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J. Macclancy & C. Mcdonaugh, eds., Popularizing Anthropology
Debary Octave. J. Macclancy & C. Mcdonaugh, eds., Popularizing Anthropology. In: L'Homme, 1998, tome 38 n°147. Alliance, rites et mythes. pp. 254-257
Martor. Revue d'Anthropologie du Musée du Paysan Roumain, 1996, I : L'étranger autochtone
Debary Octave. Martor. Revue d'Anthropologie du Musée du Paysan Roumain, 1996, I : L'étranger autochtone. In: L'Homme, 1998, tome 38 n°145. De l'esclavage. pp. 282-284
Les travers des mots ; à travers “Les Noms de l’histoire”. À propos de Jacques Rancière, Les Noms de l’histoire, Essai de poétique du savoir, Paris, La Librairie du XXe siècle, Seuil, 1992
Debary Octave. Les travers des mots ; à travers “Les Noms de l’histoire”. À propos de Jacques Rancière, Les Noms de l’histoire, Essai de poétique du savoir, Paris, La Librairie du XXe siècle, Seuil, 1992. In: Gradhiva : revue d'histoire et d'archives de l'anthropologie, n°19, 1996. Dossier : Naître en marge. pp. 118-121
Un entretien avec André Desvallées
Desvallées André, Debary Octave. Un entretien avec André Desvallées . In: Publics et Musées, n°17-18, 2000. L'écomusée : rêve ou réalité (sous la direction de André Desvallées) pp. 232-240
Un entretien avec Hugues de Varine
De Varine Hugues, Debary Octave. Un entretien avec Hugues de Varine . In: Publics et Musées, n°17-18, 2000. L'écomusée : rêve ou réalité (sous la direction de André Desvallées) pp. 203-210
A travers la lorgnette du don H.: qu’en est-il du photographe au MEN* ? Des photographies du MEN ? Et du MEN vu à travers ses photographies ?
Mémoire de diplôme universitaire : Université de Neuchâtel, 2007Comment aborder la photographie ? Où l’observer ? Quel sens lui donner ? Qu’en font les gens ? Que fait-elle faire aux gens ? Que nous racontent les photographies d’un musée ? Et plus particulièrement celles que le musée fait de lui-même par l’intermédiaire de son photographe? Durant l’année 2006, H., l’ancien décorateur, dessinateur et photographe du Musée d’ethnographie de Neuchâtel (MEN) donne au musée des photographies qu’il y a faites quelques années plus tôt. Durant cette même année 2006, le MEN vit un changement de conservateur. Avec lui une nouvelle équipe de collaborateurs prend ses quartiers dans la « maison ». Dans ce contexte de changement et de succession, je commence à travailler sur une partie du fonds photographique du MEN : le lot de photographies que H. vient de donner au musée. Dans la première partie de mon travail, j’expose le pourquoi et le comment de mon enquête au MEN. Comment je participe sur mon terrain ethnographique en faisant un inventaire de ce lot d’images et en les mettant en boîte. Puis comment, par l’intermédiaire des photographies du don H., j’amorce mon observation de ce qui se joue au MEN. Dans une deuxième partie, j’observe comment travaille l’actuel photographe du musée et comment lui et d’autres acteurs du musée se comportent avec les photographies. J’observe comment les photographies leur permettent de se repérer dans le passé, le présent et le futur. La photographie se révèle alors comme actrice de la commémoration mais aussi de l’oubli. Ensuite, je me penche sur le contexte dans lequel le don H. vient s’inscrire au MEN. J’éclaire les enjeux du musée à travers « la lorgnette » des photographies du don H.. En rencontrant différentes personnes au musée (et des différentes générations du musée), je note qu’une priorité de la nouvelle équipe est de mettre de l’ordre dans les réserves (archives et collections), ce