » qui les présente comme issus du « terroir » hessois. Toutefois, les notes des Grimm (constituées en volume autonome dès 1822), dont une partie importante est traduite et commentée ici pour la première fois en français par Loreto Núñez, indiquent ces intertextes tout en les faisant passer pour des « correspondances » dues à une origine commune. L’étude de Jean Mainil retrace le dialogue intertextuel de Rapunzel (Raiponce) avec Persinette de La Force et Petrosinella de Basile. Les cinq études suivantes de Cyrille François, Nathalie Prince, Pascale Auraix-Jonchière, Jean-Michel Adam et Marcio Venício Barbosa retracent les dialogues intertextuels que les contes des Grimm, eux-mêmes fondamentalement intertextuels, ont sollicités à leur tour dans des textes du XIXe et du XXe siècle. Elles montrent comment Hans-Christian Andersen, Jean Lorrain (dont l’étonnant conte Neigefleur est reproduit à la suite de l’étude de Nathalie Prince), Robert Walser, Henry Pourrat et les écrivains brésiliens Millôr Ferandes, Mario Prata, Chico Buarque et Guimarães Rosa inventent de nouvelles formes et des procédés intertextuels originaux en réponse aux contes des Grimm en créant de nouveaux contes originaux comme l’avaient fait les Grimm eux-mêmes en réponse aux narrateurs français. Dans les Mélanges, Veronica Bonanni prolonge ce dossier par une étude consacrée à la traduction par Collodi de L’Oiseau bleu de Marie-Catherine d’Aulnoy, qui procède également d’un véritable dialogue intertextuel

    Persinette en Allemagne : le corpus 'purement allemand pour sa naissance et sa mise en forme' des frères Grimm

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    Cette étude s’intéresse aux reconfigurations dialogiques de trois contes : Petrosinella, divertissement premier de la deuxième journée de Lo Cunto de li cunti de Giambattista Basile (1634), Persinette, deuxième conte des Contes des contes (1697) de Charlotte-Rose de Caumont de La Force et Rapunzel, douzième conte des Kinder- und Hausmärchen des Grimm (1812). L’auteur analyse notamment comment la conteuse louis-quatorzienne reconfigure, mais aussi configure, des parties entières du conte de Basile d’une manière qui sera à nouveau reconfigurée par les frères Grimm en 1812 selon leurs considérations littéraires, esthétiques et socioculturelles, ainsi que le lectorat auquel ils s’adressent

    (R)écrire les mythes sous l'oppression. Poétiques croisées de Yannis Ritsos et de Sândor Weôres

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    Le poète grec Yannis Ritsos (1909-1990) et le poète hongrois Sândor Weores (1913-1989) ont tous deux, dans des contextes culturels et politiques différents, (r)écrit des mythes grecs. Us ont « reconfiguré » ces « vieilles histoires hellènes » face à la censure, sous la dictature des colonels dans le cas de Ritsos et sous le régime communiste dans le cas de Weores. A Orphée (Exov 'Opcpéa), composé en grec, et Orpheus, écrit en hongrois, se distinguent par leur manière de mettre en scène la voix du poète. La toison d'or (Tô XpvaôftaÀAo ôèpaçj et Medeia divergent par leurs formes énonciatives. Perséphone (Ilepoecpôvrj) et Eros pleurant Perséphone (Persephonét siratô Eros) sont deux « (re)configurations génériques » très distinctes. A l'aide de la méthode de la « comparaison différentielle » élaborée par Ute Heidmann, ce travail cherche à mettre en évidence la complexité de ce processus. L'étude des modalités de l'énonciation et de textualisation, de l'inscription générique, des dialogismes intertextuel et interdiscursif révèle les nombreux effets de sens créés par ces façons très particulières de récrire les textes anciens qui parlent d'Orphée, de Médée et de Perséphone. Les voix poétiques finissent par se croiser autour du mythe de Tirésias. La lecture proche du texte, appuyée sur de nouvelles traductions, permet de montrer que les deux poètes détournent la censure par les subtilités cryptées dans la langue. La polyphonie de chaque poème s'élève contre la voix unique du pouvoir. L'acte d'écriture apparaît ainsi comme une forme de résistance à la limitation de liberté perceptible dans la complexité de compositions en filigrane. Les textes dans toutes leurs variations sont des témoignages marqueurs de mémoire
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