186,466 research outputs found
Fig. 1. – Euphorbia longitubicinicyathium J.-P. Castillon & J.-B. Castillon. A in Une nouvelle espèce menacée de Euphorbia sect. Goniostema (Euphorbiaceae) du nord de Madagascar
Fig. 1. – Euphorbia longitubicinicyathium J.-P. Castillon & J.-B. Castillon. A. Port général; B. Rosettes de feuilles; C. Les feuilles juvéniles et/ou des courts brachyblastes; D. Incyathescence; E. Cyathes à l'anthèse avec les fleurs mâles; F. Cyathes juvéniles avec la fleur femelle; G–H. Involucre, cyathophylles enlevés. [Photos: J.-P. Castillon]Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Castillon, Jean-Bernard, 2018, Une nouvelle espèce menacée de Euphorbia sect. Goniostema (Euphorbiaceae) du nord de Madagascar, pp. 187-191 in Candollea 73 (2) on page 189, DOI: 10.15553/c2018v732a2, http://zenodo.org/record/568367
Pachypodium stenanthum J. B. Castillon, J. - P. Castillon & Rapanarivo, comb. et stat. nov.
Pachypodium stenanthum (Costantin & Bois) J.B. Castillon, J.-P. Castillon & Rapanarivo, comb. et stat. nov. (Figs 1-3) Pachypodium rosulatum f. stenantha Costantin & Bois, Annales des Sciences naturelles, Botanique, série 9, 6: 321, pl. 2, figs 2, 5 (Costantin & Bois 1907) (Fig. 2). Pachypodium rosulatum var. delphinense H. Perrier, Bulletin de la Société botanique de France 81: 306 (Perrier de la Bâthie 1934). — Typus: Madagascar. District de Fort-Dauphin, vallée de la Fanjahirana, 19.VII.1932, Decary 10643 (holo-, P [P00152057]!; iso-, P [P00107847]!). TYPUS. — Madagascar. Madagascar sud, IX.1901, Alluaud 88 (lecto-, P [P00152059]! (Fig. 3), désigné incorrectement comme holotype par Rapanarivo & Leeuwenberg (1999), corrigé ici en lectotype; isolecto-, P [P00152060]!). ANCIEN SYNTYPE. — Madagascar. District de Tôlanaro, Mont Ambohibato, 16.X.1901, Grandidier s.n. (P [P00157083]!). NOTE La collecte Alluaud 88 n’a pas de localité précise (« Sud Madagascar »), mais toutes les autres collectes d’Alluaud effectuées aux mêmes dates, mais mieux étiquetées, sont en provenance de la région située entre Amboasary et Fort-Dauphin.Published as part of Castillon, Jean-Philippe, Castillon, Jean-Bernard & Rapanarivo, Solo H. J. V., 2021, Correction d'une erreur à propos de Pachypodium cactipes K. Schum., pp. 251-255 in Adansonia (3) (3) 43 (23) on page 253, DOI: 10.5252/adansonia2021v43a23, http://zenodo.org/record/576430
Aloe gautieri J.-P. Castillon & Nusb. (Xanthorrhoeaceae), a new species from the northeastern coast of Madagascar
Castillon, Jean-Philippe, Nusbaumer, Louis (2014): Aloe gautieri J.-P. Castillon & Nusb. (Xanthorrhoeaceae), a new species from the northeastern coast of Madagascar. Candollea 69 (1): 75-80, DOI: 10.15553/c2014v691a
Fig. 3 in Aloe gautieri J.-P. Castillon & Nusb. (Xanthorrhoeaceae), a new species from the northeastern coast of Madagascar
Fig. 3. – Living plant of Aloe fragilis Lavranos & Röösli at the type locality of Cap Manambato, near Iharaña (Vohemar). A. Inflorescence; B. Leaves. [Photos: J.-P. Castillon]Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Nusbaumer, Louis, 2014, Aloe gautieri J.-P. Castillon & Nusb. (Xanthorrhoeaceae), a new species from the northeastern coast of Madagascar, pp. 75-80 in Candollea 69 (1) on page 79, DOI: 10.15553/c2014v691a8, http://zenodo.org/record/571510
Euphorbia longitubicinicyathium J. - P. Castillon & J. - B. Castillon, spec. nova
Euphorbia longitubicinicyathium J.-P. Castillon & J.-B. Castillon, spec. nova (fig. 1). Holotypus: MADAGASCAR. Prov . Antsiranana: Cne rurale de Sadjoavato, Andrafiabe, forêt de Sahafary, 12°34'S 49°27'E, 180 m, 24.VII.2004, Riri Guittou 26 (TAN!; iso-: CNARP, MO-6120385, P). Haec species generis Euphorbiae sect.Goniostema Baill. ex Boiss. ceteris speciebus affinis est sed, caule usque ad 5 m alto basique solum 2–5 cm in diametro, foliorum forma coloreque et rubris longis tubicinibusque cyathiis, praecipue differt. Arbuste pouvant atteindre 5 m de hauteur, non succulent, non épineux. Tige principale de 2–5 cm de diam. à la base, plutôt lisse, gris-marron avec des bandes blanches d’environ 8–10 cm de hauteur; ramifications primaires de 1 cm de diam., irrégulièrement espacées tous les 20–50 cm, dépassant 1 m de longueur; tiges terminales de 10–20 cm de long × 2–3 mm de diamètre. Feuilles persistantes, allongées, de forme lancéolée, rhomboïdale ou droite, 60 × 8 mm, disposées en rosettes en forme d’étoile de 6–10 feuilles de tailles inégales (les premières 10 × 3 mm) à l’extrémité des tiges, lisses, glabres, de