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    Gli avantesti delle opere abbandonate. Georges Perec e la disseminazione dei fantasmi del romanzo

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    The abandoned work is a form of voluntary incompletion because the interruption of the writing process is decided by the author himself. Abandonment is preceded by considerations and traces that make the process intelligible, especially when identified in avant-textual documents in which the author often not only plans the construction of the text but also reasons about it by tracing the criticalities that condition its progress. The article aims to reflect on some aspects of Georges Perec's abandoned works, showing how these are integrated within the completed works through the processes of dissemination and proliferation

    Butor, Mondrian et la fragmentation de l’espace: parcours génétique d’un roman-laboratoire

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    Passage de Milan est sans aucune doute le chantier où Butor commence à travailler sur la forme du roman qui trouve son contrepoint théorique dans les essais publiés juste après sa parution. Parmi les épisodes qui se trouvent en relation métonymique avec le roman, c’est par la description du tableau de Martin De Vere, claire allusion au néoplasticisme de Mondrian, que Butor nous donne une représentation à échelle réduite de l’édifice et de ses habitants. Ce tableau inachevé où tous les éléments sont provisoires n’est que l’image du roman en gestation qui s’écrit au fur et à mesure que la narration avance. Les phases d’élaboration de cet épisode permettent d’éclaircir la technique de fragmentation et de “géométrisation” en tant qu’opérations dominantes par lesquelles Butor réorganise l’architecture du roman qui se présente à peu près linéaire dans sa première phase de rédaction. Ainsi par l’analyse comparative du manuscrit conservé à la Bnf dans le « Fond Grenier » et de deux versions dactylographiées conservées à la Bibliothèque de Nice nous démontrerons le rôle essentiel que cette séquence a joué dans l’économie du roman : la longue description des projets du tableau du peintre qui dans le manuscrit se déploie sur plusieurs pages suivant une succession linéaire a été déstructuré et ses parties disséminées dans le troisième et dans le quatrième chapitre de la version définitive. Cette séquence devient le lieu d’expérimentation d’une technique, la fragmentation, qui permettra la formalisation d’un roman nouveau

    Les Masques de l'écriture

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    Au fil des siècles, l’écriture a donné lieu aux plus disparates potentialités dissimulatrices du discours en révélant toute sa nature énigmatique et métamorphique. De par sa duplicité, le masque de l’écriture dévoile un inconscient du texte qui peut simultanément révéler ou taire la véritable nature du discours et l’identité de l’écrivain. Il existe en effet un inconscient du texte, dans le sens où il y a un effet de désir dans l’écriture, une réalité parallèle et contradictoire visant à dissimuler et à dévoiler que tout texte est œuvré par un discours à lire au second degré. Cet ouvrage recueille les actes du Colloque International 2021 de la Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese (SUSLLF)

    Génétique textuelle : approches croisées et études de cas

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    "Génétique textuelle : approches croisées et études de cas" confronte, sur des oeuvres diverses, les acquis de la critique génétique telle qu'elle s'est développée et enrichie particulièrement en France depuis sa fondation d'obédience structuraliste et à distance des analyses issues de la tradition philologique italienne dans le fil de la « critique des variantes ». D'autre part, les différents articles offrent, à côté de corpus manuscrits déjà bien étudiés tels que Flaubert et Proust, des investigations sur des auteurs qui ne sont que rarement analysés dans le cadre d'études de genèse, qu'il s'agisse de Butor - dont on présente ici des manuscrits inédits - Némirovsky, Malraux ou Pavese

    Prefazione

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    "Teorie, Metodologie e Saperi a confronto" riunisce alcuni contributi scaturiti dall’intenso scambio intellettuale che ha caratterizzato, nella primavera del 2021, le conferenze della prima edizione dei Venerdì di Argo. La natura sperimentale degli incontri, svolti per incoraggiare forme di dialogo e raffronto tra discipline e prospettive teoriche e metodologiche di tradizione lontana, si rispecchia nella eterogeneità dei saggi presentati, nella intersezione tra i saperi che i contributi raccolti hanno il merito di testimoniare

