1,720,985 research outputs found

    Chiron, le cheval-médecin ou pourquoi Hippocrate s’appelle Hippocrate

    No full text
    In Indo-European mythology, the horse is frequently associated with the god of medicine or gods who have to do with medicine: Cheiron the Centaur, Lug Atepomaros, the divine twins (Aśvin «horsemen», Dioskouroi). The name of the most famous physician himself, Hippocrates, is compound with * ekwo-. Benveniste (RHR 130, 1945, p. 5-12) has shown that Indo-European medicine rely on the three functions: the healing is obtained by knife, by plants, by charms. We try to demonstrate that the horse has been chosen to accompany the mythical doctors because this animal corresponds to this definition: he is supposed to be prophetic; he is chthonian and in relation to Hades like Asclepios restoring dead people; his blood falling on earth in the sacrifice makes the medicinal grass grow.Le cheval est presque systématiquement associé à la figure du médecin dans de nombreux mythes indo-européens de guérison. Dans le domaine grec, la plus ancienne figure de dieu-médecin est Chiron, le centaure; dans la religion védique, ceux qui soignent sont les Aśvin, «les cavaliers», dont le nom est formé à partir du thème du nom du cheval, * ekwo- ; leur correspondent, chez les Grecs, les Dioscures, appelés encore «poulains blancs de Zeus», également guérisseurs. Le plus grand des médecins grecs – et le plus ancien – s’appelle Hippocrate. Il y a là tout autre chose qu’une coïncidence, et l’imbrication charnelle étroite entre le cheval et l’homme dans la personne du centaure Chiron laisse penser que le cheval ne peut être séparé du médecin, et qu’il a été choisi parmi tous les autres animaux parce qu’il était lui-même porteur de valeurs (mythiques) qui étaient en relation avec l’activité du médecin — le médecin mythique, s’entend, tel qu’il est défini par Benveniste (RHR 130, 1945, p. 5-12) et qui soigne «par le couteau, par les plantes, par les charmes».Gitton-Ripoll Valérie. Chiron, le cheval-médecin ou pourquoi Hippocrate s’appelle Hippocrate. In: Le médecin initié par l'animal. Animaux et médecine dans l'Antiquité grecque et latine. Actes du colloque international tenu à la Maison de l'Orient et de la Méditerranée-Jean Pouilloux, les 26 et 27 octobre 2006. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2008. pp. 211-234. (Collection de la Maison de l'Orient méditerranéen ancien. Série littéraire et philosophique, 39

    La trousse du vétérinaire dans l’Antiquité et au Moyen Âge. Instruments et pratiques

    No full text
    Ce numéro traite de la médecine vétérinaire antique et médiévale dans les textes grecs et latins (et ougaritiques), et particulièrement des instruments, outils et méthodes utilisés pour soigner les animaux, essentiellement les équidés (chevaux, ânes, mules) mais aussi les chameaux. Le terme « instruments » désigne ceux que le vétérinaire possède dans sa trousse, pour les soins courants ou pour les opérations chirurgicales, mais aussi les instruments immatériels que sont les connaissances pharmaceutiques. Ce dossier aborde également l’édition des textes vétérinaires antiques, l’étude de leur tradition manuscrite (ecdotique), et les problèmes de traduction qu’ils posent (avec étude du lexique spécialisé). Valérie Gitton-Ripoll est maître de conférences à l’université Toulouse - Jean Jaurès, spécialiste de médecine vétérinaire romaine. Elle a publié de nombreux articles sur ce sujet et prépare actuellement une édition-traduction d’un texte hippiatrique latin du IVe siècle ap. J.-C. Elle coordonne ce numéro qui comprend les actes du IVe colloque de médecine vétérinaire antique et médiévale, regroupant les spécialistes internationaux de la discipline réunis à Lyon en juin 2014

    Vivien Longhi, Krisis ou la décision génératrice. Épopée, médecine hippocratique, Platon

    Get PDF
    Cet ouvrage est issu de la thèse de Vivien Longhi, soutenue en 2015 à la Sorbonne. Il entreprend de cerner le sens et les contextes d’emploi du mot κρίσις, en cherchant dans trois types de textes : l’épopée (partie I), les écrits hippocratiques (partie II), et Platon (partie III). Il ne s’agit pas, comme il le dit dans l’introduction, de réfléchir sur la notion de « crise », mais d’une « enquête portant sur le mot lui-même », ce qu’il pouvait signifier pour les Grecs, à travers la diversité ..