couleur unie, vert vif sur le dessus, bien plus pâle, presque blanchâtre, en dessous; apex pointu ou arrondi, prolongé par un mucron blanc récurvé de 1–1,5 mm; marge continue, blanche; nervation pennée, nervure principale claire et légèrement en relief, environ 15–20 nervures secondaires à peine visibles; pétiole court 4 × 1 mm de couleur rouge bordeaux. Stipules 2 × 0,5 mm, fimbriées, de couleur jaune marron, une de chaque côté du pétiole de la feuille, caduques. Incyathescences généralement solitaires, en forme de cyme, en position sub-terminale ou à l’aisselle des nouvelles tiges, formées généralement de deux dichasia, parfois d’un seul; pédoncule commun 14 × 1 mm, rouge avec à sa base deux bractées rouge foncé, triangulaires, charnues, 2 × 2 mm; pédoncules secondaires 12 × 1 mm, rouges, avec deux bractées de 1 mm à leur base; bractées des cyathes de couleur marron-vert à marge rouge, 3 × 2 mm, engainantes, à extrémité mucronée. Cyathium hermaphrodite, pendant, en forme de cor, 20 × 10 mm; pédoncule rouge parfois tacheté de blanc, 10 mm, se prolongeant en deux cyathophylles. Cyathophylles, 2, d’abord plaqués sur l’involucre, puis le dépassant largement (3–5 mm), finalement ouverts et arrondis (10 mm de diam.), rouges à l’extérieur, jaune crème plus ou moins veiné de rouge à l’intérieur, terminés par un mucron rouge. Involucre jaune, 3 × 2,5 mm, doliforme. Glandes, 5, rouge foncé, 1 × 0,5 mm, en forme de haricot, séparées, lisses, légèrement dressées. Bractées interglandulaires blanc-rose, recouvrant l’ovaire, puis nettement dressées et dépassant les glandes de 1 mm. Fleurs mâles, 5–10; pédicelle blanc 1,5 mm; étamine blanche de 1 mm; 2 anthères jaunes allongées 0,6 × 0,4 mm. Fleur femelle apparaissant avant les mâles. Ovaire jaune trilobé 1 mm diam. Style blanc-vert, 2 mm, droit puis se séparant aux deux tiers en 3 stigmates recourbés, bifides et terminés par deux boules stigmatiques vertes. Fruit blanc-jaune à 3 lobes, les styles sèchent et disparaissent du fruit. Graines non observées. Etymologie. – Cette espèce doit son nom à ses longues cyathes en forme de cor. Distribution et statut de conservation. – Euphorbia longitubicinicyathium est connue des forêts denses sèches de Sahafary et Ambolobozobe. Les forêts du bassin des rivières Saharenana et Irodo sont souvent dégradées, soumises à une forte pression humaine et à une forte érosion visible sous forme de lavaka. Ces deux zones sont reconnues importantes pour la conservation des plantes mais non protégées (MBG, 2013; CEPF, 2014). Avec une zone d’occurrence inférieure à 100 km ², une zone d’occupation de 8 km ² (calculé avec GeoCat; BACHMAN & MOAT, 2012) et quatre localités connues dans des forêts non protégées et menacées, E. longitubicinicyathium est provisoirement considéré comme «En danger» [EN B1ab (ii,iii,iv,v)+B2ab(ii,iii,iv,v)] selon les Catégories et les Critères de l’UICN (2012). Notes. – Euphorbia longitubicinicyathium pousse dans des forêts denses et sèches, semi-caducifoliées, formées d’arbustes atteignant 6–8 m de hauteur, et cet habitat lui a sans doute donné son port si particulier: elle est excessivement grêle, avec des tiges très minces, qui trouvent support sur les arbustes environnants, et se caractérise par son port presque lianescent. En l’absence de support, la tige principale est courbée sous le poids de la plante, et retombe sur le sol; elle est même entièrement couchée sur une longueur de 1 m sur certains spécimens. La plante a un port très lâche mais possède de nombreuses ramifications. Les tiges secondaires, souvent en position horizontale, reposent sur la végétation environnante, sont longues et minces (diam. de 8–12 mm, plus de 1 m de longueur), et ont des ramifications très irrégulièrement espacées, parfois des embranchements d’où partent 4–8 tiges dans toutes les directions, parfois de longues tiges simples, parfois de courts brachyblastes. Les tiges terminales minces et allongées (10–20 cm × 2–3 mm), sont plutôt lisses et droites, horizontales, et sont terminées par un court morceau de 2–4 cm de long, redressé, portant des stipules séchées et de nombreuses cicatrices foliaires, puis une rosette terminale de 6–10 feuilles. Au cours de la croissance des tiges, des feuilles caulinaires se développent, mais elles tombent rapidement et seule une rosette terminale subsiste à la fin. Il est enfin à noter que ces feuilles caulinaires, ainsi que les feuilles juvéniles et parfois celles à l’extrémité des courts