    Dall’infinitamente piccolo all’infinitamente vasto. Calvino, Perec e le cose

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    Questo articolo intende studiare il rapporto tra Calvino e Perec analizzando la comune ossessione per il dettaglio, l’uso della lista e della descrizione come strumenti conoscitivi e mnemonici, utili a rappresentare la totalità dell’esperienza umana, spesso nascosta nella banalità del quotidiano.. Sottolineando i rimandi fra i due autori la riflessione intende dimostrare come la descrizione minuziosa dell’infra-ordinario (il banale quotidiano) diventi una via per rappresentare il reale in tutta la sua complessità. Calvino e Perec condividono tra l'altro l’influenza dell’iperrealismo, in particolare di Domenico Gnoli, da cui traggono l’interesse per il dettaglio come strumento per evocare l’immaginario e il sogno ed entrambi vedono nella descrizione ossessiva dei piccoli particolari una forma di conoscenza, una tensione tra il finito e l’infinito, tra reale e invisibile.This article aims to study the relationship between Calvino and Perec by analyzing their shared obsession with detail, the use of lists and descriptions as cognitive and mnemonic tools, useful for representing the totality of human experience, often hidden in the banality of everyday life. By highlighting the connections between the two authors, the reflection intends to demonstrate how the meticulous description of the infra-ordinary (the banal everyday) becomes a way to represent reality in all its complexity. Calvino and Perec also share the influence of hyperrealism, particularly that of Domenico Gnoli, from whom they draw their interest in detail as a tool to evoke the imaginary and the dream, and both see in the obsessive description of small particulars a form of knowledge, a tension between the finite and the infinite, between the real and the invisible

    Romain Gary, le réel et l’imaginaire. L’art du mensonge et la poudre de la vérité

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    Parmi les oeuvres de Romain Gary, les Cerfs-volants n’est pas seulement le dernier livre écrit avant sa mort, c’est aussi le roman où la beauté, l’imaginaire et la mémoire, personnelle et historique, s’entremêlent à plusieurs niveaux du texte. Considéré comme une réécriture de l’Éducation européenne, son premier roman sur la Résistance française les Cerfs-volants, qui recèlent en permanence l’expression de sentiments personnels, constituent un recueil de souvenirs historiques dédiés en épigraphe « À la mémoire » et, en même temps, un roman de la réconciliation avec son pays natal, la Pologne

    Genèse et création du réalisme mythologique de Michel Butor

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    Si La Modification est le roman où le mythe s’incorpore au réel, le premier roman de Butor nous permet de comprendre le processus par lequel cette conjonction s’est imposée. Il s’agira d’une part de démontrer la fonction que Passage de Milan joue dans l’affirmation des principes stylistiques de l’écriture butorienne, et, d’autre part, de laisser entrevoir à travers une analyse génétique les transformations du texte qui ont permis de renouveler la représentation du réel et d’aboutir à un système d’échos intertextuels capable de faire dialoguer les romans butoriens entre eux

    Translations masquées. Le déguisement dans "Vengeance du traducteur" de Brice Matthieussent

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    La mise à mort de l’auteur, dans Vengeance du traducteur (2009) de Brice Matthieussent, prend la forme d’un livre-objet où les notes en bas de page de celui qui devrait être un simple passeur linguistique prennent la place du texte original. Mais, dans ce roman mettant en scène une esthétique de la traduction en tant que réécriture, on assiste aussi et surtout à des superpositions entre les potentialités de la création et de la réflexion critique, ce que la portée traductologique de la trame exhibe d’une façon évidente. Dans un jeu compliqué de dissimulation et révélation, la présence de travestissements joue un rôle qui est loin d’être négligeable : tout d’abord, le personnage du traducteur américain David Gray « se prend parfois pour Zorro le vengeur masqué » et « se déguise aussi en ce personnage énigmatique que l’on voit dans certaines étiquettes de bouteilles de porto ». D’autre part, le personnage de l’auteur français Abel Prote se livre à de « petites polissonneries costumées » avec sa secrétaire particulière Doris Night qui, quant à elle, revêt à la fin du roman un masque d’oiseau la rendant, par « artifice concerté », interchangeable à une femme morte et capable de modifier « la traduction du texte vers la vie ». La valeur symbolique du masque, objet énigmatique qui permet une transformation temporaire et réversible, est diffractée et mène à une dissolution des frontières entre œuvre originale et traduction, mais aussi entre création littéraire et vie réelle. C’est dans un labyrinthe identitaire et herméneutique que Brice Matthieussent conduit son lecteur grâce à un texte multipliant les mises en abyme et les emboîtements narratifs
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