qui comprend une part de tri. La nouvelle direction en place, le MEN inaugure une nouvelle ère et avec elle un nouveau regard sur le passé de l’institution et sur son rapport aux collections. Quant à la photographie, dans cette entreprise de rangement et de retour sur le passé, elle se révèle comme une provocation pour le musée car elle le confronte à l’action du temps, à la disparition, à l’ambiguïté et à l’oubli. Entre l’invisible et le visible, la photographie. Enfin, je me demande pourquoi le don H. est arrivé au MEN à ce moment précis. Je m’interroge sur les motivations du donateur et le statut de ses photos, et il apparaît que le don est en quelque sorte le symptôme de ce changement de conservateur et d’équipe. Symptôme du départ de l’ancien conservateur mais également d’un travail de deuil de H.. Celui-ci délègue sa mémoire au MEN, qui à son tour délègue la mémoire de son histoire à ses photographies. Entre le souvenir et l’oubli, la photographie
Travail de mémoire, travail de l'oubli: le monument contre le fascisme de Harbourg
Mémoire de licence Université de Neuchâtel, 2007 Mémoire de master : Université de Neuchâtel, 2007 ; 222A travers l’exemple donné d’un des contre-monuments de Jochen Gerz, le Mahnmal gegen Faschismus, réalisé conjointement avec sa femme Esther Shalev-Gerz, le présent travail porte sur la manière dont l’artiste allemand s’est intéressé au rapport entre souvenir et oubli dans la mémoire de la Shoah. Situé entre la mémoire et le souvenir, l’oubli structure la première et produit le deuxième. Au lieu de nier cette dépendance de la mémoire à l’oubli, Jochen Gerz est venu la questionner et l’utiliser. Dans leur monument contre le fascisme localisé dans la banlieue de Harbourg, le couple d’artistes a ainsi créé une colonne de 12 mètres sur laquelle les habitants de Harbourg étaient invités à graver leurs noms. Plus les gens signaient la colonne, plus vite elle disparaissait lors d’une cérémonie organisée par la mairie, grâce à un dispositif d’enterrement. Ainsi, la colonne s’est petit à petit enfoncée sous le « poids » des signatures pour faire place à un espace vide. En mettant les habitants en présence de l’objet disparu, le monument a cherché à leur faire réaliser que « rien ne pouvait se dresser à [leur] place contre l’injustice ». En me référant à mes expériences de terrain à Washington, Paris et Hambourg, je vais montrer comment les contre-monuments ont été une étape importante en Allemagne pour accomplir le travail de mémoire d’un passé douloureux. En prenant le contre-pied d’une transmission silencieuse et commémorative de la Shoah qui ne fait que répéter que l’événement tragique a eu lieu, les contre-monuments ont permis de joindre l’histoire des exécuteurs et des complices à celle des victimes, grâce à un jeu subtil de présence et d’absence, et d’entamer un travail de mémoire et de deuil. De par sa radicalité, la mémoire de la Shoah, est devenue un outil heuristique pour penser les rapports d’une société à son passé et est devenue une référence dans le domaine. Parmi les multiples limites que cette étude rencontre, la principale semble être celle de n’avoir pris en considération que l’un des deux artistes qui ont conjointement réalisé le Monument contre le Fascisme. Le point de vue, le parcours particulier et le rapport d’Esther Shalev-Gerz à la mémoire de la Shoah sont les grands absents de cette étude
Auction rooms : from Saint-Etienne to Drouot. Material trajectories and relationships to the past within the sales networks for works of art and collection.