brachyblastes possèdent généralement une morphologie différente des feuilles classiques: elles sont plus petites et plus larges (20–30 × 10 mm), ovalesrhomboïdales, leur surface est ondulée et non pas lisse, leur marge est rosée et non blanche, leurs stipules sont bien plus petites (1 × 0,1 mm). L’absence d’épines rapproche E. longitubicinicyathium des espèces inermes de Euphorbia sect. Goniostema des forêts de la côte est, par exemple E. geroldii, E. mangelsdorffii, E. robivelonae (RAUH 1994, 1998) et E. thuarsiana (BAILLON, 1861). Ces dernières espèces possèdent aussi des incyathescences solitaires formées de quelques cyathes allongés et pendants. La nouvelle espèce reste cependant facile à identifier grâce à des caractères uniques: sa grande taille (5 m vs 1–2 m pour toutes les autres), la minceur de ses tiges, la forme de ses rosettes de feuilles (rosette terminale en étoile de feuilles allongées lancéolées vs feuilles caulinaires et rosettes lâches de feuilles pyriformes pour E. geroldii, E.thuarsiana et E. mangelsdorffii, feuilles allongées, caulinaires, très nombreuses pour E. robivelonae) et la forme et la couleur de ses cyathes (20 mm, allongés, rouge à l’extérieur, jaune à l’intérieur vs blanc pour E. thuarsiana et E. robivelonae, rose pâle pour E. mangelsdorffii, entièrement rouge pour E. geroldii, plus courts et plus ouverts pour ces quatre espèces). Paratypi. – MADAGASCAR. Prov. Antsiranana: Sahafary, 12°36'S 49°27'E, 270 m, 26.V.2005, Hong-Wa 207 (CNARP, MO); Sahafary, 12°36'S 49°27'E, 258 m, 4.XII.2006, Ranaivojaona 1652 (CNARP, MO, P, TAN); Ambolobozobe, Ankonahona, 12°31'S 49°32'E, 27.XI.2007, Rakotonandrasana 1237 (CNARP, MO, P, TAN).Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Castillon, Jean-Bernard, 2018, Une nouvelle espèce menacée de Euphorbia sect. Goniostema (Euphorbiaceae) du nord de Madagascar, pp. 187-191 in Candollea 73 (2) on pages 188-190, DOI: 10.15553/c2018v732a2, http://zenodo.org/record/568367
Euphorbia neoelliotii Castillon & Castillon, 2018, spec. nova
Euphorbia neoelliotii J.-P. Castillon & J.-B. Castillon, spec. nova (Fig. 2). Holotypus: MADAGASCAR. Prov. Toliara: Préfecture de Taolañaro, commune rurale d’Analapatsy, 25°10’S 46°39’E, 100 m, 31.X.2015, J.-B. Castillon 60 (TAN!; iso-: G!). Haec species E. commersonii Baill. et E. pyrifoliae Lam. affinis, sed a hac planta monoica, statura humiliore atque incyathescentiis plerumque solitariis (vs. dichasialibus); ab illa foliis longioribus minus coriaceis, incyathescentia ex cyathio solitario constante atque cyathophyllis minutis ad involucrum adpressis; ab ambabus pedunculis brevioribus atque cyathiis viridibus minoribus distinguitur. Arbuste non succulent, pouvant atteindre 2 m de hauteur. Tige principale atteignant 4 cm de diam. à la base, marrongris, rugueuse, desquamant avec l’âge; à ramifications primaires regroupées par 2 à 4 (de façon irrégulière tous les 50 cm env.), formant un angle de 30° à 45° avec l’axe principal; épaissie et arrondie aux points de ramification. Racine napiforme, blanche sur les jeunes plants. Feuilles persistantes, obovales allongées à oblancéolées ou spatulées, vert foncé sur la face adaxiale, vert plus clair sur la face abaxiale, lisses, glabres, minces, souples, parfois légèrement ondulées, 6 × 2,5 cm, regroupées en nombre de 5 à 8 à l’apex des brachyblastes; à apex arrondi ou échancré, souvent prolongé par un minuscule mucron (0,1 mm) sur la face abaxiale; à marge entière; limbe à nervation pennée, formant un sillon sur la face adaxiale, légèrement convexe sur la face abaxiale et translucide; à 10-12 paires de nervures secondaires quasi invisibles, même en transparence, très légèrement en relief sur la face abaxiale; à pétiole court, 2-5 mm, blanchâtre, glabre, souvent absent. Plante monoÏque à cyathes unisexués. Système incyathescentiel subterminal, regroupant de 1 à 5 incyathescences à l’apex de chaque brachyblaste. Incyathescence à un cyathium; pédoncule vert de 1-2 mm; incyathescence plus rarement formée d’un dichasium à pédoncule de 10-12 mm. Cyathium petit, 3 mm de diam. et 2 mm de hauteur, de forme conique à cylindro-conique, vert, jaunissant en vieillissant. Cyathophylles, 2, très minces, membraneux, rarement plus charnus, 2 × 1,5 mm, verts, blancs translucides à l’apex, triangulaires à extrémité arrondie, parfois fimbriés, plaqués contre l’involucre, insérés à la base du cyathe, dans le prolongement du pédoncule, sessiles. Glandes, 5(-6), elliptiques, dressées, jaune-vert, de 