    La représentation de la douleur animale chez les hippiatres latins

    No full text
    La douleur ressentie par les animaux pose deux problèmes fondamentaux, qui ne sont pas du même ordre : pour les hippiatres antiques, il fallait être capable de la reconnaître chez un animal muet, en s’aidant des signes (signa) reconnus dans la pratique quotidienne et répertoriés dans les textes vétérinaires, afin de la soigner ; pour les chercheurs modernes en histoire des idées, il s’agit de comprendre quelle image ils se faisaient de la douleur animale, et si cette douleur était vraiment prise en compte dans les traitements proposés. La recherche des véritables motivations des anciens lorsqu’ils prescrivaient (ou ne prescrivaient pas) des traitements antalgiques est révélatrice du statut du cheval par rapport à l’homme.Animal pain is linked to two crucial and different issues : in the Antiquity, horse doctors had to recognise pain in a mute animal, using signs (signa) known in daily practise and listed in veterinarian texts, in order to cure that pain ; modern historians of ideas have to understand what perception of animal pain those doctors had, and if that pain was really taken into account for the treatment. The ancients’real motivation for prescribing (or not) antalgic treatments reveals the status of horse compared to the status of man

    Les latinismes dans les textes hippiatriques grecs

    No full text
    The study of late Latin can be carried out not only from Latin texts, but also through contemporary Greek texts, which contain a lot of syntactic and lexical latinisms. Greek Hippiatrica are a good example, because some of the technical terms (in botanical, medical, military fields) are latinisms, which came from latin writers who we don’t necessarily know. Most of those Latinisms are given with an equivalent Greek translation, because the readers of those treatises had to know pathological or botanical names in utraque lingua, when making a pharmacological purchase or in discussions with roman veterinaries. The cavalry of the roman army was certainly a place of linguistical contact about the horses and their treatments.Gitton-Ripoll Valérie. Les latinismes dans les textes hippiatriques grecs. In: Latin vulgaire – latin tardif IX. Actes du IXe colloque international sur le latin vulgaire et tardif, Lyon 2-6 septembre 2009. Lyon : Maison de l'Orient et de la Méditerranée Jean Pouilloux, 2012. pp. 837-850. (Collection de la Maison de l'Orient méditerranéen ancien. Série philologique, 49

    Tradition orale et tradition écrite dans l’agronomie antique : les racines de chiendent (gramen), pâture des chevaux étrusques (asturcones)

    No full text
    International audienceLes recettes énoncées à la première personne dans les textes vétérinaires latins et grecs ne doivent pas être automatiquement attribuées à l’auteur du recueil. La première personne du § 27 de Pélagonius rapporte une recette déjà connue au début de l’Empire : un régime pour chevaux amaigris, supplémenté en racines de chiendent. Ce régime est présenté comme étrusque, et adapté aux petits chevaux d’Asturie représentés sur les peintures des tombes étrusques, facilement reconnaissables à leur pas, l’amble

    Avant-Propos. La trousse du vétérinaire : instruments et pratiques

    No full text
    L’Art de la médecine s’est intéressé, dès la plus haute Antiquité, au monde animal. Si l’on prenait soin des animaux et qu’on les soignait, c’était en fonction de leur valeur marchande, plus rarement par attachement, comme aujourd’hui ; on veillait donc d’abord sur les gros animaux (ueterina), animaux de trait, de bât, de transport ou de compétition, bœufs, ânes, mulets, chevaux. Les traités vétérinaires se nomment dans l’Antiquité Hippiatrica (médecine des chevaux) et Mulomedicina (médecine ..

    L'APPRÉCIATION DE L'ERREUR MÉDICALE PAR LES PATIENTS ROMAINS

    No full text
    International audienceDans la littérature latine non spécialisée, la figure du médecin est souvent objet de critiques, mettant notamment en doute ses compétences. Les patients sont nombreux à dénoncer ses prétendues erreurs, soit qu'il ne porte pas de diagnostic correct, soit qu'il se trompe de traitement, ou recourre trop à la chirurgie ; soins et assassinat sont confondus par eux dans un même geste thérapeutique, confusion encouragée par quelques assassinats politiques perpétrés avec la complicité d'un médecin. Ces critiques redondantes relèvent d'un lieu commun qui ne se lit pas seulement dans les oeuvres de fiction (théâtre, satire, roman), mais aussi sur les épitaphes, chez les historiens et les auteurs plus techniques, comme Caton et Pline. Plus que l'absence d'erreur, ce qui est attendu à Rome du médecin, c'est la fides et l'humanitas

    L’odeur comme vecteur des épizooties et la mithridatisation des chevaux

    No full text
    L’étiologie de la morve chez Chiron et Végèce, expliquée par le rôle de l’odeur du souffle des malades et l’odeur de la décomposition des corps, est mise en rapport avec son traitement par les fumigations, qui emplissent l’animal d’une autre odeur, efficace dans la prévention de la contagion. Les vétérinaires avaient un terme spécifique pour désigner cette sorte de mithridatisation des bêtes, stagnare, métaphore issue de la langue des bronziers gaulois qui désignaient ainsi l’étamage des chaudrons. On examinera tout particulièrement Chiron 191-194 et ses rapports avec les textes littéraires ou médicaux évoquant la peste d’Athènes, modèle de la maladie épidémique, notamment Thucydide, Virgile, Géorgiques 3, Galien, Justin.Glanders (morbus, suspirium) is a horse’s disease which was supposed to be transmitted by the breath of ill horses or emanations from dead animals in Mulomedicina Chironis 191-194. It was thus necessary to bury the cadavers, and fill the still healthy animals with perfumes of fumigation, to avoid contagion. This operation was called stagnare (equum), and it was a metaphor from metallurgic language. Gallic bronze-smith of Alesia, according to Pliny the Elder, 34, 162, covered the bronze-cauldron with pewter (stannum), to avoid oxidation: so, breathing the perfumed smoke immunizes the horses against the bad smell of glanders, like the human mithridatization by potions
    corecore