Cette thèse de doctorat porte sur le rapport des individus à l'art et à la mémoire en prenant appui sur le cas des ventes aux enchères en France. Plus particulièrement, il s'agit de développer une réflexion sur les pratiques de circulation et de consommation des biens catégorisés comme « art et objets de collection » à partir d'une étude ethnologique multi-située entre les villes de Saint-Etienne, Lyon et Paris. En s'inspirant des travaux d'Howard S. Becker sur les mondes de l'art, l'objectif de ce travail est de comprendre dans quelle mesure la pratique des enchères, présentée d'abord au prisme de ses enjeux économiques, peut être à la source de recompositions mémorielles. Dans cette perspective, cette étude s'intéresse à la façon dont les modalités de vente peuvent engager les participants dans des interactions où la relation aux émotions, au temps et au jeu façonnent les dynamiques des ventes, révélant celle d'une mémoire individuelle et collective en train de se faire. Son originalité réside dans le fait d'envisager les enchères comme un monde, où le jeu des acteurs offre un nouvel angle d'approche pour comprendre les processus d'appropriation et de séparation des biens. Nous découvrirons alors qu'à leur transformation et leur mise en jeu répond celles de l'histoire et des histoires vécues, projetées, volées.The purpose of this research is to explore the relationship of individuals to art and memory in the context of auctions in France. More specifically, the objective of the study is to develop a reflection on the practices of circulation and consumption of objects classified as "art and collectibles" through a multi-site ethnological study between the cities of Saint-Etienne, Lyon and Paris. Grounded in Howard S. Becker's "Art Worlds", the aim of this research is to demonstrate that auctions, initially viewed through an economic lens, are more than a sale, but induce memory recompositions as well. From this perspective, the study examines how sales methods have the ability to engage participants in interactions in which emotions, time, and play influence sales dynamics, revealing both individual memory and collective memory. The originality of this work lies in its consideration of auctions as a world, where the game of actors offers a new approach to understanding the processes of appropriation and separation of objects. This ethnological study demonstrates that objects are transformed and brought into play in a manner that is reflective of lived, projected, and stolen histories
Biographies and trajectories of New Caledonia “dispersed heritage” : forms of museum objects re-qualifications
Concomitamment aux politiques de « développement » social et économique lancées en Nouvelle-Calédonie dans la seconde moitié du XXe siècle, un mouvement d’auto-affirmation politique et culturelle émerge dans ce territoire, visant à revitaliser l’identité du peuple kanak. Dans ce contexte, un projet de repérage des objets ethnographiques prélevés durant l'époque coloniale (le « patrimoine kanak dispersé ») est lancé, bénéficiant du support de l'État, de spécialistes d'art océanien français et de professionnels autochtones. Suivant les parcours d'un groupe de ces objets « dispersés », cette thèse en interroge le statut actuel, au sein de la réalité institutionnelle, et en référence au discours de la décolonisation. Au croisement de quatre établissements culturels situés entre la France (Musée d'art et d'histoire de Rochefort), l'Italie (Musée de préhistoire et d'ethnographie Luigi Pigorini de Rome), la Suisse (Musée d'ethnographie de Neuchâtel) et la Nouvelle-Calédonie (Centre culturel J.M. Tjibaou), ce travail cherche à tracer les « biographies » de ces objets, à travers les personnes qui au fil du temps les ont conservés, échangés et valorisés. Quelle est la place attribuée à ces objets dans le temps de la décolonisation ? Quelle est leur fonction relativement aux actions pour la restitution des collections ethnographiques provenant des anciennes colonies ? Basé sur des enquêtes d’ordre muséographique et ethnographique, ce travail suggère l’émergence, dans un contexte postcolonial, d’un processus d’appropriation, de reformulation (et aussi de diffusion) de la rhétorique occidentale autour de la valeur de l'objet et du musée ethnographique.Within the framework of the cultural and economic “development” projects implemented during the second half of the XX century in New Caledonia, a political and cultural revendication movement emerges in this territory aiming at the revitalization of the Kanak identity. In this context, a project is launched intending to find traces of those old objects taken during colonization (the "Kanak Dispersed Heritage"), with the support of the State, of the French Pacific art experts, and of the New Caledonian cultural professionals.On the tracks of a few objects belonging to the "Kanak dispersed heritage", this thesis questions the current status of these artifacts within the institutional context and in relation to the decolonization discourse. Developed over four cultural establishments, situated between France (Art and History Museum of Rochefort), Italy (Pigorini National Museum of Prehistory and Ethnography), Switzerland (Ethnographic Museum of Neuchâtel) and New Caledonia (J.M.Tjibaou Cultural Centre), this research tries to draw the "biographical" routes of these objects, through the people who over time have conserved, exchanged and valorized them. Which is the role assigned to these artifacts in the age of decolonization? Which is their function regarding the actions for the restitution of the ethnographic collections coming from the old colonies? Based on museographic and ethnographic surveys, this research hypothesizes the emergence, in a postcolonial context, of a process of appropriation, reformulation (and also diffusion) of the occidental discourse over the status of the ethnographic museum and collection
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