1-1,5 × 0,5-1 mm, soudées à la base mais disjointes au sommet, à marge entière, à surface constellée de minuscules cratères invisibles à l’oeil nu (0,05 mm), formant un cône de 2 × 2,5 mm. Bractées interglandulaires, 1 × 1 mm, quasiment invisibles, vertes à apex blanc, ciliées, couvrant l’intérieur du cyathe, puis s’ouvrant et devenant dressées pour laisser sortir les fleurs mâles, plaquées sur l’ovaire sans le recouvrir entièrement chez les cyathes femelles. Fleurs mâles: 10-15, pédicelles de 0,5-1 mm entièrement enfouis dans les bractéoles blanches translucides; étamines blanches de 0,6 × 0,3 mm portant 2 anthères jaunes 0,5 × 0,25 mm non exsertes (ou très légèrement). Fleur femelle: ovaire vert globuleux de 1,5 mm, style vert foncé, 1,5 mm, droit, puis divisé dès le premier tiers en 3 stigmates perpendiculaires à l’axe de la fleur, enfin, bilobés à l’extrémité et fortement recourbés vers l’ovaire. Capsule verte à 3 carpelles, à surface lisse et unie, 5 mm de large × 5 mm de long, portée par un pédoncule qui s’allonge très légèrement à 4-5 mm; style parfois persistant, parfois disparaissant mais les 6 surfaces stigmatiques laissent alors 6 points noirs sur le fruit. Graine ovale marron, 2 × 1,5 mm, à surface constellée de petites bosses. Etymologie. – Cette espèce est dédiée à George Francis Scott-Elliot pour sa contribution à la connaissance de la flore malgache, l’autre euphorbe qui portait jusqu’à présent son nom ayant été mise en synonymie ci-dessus avec E. commersonii. Il passa plusieurs séjours à Madagascar entre 1888 et 1889 (DORR, 1997) et collecta notamment dans la région de Fort-Dauphin (ScOTT ELLIOT, 1891). Il a décrit une centaine d’espèces à Madagascar. Distribution et statut de conservation. – La plante a été trouvée dans une petite forêt semi-humide près d’Analapatsy, à env. 35 km au sud-ouest de Fort-Dauphin, non loin de la mer, à une altitude de 100 m env., poussant dans des éboulis rocheux remplis de terre et d’humus. Dans cette unique localité dans une forêt déjà bien dégradée, seulement une cinquantaine de plants ont été observés et son statut de conservation est provisoirement considéré comme «En danger critique» [CR B1ab(iii,v)+B2ab(iii,v)] selon les Catégories et les Critères de l’UICN (2012). Notes. – Euphorbia neoelliotii fait partie de la section Denisophorbia. Cette nouvelle espèce possède tous les caractères distinctifs de la section, en particulier le mode de croissance rappelant les arbres du genre Terminalia L. (Combretaceae), avec une succession d’hypopodiums allongés de 5-10 cm et de brachyblastes de 1-2 cm, qui a été schématisé par CREMERS (1977: 76, modèle 5). Les espèces les plus proches morphologiquement sont E. commersonii et E. pyrifolia. Le tableau 1 reprend les différences essentielles entre la forme typique de E. commersonii (celle de Mandena et de Lokaro) et E. neoelliotii. Il est à noter que certaines caractéristiques (en italique dans le tableau) sont variables chez d’autres populations que celle de Mandena, que nous rapportons, mais sans une totale certitude, à E. commersonii. Ainsi, les plantes de Petriky et d’Ambinanibe sont glabres et peuvent avoir des caractéristiques florales (cyathophylles) rappelant celles de E. neoelliotii, rendant leur identification discutable; un statut de sous-espèce de E. commersonii pourrait être envisagé pour ces plantes. Euphorbia neoelliotii se distingue de E. pyrifolia, endémique de Maurice et des Seychelles, par ses plantes monoïques (vs dioïques chez E. pyrifolia), sa plus petite taille (2 m avec un tronc de 4 cm de diam. vs 7 m avec un tronc de 15 cm de diam.), ses cyathes vertes (vs jaunes) plus petites, ses courts pédoncules (1-12 mm vs 4 cm), ses incyathescences généralement solitaires (vs en dichasium). Parmi les autres espèces malgaches proches morphologiquement, on peut citer E. boivinii Boiss. et ses variétés, dont E. neoelliotii se différencie par ses feuilles plus petites, à extrémités arrondies (vs acuminées chez E. boivinii) et par ses cyathiums verts (vs blanc-rose). La nouvelle espèce se distingue aussi aisément de E. erythroxyloides Baker qui a des larges cyathophylles arrondis et des petites feuilles rondes et de E. mahabobokensis Rauh qui a des feuilles caduques qui n’apparaissent qu’à la saison des pluies, plus grasses, à marge denticulée et à pétioles roses.Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Castillon, Jean-Bernard, 2018, Notes sur Euphorbia sect. Denisophorbia (Euphorbiaceae) à Madagascar: description d'une nouvelle espèce et une nouvelle synonymie, pp. 19-25 in Candollea 73 (1) on pages 23-24, DOI: 10.15553/c2018v731a3, http://zenodo.org/record/572209
