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    Entrer dans le métier, c’est plus qu’enseigner : comment les hautes écoles préparent-elles les étudiants à leur futur rôle organisationnel ?

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    Regard porté sur la transition de la formation initiale à la prise en fonction des enseignants novices au travers du concept de la socialisation organisationnelle

    Les difficultés pressenties par les futurs instituteurs en cours de formation initiale : évaluation des perceptions à différents moments du cursus

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    Le contexte de l’insertion professionnelle engendre de multiples difficultés pour l’enseignant novice. Celles-ci sont largement relayées dans la littérature comme le rappelle une récente recherche (Biémar et al., 2016). Or, il apparaît que ces difficultés sont pressenties par les futurs enseignants dès la formation initiale (Doidinho Vicoso, 2012 ; Donnay, 2008). Pensées de manière progressive, les trois années de formation (180 crédits) des futurs enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire inférieur en Belgique francophone s’inscrivent dans un processus développemental structuré autour de compétences professionnelles à acquérir, spécifiées dans le décret 2000 (Conseil de la Communauté française, 2000) qui régit également l’organisation du cursus. Si de nombreux auteurs identifient ces moments de formation comme des périodes de transition (Cividini et Van Nieuwenhoven, 2016 ; Moir, 2002 ; Nault, 1999) et de transformations identitaires et développementales (Boutet, Royer et Gagné, 2016 ; Dufour et al., 2014), nous avons souhaité observer la perception que les étudiants ont de leur futur métier : identifient-ils des difficultés futures lorsqu’ils évaluent leur capacité à gérer les tâches professionnelles ? Cette perception évolue-t-elle au cours de la formation ? Pour répondre à ces questions, nous avons interrogé par écrit les étudiants (futurs instituteurs préscolaires et primaires) des trois années de formation. Les données récoltées ont été catégorisées dans un cadre prédéfini qui énumère les différentes tâches de l’enseignant : la photographie du métier d’instituteur primaire (Van Nieuwenhoven et al., 2014). La méthodologie utilisée s’inscrit dans une démarche qualitative à visée compréhensive (Savoie-Zajc, 2011 ; Van der Maren, 1995). Elle a pour particularité d’être multisite et multichercheur. Les résultats confirment une construction progressive de l’identité professionnelle et ont l’originalité d’identifier des phases développementales parcourues par le futur professionnel durant sa formation initiale

    Les difficultés pressenties par les futurs instituteurs en cours de formation initiale

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    Le contexte de l’insertion professionnelle engendre de multiples difficultés pour l’enseignant novice. Celles-ci sont largement relayées dans la littérature comme le rappellent Biémar dans une récente recherche (Biémar et al., 2016). Or, il apparaît que ces difficultés sont pressenties par les futurs enseignants dès la formation initiale (Doidinho Vicoso, 2012 ; Donnay, 2008). Ce chapitre tente de mettre en évidence la perception progressive de ces difficultés en interrogeant de futurs instituteurs préscolaires et primaires des trois années de formation. Notre démarche qualitative à visée compréhensive a pour particularité de s’inscrire dans une recherche collaborative multisite et multichercheur en Belgique francophone. Son intérêt est d’identifier en quoi la formation initiale pourrait faciliter l’insertion professionnelle. L’analyse de nos résultats met en évidence que certaines facettes du métier d’instituteur, en particulier celles liées à la gestion des apprentissages, sont sources de préoccupations plus importantes. Ceci confirme d’une part, les constats des études précédentes sur lesquels nous nous sommes appuyées ; d’autre part, ces constats nous permettent de proposer des perspectives futures à mettre en place dans les dispositifs de formation initiale pour réduire le choc de la réalité à l’entrée du métier (Nault, 1999)
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