Aloe maningoryensis J.P. Castillon 2017
<i>Aloe maningoryensis</i> J.-P. Castillon, sp. nov. (Fig. 1) <p> <i>Haec planta</i> A. occidentale <i>affinis est sed, nominatis characteribus, praecipue distinguitur: habitu, arcuatioribus et ad basim latioribus foliis, floribus minoribus et prope primos propagines sunt.</i></p> <p> <b> <b>TYPUS</b> . — <b>Madagascar</b>. District d’Ambatondrazaka, berges du fleuve Maningory, près du lac Alaotra, dans des lambeaux de forêt, 17°24’S, 48°43’E, 800 m, <i>J.-B Castillon 59</i> (holo-, TAN).</b></p> <p> <b> <b>ÉTYMOLOGIE</b> . — La plante pousse près de la rivière Maningory.</b></p> DESCRIPTION <i>Plante</i> <p>De grande taille, parfois acaule, elle atteint alors 80 cm de hauteur, parfois développant une tige courte et épaisse 50 cm- 1 m de long × 5-6 cm de diamètre, d’abord couchée puis redressée, sans feuilles sèches persistantes (Fig 1B). Elle ne rejette pas mais peut vivre en peuplements denses du fait de son mode de reproduction (par bulbilles et graines qui tombent et germent sur place) (Fig. 1C). Rosette de 20-30 feuilles, atteignant 2 m de large.</p> <i>Feuilles</i> <p>Vert vif, parfois rougeâtres au soleil (Fig. 1A, B), unies, la face inférieure légèrement plus claire, lisses, dressées-arquées, canaliculées, 60-110 × 5-8 cm, sans rétrécissement à la base, se terminant en pointe aiguë.</p> <i>Épines</i> <p>5 × 4 mm, assez régulièrement réparties, espacées de 6-13 mm, de même couleur que la feuille mais à bord blanc cartilagineux-corné, piquantes sans être blessantes, présentes sur toute la longueur de la feuille sauf sur les 5-7 derniers cm.</p> <i>Suc</i> <p>Jaune-vert sur le frais, peu abondant, peu amer.</p> <i>Inflorescences</i> <p>En moyenne 1 à 2, jusqu’à 3 par rosette, courbée, de longueur atteignant 50 cm. 1 à 3 ramifications, partant du même point, un peu au-dessus du milieu du pédoncule. Pédoncule et racèmes dressés mais parfois courbés sous leur poids (Fig. 1D). Pédoncule vert-rouge, 14 mm de largeur × 4 mm d’épaisseur à la base, la première ramification est à environ 30 cm; présence occasionnelle d’une bulbille.</p> <i>Bractées stériles</i> <p>Une première 3 cm avant la ramification du pédoncule et 4 autres après la ramification, 4 × 3 mm, blanc scarieux avec une nervure centrale épaisse noire.</p> <i>Racème</i> <p>Cylindro-conique, de 20 cm environ, les racèmes latéraux légèrement plus courts (18 cm), de 6 cm de largeur, assez denses (environ 20 fleurs pour 5 cm); jeunes boutons dressés, puis horizontaux, fleurs ouvertes pendantes.</p> <i>Fleur (Fig. 1 E)</i> <p> <i>Bractée</i> triangulaire acuminée, 3 × 3 mm, blanc scarieux avec une nervure noire.</p> <i>Pédicelle</i> <p>11 × 1 mm, rouge, avec un bourrelet à la base du périanthe.</p> <i>Périanthe</i> <p>Clavé arqué, rouge-rose à extrémité blanc-vert, de 30 mm de long, de 7 mm de large au niveau de l’ovaire, puis rétréci (5 mm) enfin clavé (8 mm) et ouvert à l’extrémité (10 mm).</p> <i>Segments</i> <p>Soudés sur les 3/4 du périanthe, à extrémités légèrement récurvées.</p> <i>Filaments</i> <p>Blancs ou d’un vert très pâle, courbés de 30° environ après l’ovaire, légèrement exserts (2-3 mm).</p> <i>Style</i> <p>Jaune paille, inclus puis exsert de 4 mm.</p> <i>Ovaire</i> <p>4 × 3 mm, en forme d’obus, jaune-marron.</p> <i>Fruit</i> <p>Baie sphérique de 20 mm, verte puis jaune.</p> <i>Graines</i> <p>Noires, 7 × 5 mm, avec des arêtes et des petites ailettes (0,5 mm).</p> DISCUSSION <p>Cette nouvelle espèce est très proche de <i>A. occidentalis</i> (H. Perrier) Newton & Rowley, elle s’en distingue essentiellement par son port, ses tiges dépourvues de feuilles sèches, ses feuilles plus nombreuses, plus arquées, plus larges à la base et ne présentant pas le rétrécissement caractéristique de <i>A. occidentalis</i>, moins grasses, et armées de piquants bien plus gros, plus nombreux et plus réguliers. Les fleurs sont très semblables à celles de <i>A. occidentalis</i>, mais légèrement plus petites et moins colorées. <i>A. maningoryensis</i> est ainsi indiscutablement à classer dans le groupe de <i>A. occidentalis</i> (avec <i>A. mayottensis</i> Berger et <i>A. megalocarpa</i> Lavranos) mais il a certains traits qui le rapprochent aussi de <i>A. orientalis</i> (H. Perrier) Newton & Rowley (ses larges feuilles arquées). Cette espèce est donc particulièrement intéressante car le fait de trouver à l’intérieur des terres un <i>Lomatophyllum</i> à la morphologie intermédiaire entre ceux des côtes est et ouest montre le lien existant entre tous ces taxons et est un argument fort en faveur de la monophylie de la section <i>Lomatophyllum</i>. Les bulbilles sont un caractère important de l’espèce. En effet, c’est un caractère que l’on ne retrouve que chez des <i>Aloe</i> de forêts humides: chez des <i>Lomatophyllum</i>: <i>A. propagulifera</i> (Rauh) Newton & Rowley (Ambohitantely) et <i>A. schilliana</i> Newton & Rowley (Manongarivo), et chez des <i>Aloe</i> à capsules: <i>A. rodolphei</i> J.-B. Castillon (Andapa, Marojejy), <i>A. leandrii</i> Bosser (Andasibe) et <i>A. bulbillifera</i> Perrier (Manongarivo). Ces bulbilles permettent une colonisation rapide de l’espace, même en l’absence de fruits et les plantes qui en produisent vivent toujours en touffes denses. Il est peu probable que des espèces aussi diverses présentant ce caractère l’aient toutes acquis de manière indépendante; il est plus logique de penser qu’il s’agisse plutôt d’une aptitude ancestrale, peut-être présente mais inactive chez de nombreux autres <i>Aloe</i>, et qu’un habitat prolongé en forêts humides permet d’exprimer. Ceci dit, d’autres espèces de forêts humides ne présentent pas ce caractère (<i>A. rosea</i> (Perrier) Newton & Rowley, <i>A. aurelienii</i> J.-B Castillon, <i>A. martialii</i> J.-B. Castillon ou <i>A. ivakoanyensis</i> Letsara, Rakotoarisoa & Almeda par exemple pour les <i>Lomatophyllum</i>, <i>A. ifanadianae</i> J.-B. Castillon ou <i>A. capitata</i> var. <i>silvicola</i> Perrier pour les <i>Aloe</i> à capsules), ce qui montre que la «réactivation» du caractère n’est pas automatique; des <i>Aloe</i> de zones sèches, même cultivés en environnement humide, ne produiront pas de bulbilles tandis que nos <i>Aloe</i> à bulbilles continueront à en produire, même sur des plants issus de graines et cultivés au soleil. La production de bulbilles doit donc être considérée comme un critère important et à lui seul suffisant pour caractériser une espèce.</p> STATUT DE CONSERVATION <p>Cette plante pousse dans un lambeau de forêt, très dégradé, d’environ 2000 m ², où son unique population occupe une surface de quelques centaines de m² pour quelques dizaines d’individus. Vu la pression humaine sur cette région, je doute que cette petite forêt subsiste encore longtemps et cette petite population est vouée à disparaitre dans un avenir très proche. Il est à espérer que cette plante se retrouve plus en aval de la rivière, ou ailleurs dans une zone protégée, car toute la région du haut Maningory n’abrite quasiment plus aucune forêt primaire. La plante semble n’être connue localement que de quelques gens qui arpentent fréquemment la forêt, en particulier les producteurs de charbon de bois, qui m’ont parlé d’une autre station à quelques heures de marche. En l’absence d’autres informations sur la distribution de cette plante, un statut vulnérable (VU) me semble approprié.</p>Published as part of <i>Jean-Philippe Castillon, 2017, Deux nouvelles espèces d' Aloe L. (Xanthorrhoeaceae, Asphodelaceae), section Lomatophyllum Rowley, de Madagascar, pp. 7-13 in Adansonia 39 (1)</i> on pages 8-10, DOI: 10.5252/a2017n1a1, <a href="http://zenodo.org/record/1095574">http://zenodo.org/record/1095574</a>
Aloe gautieri J. - P. Castillon & Nusb
Aloe gautieri J.-P. Castillon & Nusb., spec. nova (Fig. 1-2). Typus: MADAGASCAR. Prov. Antsiranana: sous-préfecture de Vohemar, commune rurale de Daraina, 8.III. 2003, fl., Gautier, Wohlhauser & Nusbaumer 4272 (holo-: G [G00007131]!; iso-: P!, MO!, PRE, TAN, herbarium of Daraina). Floribus, Aloe fragilis Lavranos & Roeoesli cognata est sed ab ista specie: habitu caulescente, caule 4 mm diam usque ad 35 cm longo, surculos emittente ad basim vel supra caulem; foliis alternis, raro rosulatis, brevioribus, tenuioribus (5 mm) et 5 mm crassis, basi planis postea canaliculatis, praecipue differt. Plant perennial, herbaceous, caulescent growing in tuft, 8- 15 stems per tuft; bulbils and roots on the lower leafless part of the stem; stem up to 35 cm long, 4 mm thick. Leaves up to 13 per stem, cauline, dispersed along the stem, spirally arranged, alternate, spreading, with sheath 1 cm long and with some reddish nerves; narrowly linear lanceolate, 5-14 cm long, 5 mm wide, ± 5 mm thick, apically ± obtuse with 2-4 white teeth; upper surface green, with many irregular white spots, generally flat at base and canaliculate higher up; lower surface convex with identical white spots; margin armed with small white teeth, 1 mm long, 1-5 mm apart; leaf exudate straw yellow on the fresh turning darker yellow when dry. Inflorescences simple, 1 per stem, 25-45 cm long, erect; peduncle slender and straight, green, 4 mm thick, the first half without sterile bracts, then 4-5 triangular acute bracts 6 X 4 mm, 3 cm apart, white, scarious, with a central brown nerve in the upper portion; raceme elongated 10-18 cm long, bearing 10-25 flowers loosely arranged and a tuft of sterile bracts at the top. Floral bract 5 X 3 mm, triangular, white, scarious, with a central greenish to maroon nerve, partly sheathing the pedicel. Pedicel 7-10 mm long, pink at base, becoming greenish white. Flowers slightly curved; perianth 25 X 4 mm, obconic at base to 3 mm, then nearly cylindrical, pink for the first 12 mm, then white with central green nerves at the apex. Outer tepals connate for half of the perianth length; filaments white, light yellow-green at the apex, curved above the ovary, then straight, included or as long as the perianth; style light yellow-green, included. Ovary 3 X 1.5 mm, olive-green. Fruit, a 6 X 5 mm globose and dehiscent green-grey capsule. Phenology. – February to April. Etymology. – This species is named in honour of Laurent Gautier who collected the type together with Sébastien Wohlhauser and LN. Laurent Gautier first gave some detailed information about the location of the type in the wild, and noticed the difficulty to relate this taxon to any known aloes. By his large knowledge of African and Malagasy tropical forests, taxonomy and ecological concepts, Laurent Gautier led and contributed largely to the success of the botanical research and conservation project of the Loky-Manambato region, the only place from where this new species is presently known. Conservation status. – Aloe gautieri is assigned a preliminary status of Vulnerable (VU D2) following the IUCN Red List Categories and Criteria (IUCN 2012, calculation following CALLMANDER & al., 2007 and performed with MOAT, 2012). The new species has an “Extent of Occurrence” (EOO) of c. 100 km 2, an “Area of Occupancy” (AOO) of 27 km 2, and three subpopulations, only one of which is in the Loky-Manambato forests which holds a temporary protection status. Notes. – The closest relative of this plant is undoubtedly Aloe fragilis (Fig. 3): the species has quite similar inflorescences but they are longer and more loosely arranged in A. gautieri. Many other differences between them can be related with ecological conditions: the colour of the leaves (green for A. gautieri vs. more reddish for A. fragilis) and of the flowers (paler, porcelain-coloured vs. more deeply pink coloured) might be the direct consequence of the habitat of both plants (undergrowth vs. in full sun), as well as their growth habit: elongated cauline spaced leaves vs. stemless compact rosette. Although Aloe species are known to be very sensitive to ecological conditions, and the same species can have very different morphologies under different conditions (PERRIER DE LA BÂTHIE, 1926: 36), ex-situ cultivation plants of A. fragilis or A. gautieri keep their respective growth habit (compact for the first, stemmed for the second), even if they germinate in an unusual area (in a shady zone or in full sun). Another morphologically closely related species, Aloe guillaumetii Cremers from Ambilobe, can be easily distinguished by its bigger size and its very succulent erect long leaves. These three species (or four if we include A. capmanambatoensis Rauh & Gerold, a bigger form of A. fragilis, which may be considered conspecific) have almost identical flowers and form a group of Aloe distinct from any other Malagasy Aloe species. Aloe gautieri is remarkable in the fact that it is the only known species of Malagasy Aloe that only lives in shady dense dry forests, but that does not belong to the section Lomatophyllum G. D. Rowley (a probably monophyletic group of Aloe thriving in forest undergrowth). Other species may be found in dry forests, but they always prefer exposed rocky places. Only two other species of Aloe s. str. (excl. Lomatophyllum) live exclusively in forest undergrowth: A. leandrii Bosser near Andasibe, and A. analavelonensis Letsara, Rakotoar. & Almeda in the Analavelona massif near Toliara, in both cases in dense humid montane forest. In dense forests, the conventional sexual reproduction of Aloe is limited by the lack of pollinators (insects, birds) and by the difficulty to disperse seeds (no wind in dense forests). Whereas the species of the section Lomatophyllum have skirted those difficulties by autocompatibility and zoo- and hydrochory, the three above-mentionned forest aloes have chosen another way and have promoted vegetative propagation. A. leandrii produces bulbils and has hard, wingless seeds; A. analavelonensis has anthers almost without pollen and, even by cross pollination or by hybridization, is very hard to fertilize. It’s stemless and has a star configuration: a mature plant in the middle, from where offsets grow in all directions. These offsets do not grow under the central mature plant, but at the apex of creeping stems 4-10 cm long. To the knowledge of the first author, this is the only Aloe species in Madagascar with this adaptation. Aloe gautieri has a long creeping stem at ground level. Buds appear anywhere on this stem, and produce ramifications with leaves at the apex. The plant extends by forming a net of creeping and rooted stems, each one terminated by cauline leaves. Only a few other Aloe species present such a strategy for spreading via vegetative propagation. Distribution and ecology. – “In corruptis silvis, supra humu operta saxa, orientale litore; Antsirananae provincia; Prope Darainam vicum, inter nominata flumina Loky Manambatoque”. The species is only known from three forest areas in the Daraina region between the Loky and Manambato rivers in northeast Madagascar. Only 45-50 individuals were observed among all these localities during a vegetation study of the region which included more than 54,000 records of plant occurrences in the ten main forest areas of the region over three consecutive years from 2003-2006. Aloe gautieri was observed between 350 and 550 m above sea level, in primary dry, sclerophyllous, mesophilous or even on the margin of ombrophilous forest, as well as in degraded dry vegetation or as a small shrub on ridges, but always near or on granitic rocks with little soil substrate, resulting in a water deficit during a part of the year. The canopies of the forests where it occurs reach up to 11 m, with a sparse shrub and treelet layer at 6 m high, and a very sparse suffrutescent layer reaching 1 m high. The most frequent species recorded together with Aloe gautieri in forest vegetation surveys are, in decreasing abundance: Mimusops cf. capuronii var. retusa Aubrév., Strychnos decussata (Pappe) Gilg, Rinorea longipes (Tul.) Baill. and Cleistanthus suarezensis Leandri. When observed in degraded dry vegetation, the species occurring with Aloe gautieri are Mascarenhasia lanceolata A. DC., Plectaneia thouarsii Roem. & Schult. and Peponidium cuspidatum Arènes. Paratypus. – MADAGASCAR. Prov. Antsiranana: sous-préfecture de Vohemar, commune rurale de Daraina, fl., 9.IV.2004, Ranirison 607 (G [G00028420]!, PRE, TAN).Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Nusbaumer, Louis, 2014, Aloe gautieri J. - P. Castillon & Nusb. (Xanthorrhoeaceae), a new species from the northeastern coast of Madagascar, pp. 75-80 in Candollea 69 (1) on pages 76-79, DOI: 10.15553/c2014v691a8, http://zenodo.org/record/571510
Euphorbia boiteaui var. ampanihyensis
Euphorbia boiteaui var. ampanihyensis (Cremers) J.-P. Castillon & J.-B. Castillon, comb. nova. Ξ Euphorbia decaryi var. ampanihyensis Cremers in Bull. Jard. Bot. Natl. Belg. 54: 373. (1984). Typus: M ADAGASCAR: Prov. Toliara: bush calcaire à 30 km au S. d’Ampanihy, XI.1962, Bosser 16925 (holo-: P [P00077959]!).Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Castillon, Jean-Bernard, 2016, A propos de quelques noms oubliés dans le genre Euphorbia L. (Euphorbiaceae) à Madagascar, pp. 149-158 in Candollea 71 (1) on page 156, DOI: 10.15553/c2016v711a18, http://zenodo.org/record/575403
Fig. 4. – Euphorbia alcicornis Baker. A in Nouveautés taxonomiques et nomenclaturales dans le genre Euphorbia (Euphorbiaceae) à Madagascar
Fig. 4. – Euphorbia alcicornis Baker. A. Plant mâle adulte photographié à Manerinerina; B. Détail des glomérules de cyathes; C. Fleurs mâles; D. Fleur femelle. [Photos: J.-P. Castillon]Published as part of Castillon, Jean-Philippe & Castillon, Jean-Bernard, 2019, Nouveautés taxonomiques et nomenclaturales dans le genre Euphorbia (Euphorbiaceae) à Madagascar, pp. 159-167 in Candollea 74 (2) on page 166, DOI: 10.15553/c2019v742a6, http://zenodo.org/record/568372
- …
